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Ces poèmes inédits comme retrouvés au fond des tranchées de la Grande Guerre qui fit rage il y a un peu plus de 100 ans, sont des textes originaux qui auraient pu être écrits réellement par tous nos ancêtres héroïques et Morts pour la France. «Quelques nouvelles des tranchées» est l'oeuvre d'un passionné de la 1ère Guerre Mondiale, de généalogie et de ses ancêtres poilus qu'il voudrait honorer en vous faisant partager son travail. Ces poèmes sont formulés comme si les soldats les avaient rédigés entre deux assauts, après un combat, avant de monter au front ou soulagés d'aller en permission. Comme un carnet de guerre poétique, les sentiments des soldats sont mis en poèmes pour ne pas ressembler à un "paroles de poilus"ou d'autres ouvrages sur le même thème. L'auteur souhaite vous emmener dans l'univers de plusieurs soldats fictifs et anonymes qui auraient pu vous envoyer ces quelques nouvelles de leurs tranchées... (EN BONUS) Vous pourrez personnaliser votre exemplaire une fois qu'il sera entre vos mains . L'auteur annonce 3 Tomes à venir.
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Seitenzahl: 47
Veröffentlichungsjahr: 2021
Un poilu? C'est un tas de glaise et de grésil,
Agrémenté d'un sac, aggravé d'un fusil.
Ça vous a constamment la bouffarde à la gueule;
C'est vêtu comme un ours et ... ça n'est pas bégueule,
Mais c'est délicat, ce pithécanthropus,
Que ça se fait conduire au bal en autobus.
Est-ce un grognard? Non pas. Un Marie-Louise?
Mieux. C'est l'un et l'autre dans la même chemise.
C'est aussi bien Barras que Lannes ou Masséna,
C'est l'archer de Bouvines et le dragon d'Iéna.
C'est un monde, une époque, un symbole, une aurore,
Un rayon prodigieux, un astre, un météore,
Un beau rêve enchâssé dans du cuir et du fer.
C'est parfois un sourire et parfois un enfer,
C'est toujours un héros, trop souvent anonyme,
D'Artagnan dans Brutus, Kléber dans Cyrano.
Un poilu, c'est une âme avec un numéro,
Ça mange on ne sait quand, ça vit comme une termite.
C'est fier comme un vidame et pur comme un ermite.
C'est informe, innommable et c'est couvert de poux!
C'est votre fiancé, Madame... ou votre époux.
Signé un Poilu Anonyme (entre 1914 et 1918)
(texte original)
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Les photos, images ou dessins d'époque ont été ajoutés au
recueil à des fins d'illustrations de chaque poèmes.
Elles sont pour la plupart, après recherches, d'auteurs
inconnus ou trop difficiles pour moi à retrouver.
Elles sont de toute façon publiées avec la mention
"Droits Réservés", moi, Cédric T.Parageau ayant fait des
démarches répétées mais infructueuses à ce jour afin
d'identifier pour certaines leurs dessinateurs ou
photographes ou leurs éventuels ayants droit.
Au passage, je les remercie de leurs créations qui rend
plus attrayant mon premier livre poétique.
Le cas échéant, je me tiens donc à leur entière disposition.
L'auteur.
Dédié à ceux qui n'en sont jamais revenus
De Annie Gomiéro
A l'heure où j'écris ces lignes, le Président de la République Française vient de marteler ces mots, dans son allocution télévisée du 16 Mars 2020 au sujet de l'épidémie mondiale de Coronavirus: « Nous sommes en guerre... en guerre... en guerre... »
Certes, le combat à mener en ces jours difficiles n'est pas contre une volonté tyrannique de soumettre et détruire, elle est d'une autre sorte, mais notre condition humaine nous ramène inévitablement à notre sentiment d'impuissance. Aujourd'hui comme en 14, nous mesurons combien nous sommes démunis face à la folie des évènements.
...Et puis, le confinement préconisé au peuple pour éviter la contagion, peut aussi finalement être enrichissant en culture, en écriture et en projets à finaliser.
Depuis des années, Cédric T.Parageau travaillait à ce recueil. On sait comme les poètes « voient plus loin que l'horizon ». Ce sont des veilleurs, des passeurs de mémoire. Ils nous disent: « Le temps n'existe pas. Ceux qui sont tombés parce qu'il le fallait bien, sans pouvoir échapper à leur destins, sont là, ils nous contemplent. Ils ont souffert ce que vous souffrez. Et nous les Poètes, sommes là pour prolonger leur souffle et vous dire qu'il faut rechercher inlassablement la passion et la vie. »
Ils s'appelaient Marcel ou Hector ou même, Hermann ou Otto et, du fond des tranchées, ils disaient leur espoir au dos des cartes postales, souhaitaient montrer à ceux qui étaient restés au pays qu'il convenait de garder courage, peut-être pour s'en convaincre eux-mêmes.
Et si leur vie leur a été enlevée depuis plus de cent années, leurs mots comme les étoiles n'en finissent jamais de traverser le temps.
Les poètes, ces médecins de l'âme, les Dorgelès, Genevoix, Duhamel, Apollinaire, Cendrars, ou l'enfant Prévert, diront pour eux le droit d'avoir peur, d'avoir froid, de craindre la mort et l'ineptie de certaines décisions.
Par l'alchimie de leur plume, les poètes nous enjoignent de nous souvenir combien nous sommes fragiles et forts.
Les poèmes de Cédric T.Parageau frappent fort comme un canon de 75mm mais ils sont aussi des mots d'espoir et d'amour, cet Amour qui perpétue la vie, qui fleuri le souvenir de cet Apocalypse passé qu'il ne faudra jamais, ô grand jamais, oublié.
Comme disait Edouard Herriot (1872-1957), une chanson (comme un poème) suffit aux soldats français, pourvu qu'elle ait des ailes.
Écrire un poème, c'est transcender le malheur, transformer le plomb en or, changer le désespoir en demain, sculpter l'Histoire avec un grand H.
C'est pourquoi je suis honorée et émue d'écrire ces quelques mots en ouverture du premier recueil de poésies de Cédric T.Parageau.
Veuillez recevoir ces si poignantes: « quelques nouvelles des tranchées »
Annie Gomiéro 30 Mars 2020
A mes braves ancêtres soldats étant morts
pour la France,
A tous les passionnés de la Première
Guerre Mondiale,
A mes anciens instituteurs, Mr Viano et
Bernadette,
A Annie G, Domi, Corinne D et Isabelle
qui se reconnaîtront,
A tous ceux qui apprécient un peu mes
poèmes,
A mes Parents aussi, et surtout à toi
MAMAN,
Merci à toutes les personnes qui apprécieront mes écrits
D'autres poèmes sur ma page Facebook :
Poésies et autres écrits de C.Parageau
en tapant @unpresquepoete dans la barre de recherche
***
(citation)
Ce ne sont pas des soldats: ce sont des hommes.
Ce ne sont pas des aventuriers, des guerriers, faits
pour la boucherie humaine – bouchers ou bétail.
Ce sont des laboureurs et des ouvriers qu’on
reconnaît dans leurs uniformes.
Ce sont des civils déracinés.
Ils sont prêts.
Ils attendent le signal de la mort et du meurtre;
mais on voit,
en contemplant leurs figures entre les rayons
verticaux des baïonnettes,
que ce sont simplement des hommes.
___________
Henri BARBUSSE (1873-1935), Le Feu, journal
d’une escouade (1916)
Hommage aux soldats de ma famille:
LELIEVRE VICTOR (1885-1915)
et
PARAGEAU PIERRE (1893-1918)
et
les autres...
- EN GUISE D' INTRODUCTION -
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