Raphtet - Sylvain Laroche - E-Book

Raphtet E-Book

Sylvain Laroche

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Beschreibung

Raphtet pensait simplement visiter la pyramide, mais lorsqu'il aperçoit un étrange groupe pénétrer dans le hall principal et en condamner l'entrée, il se dit qu'il avait mal choisi son jour. Les nouveaux arrivant semblent en connaitre long sur les lieux et les investissent avec une rapidité et une précision déconcertante. Ils ne s'occupent pas des simple visiteurs, mais se préparent pour un rituel tandis que l'un d'eux se met à réciter une incantation dans une langue étrange. Dans quelle histoire vient-il de mettre les pieds ?

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Seitenzahl: 64

Veröffentlichungsjahr: 2018

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Raphtet

RaphtetPage de copyright

Raphtet

La pièce était grande et emplie de sable jaune.

Ce fut la première réflexion qui vint à l’esprit du jeune homme.

Ses yeux firent le tour de ce qui l’entourait et il découvrit que la salle où il se trouvait était encore plus grande qu’il ne l’avait cru au premier abord.

Il lui aurait fallu marcher cinq bonnes minutes pour simplement parvenir à en faire le tour.

Au fond, sur les murs de droite et de gauche, se trouvait une ouverture si grande qu’il ne put s’empêcher de se demander à quel genre de créature elles étaient destinées.

Sur le mur du fond, face à lui, il y avait une rangée de casier de pierre à la taille démesurée.

A quoi pouvait bien servir cette installation pour le moins étrange.

A chaque angle, une statue humaine géante grimpait jusqu’au plafond où ses bras y étaient fixés, faisant mine de soutenir la voute de la pièce. Ces sculptures, plus que réalistes, donnèrent la chair de poule au jeune homme.

- Allez, on se presse, il sera bientôt l’heure, cria une voix masculine, proche de lui.

Il se retourna et vit un homme de petite taille. Il était habillé d’un pagne et faisait de grand signe aux dernières personnes qui entraient dans la pièce, en tirant des chariots transportant de grandes plaques de pierres taillées.

- Allez, plus vite. Fermez les portes, ordonna-t-il à l’attention de deux hommes près de l’ouverture donnant sur l’extérieur.

Le jeune homme regarda le soleil disparaître derrière une pierre qui glissa du plafond et recouvrit l’intégralité de la porte pourtant aussi grande que les autres ouvertures.

Personne ne lui accorda la moindre attention.

Ceux qui tiraient les chariots allèrent décharger les pierres au milieu de la pièce.

Le passage fréquent des archéologues avait formé une allée centrale joignant la première porte jusqu'au mur du fond. A cette endroit, une seconde allée s’était formée, parallèle au mur et rejoignant les portes de gauche et de droite.

Au centre de la pièce, de chaque côté de l’allée principale, s’élevaient une dizaine de monuments de la taille d’un homme et chacun laissait apparaître, sur le devant, un vide de la taille exact des pierres apportées par les chariots.

Tandis qu’elles étaient déchargées, deux femmes archéologues indiquaient où les disposer après avoir vérifié les écritures hiéroglyphiques creusé dans la pierre.

- Que ce passe-t-il ici ? Demanda le jeune homme au directeur des opérations, toujours debout près de lui.

Ce dernier lui jeta un rapide coup d’œil :

- Nous y sommes, souffla-t-il. Dans dix minutes, toutes ces années d’études et de recherches vont enfin porter leurs fruits.

Le petit homme avança dans l’allée principale, indiquant à l’autre de le suivre.

Il traversa l’allée en zigzagant entre les chariots et les travailleurs, avançant rapidement en direction du mur du fond.

- L’œuvre de toute une vie, clama-t-il avec une pointe d’émotion en levant les bras vers les stèles où les autres encastraient les pierres dans les interstices.

Chaque personne présente était habillé d’une tunique blanche offrant un profond contraste avec le jaune qui habillait l'ensemble de la pièce : du sol couvert de sable, au mur fait de pierre de la même couleur que le sable lui-même.

Le jeune homme s’avisa qu’il n’était pas vêtu ainsi.

Il portait un bermuda bleu foncé, un t-shirt noir et semblait avoir oublié de mettre des chaussures.

Que faisait-il dans cet endroit ?

- Et voilà, fit la voix du petit homme.

Le jeune redressa la tête et remarqua la présence, toute proche, des casiers situé au fond de la pièce. A la distance où il était, les structures paraissaient encore plus impressionnantes que précédemment.

- De quoi s’agit-il ? Parvint-il à articuler.

- De quoi… mais enfin, ce sont les tombes des grands dieux égyptiens. Mais qui es-tu au juste ? Je ne te reconnais pas.

L’homme se rapprocha de lui, le regard suspicieux.

- On est prêt, cria une femme au centre de la salle.

Le directeur se détourna de lui et courut vers le groupe réuni près des monuments désormais complétés.

- Prêtre, cria-t-il en arrivant devant un homme qui tenait un livre, c’est votre tour.

L’autre acquiesça et alla se placer devant les pierres, dessinant dessus avec son doigts, répétant les mêmes mouvements sur chacune. Puis il entama la lecture d’un texte ancien écrit en hiéroglyphe dans le livre qu’il avait ouvert au milieu.

Le jeune homme se détourna de la scène, reportant son attention sur les étranges structures taillés dans le mur.

Il se rapprocha et remarqua les hiéroglyphes inscrits sur un cartouche apposé sur le bas du premier casier.

Bien qu’il n’en comprit pas le sens, la curiosité le poussa à suivre la seconde allée vers le mur de gauche, jetant un œil aux cartouches des autres casiers qu’il dépassait et vit tout de suite que chaque structures portait une inscriptions différentes.

Plus il avançait, plus la ressemblance avec des casiers lui apparaissait.

Mais s’il avait raison, que pouvait bien renfermer des "placards" de cette taille.

Soudain, son regard fut attiré par l’inscription qu’il venait de voir. Celle-ci était identique à la première qu’il avait vue.

Il n’aurait pas pu le parier, mais sa conviction se renforça lorsqu’il lui sembla reconnaître un autre cartouche.

Finalement, il arriva au bout de la ligne de structure.

Il s’arrêta face à ce dernier casier et s’approcha encore, jusqu’à le toucher.

Il frappa la pierre, mais elle ne sonna pas creux.

- Qu’est-ce que tout cela signifie ? Murmura-t-il pour lui-même.

Il se recula lentement, se retourna vers le groupe toujours positionné en cercle au centre de l’allée principale. A présent, ils se trouvaient trop loin de lui pour qu’il puisse encore entendre la citation du prêtre, mais ce dernier continuait de faire des vas et viens entre chaque monuments.

Une heure plus tard, le prêtre finit par s’arrêter devant la première stèle et versa le contenu de sa gourde sur la pierre.

Il réitéra l’opération sur chaque pierre.

Puis, le jeune homme l’entendit s’écrier une ultime phrase, qui fut suivit par un étrange craquement.

Un engrenage infernal venait de se mettre en mouvement, faisant trembler les murs.

Il se tourna vers les armoires de pierre au moment précis où ce qui aurait pu être assimilés à de gigantesques portes se volatilisèrent.

Les grands casiers étaient à présent ouverts.

Il se tenait devant le premier, à quelques mètres de son ouverture.

Désormais, le jeune pouvait voir d’immenses statues qui avaient été dissimulés derrière la pierre pour une raison qui lui échappa.

Depuis combien de temps ces trésors d’architectures se tenaient là, enfermés sous des tonnes de sables, au milieu du désert égyptien ?

Soudain, son cerveau lui cria de fuir à toutes jambes, mais ces mêmes jambes refusèrent de lui obéirent.

Pourquoi cette réaction ?

Il comprit rapidement, ses yeux venaient de capter un mouvement que son cerveau ne parvenait pas à admettre, se contentant de le prévenir d’un danger.

Le geste se reproduisit, mais cette fois, il en avait parfaitement conscience : les doigts de la statue venaient de bouger.

L’homme de six mètres de haut se craquela.

Des milliers de fissures apparurent sur la surface minérale et des morceaux commencèrent à chuter, certains ce révélant plus grand que le jeune homme.

Le fracas qui s’ensuivit était assourdissant, à la limite du supportable.

Se fiant à son ouïe, il comprit que la statue qu’il fixait n’était pas la seule à se décomposer et même s’il aurait pu le vérifier en tournant la tête vers le casier à sa droite, il était incapable de détourner les yeux de ce spectacle.

La pierre laissa bientôt place à un homme de chair, vêtu d’un pagne ne couvrant que la partie inférieure de son corps et s’arrêtait à ses genoux.

Au moment où il fit un pas en avant, les derniers morceaux de roche jaune qui le recouvraient, chutèrent.

Ce geste fit trembler la salle tout entière.

L’homme fit un nouveau pas en avant, quittant l’abri qui l’avait tenu enfermé pendant de longs siècles. A cet instant, sa taille diminua de moitié.

Il se tenait à seulement deux enjambés du jeune homme et bien qu’il ne fasse plus que trois mètres de hauteur, ce dernier sentit une peur incontrôlable monter en lui.

Derrière lui, des cris retentirent tandis que d’autres géants sortaient de leur tombeau.