Rhedae, la cité des chariots - Louis Fédié - E-Book

Rhedae, la cité des chariots E-Book

Louis Fédié

0,0

Beschreibung

"Rhedae, la cité des chariots" de Louis Fédié plonge le lecteur dans les mystères de Rennes-le-Château, une petite commune française au coeur d'énigmes historiques et ésotériques. Ce livre, considéré comme une source d'inspiration pour l'abbé Saunière, retrace l'histoire fascinante de Rhedae, une cité antique qui aurait été le théâtre de nombreux événements historiques. À travers une enquête rigoureuse, Fédié explore les vestiges et les légendes qui entourent cette région, mêlant découvertes archéologiques et récits mythiques. Loin de tout sensationnalisme, ce texte se distingue par une analyse des indices historiques et des témoignages qui ont alimenté les recherches autour de Rennes-le-Château, un lieu devenu célèbre pour ses trésors cachés et ses secrets millénaires. L'auteur s'appuie sur des documents anciens et des observations minutieuses pour tenter de percer le voile de mystère qui entoure la cité. En explorant les liens entre les faits historiques et les légendes locales, Fédié offre au lecteur une perspective unique sur les motivations qui ont conduit l'abbé Saunière à entreprendre ses fameuses fouilles. Ce livre s'adresse autant aux passionnés d'histoire qu'aux amateurs de mystères, proposant une immersion captivante dans un univers où réalité et fiction se côtoient étroitement. Avec une écriture claire et documentée, "Rhedae, la cité des chariots" invite à un voyage intemporel au coeur d'une énigme qui continue de fasciner chercheurs et curieux. Louis Fédié, historien et érudit du XIXe siècle, est surtout connu pour ses travaux sur le Languedoc et ses environs. Né en 1815, il s'est consacré à l'étude des vestiges historiques et des traditions locales de cette région riche en histoire. Fédié a joué un rôle crucial dans la documentation et la préservation du patrimoine culturel du sud de la France. Son intérêt pour les mystères et les légendes locales l'a conduit à explorer des sites historiques peu connus, contribuant ainsi à la redécouverte de lieux oubliés par l'histoire officielle. En tant qu'auteur, il a su marier rigueur scientifique et passion pour le mystère, rendant ses ouvrages accessibles tant aux spécialistes qu'au grand public. "Rhedae, la cité des chariots" est l'un de ses ouvrages les plus célèbres, souvent cité comme une référence dans les études sur Rennes-le-Château. Fédié a collaboré avec divers chercheurs de son époque, partageant ses découvertes et ses hypothèses avec une communauté scientifique en pleine expansion.

Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:

Android
iOS
von Legimi
zertifizierten E-Readern

Seitenzahl: 63

Veröffentlichungsjahr: 2017

Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:

Android
iOS
Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



SOMMAIRE

CHAPITRE I

CHAPITRE II

CHAPITRE III

CHAPITRE IV

CHAPITRE V

CHAPITRE VI

CHAPITRE VII

CHAPITRE VIII

CHAPITRE IX

CHAPITRE X

CHAPITRE XI

CHAPITRE XII

CHAPITRE XIII

CHAPITRE XIV

TABLEAU CHRONOLOGIQUE DES COMTES DU RAZES

Chapitre I

Des documents historiques dont les plus anciens remontent aux dernières années du VIIesiècle, et parmi lesquels figurent un acte conservé dans le Cartulaire du Capcir, font mention d'un territoire ou plutôt d'un diocèse situé dans la Septimanie, et qui s'appelait le Rhedesium ou Pagus Rhedensis. Ce diocèse avait une capitale. Quel était le vrai nom de cette capitale ? Quel était sa véritable position géographique ? A quelle époque remonte sa création ?

Sur le premier point, la réponse est facile. Les deux prélats qui, en 798, furent envoyés par Charlemagne dans la Septimanie comme juges-commissaires, font mention de la cité de Rhedae qu'ils désignent en même temps que Narbonne et Carcassonne. Mais cette énonciation de Rhedae, ainsi classé de la part des missi dominici au rang des cités importantes, n'a pas besoin de commentaire. Il s'agit bien d'une des principales villes de la Septimanie, qui ne pouvait être que la capitale du diocèse auquel elle avait donné son nom. BESSE, l'un des historiens que l'on aime à consulter, est disposé à croire que, dans le courant du VIe siècle, les évêques de Carcassonne, chassés de leur siège par les Ariens, établirent leur résidence provisoire à Rhedae. Voilà tout autant de preuves attestant, à une époque antérieure au VIIe siècle, non-seulement l'existence, mais encore l'importance d'une cité qui était la capitale du Rhedesium.

Il nous reste à rechercher quelle était la position géographique de cette cité, et à rechercher sa création. Nul historien n'a donné des indications sur l'origine, l'importance et le rôle historique de la ville de Rhedae. Sa fondation est tellement mystérieuse qu'elle semble avoir découragé les chroniqueurs et les archéologues.

On ne lui a pas fait l'honneur d'inventer une fable ou un récit légendaire pour expliquer ses commencements. Cette auréole populaire, empreinte de merveilleux, qui entoure le berceau de certaines cités de la Gaule Narbonnaise, et notamment de Carcassonne, lui fait complètement défaut. On dirait qu'elle est née d'une seule pièce et qu'elle n'a été découverte que quelques siècles après sa fondation. Nous trouvons l'explication de ce phénomène historique dans ce fait que la création de la capitale du Rhedesium est postérieure à l'occupation romaine, et antérieure à la constitution sociale qui commença à prendre corps dans la Narbonnaise, immédiatement après la conquête des Wisigoths. C'est ce qui explique les erreurs de certains commentaires dont les uns nous représentent Rhedae comme un oppidum d'origine gauloise, tandis que d'autres attribuent sa fondation à une colonie romaine. La même erreur s'est produite chez certains historiens quand il s'agit de déterminer l'emplacement exact qu'occupait la cité de Rhedae. Les uns ont prétendu qu'elle était située dans le pays de Chercorb ou Kercobz, d'autres l'ont placée à Rennes-les-bains. Enfin on a émis l'opinion qu'il avait existé deux cités de ce nom dans la Gaule Narbonnaise. Nous allons essayer d'apporter la lumière dans ces ténèbres.

Aucun des auteurs latins qui se sont fait les historiens de la conquête romaine dans la Gaule Narbonnaise n'a fait mention ni de Rhedae, ni du Rhedesium, c'est-à-dire d'un diocèse portant ce nom. Dans la chronique d'EUSÈBE figure un passage où l'auteur s'est borné à parler d'un faubourg portant le nom d'Atax qui paraît avoir été le berceau de la ville de Limoux. DU MÈGE, dans ses commentaires, émet, sous une forme dubitative, une opinion que nous ne saurions partager. D'après lui, certains centres de population situés dans la vallée de l'Aude pourraient avoir une origine gallo-hellénique, en ce sens que, à la suite de la création de comptoirs grecs sur le littoral de la Méditerranée, des colonies dans lesquelles se trouvaient mêlés l'élément indigène et l'élément étranger, aient été créées sur cette partie de la Narbonnaise. Nous n'aborderons pas ici la discussion sur l'opinion émise par DU MÈGE, opinion que nous sommes loin de partager. Nous nous bornerons à constater qu'il ne cite pas Rhedae parmi les localités qui, d'après lui, seraient d'origine hellénique.

La fondation de Rhedae est-elle due à cette fraction de volkes Tectosages qui habitait les bords de l'Aude et que l'on appelait Atacins, du nom du fleuve Atax ? Nous ne le pensons pas. Cette population clairsemée sur un sol ingrat, dans un pays couvert de vastes forêts de chênes et de sapins, n'aurait pas abandonné le fond des vallées si propre à la culture, qui leur offrait des abris commodes, et qui leur assurait des moyens faciles d'existence, grâce aux produits de la chasse et de la pêche. Elle n'aurait pas déserté ce territoire sur lequel les communications étaient faciles, et où l'on pouvait échapper aux poursuites des détachements des armées romaines, grâce aux grottes et aux cavernes dont le sol était couvert. Les Atacins n'avaient donc aucun avantage à établir un oppidum, village ou ville, sur un plateau élevé qui n'offrait ni facilité d'existence, ni sécurité.

Nous venons de démontrer que la cité de Rhedae n'a pas été fondée par une population indigène, la tribu des Atacins; qu'elle ne doit pas, non plus, sa création à une colonie gallo-romaine, et enfin qu'elle n'est pas d'origine gallo-hellénique. Cette ville à été construite par des étrangers, par des envahisseurs et des conquérants. Ces conquérants ne venaient pas des régions du Nord ; trop d'obstacles les auraient arrêtés dans leur marche, et ils n'auraient pas même essayé de surmonter ces obstacles pour venir occuper un coin de terre déshérité. Tout prouve, au contraire, qu'ils venaient du Sud, c'est-à-dire des régions Ibériques. Et puisque la cité de Rhedae existait lors de l'invasion des Sarrazins, elle n'a pu être fondée que par ceux qui les avaient précédés sur le chemin de l'invasion des Gaules, c'est-à-dire par les Wisigoths. Nous sommes donc fondé à soutenir que Rhedae fut, à son origine, un oppidum wisigothique. Nous allons fournir quelques nouveaux arguments à l'appui de cette assertion.

Les écrivains ne sont pas d'accord sur l'orthographe du nom que portait primitivement cette cité. Théodulphe, l'un des missi dominici de Charlemagne, l'écrivait Rhedae. Dans plusieurs chartes du moyen-âge on trouve Redae, puis Redde, et encore Reddas, et enfin Reda ou Rheda. Nous n'hésitons pas à adopter la version du savant évêque d'Orléans; car le poème dans lequel il relate sa mission dans la Septimanie équivaut à ce que nous appelons aujourd'hui un rapport officiel. En second lieu, le mot Rhedae a une signification que n'ont pas les autres variantes. Les romains, dont les peuples modernes sont en ce point les imitateurs, enrichissaient leur langue en s'appropriant certains termes dont se servaient les nations avec qui ils étaient en rapport. Ainsi, d'après les auteurs latins, le mot Rhedae signifiait chariots de voyage. Nous adoptons cette traduction, et nous en tirons cette conséquence que le mot Rhedae porte avec lui sa signification et explique clairement l'origine de la cité à laquelle ce nom se rattache. Rhedae -les chariots de voyage- c'est-à-dire un campement, des maisons roulantes, espacées régulièrement, fixées demeure sur un point choisi, et formant un oppidum de bois, de cuir