Silhouette - David Corvington - E-Book

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David Corvington

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Beschreibung

La seule arme valable est un stylo. À ceux qui préfèrent user de manières plus directes pour faire entendre leur raison, je réponds qu'ils devront se soumettre à son pouvoir qu'ils le désirent ou non. Car face aux juges et familles affectés par la fatalité, seule l'éternelle lumière de la plume permettra toujours d'apaiser. Ce livre est un message fraternel dédié à tous les intrépides, les ignorants et les paresseux, en espérant qu'ils finiront un jour par rejoindre de leur plein gré, le camp des écrivains libres.

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Seitenzahl: 37

Veröffentlichungsjahr: 2020

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Sommaire

La rentrée.

Ping pong

London

Énigme

L'art de la digression

Aliments et boissons que je n'aime pas:

Mégalomanie

Faits indéniables.

14

Trésor

Motif de 14

Contexte

Dans 14,

Pourquoi 14 ?

Résumé :

Extension

Ressenti d'absolu

Lettre de motivation

Il est vrai qu'être doté d'un micro penis, n'arrange rien de nos jours.

Cependant, jusqu'à présent, la petitesse de mon sexe ne m'avait causé aucun tracas particulier.

Vraisemblablement, selon le pronostic avisé du renommé Docteur Alanoye, il semblait que j'étais pourvu d'un prépuce de taille plutôt "préoccupante".

Je ne m'en formalisais pas, du moins pas encore, après tout, je n'avais pas choisi de naître ainsi se disait (pardon) se répétait le narrateur pour tenter de se rassurer.

Je m'appelle David, vous savez, le pseudo écrivain qui n'avait rien trouvé de mieux pour sauver les apparences après un licenciement que d'écrire ce qu'il osait nommer un bouquin.

Après l'envoi de mon précédent "book" aux parisiens du monde entier, l'accueil mitigé qui lui avait été fait ne m'avait pas du tout découragé.

Le silence m'a renforcé, donné l'espace nécéssaire pour exprimer pleinement mon ressenti.

L'on pourra dire ce que l'on désire à mon sujet.

Il n'empêche que je ne fais pas partie de ceux qui se laissent impressionner par le vide. On ne me fera pas croire qu'écrire requiert un talent particulier.

Il s'agit d'une mécanique bien réglée dont l'équilibre repose essentiellement sur votre acharnement à produire de simples caractères.

Si d'ignobles monticules continuent jusqu'à présent de prospérer silencieusement en librairie, nous y sommes grandement pour quelque chose. Nous ne devons plus contempler et nous plaindre de la vue qui pourrait forcément être meilleure.

Il revient à nous autre de la construire.

Sans perdre de temps à la critiquer.

Comme s'il était indispensable d'encombrer d'avantage les pauvres tables de chevet.

Écrire au fond c'est accepter la possibilité de l'échec.

Se savoir capable d'être nul, stupide ou inintéressant, parce qu'on espère tous secrètement pouvoir gagner le gros lot, tout en sachant hélas, qu'il est potentiellement improbable que l'on ne l'obtienne.

Ça revient à défier l'idée que pourrait se faire de vous les spectres bel et bien présent de vôtre entourage. En pensant qu'ils tenteraient de se foutre de votre gueule en osant vous promettre, droit dans les yeux, qu'ils vous lieront (bientôt) ou en prenant soin d'éviter le sujet parce qu'ils seraient tout simplement déconcertés par l'idée que vous puissiez seulement dire ce que vous ressentez, en publiant un texte brut, rempli de fautes d'orthographe par exemple.

L'idée répandue là où je réside, est que pour oser écrire ou dévoiler ce que l'on peut être amené à imaginer, il serait indispensable d'hériter d'un certain bon goût ou bien être issu d'une famille où le sens de la littérature est encouragé par d'illustres ancêtres aux visages austères et poussiéreux. Aucun de ces exemples n'ont étés favorable me concernant pourtant, vous noterez que je suis capable de m'exprimer au monde entier sans en faire une montagne.

Chez moi la culture a été relayée au sous sol, c'est à coup de ceinture et autres que la discipline qu'impose la patience m'a été inculquée. Avec le recul et il m'aura fallu énormément de temps, je n'ai aucun ressentiments concernant le choix éducatif qu'ont fait mes parents mais je n'oublie pas qu'en plus d'être immorales, ces méthodes étaient avant tout illégales.

Prendre soin de ne heurter personne requiert la vigilance d'un dompteur de serpent.

Quand je reviens de vacance, le portefeuille complètement vide, il m'arrive de me faire cette remarque.

C'est une plaie, une sacrée came que l'écriture, on pourra dire ce que l'on veut, on ne parvient pas à s'en passer.

Jamais.

Toute conversation devient un prétexte. Un pavé de plus, rien d'autre, qui nous contente brièvement.

Ainsi s'en va si vite et le petit muret que l'on peinait à fortifier forme déjà un paragraphe.

Puis un beau jour, voilà qu'on ne peut s'empêcher de constater que l'on n'a pas écrit mais plutôt construit en empilant des phrases les une sur les autres, un grand ensemble grotesque sur un immense terrain vague immaculé.

Nous voilà exactement trois jours glaciaux après que fut littéralement balancé ( en pâture ) mon terrible manuscrit sur les ondes mystérieuses de l'incommensurable espace numérique que nous nous bornions à nommer réseaux interne {en anglais} pour faire "bats".