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Voici un livre idéal pour accompagner toute personne désirant faire le point dans sa vie et comprendre pourquoi parfois l'on se retrouve à "péter les plombs". L'auteure au bénéfice d'une longue et riche pratique propose des pistes et des fiches pour cultiver une belle relation avec soi-même et autrui. Chaque chapitre peut se lire séparément. En italique dans le texte, on trouve tout ce qui "fait du mal", c'est-à-dire la trajectoire de la souffrance émotionnelle, relationnelle, psychique: d'où peut-elle provenir, comment se déroule-t-elle et comment va-t-elle se poursuivre si l'on ne change pas. En écriture normale, vous lirez ce qui vous fera du bien. Pas après pas, des encadrés et des exercices concrets vous aident à mettre cela en place de manière sûre. Ce livre aide à vous situer rapidement sur une échelle de bonheur. Il vous redonnera une cohérence, un axe, un sens pour vous permettre de rejoindre votre remonte-pente intérieur, vers vos plus belles valeurs. Pour une vie légère et plus heureuse!
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Seitenzahl: 223
Veröffentlichungsjahr: 2024
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Introduction
Chapitre 1
Et si… notre difficulté s’expliquait en partie par le passé ?
1. Permettre à l’enfant d’être « lui-même »
2. L’impact des souffrances parentales
3. Enfance cabossée, difficultés adultes
4. L’autonomie, un levier essentiel
5. Les neurones ne mentent pas
6. Et chez vous ? C’est sympa ?
Chapitre 2
Conséquences du passé… maintenant !
1. De l’enfant blessé au rêve adulte
2. La communication à double sens
3. Je suis nul
4. Peurs, angoisses, attentes
5. Je n’ai plus rien à prouver
6. Le regard des autres
7. La victime et le sauveur
Chapitre 3
Outils de changements pour être heureux… demain
1. À quoi sert la bienveillance ?
2. Prendre soin de soi
3. Tranquillement
4. Le levier du temps
5. Les cases
6. Une histoire d’énergie
7. Donner et recevoir
8. Une belle écoute
9. Trouver sa place
10. Les priorités
11. Jugement ou état de fait ?
12. Comment « tricoter » les réflexions positivement
13. L’échec peut faire grandir l’estime de soi
14. Parents – enfants, que viser ?
15. Communication stérile ou enrichissante
16. Respect et libre arbitre
17. Mise en acte : hop hop hop !
18. Positivez
Conclusion
En cette nuit de Noël, je pense. Certains prient, d’autres chantent, quelques-uns pleurent. Mais tous ont une destinée à découvrir, un chemin à tracer, des aides à trouver, quelques mains tendues, des regards qui accompagnent, un sourire. Le partage fait du bien, il enrichit. Encore faut-il qu’il soit réciproque et harmonieux.
Parfois les humains vivent l’inverse, une communication qui heurte, des gestes inconscients, d’autres moins, des mots qui font mal. Les blessures entre humains laissent des traces. Les gens me disent : « Je consulte parce que, l’autre jour, j’ai dépassé les mesures. » La vie dérape, les comportements échappent, le couple craque, les enfants explosent, bref, parfois une goutte d’eau fait déborder le vase, la personne « pète les plombs ». Les gens consultent lorsqu’ils ne comprennent plus. Pourquoi réagissent-ils avec de telles émotions? Pourquoi n’arrivent-ils pas à dépasser cet état?
Vous vous demandez peut-être pourquoi vos cerveaux refusent certaines relations, pourquoi les familles se déchirent, pourquoi vous souffrez encore de choses qui se sont déroulées il y a longtemps ?
Parce que ! Il y a toujours une logique, vous savez. Sans doute que des humains ont touché votre intégrité, votre dignité. Sans doute ces explications au fil des pages pourront logiquement vous rassurer.
Si vous lisez ces pages, vous faites partie de ceux qui ont décidé de comprendre pour aller mieux. Pour soi, pour les autres aussi. Ce livre est un genre de thalasso de la tête, une sorte de parcours « vital », dont l’objectif est de mieux se comprendre, pour ensuite mieux comprendre son prochain.
C’est en quelque sorte un mode d’emploi pour aller mieux. Après sa lecture, normalement, vous penserez autrement.
Ces pages sont thérapeutiques dans le sens où elles seront un éclairage de ce qui fut blessant et de ce qui est bon, beau, bien pour votre personne.
Je vais tenter de vous aider à comprendre pourquoi… parfois… le cerveau refuse, bloque ou explose. Terreau de prédilection pour souffrir… mais aussi magnifique univers sans fond pour s’enrichir, grandir, apprendre et donc mieux vivre ultérieurement.
La vie est une somme d’essais ; à nous de rendre cette somme positive. Un pas en avant, deux en arrière, trois en avant, drôle de danse, une longue marche courageuse, mais ô combien enrichissante. Bienvenue dans le club des adultes !
Plusieurs étapes de la vie sont incontournables : l’enfance, l’âge adulte, la récolte.
J’aurais pu appeler ce livre : « Sois, grandis, souris ». Nous sommes tous des enfants, nous devenons grands, puis nous récoltons.
Oui… il nous faudra passer rapidement le stade de l’enfance. Pour devenir soi, il est utile de parcourir quelques instants le passé. Vos bons souvenirs, vos moins bons. Vos peurs d’enfant, vos attentes, le degré de reconnaissance dont vous avez disposé. Gardez à l’esprit que l’objectif sera d’être plus joyeux.
Beaucoup de graines ont été semées en cette période d’enfance et d’adolescence. Jusqu’à la case adulte, l’enfant expérimente, se sculpte, se heurte aux « grands ».
Chaque bribe des comportements vécus laisse une trace quelque part dans son cerveau. Avec plus ou moins de bonheur. Ses connexions neuronales ne le trahiront guère, son cerveau saura si c’est plaisant… ou pas. Votre cerveau SAIT, si vous appréciez… ou non. Sauf que parfois vous vous mentez, vous faites quelque chose que vous n’aimez pas, ou, à l’inverse, vous aimeriez faire quelque chose, mais ne le faites pas...
Une grande partie de votre présent et de vos réactions quotidiennes vient de votre passé. De l’enfant à ce jour, que de ponts traversés ! Retraçons ensemble le fil de l’eau. Offrez-vous ce présent intérieur pour mieux guider vos pas sur une nouvelle cartographie psychique. Point de GPS dans nos professions de psy, juste quelques leviers, telles d’anciennes cartes, vieilles comme le monde, que vous pourrez mieux utiliser.
En vue de parvenir à un mieux-être psychologique, il faut oser regarder nos débuts, nos « vices de fabrication », les approcher, les éclairer. Même rapidement.
Je n’ai que six chapitres pour aborder le passé, courage, ce sera vite fait ! Sept chapitres pour les conséquences de ce passé sur nos comportements adultes, histoire de déculpabiliser et sortir des ornières des mécanismes de défenses qui avaient toute leur utilité.
Dix-huit chapitres pour le meilleur, c’est-à-dire comment récolter le meilleur ! D’ailleurs, commencez par là si vous préférez !
L’âge adulte expérimente, lance, observe, rate, comprend mieux, puis récolte. Voici le but de cet ouvrage : un cheminement de votre vie expliqué, des fiches, un sillon qui est censé allumer vos neurones dans le Bon, le Beau et les choses qui font du Bien.
Les patients me disent, souvent après trois ou quatre séances : « Enfin ! J’ai compris ! Je me sens beaucoup mieux. » C’est une richesse d’oser comprendre. Voyez votre difficulté de ce jour comme votre matériel de luxe à tailler avant d’en faire une magnifique sculpture. Les points douloureux donnent une orientation à vos cartes intérieures. Avant de devenir beau et « grand » dedans, il faut savoir être « petit » face aux débuts de vérité.
En revanche, si mon objectif est simple et en ligne droite dans ce livre (viser un mieux-être), vous allez découvrir que les schémas psychiques s’imbriquent, que les processus s’entremêlent et même parfois s’inversent étonnamment. Nous allons dénouer l’écheveau de l’inconscient, tirer quelques fils de notre laine intérieure pour modifier les leviers grippés et l’ordre établi dans la douleur pour lui insuffler de la fluidité et de la légèreté.
Ces lignes pourront vous guider jusqu’à un mieux-être durable, seulement si vous retrouvez une cohérence appliquée dans vos actes, vos gestes et vos paroles. C’est un travail qui demande un petit effort au départ, mais qui paie largement en mieux. C’est extrêmement valorisant, car in fine, nous récoltons tous, très personnellement, les conséquences de notre propre mode de fonctionnement intérieur.
DEUX NIVEAUX DE LECTURE
Si vous voulez être acteur de votre bonheur : vous pouvez prendre deux crayons, de deux couleurs différentes : une couleur pour l’écriture en italique, une autre pour l’écriture normale. Soulignez tout ce qui vous correspond.
Si ce que vous soulignez est en italique, cela vous indique sur votre carte intérieure le noeud sensible qui blesse, c’est un bon début ! C’est de là qu’il faut partir pour dénouer. Vous devrez le retravailler, seul ou accompagné en thérapie.
Si ce que vous soulignez est en écriture normale, tout va bien, vous êtes dans la bonne direction pour vous sentir chaque jour de mieux en mieux.
UNE POSSIBILITÉ DE LECTURE
Si vous faites partie des personnes sensibles ou trop fatiguées psychiquement, ne lisez pas les lignes en italiques, commencez par le reste du texte, il vous fera du bien, il dégagera plus de mieux-être que de stress. Les lignes non italiques, imprimées en écriture normale, tentent de voir l’origine du mieux-être, son développement, pour un avenir plus heureux, avec plus de joie. Ces lignes vont dégager plus d’endorphines et d’impressions positives que de cortisol et de stress. Vous pourrez donc en abuser.
Si c’est trop difficile d’oser regarder en face vos fonctionnements familiaux, patientez. Parfois, il faut attendre de reprendre des forces pour mieux rebondir et avancer.
Et un jour… si vous avez envie de mieux comprendre… votre vie… ou celle de vos enfants… amorcez une relecture avec l’italique qui va vous expliquer l’origine de la souffrance psychologique, le développement de cette souffrance et ce qui risque de vous faire encore souffrir.
Devenir soi-même est un chemin heureux. Travailler sur soi ne doit en rien vous détourner de vos valeurs intérieures. Le tout est de découvrir si ce sont les vôtres… ou celles de votre famille, votre société, votre environnement…
Bienvenue et belle route !
Et si, en effet, le passé pouvait expliquer un bon nombre de nos comportements présents ?
Des méandres de l’enfance à la maturité adulte, un seul trait temporel existe, mais dix milliards de complications existentielles possibles coexistent. Être « soi », grandir sereinement et parvenir à se sentir bien en devenant un adulte mature, reste un long cheminement qu’il est intéressant de traverser et dont je vais vous livrer un mode d’emploi, avec ses leviers capitaux.
1. Permettre à l’enfant d’être « lui-même »
Lorsque l’enfant paraît, il porte en lui son essence, son bagage génétique, son potentiel. Certes l’environnement va tout chambouler, surajouter ou cumuler, combler parfois ou tristement détériorer. Alea jacta est. Ou pas. La pièce est « en partie » jouée, cependant l’avenir peut être constamment modifié. Tel est notre luxe d’humain, notre liberté aussi : nous pouvons, en vieillissant, décider de mieux faire.
La vérité sortant de la bouche des enfants, écoutons-les. Notre plus grande tâche est de privilégier la spontanéité de l’enfant (preuve de bonne santé psychique de l’adulte), de l’écouter au mieux, de lui donner une place importante, souvent prioritaire, pas toujours, mais suffisamment souvent pour qu’il se sente aimé, entendu.
Un enfant qui va bien dit ce qui le tracasse. Il n’a pas peur de la réaction du parent ni peur de le blesser. Il peut se permettre de tout dire, puisque le parent peut tout entendre.
L’enfant écouté ira donc bien, non soucieux de « faire plaisir », il jouera et grandira sans se retrouver balancé dans le monde réel des considérations adultes. Étiez-vous ce genre d’enfant ? Et si vous avez des enfants, leur avez-vous offert cette belle considération ?
Le souci
Ma question préférée avec les petits est la suivante : « Es-tu en souci pour maman ? Pour papa ? »
C’est catégorique, s’il est en souci pour l’un, l’autre, ou pire les deux, alors il souffre.
Il doit trouver des solutions de camouflage afin d’éviter de blesser le parent, donc il endosse une responsabilité qui ne lui incombe guère. Il se met à une place qui ne lui revient pas de droit (bien au contraire, il devrait être sous la protection parentale et non pas inquiet pour un parent), il le « surveille » inconsciemment, voire tente de le protéger, de l’aider ; le console, s’il pleure. Commence alors un jeu compliqué : la parentalisation. Parfois peu de séances le libèrent de son poids : il l’exprime à une tierce personne, cela va déjà mieux.
Donc pour être Soi, en forme, il faut avoir été un enfant sans trop de soucis ou du moins avec des adultes qui ont pris leurs responsabilités.
Si tel n’a pas été le cas, les troubles ou souffrances s’enfilent dans un souffle intérieur que personne ne voit s’infiltrer mais qui est là, insufflant des soubresauts qui vont imposer des comportements ultérieurs de responsabilité. Parfois, le montage de ces troubles est étonnant. L’origine peut même provenir d’un trop-plein d’amour.
Le devoir de reconnaissance
Il est bon de réfléchir au « trop » d’amour, à l’impression d’aimer.
Un parent qui aime « trop », très présent, au point d’avoir lui-même des attentes en retour, va engluer l’enfance de « rendus » inconscients.
Voyons son origine infantile.
Une mère (ou un père), par exemple, toujours prête à tout pour son enfant, l’aimant beaucoup, lui disant constamment qu’elle l’aime, mettant son enfant sur un piédestal, impose presque à son petit d’être un enfant modèle pour lui « faire plaisir » en retour.
Un parent qui souffre impose un diktat inconscient à l’enfant : il doit l’aimer, le remplir, le rassurer de ce dont il a manqué. Inconsciemment.
L’imbrication entre l’émotionnel parental et celui de l’enfant se mélange.
Un patient m’expliquait récemment que sa mère le serrait trop fort, son côté « mamma » lui imposait d’être gentil avec elle.
Parfois, des parents disent à leur enfant « Tu me manques », même si l’enfant est devenu adulte ! Ils insufflent l’idée qu’ils se sentent seuls.
Il existe des mamans qui se servent de leur enfant pour exister, qui reposent trop de choses sur lui, imposent leur diktat de l’amour par chantage : « Tu pars déjà ? »
Un patient me dit : « Comment aurais-je pu repousser une maman si aimante ! Pourtant, je n’allais pas si bien que cela, elle ne s’en rendait pas compte et je ne devais pas lui montrer, sinon elle aurait été triste… je ne voulais pas la faire souffrir. » Encore un cercle vicieux. Comment, en effet, repousser une maman qui donne tant pour l’enfant sans culpabiliser et devenir le « méchant » ? Ces situations expliquent que des gens ne parviennent pas à dire stop dans une relation de couple, pour ne pas blesser, ne pas devenir le méchant. Ces enfants deviennent ensuite parfois des adultes avec des vies embrouillées.
Le meilleur moyen de contrecarrer cet état de « vampirisme » parental (valable aussi pour certains papas, Messieurs !) est d’aller bien en tant que parent, d’être heureux, de travailler sur soi afin d’éviter de faire porter ses croix à ses enfants, ses manques, ses carences, ses peurs.
Il est important de se questionner :
Est-ce que je projette sur mon enfant ?Ai-je des attentes ?Est-ce que j’aimerais…Est-ce que je voudrais… plus ?Est-ce que je pars de son besoin d’enfant ou du mien ?De son âge ? De son cerveau ou du mien ?Les enfants jeunes n’ont pas les outils intrapsychiques pour supporter les souffrances des adultes. Si difficultés il y a chez le parent, pourquoi ne pas simplement dire à l’enfant : « Ne t’inquiète pas, le docteur va m’aider, ce n’est pas ton travail. Cela va aller. Je vais bien. Rien n’est de ta faute, maman (ou papa) doit comprendre de nouvelles choses d’adulte. Je t’en parlerai plus tard, quand tu seras grand. Allons jouer ! »
Un professionnel de la santé peut parfois être utile pour décharger l’enfant de vos soucis. Et si vous avez un doute sur la place de votre enfant, demandez-lui donc s’il est en souci pour vous, tout simplement. Il vous le dira (sauf si vraiment il vous protège trop, auquel cas il joue le parent et peut même vous valoriser au passage).
Le départ d’une belle écoute, c’est de permettre aux enfants d’être eux-mêmes, sans qu’ils aient la mission de « s’occuper du parent ». Surtout quand ils sont petits. Ils ne sont pas là pour « remplir » l’adulte de ce dont il a manqué dans sa propre enfance.
Dissimulations, non-dits, éloignement
Quelquefois, le trouble vient d’événements extérieurs, non reliés aux parents, mais reste non-dit.
Si un enfant se sent vraiment compris, il n’a guère besoin de cacher quoi que soit.
Si en revanche il ne se sent pas compris, il va dissimuler, ne pas oser dire (même si c’est grave), mentir, peut-être continuer une fois devenu adulte. Un ado qui a beaucoup menti est un futur adulte en fragilité face à la réalité. Il s’est entraîné…
Si des événements importants sont cachés dans la famille, si des faits n’ont pas été révélés, des thèmes tabous, jamais avoués (abus sexuels, secrets de famille, traumas cachés), ce sont des parcelles d’âmes en peine dans l’inconscient de chacun. Une information camouflée devient vite toxique à long terme, elle reste tapie dans les sous-bois de l’inconscient. La personnalité grandit sur une fausse base, elle risque d’avoir une fausse estime de soi et voir la réalité de manière cryptée ou erronée. L’enfant devenu adulte peut continuer de mentir, trahir, cacher, puisque c’est sa référence apprise. Il veut exister, briller et tentera à tout prix de se faire aimer. Quitte à se mentir à lui-même, il pourra aussi nier ses propres difficultés, en quelque sorte « être malhonnête » avec luimême, par mécanisme de défense.
Un adulte qui n’est pas honnête avec ses problématiques et qui ne se remet pas en question ne permettra pas à autrui d’être lui-même, il jugera plus. Et s’il a des enfants, le risque sera que la génération suivante ne pourra pas lui parler ouvertement.
Sauf s’il en prend cons cience, accepte ses failles, les met en mots et s’excuse, s’il « travaille » sur lui en acceptant qu’il n’a pas été correct. C’est le début d’une meilleure communication.
Seule une écoute sincère et réelle durant l’enfance évite ce genre de processus.
Un enfant ne parlera à son parent que s’il sent que ce dernier pourra réceptionner l’information sans en souffrir.Sinon il a peur, il se tait.
L’enfant heureux d’être écouté parle sans se méfier des conséquences, puisqu’il sent son parent proche et aimant, fort et apte à supporter que son propre enfant ait des idées différentes. Car après tout… n’a-t-il pas simplement le droit de penser autrement ? D’avoir une foi différente ? Un look différent ? Des valeurs différentes ?
L’enfant va tester le parent constamment, inconsciemment, et s’il est stable, va profiler une belle communication.
Si vous permettez d’emblée à vos enfants d’être eux-mêmes, ils vont non seulement s’épanouir, mais aussi vous rendre des sourires et des bienfaits inestimables qui dureront à travers les décennies futures. Une fois devenus adultes, ils continueront de vous parler d’eux, ils pourront être intègres et honnêtes, même en ayant des idées différentes.
Vous leur aurez ainsi inculqué cette valeur inestimable du libre arbitre, puisque vous leur aurez verbalisé qu’ils ont le droit d’être différents de vous.
Ainsi, l’histoire de votre famille sera non pas un long fleuve tranquille, mais une rivière fluide dans laquelle ils seront heureux de venir partager. Ils viendront vous voir comme une ressource et les fêtes de famille ne seront ni des poids ni des moments tendus.
Si vous voulez savoir si vous avez bien réussi votre travail de parent, mettez votre enfant adulte autour d’une table et observez. Si tout le monde est heureux d’être là, c’est le signe que vous avez réussi à lui offrir le plus beau cadeau possible sur terre : pouvoir être lui.
2. L’impact des souffrances parentales
Petites questions toute simples :
Étiez-vous vous-même étant enfant ? Adolescent(e) ?Êtes-vous vraiment vous-même devant votre mère, si elle est encore en vie ?Votre père ? Votre conjoint ? Vos proches ? Vos amis ?Cette piste s’applique à tous les « gentils » qui veulent « faire plaisir », à tous les « colériques » qui « pètent un plomb » par frustration, à ceux qui se suradaptent pour que « l’autre » soit content ou du moins pour éviter de le blesser, comme à ceux qui se braquent par peur d’échouer, peur d’être rejeté, etc.
Les causes du mal-être proviennent souvent de la petite enfance. Ce qui nous empêche d’être nousmême… aussi.
Pourquoi ? Parce que l’enfant refuse instinctivement de faire souffrir son parent qui « souffre déjà tant ». Il a peur de lui faire du mal, de le froisser, de le blesser, donc il apprend à ne plus être lui-même et à ne plus exprimer ce qu’il aimerait vivre.
Les causes peuvent être diverses : le deuil d’un parent dans l’enfance, un parent absent, malade, fragile, travaillant trop, assez débordé, très occupé, une mère par intermittence, un « abandon » chez un grand-parent, la maladie d’un frère ou d’une soeur qui a d’un coup pris trop de place et toutes sortes d’autres circonstances qui ont bloqué le maternage dans le continuum ou suspendu les habitudes rassurantes qui permettaient à l’enfant d’être luimême sans déviation.
Prenons un exemple : des parents trop pris et en souci pour la maladie d’un enfant créent un abandon en quelque sorte du frère ou de la soeur « en bonne santé ». Celui-ci devient une « victime » d’abandon, sans que personne ne s’en rende compte. Et comment cet enfant ou cet ado peutil imaginer attirer l’attention sur lui alors que le souci des parents est tellement légitime ! Non... il va s’arranger seul, faire seul, penser seul, agir dans son coin, éventuellement voir avec ses copains (ou pas) et surtout il va se taire et se couper de la relation. Ce n’est pas lui qui est prioritaire, il s’en souviendra.
Pour désamorcer ce processus, il faut entendre l’enfant, prendre beaucoup de temps, seul à seul, lui demander ce qu’il ressentait, ce qu’il avait comme impression et à force de communication et d’heures partagées, lui donner toute la place que l’enfant malade prenait sans le vouloir. Lui donner du temps. De l’espace, et beaucoup d’attention, d’énergie.
Peut-être, avec tout cela, l’enfant ou l’ado peut rester naturel, lui-même et remplir l’espace de sa personne de manière légitime et agréable, restant lui-même au passage. Son être aurait de l’importance.
Sortir des souffrances parentales
Il est impossible d’être soi-même devant un parent dépressif ou qui vous a « abandonné » durant la petite enfance. Si la personne de soin ou qui s’occupe de l’enfant a disparu ou souffre, l’enfant apprend à ne pas en rajouter. Il se tait. Il simule la joie et tente de la distraire. Il apprend à ne plus être lui-même dans ses propres besoins, ceux des autres prennent le dessus. Différentes situations créent ce genre de conflit, comment en sortir?
L’appropriation
Lorsque le parent vit « son » histoire, il se remplit de son enfant, l’enfant est son doudou, sa chose, toute sa vie. Pour l’enfant, comment être soi-même avec des idées différentes face une personne qui attend l’extension d’ellemême et de ses besoins ?
INDIVIDUATION : un jour, vous aurez le courage de vous dire : je suis une personne, je suis « moi » et non pas l’extension de mon père ou ma mère.
Vous n’avez pas à porter l’histoire de votre parent. Vous avez le droit d’être vous-même et le devoir de développer et maintenir votre propre identité.
La culpabilité
Lorsque le parent se victimise, « Je vais mal ! » devient un diktat qui impose sa souffrance. Comment être soi-même devant une personne que l’on fait souffrir ?
DESTIN : devenir soi-même impose ce passage obligatoire, plein de tendresse : je comprends ton histoire mais j’ai la mienne à créer. Laisse-moi faire mon chemin ailleurs, plus loin, autrement. Et travaille sur toi si tu souffres, car je ne puis être ton thérapeute ni ta maman.
La projection
Souvent, le parent balance « son » histoire sur l’enfant, dans ses gestes, regards, pensées et réactions. Avec ses valises lourdes, son vécu, ses émotions, sans les nettoyer. Comment se sentir libre devant une telle histoire imposée ?
RECUL
