Note de l’Editeur
Si l’on veut découvrir l’histoire de l’Algérie profonde à travers l’histoire de nos multiples régions, il faut suivre l’exemple de l’Auteur.
En effet, cet homme passionné par sa ville, TEBESSA et sa région, a lu, sélectionné et ordonné toute la littérature savante disponible.
Un travail patient, au terme duquel il nous donne à lire l’histoire tourmentée et grandiose à la fois, d’une ville, carrefour de civilisations. Au fil des chapitres, vous découvrirez le destin pluriel et singulier de l’antique Theveste.
Ce recueil de textes est destiné à un public profane, et à tout lecteur soucieux de connaître l’histoire de son pays, plusieurs fois millénaire. Il s’adresse aussi aux étudiants et aux chercheurs qui trouveront une somme de données riche et variée.
Un pays que sa position géographique et sa façade maritime ont exposé à des invasions multiples à travers les siècles, mais qui a su à chaque fois se libérer de l’envahisseur et qui a su s’enrichir au contact des autres civilisations au fil du temps.
L’Auteur a fait œuvre utile et nous ne pouvons qu’encourager ce type d’initiative et espérer que des passionnés d’autres villes d’Algérie suivent son exemple et se mettent à fouiller le passé de leur région afin d’éclairer les algériens sur le destin exceptionnel de leur pays et qu’ils en tirent une fierté légitime.
INTRODUCTION
Hier, ceux pour qui s’éveillaient le désir et la curiosité bien légitimes de connaître le passé de leur région ou de leur cité, sont généralement privés d’ouvrages d’histoire, ou bien leur accessibilité est impossible.
Aujourd’hui, grâce au progrès allant croissant de l’outil informatique, à la disponibilité de l’Internet et au nombre infini de manuscrits, de mémoires, de documents historiques, il est aisé de dire que toutes les recherches sont fructueusement concluantes.
A ce titre, rechercher dans le passé les vestiges d’une contrée ou d’une ville, étudier les diverses étapes de son développement mettre en lumière les principaux faits qui ont marqué son évolution devient une tâche réalisable en alliant méthodologie et patience.
L’idée même de ce modeste travail a germé dans mon esprit, lorsque je me suis attaché à rechercher le passé lointain de ma ville.
Décidé à accomplir ce vœu, je me suis donc attelé à réunir autant que possible les informations disponibles et disparates pour concevoir ce modeste recueil bibliographique qui je l’espère répondra à l’attente de tous ceux qui s’intéressent aux évènements qui ont jalonné l’histoire de la ville plus que millénaire, l’ancienne Théveste.
PRELIMINAIRE
On a dit, et l’on n’a cessé de répéter cette grande vérité : La chronologie est l’œil de l’histoire.
« La chronologie, est une espèce de perspective immense et à perte de vue dont le fond est parsemé de nuages épais, à travers lesquels on aperçoit de distance en distance un peu de lumière «. (Extrait de l’essai sur l’histoire chronologique de plus de 80 peuples de l’antiquité. M. de Laborde. 1872).
Les mémoires, notes, notices, études et réflexions, qui suivent et forment ce recueil bibliographique reflètent chronologiquement, quelque peu l’histoire de l’antique Théveste (Tébessa) et de sa région.
Cette Chronologie de l’histoire commence par le paléolithique moyen, où la civilisation atérienne s’était épanouie près de Tébessa (Est) et qui doit son nom à Bir el-Ater, où on en a retrouvé la trace, et suit approximativement le cheminement suivant :
-1 000.000 à -7 500 ans Préhistoire / Civilisation Atérienne (-50 000 à -7 500 ans)
-7 500 à -2 000 ans Protohistoire / Civilisation Capsienne
-1 250 à 250 Antiquité
-1 250 à -146 Comptoirs Phéniciens en Algérie
-500 à l’an 500 Sahara des Garamantes
-250 à -25 État de Numidie (guerres puniques,règne de Jugurtha)
-25 à 647 Premières colonisations européennes
-25 à 430 Occupation Romaine
477 à 533 Domination Vandale
534 à 647 Domination Byzantine
647 à 776 Islamisation
647 à 743 Califat Omeyyade
743 à 776 Révoltes Berbères
776 à 1512 Dynasties Musulmanes Berbères
776 à 909 Dynastie Rostemide
909 à 934 Dynastie Fatimide
934 à 1015 Dynastie Ziride
1015 à 1062 Dynastie Hammadide et Hilalienne
1062 à 1147 Dynastie Almoravide
1147 à 1152 Dynastie Hammadide
1152 à 1235 Dynastie Almohade
1235 à 1512 Dynastie Zianide
1515 à 1830 Régence d’Alger
1830 à 1962 Colonisation française
Chapitre I: Paléolithique moyen
Paléolithique moyen 250.000 à 50.000 av. J.C
L’Acheuléen cède à l’Atérien 50.000 à 20.000 av. J.C
(Gisement de Bir El-Ater, dans les Nememcha -100kms au Sud de Tébessa – Extrémité Est du Djebel Onk).
Néolithique ancien 7.500 av. J.C
(Escargotières, collines de pierres – Damous el-Ahmar)
Civilisation Capsienne XVIe au IXe siècle av. J.C
La préhistoire de la région de Tébessa est représentée par trois grandes périodes nettes, qui débutent par l’Acheuléen, cédant à l’Atérien pour finir par le Capsien, autrement dit du Paléolithique moyen 250.000 avant J.C., au IXe siècle avant J.C.
Ce qui caractérise ces périodes, c’est la découverte par des chercheurs éminents de preuves diverses justifiant de l’existence de cultures attestant de civilisations anciennes.
Les nombreux sites rencontrés, escargotières Kef Zour D dans le sud de bassin de Thlidjène, station abris de Bir Sedet (Chéria), stations préhistoriques à Ferkane et Négrine, sculptures rupestres (Khanguet El-mouahed), coquilles perforées de Gibbosulus de Nassarius trouvée à un emplacement archéologique dans l’Oued Djabbana (Bir el-Ater), pour ne citer que ces derniers, avaient incité les scientifiques à d’innombrables fouilles, depuis.
•UnsiteacheuléenrencontréàEl-Aouinet, selonl’outillageretrouvé
Extrait de « L’Algérie des premiers hommes, de Ginette AUMASSIP – 2001 – p 30 »
Un Acheuléen ancien tel qu’il a été retrouvé à Ternifine, d’où le débitage Levallois est absent ou extrêmement rare, et qui est caractérisé par des bifaces épais, aux arêtes sinueuses, coexistant avec des pièces à section triangulaire dites trièdres, se rencontre en divers endroits ; c’est lui qui a été identifié à Mansourah, à El-Aouinet, au Nord de Tébessa. Un autre gisement important est connu dans la région de Tlemcen, au lac Karar.
• Naissance de la civilisation Atérienne (Oued Djabbana – Bir El-Ater
Extrait de « L’Algérie des premiers hommes, de Ginette AUMASSIP – 2001 – p 55 »
En 1922, le terme «Atérien» était proposé parM. Reygasse pour désigner ces sacs à outils où se rencontraient des objets épais nantis d’un pédoncule, mais ce n’est qu’en 1967 qu’une définition en fut donnée.
Pour J. Tixier, à qui on la doit, l’Atérien est un faciès moustérien dans lequel se pratique couramment le débitage Levallois, pouvant produire des lames, avec une proportion de grattoirs plus forte que dans tous les autres faciès moustériens et une partie non négligeable de l’outillage formée de pièces qui présentent à leur base un pédoncule permettant un emmanchement.
Les premières pièces à pédoncule furent rencontrées par G. Carrière à Eckmühl aux abords d’Oran vers 1885, et à peu près en même temps, en Tunisie. La découverte d’Eckmühl devait être à l’origine d’une interprétation erronée, P. Pallary, qui faisait autorité, attribuant ces «grosses flèches» à une époque tardive qu’il dénommait «Néolithique berbère». Cette position entrava durant une trentaine d’années la compréhension de la préhistoire maghrébine malgré des stratigraphies nettes dans la région de Tébessa où, en divers lieux, un niveau avec pièces pédonculées est surmonté d’une occupation humaine antérieure au Néolithique. Pourtant, il fallut attendre 1910 pour queM. Reygasse emporte la conviction avec la présentation du site de Bir El-Ater.
L’Atérien n’est pas seulement caractérisé par la présence d’outils à pédoncule. F. Bordes a montré qu’il différait du Moustérien par le nombre de racloirs ainsi que l’avait soupçonné M. Reygasse : quand ils sont nombreux, il n’y a pas de pièce pédonculée, quand ils sont rares, elles sont nombreuses. Les outils atériens, qu’ils soient racloirs, grattoirs ou autres, portent volontiers un pédoncule. C’est un des critères d’identification de cette culture qui longtemps est resté seul. Son mode d’obtention, une à quatre coches dans la partie la plus robuste, sa base, et qui sont indifféremment distribuées sur les faces, est typique.
• Le site de l’oued Djebbana (Bir El-Ater)
Extrait de « L’Algérie des premiers hommes, de Ginette AUMASSIP – 2001 – p 60 »
Le gisement de l’oued Djebbana à Bir El-Ater, gisement qui a donné son nom à la culture atérienne, a disparu totalement, sapé par les eaux. En 1910, il mettait un terme à une longue controverse sur la position stratigraphique de ce que certains nommaient «Néolithique berbère». Le gisement apparaissait sur la berge, à la base du dôme de sables qui obture la vallée, comme une traînée cendreuse grisâtre mêlée aux sables d’où émergeaient des ossements calcinés, coquilles d’escargots et pierres taillées (d’après Balout 1955).
• Fouilles au djebel Dyr (Abris de Gastel, dessins rupestres, industrie de la céramique, chambres funéraires, etc…)
Extrait de « AMARA IDDIR, Département de Préhistoire du Muséum National d’Histoire Naturelle, USM 103, Institut de Paléontologie Humaine - Communication 01 : - L’aurochs de l’Oued BOUSNANE dans le djebel DYR, Tébessa – 2006 »
Le djebel Dyr se situe à 20 km au Nord-Est de Tébessa. Il présente un relief calcaire très accidenté et connaît aujourd’hui un climat semi-aride, mais le massif dispose de nombreuses sources. Cette région de l’Algérie orientale est connue pour ses nombreux sites archéologiques d’époques différentes (El ma labiod, Bir El-Ater, Damous El-Ahmar, Gastel, etc.)
L’érosion affecte ce massif isolé. La roche calcaire se délite (vents, ruissellements) créant de nombreux abris. De nombreux oueds le traversent, ce sont les Oueds Erkel, Gastel et Bousnane.
L’excursion scientifique organisée par le Centre Universitaire de Tébessa (Colloque International des Géosciences) en novembre 2006, a permis de reconnaître de nombreux sites remontant à l’épipaléolithique (peut-être même au Paléolithique avec la présence d’une pièce pédonculée), puis s’étendant au Néolithique et à l’époque protohistorique. On sait que l’occupation du massif s’est prolongée jusqu’aux périodes antiques (ruines berbères et romaines).
Le djebel Dyr est d’abord connu pour son importante nécropole protohistorique conservant des hypogées, à Gastel, et des installations romaines ruiniformes. Les autres traces ont rarement attiré les observateurs. C’est le cas de l’aurochs de l’oued Bousnane, filmé par M. Reygasse en 1915, puis photographié une première fois par R. Le Dû (1935), puis par M. Reygasse (1938). Nous avons revu le bovidé et repéré de nouvelles figures. L’étude de ces figures de dimensions variables est ici proposée. L’identité de traitement (incision et peinture) des représentations, installe, sans aucun doute possible, ces figures dans le domaine pictural algéro - tunisien avec une appartenance vraisemblable à un horizon culturel Néolithique. Le grand bovidé (+2m de long) est peu souvent signalé avant le début du VIIe mil cals BP (C. Roubet, 1979).
Sa présence implique des conditions environnementales particulières, (humidité durant l’holocène), que l’actuel ne fournit plus. Il pourrait être contemporain des grandes figures du« Bubalin naturaliste ». La chronologie de cet art reste à déterminer. La présence des figures hors contexte culturel (habitat) rend fragile toute tentative de datation directe. Si nous nous référons au thème, on pourrait tenter un rapprochement avec la période finale du Capsien supérieur. Ce que semble exprimer le grandiose de cette figure peinte en rouge, pourrait correspondre au moment où s’amorce un rapprochement entre l’homme et l’animal (?) que nous pouvons associer aux débuts d’une domestication (aurochs fossiles de la grotte Capeletti, d’après C. Roubet - 1979) liés à la Néolithisation.
L’aurochs de l’oued Bousnane est différent de ceux de l’Atlas saharien et du Sahara que la littérature décrit. Il est la seule figure à être à la fois gravée et peinte. L’association de ces deux procédés techniques est assez inhabituelle (certains auteurs l’ont signalée dans l’acacus et dans le Constantinois au site de Khanguet El-Hadjar).
• Appellation du Capsien – Principaux sites
Extrait de « L’Algérie des premiers hommes, de Ginette Aumassip – 2001 – Page 115 »
Une prolifération de sites qui portent le nom d’escargotières fait de l’Algérie nord orientale une région ayant connu un peuplement dense entre les VIIe et IVe millénaires. En 1949, un squelette découvert dans la région de Tébessa, à Aïn Dokkara, parut fournir une explication en laissant supposer l’extinction du peuplement local et un repeuplement par des populations venant de l’Est. Il ne s’agissait que d’une hypothèse, mais elle allait peser longtemps et lourdement sur la compréhension du peuplement du Maghreb.
En 1909, R. Capitan, J. de Morgan et P. Boudy faisaient connaître l’une des cultures les plus populaires d’Afrique, le Capsien (Le terme fut créé alors par ces auteurs pour nommer une industrie identifiée en Tunisie, à Gafsa. La même année,P. Pallary proposait l’appellation « Gétulien » pour désigner ce même ensemble, terme qui ne fut guère utilisé et qui est tombé en désuétude). C’est aussi l’une des mieux connues car ses témoins, peu enfouis dans le sol et très nombreux, sont aisément accessibles. Du fait qu’ils appartiennent à deux types, les restes humains qui furent retirés de ces gisements ne sont pas sans poser quelques problèmes ; les uns, qui proviennent de niveaux profonds, sont des hommes de Mechta el-Arbi, les autres sont qualifiés de proto méditerranéens en raison de caractères identiques à ceux des hommes actuels.
On a pu se demander un temps si ces proto méditerranéens provenaient bien d’une période ancienne et l’on raconte même à ce propos qu’au début du XXe siècle un magistrat de la région de Tébessa se trouvait des plus embarrassé par une tête humaine qui lui avait été apportée et qu’il cherchait en vain à identifier. Il fallut, pour mettre un terme à une enquête sans aucun doute vouée à l’échec, queM. Reygasse, passant par là, fasse remarquer l’état de fossilisation des os et suppose que la tête provenait d’un gisement préhistorique.
Pour G. Camps, le Capsien supérieur se serait développé en trois phases. La phase ancienne qui serait antérieure au VIe millénaire est pauvre en trapèzes, les lamelles à dos y sont nombreuses, souvent même prépondérantes. Cette phase apparaîtrait sur divers substrats : Capsien typique au centre, industrie dérivée de l’Ibéromaurusien au nord, au sud, son substrat est inconnu. Dans la phase moyenne, le nombre de microlithes géométriques augmente, les pièces à coches deviennent légèrement prépondérantes. Dans la phase récente, les pièces à coches sont les outils les plus courants. Les burins régressent fortement, disparaissant même dans la région de Tébessa.
A cette évolution, qui se fait de manière semblable sur l’ensemble du territoire capsien. G. Camps a proposé en 1974 d’adjoindre des ensembles régionaux, reconnaissant ainsi cinq grands faciès : Tébessiens, central, Sétifien, Tiarétien, méridional.
• Les principaux sites capsiens
Extrait de « L’Algérie des premiers hommes, de Ginette Aumassip – 2001 – Page 115 »
Le gisement du Relilaï (Thlidjène) est sans aucun doute le plus important. C’est un abri sous roche de la région de Tébessa, de 70m de long, environ 10m de profondeur, qui abrite un dépôt anthropique de 3m d’épaisseur. Aux alentours et vers le bas de la paroi où ils étaient recouverts par ce dépôt, on peut voir des «traits capsiens» ; d’autres sillons comparables ont été identifiés sur un bloc de calcaire trouvé dans la fouille et qui a servi de meule. C’est dans ce site que R. Vaufrey avait reconnu l’antériorité du Capsien typique sur le Capsien supérieur puisque celui-ci le surmontait. D. Grébénart a montré la disposition originale de ces dépôts. Ceux du Capsien typique qui s’étendent longuement en talus d’avant grotte ne prennent pas appui contre la roche. Entre elle et eux, s’insère le niveau Capsien supérieur qui, par ailleurs, repose sur le Capsien typique. On a également observé cette absence de contact entre la roche et le dépôt archéologique le plus ancien à Aïn Naga sans pouvoir l’expliquer autrement que par des hypothèses hasardeuses.
D. Grébénart a montré que le niveau Capsien typique n’était pas homogène et comportait plusieurs phases significatives de son évolution. On y trouve, avec une plus grande fréquence dans les niveaux inférieurs, de nombreux micro burins, qui sont de grande dimension et dont certains montrent des traces d’utilisation. Des restes d’ocre s’observent sur de nombreuses lames à dos et divers autres outils.
• L’industrie Capsienne
D’aprés «Histoire ancienne de l’Afrique du nord – Les conditions du développement historique - Les temps primitifs – La colonisation phénicienne et l’empire de Carthage» - Stéphane GSELL – Tome 1 – 1910 – Pages 186-187
Des stations des régions de Gafsa, de Redeyef (à l’Ouest de Gafsa), de Tébessa et de Négrine (au Sud de l’Algérie), du centre de la province de Constantine, nous ont révélé l’industrie que l’on a appelée capsienne, ou gétulienne. Quelques-unes occupaient des abris sous roche, mais la plupart étaient des campements, parfois assez étendus, établis d’ordinaire près des points d’eau. On les reconnaît à des amas énormes d’escargots, mêlés à des couches épaisses de cendres, où se rencontrent, en assez petite quantité, des ossements de cerfs, de zèbres, d’antilopes, de bœufs, de mouflons et même de rhinocéros.
Les œufs d’autruche, dont les restes, très nombreux, sont fréquemment calcinés, ont dû servir de récipients pour la cuisine, peut être surtout pour faire bouillir les escargots.
La poterie et les haches polies manquent. Les instruments de pierre, fabriqués en beaux silex, dans les campements mêmes, présentent des ressemblances ; qui ne doivent pas être fortuites, avec ceux de l’aurignacien d’Europe.
Ce sont principalement des lames et des pointes, taillées sur une seule face et dont l’un des côtés longs, formant une sorte de dos, offre souvent des séries de retouches ; des grattoirs, les uns à peu près circulaires, les autres en lame avec une extrémité arrondie ; des lames qui paraissent être des burins, se terminant en haut par une partie concave et une pointe d’angle aiguë.
Quelques lames et grattoirs portent des encoches latérales retaillées avec soin. On rencontre aussi des disques à arêtes coupantes probablement des pierres de jet.
• Escargotières et outils capsiens
Extrait de « Histoire ancienne de l’Afrique du nord – Les conditions du développement historique - Les temps primitifs – La colonisation phénicienne et l’empire de Carthage - Stéphane GSELL – Tome 1 – 1910 – Page 188 »
Il convient d’attribuer à une époque relativement récente, sans doute en partie contemporaine du développement de la civilisation néolithique dans d’autres régions, des escargotières où les outils de très petites dimensions soient nombreux : Pointes droites, ou recourbées en bec de perroquet ; silex trapéziformes, qui étaient soit des tranchets, soit plutôt des bouts de rocher, à tranchant transversal. L’os poli, rare dans les stations anciennes, devient plus fréquent ; il est représenté par des poignards, des poinçons, des aiguilles. Des débris d’œufs d’autruche sont ornés de gravures, qui consistent en des traits parallèles, dont deux séries se coupent parfois de manière à figurer un quadrillé, en des suites de filets obliques ou de chevrons, en des lignes de points. De petits disques ont des segments d’autre forme, taillés dans des œufs d’autruche et perforés, sont des restes de colliers, de même que des coquilles et des cailloux troués.
• Industrie microlithique des ateliers de Rafana (Tébessa)
Extrait de « Bulletin de la Société Préhistorique Française – Année 1912 – Volume 9 – Numéro 9 – pp. 583-584) »
La communication de M. Coutil, dans le Bulletin de la Société Préhistorique Française du mois d’avril, page 222, au sujet d’une industrie microlithique recueillie à Zonhoven (Brabant), me rappelle une découverte analogue que j’ai faite en 1909. Au cours d’une promenade sur les bords de l’Oued Rafana, situé non loin de Tébessa, en explorant les nombreuses stations préhistoriques que j’avais découvertes quelques jours auparavant, je remarquai, sur les berges de l’Oued précité, un certain nombre de cercles de pierres, mesurant 1mètre 50 à 2mètres de diamètre. Ma surprise augmenta, en recueillant auprès de trois de ces cercles, 180 grattoirs minuscules. Aucun autre outil n’y fut trouvé, sauf quelques débris de taille.
Ces grattoirs, très bien caractérisés, affectent tous la forme triangulaire, particularité que nous n’avons plus retrouvée dans les autres stations préhistoriques ; ils mesurent 0m02 de large sur 0m3 de long, et, comme ceux de Zonhoven, sont parfois formés de calottes détachées de petits rognons de silex ; d’autres sont retouchés sur trois côtés. Non loin de là, près d’autres cercles de pierres, je pus trouver une assez grande quantité de lames de silex à dos retouché, mais aucun grattoir ; ces lames, comme les grattoirs, sont de très petite taille, 0m02 et 0m04. En 1910, sur mes indications et en ma présence,M. Debruge (de Constantine) fouilla quelques-uns de ces cercles de pierres, mais n’y trouva que des cendres et charbons (Recueil de la Société archéologique de Constantine, année 1910, p. 80 Industrie microlithique des Ateliers de Rafana (Tébessa), province de Constantine (Algérie).
Ces cercles de pierres sont probablement des fonds de cabanes, habitées momentanément par des tailleurs de silex, qui se sont spécialisés, les uns pour les grattoirs, les autres pour les petites lames à dos retouché, qui leur étaient nécessaires pour leur existence.
Les escargotières, situées à quelques centaines de mètres des ateliers précités, nous ont livré des grattoirs circulaires ou allongés de fort volume (Les grattoirs des escargotières de Tébessa varient de 0m06 à 0m09) ; mais aucun n’a la forme triangulaire ; il y a une différence d’époque qu’il reste à établir.
Contrairement à l’atelier de la grotte de Mahrouguet que nous avons découvert il y a quelques mois, autour des ateliers que nous venons de décrire il n’existe pas beaucoup de débris de taille (et pour cause), étant établis sur une pente assezprononcée ; les déchets de taille de silex ont été entraînés par les eaux. Nous nous réservons de faire, plus tard, une étude plus détaillée sur ces fonds de cabanes, uniques dans la région.
• Aïn Misteheyia (Chéria) – Industrie du capsien supérieur
Extrait de «LUBELL D. ; GAUTIER A. ; LEVENTHAL E. T. ; THOMSON M. ; SCHWARCZ H. P. ; SKINNER M. ; The Prehistoric Cultural Ecology of Capsian Escargotieres, Part II : Report on Investigations Conducted during 1976 in the BAHIRET TELIDJENE, Tébessa – Wilaya Algeria - 1982, vol. 30-31, pp. 59-142»
Aïn Misteheyia est une escargotière du Sud de Chéria (Wilaya de Tébessa) dont l’épaisseur atteint 1,50m et s’étend d’environ 9800 à 7300 B.P. L’industrie, Capsien supérieur, se divise en deux niveaux. Le plus ancien se caractérise par des pièces larges, des burins et grattoirs abondants. Il contient de nombreux Hélix melanostoma, restes osseux provenant d’espèces telles Bos primigenius, Equus mauritanicus. Le plus récent renferme de petites pièces, de nombreux denticulés, des géométriques plus fréquents, pas de burins. Il y a peu d’Hélix Melanostoma mais un grand nombre de petits mammifères tels gazelles et lagomorphes. Ces changements sont interprétés comme marque d’une crise d’aridité (ou réduction des pâturages) dans la région peu après 8000 BP et trouve confirmation dans les analyses sédimentologiques. Des résultats semblables ont été retrouvés à Kef Zoura dont le niveau ancien est Capsien typique et le récent Capsien supérieur ne remontant pas au-delà de 6000 BP. Les conclusions générales montrent une forte adaptabilité de l’économie capsienne.
• La question s’baïkienne (Bir El-Ater)
Extrait de « L’Algérie des premiers hommes, de Ginette Aumassip – 2001 – Page 159 »
L’abondance d’épaisses pièces foliacées dans des sites de la région de Tébessa avait conduit M. Reygasse à nommer« S’Baïkien » de tels ensembles. Dans le secteur de Gafsa, ces pièces s’accompagnent de grattoirs volontiers discoïdes, racloirs, perçoirs, de nombreux rectangles, de têtes de flèche à tranchant transversal. Il s’agirait probablement d’un faciès néolithique et non paléolithique moyen comme le pensait M. Reygasse, mais il est difficile de lui accorder un âge en l’absence de matériaux datables. Il serait récent pour E.G. Gobert ; à l’inverse, pourG. Camps, il pourrait être à l’origine de la néolithisation de la zone capsienne à partir des régions méridionales.
• Vécu pastoral au temps préhistorique - Cultures au Néolithique – Découvertes d’inhumations humaines, d’outils, etc. au Damous El-Ahmar (Tébessa)
Extrait de « Climats, cultures et sociétés aux temps préhistoriques, de l’apparition des Hominidés jusqu’au Néolithique – Académie des Sciences, 13-16 septembre 2004 – Institut de France – Grande Salle des Séances – 2004 »
Durant la Néolithisation on a signalé la présence d’inhumations de sujets méchtoïdes évolués dans quelques grottes. A titre d’exemple retenons près de Tébessa celle du Damous el-Ahmar, et au Djebel Rocknia celle dite des Hyènes. Qu’y observe-t-on ? Au sein d’un même faciès pastoral, inauguré vers 7000 BP par des bergers du Néolithique de tradition capsienne, installé en altitude dans des grottes résidence d’état, on a identifié divers documents de prestige : haches, herminettes, colorants, parures en ivoire et en coquille marine. Si les restes alimentaires (moutons, chèvres, bœufs) attestent un vécu pastoral, les objets non utilitaires évoquent l’étendue des goûts et des préoccupations esthétiques. Toutefois, en l’absence en grotte de déchets de fabrication liés à l’exploitation des nouveaux matériaux : roches verte, grise et blonde, ivoire, coquille, on peut émettre l’hypothèse d’acquisitions lointaines extraordinaires. A l’occasion des transhumances annuelles, rencontres et actes d’échanges les auraient suscitées.
C’est dans le registre symbolique que ce métissage culturel se révèle mieux encore. Dans la variabilité des solutions retenues par ces individus mèchtoïdes évolués, se perçoivent par exemple les nuances d’une ritualisation de l’avulsion dentaire (positives et négatives), le renforcement d’un cérémonial du rouge funéraire, le développement artistique étendu à tous types de supports, la finalité de certaines figurations d’art rupestre à vocation pédagogique pour certaines et identitaire pour d’autres, etc. En somme, l’espace symbolique est source d’épanouissement de l’homme moderne.
• Pratiques funéraires
D’après Histoire ancienne de l’Afrique du nord – Les conditions du développement historique - Les temps primitifs – La colonisation phénicienne et l’empire de Carthage - Stéphane GSELL – Tome 1 – 1910 – Pages 272-273)
Dans des grottes à l’époque néolithique, l’une voisine d’Oran, l’autre près de Tébessa, deux frises portaient des traces d’une coloration rouge. Des découvertes analogues ont été faites en Europe dans des tombes de l’âge de la pierre, en Berbérie dans des sépultures qui datent des temps historiques.
L’usage des peintures corporelles, que nous avons signalé chez les vivants, devait être aussi appliqué aux morts. Il n’est pas nécessaire de croire qu’un badigeonnage ait été fait sur les ossements mêmes, décharnés à la suite d’une exposition en plein air ou d’un ensevelissement provisoire : la matière colorante pouvait être déposée sur le cadavre et, après la disparition des chairs, teindre les os avec lesquels elle entrait en contact. Pour l’époque préhistorique, rien n’atteste avec évidence le rite du décharnement dans l’Afrique du Nord.
Chapitre II : Epoque carthaginoise
Epoque carthaginoise
Afrika – vers 800 av. J.C / 146 av. J.C
Les fragments d’histoire suivants, ont été choisis pour leur clarté, concernant cette époque. Tous les aspects civilisationnels sont abordés (art, armée, religion, mœurs, culture, agriculture, etc.). Tébessa, la seule ville selon les affirmations de certains historiens, qui a été prise de force par les Carthaginois, vers l’an 250 avant notre ère.
• Origine de Théveste
Extrait de « Archives Musée de Tébessa – Manuscrit M. KOPP – Éditeur »
La région tébessienne, riche de documents préhistoriques découverts et collectionnés par un de nos savants administrateurs, ayant gardé des traces des premiers berbères, surtout dans l’Osmor, le Dyr et le Mistiri, des traces aussi d’occupations phéniciennes, une ville reconnue comme étant l’une des plus anciennes de l’Afrique septentrionale, qui, d’après Diodore de Cécile, aurait été fondée par Héraclès et d’après Saint Jérôme, par Tibère, ne commence à entrer dans l’histoire que par Salluste, dans ses guerres de Jugurtha.
• Tébessa sous dépendance des Rois Numides et sa conquête par Carthage
Extrait de « Les monuments antiques de l’Algérie – Par Stéphane GSELL – Tome 1 – 1901 – Monuments puniques - page 55 »
L’histoire des premiers établissements fondés par les Phéniciens sur le littoral de l’Algérie nous est tout à fait inconnue. Il est permis de supposer que ce furent des refuges des stations, des aiguades sur la route de l’Espagne, où les trafiquants de la côte syrienne allaient chercher l’argent des mines inépuisables de la vallée du Guadalquivir. Avec le temps, ces escales devinrent des comptoirs de commerce et quelques-unes d’entre elles des villes assez importantes.
Carthage, la Tyr de l’Occident, leur imposa sa suzeraineté, et elle fonda à son tour de nouvelles colonies sur le rivage du Maghreb. Elle paraît avoir aussi occupé pendant quelque temps l’est de la province de Constantine ; mais, ce territoire, lui fut disputé par les rois indigènes. Théveste (Tébessa), qui fut conquise vers 250 par les Carthaginois, ne resta en leur possession que cinquante ans à peine.
Les traces de leur civilisation sont assez rares en Algérie : leur œuvre y a été presque partout recouverte par celle des Romains.
Sur quelques points du littoral, on a trouvé des vestiges de remparts qu’on peut leur attribuer avec vraisemblance, des débris d’architectures de style punique, enfin des caveaux creusés dans le roc, à la mode phénicienne : les objets recueillis dans ces tombeaux permettent de les dater des derniers temps de la domination carthaginoise.
• L’agriculture en numidie – Tébessa et son importante culture d’oliveraie
Extrait de « Massinissa, un géant de notre histoire - par Abderrahmane Khelifa, inspecteur des monuments historiques - Djazaïr 2003 - Revue du commissariat général de l’année de l’Algérie en France »
Si les céréales occupaient dans l’agriculture numide une place de choix, les arbres fruitiers ne manquaient pas à la richesse des grands domaines : l’olivier, la vigne, le figuier, le grenadier. Tous ces arbres fruitiers étaient cultivés en Numidie, surtout autour des grandes agglomérations comme Cirta, Theveste, Dougga, ainsi que sur les côtes. La culture de la vigne est attestée à Gunugu (Gouraya) à l’Ouest de Cherchell, alors qu’à Leptis Magna et dans la région de Theveste, il y avait de vastes étendues d’oliveraies.
• Mœurs et croyances
Extrait de «Histoire ancienne de l’Afrique du nord – La civilisation Carthaginoise – Stéphane GSELL – Tome 4 – 1920 - Pages 259-260)
Quelques inscriptions latines d’Afrique mentionnent, d’ordinaire avec Saturne, la déesse Ops, qui ne se retrouve pas dans les autres provinces de l’Empire : il faut voir en elle une divinité propre aux Africains, à laquelle l’épouse du Saturnus italique avait prêté son nom. Or, en Afrique, Saturnus était le nom qu’avait reçu Baal Hammon. Ops doit donc être identifiée avec Tanit Penné Baal, la compagne, sinon l’épouse d’Hammon.
Ce sont probablement aussi les vieilles divinités puniques qui trônent l’une auprès de l’autre sur des stèles découvertes dans la région de Tébessa : Le dieu offre le type classique de Saturnus et est expressément appelé ainsi ; quant à la déesse, dont l’image est banale, il est possible qu’on l’ait appelée Ops.
Extrait de « Archives Musée de Tébessa – Manuscrit M. KOPP – Éditeur »
Nous avons des mentions d’un Héraclès des Libyens, d’un Hercule libyen. Mais il est certain qu’on a parfois qualifié ainsi l’ « Hercule » introduit par les Phéniciens en Libye, le dieu Melqart. L’ « Hercule » adoré dans une grotte, près de Tanger, a pu être quelque divinité des Libyens, car, en ce lieu, se célébrait un culte indigène ; je ne sais pourquoi il fut identifié, soit avec l’Hercule Tyrien, soit avec Héraclès. Au contraire, rien n’oblige à croire que l’Hercule auquel on attribuait la fondation des villes de Théveste et de Capsa ait été un dieu africain : si Salluste qualifie de libyen le fondateur de Capsa, Paul Orose, le qualifie de phénicien.
Extrait de « Histoire ancienne de l’Afrique du nord – Les royaumes indigènes – Vie matérielle, intellectuelle et morale - Stéphane GSELL – Tome 6 – 1927– Page 162 »
La plupart des religions ont enveloppé les êtres divins dans une forme humaine. Les Libyens n’ont pas fait exception à cet égard, ainsi peut être, ont-ils attendu que des étrangers leur en donnassent l’exemple. Une image anthropomorphique du dieu Ifru date seulement de l’époque romaine. C’est dans une inscription latine que nous trouvons la mention des simulacres de cinq dieux indigènes, adorés ensemble non loin de Tébessa ; nous ne savons rien de plus sur ces effigies. Nous ne savons pas davantage quel était l’aspect des statuettes, en bois et en métal de Gurzil, dieu des Laguatan au VIe siècle de notre ère. Mais les documents, plus anciens, que nous avons déjà signalés, des monnaies frappées par des rois numides et maures ou par des villes qui faisaient parties de leurs états, prouvent qu’en adaptant des dieux venus d’ailleurs, les indigènes ont accueilli aussi leurs images anthropométriques : Ammon ou Baal Hammon, sous la forme grecque de Zeus aux cornes de bélier, l’Afrique coiffée de la dépouille de l’éléphant, la déesse tourelée qui protège la cité, etc. Les berbères ont pu être ainsi amenés à figurer sous des traits humains leurs propres dieux.
• Pluton africain – Ancienne vénération à Théveste
Extrait de « Dieux et déesses de l’univers phénicien et punique – Par Edward LIPINSKI – Page 380 »
Les Cérères sont souvent vénérées avec Pluton et il est fort probable que le dieu grec est apparu en Afrique du Nord dès l’époque punique, à la suite des déesses Thesmophores. Il les accompagne dans les sanctuaires ruraux découverts près de Korba et de Soliman, dans le Cap Bon, de même qu’àAïn Chabrou, près de Tébessa, dans une région où son culte rencontra un succès particulier. « Leur association est si étroite, écrit M. Leglay, qu’on peut se demander si le culte de Pluton n’a pas été introduit en Afrique en même temps que celui des deux déesses ».
C’est presque toujours au dieu agraire de la fécondité et de la richesse que s’adresse la piété des Africains, qui l’ont surnommé Frugifer, l’équivalent exact du Grec Καρποφρδρος et traduction probable de l’ouest – sémitique ŞOBER ou ŞOBAR, « entasseur » de blé ou de récoltes. Ce Pluton, qui ne se retrouve pas ailleurs dans l’Occident latin, est même représenté avec une corne d’abondance.
• Vie intellectuelle et morale - Religions
Extrait de « « Histoire ancienne de l’Afrique du nord – Les royaumes indigènes – Vie matérielle, intellectuelle et morale - Stéphane GSELL – Tome 6 – 1927– Page 137 »
Une inscription néo punique de Tunisie nous donne peut être le nom d’un dieu, Gilo (ou quelque forme voisine). Ce sont aussi de simples noms, légèrement romanisés que nous apportent des inscriptions latines : on ignore ce qu’étaient les divinités qu’elles mentionnent. En voici la liste : cinq dieux, auxquels un sanctuaire fut élevé à Magifa dans la région de Tébessa, (Masidenis, Thililvae, Sugganis, Iesdanis, Masiddice) – ces noms sont au génitifs.
• Première Guerre Punique - 228 av J.C
Extrait de « Histoire de l’Afrique septentrionale – (Berbérie) – Depuis les temps les plus reculés jusqu’à la conquête française 1830 – Ernest MERCIER – Tome Premier – 1888 – Pages 24-25 »
Carthage après avoir rétabli son autorité en Afrique, porte la guerre en Espagne. Après avoir fait rentrer sous leur obéissance les villes compromises par l’appui donné aux rebelles, et notamment Utique et Hippo-Zarytos, qui opposèrent une résistance désespérée, les Carthaginois firent plusieurs expéditions dans l’intérieur, tant pour châtier les Berbères que pour garantir la limite méridionale par une ligue de postes. Ils occupèrent notamment, alors, la ville de Théveste.
• Hécatompyle des Grecs, Théveste romaine
Extrait de « Histoire ancienne de l’Afrique du Nord – L’état Carthaginois - Stéphane GSELL –Tome 2 – 1918 – Pages 95-96 »