Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
L'enrichissement, ce n'est pas la destination, mais le chemin. C'est ce qu'on dit. Du moins, lorsqu'on y arrive, à destination. Mais est-ce toujours vrai quand on embarque dans un train de nuit ? On monte, on s'installe, on regarde sa montre, un coup d'oeil rapide au voisinage. Puis on en profite pour lire, écouter de la musique ou dormir. Normalement, rien de plus. Pourtant... Quatre auteurs, primés dans des genres littéraires très différents, s'entremêlent les rails pour vous proposer des versions décalées de ce qui arrive parfois, lorsque la fée destinée, elle aussi, est du voyage ! Vous croiserez là Ange, Héloïse et soeur Clémence en partance pour Rome. Berti, un agent vraiment très spécial, engagé dans une mission aux contours flous. Rosie, une anthropologue de renom, à bord d'un mystérieux train, à la recherche des disparus d'Alaska. Et Frank, qui se rend à son travail comme chaque matin, en se demandant s'il ne serait pas temps de changer la courbe de sa vie...
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 135
Veröffentlichungsjahr: 2025
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
Remerciements à la SNCF et à la nuit,
sans qui ce recueil n’aurait pas été possible.
Paris-Rome
Emilie Riger
Un agent très spécial
Rosalie Lowie
Amitola
Dominique Van Cotthem
Le dernier train
Frank Leduc
Émilie Riger
Louis
Elsa était trop belle pour lui. Trop belle, trop complexe, trop ambitieuse. Louis le savait depuis qu’il avait posé les yeux sur elle et compris qu’il lui appartiendrait. Il possédait une puissance un peu rustre, une intelligence pragmatique ; Elsa, une beauté raffinée, émulsionnée par une pointe de ruse. Cette note sournoise lui donnait du chien, une aura dangereuse. Insaisissable.
Louis se rêvait pianiste international, mafieux charismatique, acteur hollywoodien, chirurgien révolutionnaire… N’importe quoi pour ensorceler sa dulcinée. N’importe quoi, sauf être lui : un bûcheron devenu patron d’une scierie. Assez pour gâter Elsa, insuffisant pour satisfaire ses fantasmes.
Ils ressemblaient à un vase de cristal posé sur une table en formica. Ils ressemblaient à une histoire qui va mal finir.
Une perpétuelle vigilance usait les nerfs de Louis. Elsa devait plaire, comme le soleil doit se lever, et les amateurs ne manquaient pas. Louis ne dormait plus, s’énervait, fumait trop. Pourtant, il aurait préféré crever plutôt que de renoncer. Il crèverait le jour où il la perdrait.
Louis souleva les énormes valises (la beauté d’Elsa s’avérait encombrante) et les déposa dans leur cabine.
Un quart d’heure avant le départ du train.
Sœur Clémence
Propulsée par la panique, sœur Clémence engloutit la longueur du quai, une main agrippée à son sac de cuir, l’autre cramponnée à Héloïse. La jeune novice la suivait de bon gré, sans laisser l’angoisse de son mentor entamer sa sérénité.
Sœur Clémence gémit de soulagement en sautant sur le marchepied de leur wagon. Elle se glissa dans le couloir, vérifiant fébrilement les billets appris par cœur. Tractant toujours Héloïse derrière elle, comme si celle-ci pouvait se perdre dans cette coursive rectiligne, elle dépassa un couple. La carrure impressionnante de l’homme évoqua aussitôt à sœur Clémence la démesure d’un sujet biblique, David ou Samson. Mais elle tira d’un coup sec sur le bras d’Héloïse en découvrant sa compagne : celleci montrait trop de peau et portait trop de maquillage pour y exposer son innocente brebis.
Sœur Clémence reprit son souffle en atteignant la cabine suivante, dont elle claqua presque la porte derrière elles. Rassurée d’avoir mis la jeune femme à sa charge en sécurité, elle pêcha dans son sac une bouteille d’eau et un comprimé. L’effet placebo apaisa les battements de son cœur avant même que la chimie anxiolytique n’atteigne son sang.
Héloïse tapota sa manche avec un sourire compatissant, dont la candeur attisa la résolution de sœur Clémence. Elle vouerait son âme à garder cette enfant à l’abri de la main de Dieu. Enfin tranquillisée, elle ferma les yeux.
Dix minutes avant le départ du train.
Tiffany
Tiffany était à la femme ce que le bouton est à la fleur. Une promesse. Une bande-annonce. Un prologue.
À ses yeux, sa mère incarnait l’inverse : un épilogue.
Son maquillage soulignait sa jeunesse, celui de Marjorie camouflait sa maturité. Tiffany méprisait sa mère de toute l’injustice de son adolescence.
Une épouse transformée en fantôme, un zombi incapable de réagir. Sa mère n’avait pas prononcé le moindre reproche quand son mari l’avait quittée pour une autre. Tiffany avait rejeté tous les serments paternels, refusé de le voir ou de prendre ses appels depuis sa trahison. Elle se révoltait, revanchait sa mère. Mais Marjorie s’était contentée de baisser la tête et de pleurer. Pathétique.
Jamais.
Jamais elle ne deviendrait cette victime passive, abattue par ses désillusions.
Jamais elle ne serait cette femme déçue et décevante.
Tiffany se promettait une vie fabuleuse, hors du commun. Une vie guidée par la passion, l’Amour avec une majuscule, le talent. Comme cette inconnue aperçue au début du wagon devait mener, avec cette aura de star de cinéma. Une créature aussi racée ne pouvait se contenter d’une vie banale.
Elle regarda Marjorie monter sa valise dans le porte-bagage en ahanant, s’asseoir. Puis reprendre sa tétine de nicotine et lâcher un nuage de vapeur parfumée, distraite par l’effervescence du quai.
Cinq minutes avant le départ du train.
Ange
Ange courait le plus vite possible, mais son visage offrait l’étrange spectacle d’un homme en retard et souriant. Il n’envisageait pas un instant de manquer un voyage si important, sa naïveté obligeait la réussite à couronner ses efforts.
Ange courait avec son cœur autant qu’avec ses jambes. Pas l’organe, le « vrai », siège des frissons de l’âme. Au bout de la course d’Ange, le plus beau de tous les sentiments l’attendait : l’Amour. Cet amour immense, insensé et invincible, incarné ce jour-là par la modeste Héloïse.
La jeune femme ignorait qu’Ange approchait à la vitesse de ses grandes foulées passionnées. Elle pensait Ange perdu, quelque part entre le passé où il devait disparaître et l’ailleurs où il était censé se trouver.
Héloïse ne vit pas Ange sauter dans le train à l’instant où le chef de gare autorisait la fermeture des portes. Quand la sonnerie retentit, elle ne reconnut pas la musique de la seconde chance.
Ange salua son succès d’un sourire heureux au moment où le train s’ébranlait.
Le couloir
Dans l’agitation du voyage débutant, tous s’affairaient. Il fallait ordonner les valises et coloniser le minuscule cabinet de toilette. Déballer des bribes d’eux-mêmes pour s’approprier ce territoire éphémère.
Les cabines apprivoisées, l’étroit couloir se vit envahir sous prétexte de prendre l’air, dans un vaet-vient alternatif, les voyageurs se croisaient sans vouloir encore se mélanger. Des regards furtifs prenaient la mesure de ces étrangers de hasards devenus voisins. Une destination commune suffirait à établir un lien aussi instantané que superficiel, facile à dénouer dès l’arrivée.
Louis s’engagea franchement dans la coursive. Les odeurs industrielles usées lui collèrent la nostalgie de ses forêts. Le parfum de la sciure de bois imprégnant encore ses vêtements l’apaisa furtivement, au point de sourire en découvrant l’éclat des robes blanches de la cabine jouxtant la sienne. Si seulement Elsa s’était engagée envers lui avec la même conviction, la même intégrité que ces robes de mariées virginales, peut-être aurait-il retrouvé le sommeil et la paix qui le fuyaient. Mais l’aurait-il aimée si fort, sans cette crainte constante de la perdre ?
Quelques mètres plus loin, une dispute crépitait entre une femme et une adolescente. L’une le touchait par son courage fatigué, l’autre le séduisait par sa fougue inconsciente. Il se détourna discrètement.
Rasséréné par cet environnement féminin, il eut presque un hoquet en découvrant la silhouette de la dernière cabine. En un clin d’œil, la largeur des épaules, mise en valeur par les hanches étroites, lui poigna le cœur. Les doigts délicats pianotaient sur la tablette, la posture rêveuse s’inclinait vers le paysage sifflant derrière la vitre. Les signaux d’alerte de Louis se rallumèrent aussitôt : il savait l’élégance de cette apparition propre à captiver l’intérêt d’Elsa au premier regard. Et dès lors, ce jeune homme solitaire, enfermé derrière sa porte de verre et indifférent à ce qui l’entourait, tisonna la jalousie de Louis.
Il regagna son alcôve à pas rageurs, trop grands pour la distance à parcourir, buta contre le chambranle en aluminium et s’effondra, le souffle court, sur la banquette. Elsa ne tourna pas la tête. Elle fumait avec une telle distinction qu’on eut dit le banal objet fiché dans un porte-cigarette en ivoire.
Louis frotta son visage pour en chasser la fatigue et la peur puis, la porte verrouillée et sa jambe en travers du passage montant la garde, il s’assoupit pour tenter de voler un peu de repos à ses tourments.
L’apparition
L’exaspération projeta Tiffany hors de leur capsule bien avant l’heure du repas. Elle s’accrocha à la barre métallique longeant la fenêtre. Laisser les soubresauts du train cogner son front contre le carreau lui semblait préférable à la cohabitation avec sa mère.
Mais bientôt, fatiguée de rester immobile et debout, elle chercha une position plus confortable. Elle pensa retrouver la star de cinéma aperçue à l’entrée du wagon, mais renonça. Quelle serait la réaction de l’homme maussade à ses côtés ? Et puis le spectacle des bonnes sœurs priant un Dieu bidon la démoralisait d’avance. Comment des femmes pouvaient-elles encore faire le choix du renoncement, à l’heure où tant d’entre elles se battaient pour avoir le droit d’exister ?
Il lui restait un voyageur à découvrir, la curiosité trompa son ennui. Elle n’espérait qu’un morne désintérêt quand elle posa les yeux sur leur voisin. Ses paupières clignèrent sans effacer le mirage. Un cahot du train la projeta contre la porte vitrée. L’homme sursauta au bruit sourd, se leva et fit coulisser le mince obstacle qui les séparait.
– Vous êtes blessée ?
Ces quelques mots anodins, l’innocence du sourire, l’inquiétude bleue posée sur elle, suffirent à exaucer son vœu. Elle, Tiffany, quinze ans, vivait ce que certains cherchent toute leur vie : le coup de foudre. La certitude d’aimer corps et âme l’homme devant elle la foudroya avec la violence de cette expression galvaudée.
– Vous avez l’air sonnée. Entrez une minute vous asseoir.
Une main douce et tiède la guida, elle s’y agrippa comme si, assommée pour de vrai, elle craignait la chute.
– Vous m’avez fait peur ! s’amusa-t-il. Ça va mieux ?
– Je m’appelle Tiffany, murmura-t-elle en entrelaçant leurs doigts.
– Ange, répondit-il sobrement.
Ce nom prédestiné la propulsa dans une telle extase qu’elle ne remarqua pas qu’il se dégageait de son étreinte et la relevait. Il la poussait gentiment dans le couloir alors qu’elle recherchait encore les mots pour exprimer ce qu’elle ressentait, la caresse de la peau collée à la sienne. En un clin d’œil, Ange incarna cette vie extraordinaire exigée par la jeune fille. Tiffany avait l’âge de l’absolu impatient, aveugle aux nuances que l’amour demande pour être apprivoisé.
Ange lui appartenait et elle était toute à lui.
La voiture-restaurant
Lorsqu’Ange franchit le seuil de la voiture-restaurant une heure plus tard, cinq cœurs ricochèrent contre la cage thoracique qui les enfermait.
Louis sursauta d’un effroi résigné, Elsa d’une pointe d’intérêt inattendue.
L’incrédulité pétrifia sœur Clémence quand elle se retourna pour connaître la cause de l’illumination du visage d’Héloïse.
Tiffany s’enflamma de voir s’approcher celui qu’elle avait choisi comme âme sœur.
Même le serveur suspendit ses gestes quelques secondes en découvrant le visage angélique, comme modelé par son prénom. La clarté de ses yeux bleus et ses boucles blondes évoquaient un champ de blé sous un ciel d’été, avec la même évidence que ce cliché rebattu. La pureté presque féminine de sa peau semblait l’œuvre d’un peintre de la Renaissance. Des ailes invisibles devaient soutenir un corps si léger qu’il paraissait flotter.
Seule Marjorie, emmurée dans sa lassitude, ignora l’apparition.
Les voyageurs, occupés à distraire une heure de leur périple par un dîner, envahissaient le wagon. Après quelques formules de politesse, le serveur installa donc Ange avec la mère fatiguée et son adolescente revêche : Tiffany vit aussitôt dans cette coïncidence la confirmation de son fantasme. De l’autre côté de l’allée, une autre table resserrait sœur Clémence et Héloïse, Louis et Elsa.
Ange répondait sans y penser au bavardage encombrant de Tiffany. Marjorie profitait trop de cette échappatoire inespérée pour appeler sa fille à plus de retenue. L’inattention d’Ange était manifeste. Il touchait à peine ses couverts, son corps et son énergie entièrement tendus, comme aspirés, par la table de l’autre côté de l’allée.
Effleurée par la diagonale de son regard, Elsa se crut l’objet de sa fascination. Sa poitrine se gonfla de fierté, ses épaules se redressèrent, ses yeux jouèrent sous ses paupières mi-closes la lascive danse de l’esquive. Les nerfs de Louis crissaient sous l’effort pour se contenir. S’il les avait libérés, ses poings auraient barbouillé de rouge cette gueule d’ange, jusqu’à ce que le dégoût efface l’envie du visage d’Elsa.
Sœur Clémence ingurgita deux comprimés. Elle maudissait ce démon de les avoir traquées jusqu’à ce train où elle se croyait sauvée, et le sourire chatoyant d’Héloïse lui donnait envie de pleurer.
L’intensité de l’énergie reliant Héloïse et Ange devint si envahissante que Tiffany s’essouffla de parler seule et émergea de son délire. Avec l’instinct d’une femme amoureuse, elle devina la rivale insoupçonnable sous sa guimpe blanche : ces deuxlà se connaissaient déjà, leur histoire avait pris naissance bien avant le départ du train.
Le serveur se dépêcha de débarrasser les entrées pour apporter la suite. Il lui tardait de voir partir ces clients dont le silence l’oppressait chaque fois qu’il devait s’affairer autour d’eux. Mais il eut beau hâter tant qu’il put plat, fromage et dessert, enlevant les assiettes pleines pour moitié, le malaise s’étoffait.
Elsa, déstabilisée par cette indifférence à laquelle elle n’était pas habituée, redoublait d’efforts pour attirer un éclat admiratif, un soupir ému. À ce spectacle, Louis bouillait et s’approchait dangereusement du point d’explosion.
Sœur Clémence aurait pu avaler tout son flacon sans se libérer de la colère qui montait en elle à la vue de ce voleur d’âme, œuvrant sans complexe sous son nez. Héloïse tremblait, déchirée entre deux vocations, devenir l’épouse de Dieu ou celle de l’une de ses créations.
Leur rencontre avait été évidente, inéluctable. Un mur du monastère s’était fendu et menaçait de s’écrouler, un maçon avait été appelé pour refermer la clôture. Ange avait été ce bâtisseur. Son chemin avait croisé celui d’Héloïse et, le temps que le ciment prenne, leurs cœurs étaient scellés l’un à l’autre. Sœur Clémence lisait désormais dans cet éboulement un signe. Dieu mettait à l’épreuve la vocation de sa jeune novice et son devoir était de la sauver de l’amour humain, si éphémère, pour lui conserver l’amour divin, éternel. Partie, enfuie presque, avec ce train qui les menait à Rome, elle avait cru le sauvetage accompli, l’âme d’Héloïse rendue à Dieu.
Elle avait failli.
Sœur Clémence se leva la première, s’excusa auprès de Louis, puis entraîna dans son sillage une Héloïse bouleversée par les pôles opposés qui l’attiraient.
Louis et Elsa abandonnèrent rapidement la nappe à demi débarrassée.
Marjorie suivit, espérant que, lorsque sa fille la rejoindrait, elle serait déjà couchée et endormie, ou feignant de l’être, pour échapper à une énième séance de récriminations.
Tiffany et Ange se retrouvèrent en tête-à-tête.
Ange gardait le silence, plongé dans les délices de sa rêverie : le sourire d’Héloïse avait ranimé un espoir timide mais exalté.
– Tu veux tomber amoureux d’une bonne sœur ?
La question brutale et le ton méprisant lui écarquillèrent les yeux. Arraché à sa bulle, il reconnut vaguement l’adolescente qui s’était cognée contre la porte. Mais impossible de se rappeler son prénom.
– Nous nous aimons déjà, répondit-il d’un ton feutré.
Tiffany s’exaspéra de cette douceur imperturbable.
– Tu vas t’amuser grave, à la mater sans pouvoir la toucher !
Imperméable au sarcasme, Ange songea un instant au toucher de ce corps qu’il aimait sans l’avoir jamais deviné, à la caresse d’une chevelure jamais vue, au frôlement de lèvres qu’il pourrait ne jamais connaître.
Il revint à celle en face de lui, et fut choqué par le contraste. Cette peau exposée à tous, ces formes que les vêtements exhibaient au lieu de les habiller, cette bouche qui paraît son agressivité du gras collant d’un gloss le repoussèrent au fond de sa banquette. Ange espérait approcher le corps qui contenait l’âme tant adorée, comme le cerf-volant apprivoise le ciel, pas tomber dans un lit déjà ouvert. Tiffany était bien trop charnelle et réelle pour un jeune homme aux aspirations si éthérées.
Sans répondre, il se leva et regagna les cabines. Le front collé à la vitre aveuglée par un rideau, il supplia sœur Clémence de lui ouvrir, de les laisser se parler, pour choisir ensemble leur destin. Mais seul le silence de leurs prières lui répondit.
Tiffany
Abasourdie par une telle froideur, Tiffany se résigna à partir elle aussi. En découvrant Ange recroquevillé contre la porte d’une autre, alors que son cœur explosait dans sa poitrine, elle se réfugia dans sa cabine où une veilleuse troublait les ténèbres. Abandonnée à son chagrin par le sommeil de sa mère, elle fondit en larmes aussitôt enfermée.
