Transfert Quantique, L'inconscient dévoilé - Myriam Yahimi-Fassio - E-Book

Transfert Quantique, L'inconscient dévoilé E-Book

Myriam Yahimi-Fassio

0,0
8,49 €

-100%
Sammeln Sie Punkte in unserem Gutscheinprogramm und kaufen Sie E-Books und Hörbücher mit bis zu 100% Rabatt.

Mehr erfahren.
Beschreibung

Nous échangeons des informations qui interagissent en résonance avec nos histoires respectives. Elles dessinent un code qui régit nos relations familiales, sentimentales, sociales et professionnelles. A notre insu, elles nous contraignent dans nos choix qui vont parfois à l'encontre de nos désirs conscients ; comme un programme informatique qui serait hors de contrôle. Ce code perverti nous pousse à la répétition, aux blocages et à l'impasse. Nous pensons avoir compris, maîtriser notre chemin, Mais nous continuons à souffrir sans savoir pourquoi. Combien sommes-nous à rester bloqués devant un mur :"j'ai conscience de mon problème et cela ne change rien, que faut-il que je fasse? Le transfert Quantique permet une actualisation et une reprogrammation de l'inconscient afin de prendre pleinement notre place. Il s'adresse à toutes les personnes en quête de réalisation de soi et de liberté. Myriam Yahimi Fassio et Olivier Fassio sont tous deux psychanalystes. C'est parce qu'elle ne parvenait pas à comprendre les symptômes d'une de ses patientes, que Myriam Yahimi Fassio a inventé un méta-langage : une voie pour accéder à son histoire, ses émotions et comprendre l'origine de ses blocages. Le Transfert Quantique lui a permis de se libérer définitivement de ses blocages. Olivier Fassio, psychanalyste transgénérationnel, l'a rejointe pour poursuivre l'aventure "Transfert Quantique". Quantique, parce que nous sommes tous intriqués, sans considération d'espace, de temps et de distance. Quantique, car la gestion de l'information est liée aux intentions, aux pensées, et aujourd'hui, nous savons que nos convictions guident et crée notre vie malgré nous. Rien n'est immuable, notre réalité n'est que la symphonie de nos intentions.

Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:

EPUB
MOBI

Seitenzahl: 495

Veröffentlichungsjahr: 2020

Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



SOMMAIRE

REMERCIEMENTS

CANTIQUE QUANTIQUE

PRÉFACE

Comment est né le Transfert Quantique

Le Transfert Quantique

La mécanique quantique dans le Transfert

L’anamnèse

Notre place dans le clan : La théorie du « Transpose-Familia »

Transgénérationnel : Lobsang et la loi du sang

Gémellité : Sarah et son double aimant

Le père : Pierre et les impairs d’un père sévère

La mère. Météo marine : mère chaude, froide, calme, agitée et déchaînée

Jézebel l’ado rebelle… au pays de la mère qui veille… un peu trop sûre d’elle

Adolescence

Le couple Ève et Richard, du rêve au cauchemar

Le métier : Ysaïe, l’enfant parentalisé

L’argent : Marie-Lou jamais sans un sou

Perversion narcissique : Est-il nécessaire de rencontrer le diable pour savoir qu’on est un ange ?

La réalité

Conclusion

Annexes

LE COIN DES PENSÉES

CONSULTATIONS, FORMATIONS ET ATELIERS

POUR PRENDRE RDV AVEC

À nos enfants et petits enfants

REMERCIEMENTS

Nous remercions toutes les personnes que nous avons croisées sur notre chemin et qui nous ont permis d’évoluer, d’apprendre et de nous plonger à corps perdu dans ce grand voyage qu’est l’introspection.

Merci à nos familles, nos proches et nos amis qui nous ont soutenus dans ce projet. Merci à nos patients pour la confiance qu’ils nous ont accordé et celle qu’ils nous témoignent encore aujourd’hui.

Un merci spécial à Justine Vincent, sans qui le Transfert Quantique n’existerait pas.

« Les émotions que l'on n'exprime pas

ne meurent pas.

Elles sont enterrées vivantes

et reviennent nous hanter plus tard

sous une autre apparence »

Sigmund Freud

CANTIQUE QUANTIQUE

Quantique. Le mot claque comme un impact et ruisselle de fantasmagories. Les scientifiques s’empoignent, agités d’une passion qui tranche avec leur réserve habituelle, à propos des perspectives vertigineuses offertes par la physique quantique. Beaucoup y redoutent le cheval de Troie de l’obscurantisme et de la remise en selle, sous le coup de la reconnaissance de tous les salopiauds charlatans qui sans répit oxydent l’infaillibilité et l’implacable rigueur méthodologique, de leur religion rationaliste. La mécanique quantique adouberait-elle chamans, magnétiseurs et consorts au prétexte qu’elle prétend souligner l’existence d’autres flux d’informations et de probables connexions jusqu’alors inconnus ? La superposition d’états simultanés ? Au-delà de la somatisation, l’effet salvateur du guérisseur en ses rituels, enfin décrypté et validé par l’Université ? Une corne d’abondance démesurée pour les génies de la SF dont l’imagination psychotique n’aurait jamais élucubré de telles prospectives ? Les poètes et les rêveurs, leurs ultimes aficionados, y retrouveraient-ils leur compte et le sourire ? Et le chat de Schrödinger ?

Par quelque bout qu’on le prenne, le quantique est démesuré. De son éclosion chaotique et corrosive dans les collèges de physique des très fécondes décennies de la fin début XXème siècle aux ondes gravitationnelles où elle a aussi son mot à dire, l’hypothèse quantique n’est qu’hyperbole. Elle propose, sur un mode implacable, une reconstruction révolutionnaire et parfaitement cohérente de notre univers.

Concrètement, il y en a partout : ordinateurs, fusion supraconductrice, lasers, IRM, téléphones cellulaires, les miracles christiques, la cuisine étoilée, Le Cap Horn, etc. « Un vertige », me susurre un adepte… Car, à l’instar de celui des situationnistes, l’ADN de la quantique bloque toutes tentatives d’analyse rationnelle à son égard. Il est par essence instable, ondulatoire et englobe l’univers et tout ce qui précède. La beauté du quantique, décortique une scientifique pédagogue docilement engoncée dans son uniforme de chercheuse titulaire au CNRS, « c’est que ça oblige quand même à renoncer à tout sens commun. C’est « un peu comme si une antique sagesse intersidérale convertissait tous nos paradigmes », consent à me lâcher l’un de ces ados atomisés de savoirs qui contraignent leurs pères à prendre le maquis.

Les commerçants du GAFAM se pourlèchent les babines à l’idée du spectaculaire bond technologique et des profits afférant que promettent le futur ordinateur quantique et ses dérivés. Les philosophes clairsemés encore connectés avec le contemporain y décèlent une béance métaphysique de tout premier ordre. Les adeptes des parasciences considèrent la théorie quantique comme une légitimation quasi-officielle de leurs intuitions les plus baroques. (« Y’en a pas que pour Rabhi ! », beuglent-ils en sous-main). Les apôtres de l’intelligence artificielle conçoivent la quantique comme l’un des leviers majeurs du transhumanisme glaçant de demain. Newton se retourne dans sa tombe. Le concept quantique ébranle de fond en comble l’harmonie de sa physique et pulvérise sa matérialité.

Du septique intensément matérialiste à l’illuminé que la plus grossière des fables chavire, il règne sur la question quantique une unanimité inattendue. Ce nouveau chapitre scientifique, hétérodoxe et sophistiqué, ouvre à la sagacité d’immenses continents vierges de toute élucubration, de faramineux espaces d’exploration qui interloquent, secouent et poussent à l’hérésie l’intégralité des sciences, des philosophies, des savoirs, des intuitions, des arts, des anthropologies, des spiritualités, des sortilèges et de l’amour. Et si le quantique était cette déflagration ontologique qui ne pulvérise qu’une unique fois l’histoire de l’humanité ? Et si le formidable changement de civilisation du numérique dont s’ébouriffent sans cesse nos mondes sur-formatés n’était qu’un apéricube frelaté figurant en lisière lointaine du festin quantique ?

Citons l’aphorisme de Werner Heisenberg, l’un des pères de la mécanique quantique : « Non seulement l’univers est plus étrange que nous le pensons, mais il est plus étrange que nous ne pouvons le penser. » Revue de détails.

La physique quantique, ainsi que la théorie de la relativité, opèrent une rupture franche avec la physique classique. À l’origine, l’objet d’étude du quantique est l’infiniment petit : l’atome, ses particules, le neutron, le proton, les électrons, les quarks. Les scientifiques parlent de quanta. Première intuition et première bifurcation par rapport aux sciences classiques : l’infiniment petit ne réagit pas comme l’infiniment grand. Le micro se distingue du macro. Deuxième intuition : chaque élément possède deux états, ondulatoire et corpusculaire. Théoriquement, propose la quantique, cet élément peut se trouver dans deux états en même temps : onde et particule. C’est le physicien et philosophe Ervin Schrödinger qui a signé la meilleure métaphore du quantique avec sa célèbre expérience de pensée imaginée en 1935, « le chat de Schröddinger ». Un chat est enfermé dans une boite hermétique avec un dispositif qui tue l’animal dès qu’il détecte la désintégration d’un atome d’un corps radioactif. Vu de l’extérieur de la boîte, on ignore tout de ce qui passe à l’intérieur. Le chat est-il vivant ? Est-il mort ? En réalité, dès lors que l’on se pose la question, il est soit vivant, soit mort. Il est donc amené à la théorie quantique à l’instant t où je m’interroge, vivant et mort, les deux à la fois. Il est dans les deux états superposés. Mais lors d’une opération de mesure, l’objet quantique sera trouvé dans un état déterminé. Tout dépend de l’observateur. L’observation suivante ne donnera pas le même résultat. L’observation et la conscience mettent fin au double jeu. L’observateur modifie le comportement des molécules d’un corps par le seul fait de l’observer, pousse même la théorie quantique. Pour l’anecdote, cette expérience en a éclairé plus d’un et rendu bougons beaucoup d’autres. Stephen Hawking déclare : « Quand j’entends “chat de Schrödinger”, je sors mon revolver ». Cette expérience de pensée s’applique également avec le pile ou face. Tant que la pièce tournoie en l’air, elle est possiblement pile et face.

L’autre grand principe de la gamberge quantique est l’intrication des particules ayant été au contact les unes des autres. En conséquence, une interaction sur une des particules a une répercussion sur d’autres particules, en d’autres endroits. Par extension, le quantique avance que ces informations sont instantanées et qu’elles s’affranchissent de la limitation de la vitesse de la lumière. L’interaction est immédiate, quelle que soit la distance. L’un de mes actes aurait alors une résonance à l’autre bout de l’infini sidéral au moment même où je l’accomplis.

On devine les perspectives que cela ouvre et pourquoi les tenants de cosmogonies jusqu’ici jugées farfelues se frottent les mains. Ces zélotes ne se privent pas de citer Einstein : « Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. » Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don. Du coup, ils interprètent ainsi les hypothèses quantiques : notre esprit, notre conscience et notre inconscient sont constitués de quanta. La pensée est une énergie qui affecte directement la façon dont notre cerveau et notre ADN contrôle notre physiologie. Les cellules communiqueraient entre elles grâce à des flux de photons spécifiques, hors échanges chimiques, hors contacts. Ce que subodorait déjà en son temps le père fondateur Werner Heisenberg. « Est-il tout à fait absurde d’imaginer, derrière les structures régulatrices du monde dans son ensemble, une “conscience” dont elles expriment le “dessein” ? » Et la porte de s’ouvrir en grand pour que s’engouffrent toutes les spiritualités et expériences de conscience. Les univers parallèles du chaman prennent du sens. La télépathie itou. Comme la décorporation, les mystiques bouddhistes, la médecine ayurvédique, la réincarnation, le voyage dans le temps, etc. Leurs élucubrations bénéficient soudain d’un crédit inespéré.

Mais le quantique affole d’autres domaines, comme celui de l’informatique, hautement stratégique. Aujourd’hui, nos ordinateurs même les plus puissants capables de plier un maître de go ou un maître d’échecs répondent à une logique binaire, fruit de l’architecture conçue par Van Neumann, l’un des pères de l’informatique. Dans ce système, le bit, la plus petite unité d’information, ne peut prendre que deux valeurs, 0 ou 1. L’ordinateur quantique tourne le dos à cette logique binaire et utilise les propriétés d’intrication et de superpositions d’états.

Raoul, chercheur hirsute en informatique, précise : « Au lieu d’effectuer de manière séquentielle toute une série de calculs pour parvenir à un résultat final, l’ordinateur quantique peut donc, en théorie, avoir accès à la totalité des résultats en une seule étape, ce qui laisse espérer des machines dont la puissance de calcul serait des milliers de fois supérieure à celles de nos superordinateurs d’aujourd’hui. » L’intégralité de la Sillicon Valley a les yeux braqués sur les nouveaux continents quantiques. Les banquiers partenaires salivent.

Inévitablement, la recherche militaire cherche à s’inspirer de la théorie quantique pour amener son arsenal. Un exemple particulier illustre ce tropisme kaki : les poils microscopiques, les setae, qui permettent au lézard gecko une adhérence surnaturelle. Les setae fonctionnent grâce aux forces de van der Waals, une opération quantique qui utilise des particules virtuelles sans aucune action moléculaire classique.

Le débat fait donc rage entre les explorateurs enthousiastes et parfois crédules de ces nouvelles spéculations et les scientifiques résolument accrochés aux vertus de la démonstration expérimentale. Néanmoins, la théorie quantique demeure un fabuleux accélérateur de l’imagination. Ne la boudons pas. Demain, tous quantiques ? Non. C’est aujourd’hui et maintenant.

Benoit Charpentier, écrivain.

PRÉFACE

Le récit des découvertes scientifiques se fait le plus souvent de façon linéaire et fluide comme si celles-ci s’étaient imposées tranquillement dans un consensus global avec la reconnaissance générale de la communauté scientifique. C’est un récit bien lisse et paisible, gommée de ses aspérités gênantes (conflits égotiques des scientifiques, croyance en une logique binaire, formatage des modes de pensées confinant au dogmatisme, peur de perdre les crédits de recherche…) qui nous est livré. Les progrès humains n’adviennent jamais avec l’assentiment de tous. Bien au contraire, leur acte de naissance est souvent chaotique et le champ lexical qui accompagne leur gestation (où l’on retrouvera pléthore de « folie », « hérésie », « magie », « irrationalité », etc.) témoigne de la résistance des instances contemporaines jugées compétentes. Mais ce qui est qualifié d’irrationnel à un instant t n’est-il pas seulement ce qui dérange notre conception vissée et invariable du monde ? « Nous sommes comme en état d’arrestation… derrière notre lorgnette réductrice », disait C. Singer pour décrire nos habitudes mentales fossilisées. Elles nous empêchent de considérer une hypothèse, si insolite soit-elle, sinon avec sens critique, du moins avec curiosité scientifique.

Une communauté scientifique est relative à une époque, avec des repères identificatoires forts qui lui sont propres. Mais lorsqu’elle renonce à son objectivité, la science est réduite à une vulgaire croyance ou à un acte de foi. L’avènement de la physique quantique n’a pas fait figure d’exception. Au contraire ! Le véritable scientifique ne devrait pas être celui qui sait, mais celui qui doute. Or la plupart des scientifiques continuent, même à l’université, qui devrait être un lieu d’échange et de débat, à perpétuer cet apprentissage de la docilité aux concepts établis. Ainsi les étudiants sont, aujourd’hui encore, les héritiers d’une physique quantique amputée d’une partie de son message, car seules ses applications électroniques sont admises au programme.

L’aventure de la physique quantique a débuté il y a plus d’un siècle… Au-delà des innombrables découvertes technologiques issues de la quantique, la question de son interprétation a-t-elle des conséquences psychologiques concrètes pour nos vies d’hommes du XXIème siècle ? Cette question peut paraître tout à fait incongrue au public plus familier de la physique classique où la nécessité de l’interprétation ne se pose pas. Dans ce cas, il y a une relation directe entre variable physique mesurée et contrepartie dans le matériel. Mais l’expérience quantique ne peut être raccrochée au réel aussi aisément car les vecteurs d’état (appartenant à un espace vectoriel) viennent se substituer aux particules… La physique quantique est une physique de dématérialisation de la particule. Le réel n’y est plus qu’une somme d’infimes quantités d’énergie en perpétuelle vibration. Il faut donc, comme nous le suggérait R. Feynman, « accepter de n’y rien comprendre » et se laisser toucher par ce flottement jusqu’à ce qu’apparaisse l’idée que la compréhension de la mécanique quantique doit s’accompagner d’un tout nouvel éclairage, d’un « tout autre chose ». Et alors l’investigation de ce champ de connaissance laisse notre esprit taraudé de questions sur notre perception du monde, de la réalité de l’univers et des relations. Et si, lorsque nous pensons, décidons et hésitons, notre conscience n’obéissait pas aux principes classiques mais aux lois quantiques ?

Depuis C. Jung et W. Pauli (1952), quelques scientifiques comme E. Baaquie, E. Martin (2005), D. Chopra (2009), M. Téodorani (2010), A. Triolaire (2011) et d’autres osent postuler au caractère quantique des états du psychisme humain. Selon ces derniers, la conscience, localisée dans le corps d’un individu donné, traduit l’aspect « corpusculaire » de l’appareil psychique. L’inconscient, caractérisé par la non-localisation dans l’espace-temps, correspond à l’aspect « ondulatoire ». Les états du psychisme perdent alors leur nature exclusive de simple concept psychologique pour devenir des états quantiques auxquels sont associées des énergies psychiques en dehors du temps et de l’espace. Ils obéissent aux concepts de la mécanique quantique et, pour rendre compte de la dualité onde-corpuscule, doivent être décrits par des fonctions d’onde ou vecteurs d’état, dont une des propriétés fondamentales est le principe de superposition. Au niveau de l’appareil psychique, si la conscience humaine n’enregistre qu’un seul vecteur d’état parmi la superposition de tous les vecteurs d’état possibles, cette superposition d’états virtuels et physiques, qui correspondent à la potentialité et à l’actualisation de l’esprit humain, continue à exister.

C’est à ce beau voyage dans ces superpositions et actualisations d’états potentiels que nous invite Myriam Yahimi-Fassio, dans cette présentation de l’outil qu’elle a développé, rejointe par Olivier Fassio. Voilà de quoi éclairer d’un jour nouveau les phénomènes psychiques.

FML, maître de conférence à la faculté des sciences.

1 Comment est né le Transfert Quantique

Ce jour de mars 2012, je reçois à mon cabinet une jeune fille de vingt ans. Ses longs cheveux cachent un joli visage aux traits fins. Ses lèvres rouges brillent sous l’effet d’un baume. Aurélie est plutôt grande et son intelligence hors norme contraste avec une timidité très infantile. Elle utilise des mots précis lorsqu’elle décrit ses symptômes. Depuis plus de trois ans, Aurélie éprouve d’énormes difficultés à se confronter au monde extérieur. Prise de malaises à répétition, elle n’en comprend pas les raisons et n’accepte plus de rester enfermée dans une prison aux barreaux invisibles qui condamne sa jeunesse. Je l’interroge et pousse les investigations aussi loin que je peux pour tenter de déchiffrer sa détresse. Ma jeune patiente souffre d’agoraphobie, de phobie des médicaments, de phobie des hôpitaux et de tout ce qui se rapporte de près ou de loin au médical. Elle ne peut pas non plus s’éloigner physiquement de sa mère sous peine de perdre connaissance. Je suis confrontée à un vrai problème et je ne peux pas utiliser mes outils habituels avec Aurélie. Elle ne supporte pas d’être touchée. Le contact physique lui provoque des malaises, des crises d’angoisse, des contractions musculaires et des crises de spasmophilie. Elle suffoque et manque d’air jusqu’à perdre parfois connaissance. En quelques années, Aurélie a développé un syndrome dépressif, difficilement supportable sans médication. Malgré nos séances d’investigation, je n’en trouve pas l’origine et encore moins la solution. La frustration me gagne…

Quelques mois plus tard, à leur demande, je reçois les parents de ma jeune patiente. Peut-être pourront-ils me donner de nouvelles informations pour comprendre ce mal étrange dont souffre leur fille. Sans résultats, aucune information ne m’éclaire. J’ai beau réfléchir : je ne sais pas comment accéder aux informations de l’inconscient d’Aurélie pour l’aider. Pourtant, il va falloir que j’y parvienne. Hors de question de rester sur un tel échec. J’y songe après mes journées de consultation et surtout tous les soirs avant de m’endormir. Je veux trouver une solution et je la trouverai. J’y pense sans relâche.

Deux mois plus tard, EUREKA ! Je suis réveillée au petit matin par une idée lumineuse qui pourrait être enfin la clé du problème. Tout est clair dans mon esprit. Je pense avoir trouvé le moyen d’accéder aux informations tapies bien profond dans l’inconscient de la jeune fille. Il ne me reste plus qu’à mettre mon idée en pratique. Je frappe à la porte du cabinet d’une de mes collègues psychanalystes, Sandrine Derblum, qui travaille depuis longtemps à mes côtés. Nous avons suivi les mêmes formations. Nous avons une douzaine d’années de différence et je me reconnais en elle au même âge, avec la même passion pour notre métier. Nous avons un lien de confiance extrême l’une envers l’autre. Elle peut compter sur moi comme je peux compter sur elle. Son cabinet est contigu au mien. Lorsque j’ai changé de lieu d’exercice, elle m’a toujours suivie pour que notre collaboration perdure. Sandrine est une psychanalyste freudienne qui observe ma pratique avec une certaine distance et beaucoup d’objectivité, dans le respect des croyances de chacune. Ce fameux matin, je lui explique brièvement le cas de ma jeune patiente et surtout ce que je me propose de faire. Comme Sandrine a participé avec moi à des constellations systémiques, il m’est plus facile de lui expliquer ce que j’ai imaginé. Je vois dans son regard un sourire étonné et amusé. Elle m’interpelle : « Non mais tu te rends compte de ce que tu dis ?! » Sa curiosité prend finalement le dessus et elle relève le défi : « OK, on y va ».

Mon idée est simple : puisque je ne peux pas accéder à l’inconscient d’Aurélie qui est censuré par Aurélie elle-même et surtout parce que c’est la nature même de l’inconscient de l’être, il suffit que je le transfère sur une interface humaine, Sandrine en l’occurrence, pour y trouver des réponses. Pour cela j’utilise le processus des constellations systémiques élaboré par Bert Hellinger1. Il faut au préalable fixer un objectif précis pour indiquer à l’inconscient la zone d’informations à explorer et à actualiser. L’inconscient est censuré pour ne laisser aucun accès à la remontée intempestive d’informations anxiogènes refoulées. Si je réussis à le transférer sur Sandrine, logiquement, il n’y aura pas de censure. Le principe repose sur l’empathie. L’empathie est une capacité à ressentir de manière résonante les émotions de l’autre. Plus une personne est sensible, plus son empathie est développée. Sandrine est une personne très sensible donc elle est parfaite pour ce rôle. Je vais l’interroger comme si elle était Aurélie. Après la collecte des informations nécessaires à la compréhension du problème, nous pourrons modifier toutes les informations négatives. En d’autres termes, nous allons procéder à une mise à jour des programmes inconscients et des données, comme on le ferait sur un ordinateur. Comme un disque dur, l’inconscient nécessite une défragmentation, un tri des programmes, une mise à jour, la suppression des données inutiles et l’intégration de nouveaux programmes qui correspondent aux ambitions du patient. Pour ce faire, j’ai élaboré un protocole de thérapie quantique qui nécessite l’énonciation d’intentions que j’intègre par le biais du centre émotionnel situé au niveau du cœur. L’action vise à envoyer une information correctrice qui permet la mise à jour d’une information erronée par le biais d’une intention réparatrice. Ces intentions sont des petits programmes de mises à jour que j’ai écrits et d’autres qui m’ont été donnés. La mécanique quantique décrit très bien les phénomènes d’intention, notamment lorsque la présence d’un observateur modifie les résultats d’une expérience. Mes recherches, lectures, conférences et congrès sur le sujet de la quantique m’ont beaucoup aidée. J’écris régulièrement les idées que je développe dans le but d’améliorer mes résultats, autant de pistes et réflexions que je consigne dans une sorte de petit grimoire en cuir.

Je convoque Aurélie au cabinet. Sa mère l’accompagne mais reste, dans un premier temps, dans la salle d’attente. Sandrine ne sait rien de l’histoire de ma jeune patiente, en dehors des symptômes qu’elle présente. Ma consœur demande à la jeune fille si elle accepte de lui confier son inconscient. Aurélie accepte. La jeune fille s’assied face à elle. Sandrine se concentre, les yeux fermés, sur le nom et le prénom d’Aurélie. Très rapidement, Sandrine est prise d’étranges sensations très désagréables. Debout, les yeux fermés, elle commence à décrire ce qu’elle ressent : « Je me sens comme un sucre qui fond dans l’eau. Elle continue en expliquant que ses jambes deviennent très cotonneuses. Fébrile, elle est prise d’un mal-être général et une grande angoisse monte dans sa poitrine. Elle se plaint de douleurs aiguës dans les reins. Alors que Sandrine continue de parler, Aurélie confirme que c’est précisément ce qu’elle ressent depuis trois ans. Sandrine décrit ensuite une pièce étroite et une étagère sur laquelle se trouvent des médicaments. Elle se sent enfermée, elle a l’impression d’étouffer et est prisonnière de cette petite pièce. Je ne comprends pas ce dont il s’agit. Ma jeune patiente non plus. Sandrine s’enfonce dans un état d’angoisse qui empire de seconde en seconde, comme si elle sentait mourir. Aurélie valide : c’est ce qu’elle éprouve chaque fois qu’elle est victime de malaises. Je me tourne vers elle et lui demande qui est mort dans la famille et qui a provoqué un drame ? Elle éclate alors en sanglots. Après avoir pleuré à chaudes larmes, elle finit par nous confier que son oncle Jacques, le petit frère de sa mère, est décédé à l’âge de onze ans. Elle n’en sait pas plus. Elle pleure comme si l’événement venait de se produire. Puisqu’elle est concernée au premier plan, je propose à Aurélie d’aller chercher sa mère qui est dans la salle d’attente. Dans un premier temps, Aurélie s’y oppose. Elle craint que je remue les souffrances de sa mère. Elle ne tient pas vraiment à cautionner cela. Je réponds à Aurélie que le désir de sa mère, comme toutes les mères aimantes, est de voir sa fille heureuse, joyeuse et vivre une vie normale. C’est la demande explicite que sa mère m’a formulé personnellement.

J’invite alors sa mère à nous rejoindre dans le cabinet de consultation. Je lui pose la même question, à savoir comment est mort son petit frère et surtout dans quelles circonstances. À son tour, la mère d’Aurélie s’effondre en larmes, de la même manière que sa fille, comme si l’événement avait eu lieu la veille. Je lui demande depuis combien de temps il est décédé. Elle me répond trente-cinq ans. Je suis très surprise de l’intensité de sa souffrance après tout ce temps passé. Visiblement, le deuil est loin d’être fait. L’information qui suit est capitale : quand le petit frère Jacques est décédé à l’âge de onze ans, sa grande sœur (la mère d’Aurélie) avait exactement dix-sept ans, l’âge auquel les malaises d’Aurélie ont débuté. Jacques s’était cassé le bras. La fracture nécessitait une intervention chirurgicale pour une pose de broches. Son père et sa grande sœur l’emmènent à l’hôpital, tandis que sa mère reste à la maison. Sur la table d’opération, Jacques succombe malheureusement à l’anesthésie générale. C’est dans le couloir de l’hôpital que les médecins annoncent le décès du petit Jacques à son père et à sa grande sœur qui s’effondrent. Ils rentreront à la maison où la mère les attend, sans Jacques. Avec ce récit, je comprends totalement le scénario dans lequel est enfermée Aurélie. La tragédie n’a pas été acceptée, digérée et dépassée par sa mère. Trente-cinq années plus tard, le traumatisme est intact. Elle sanglote encore et encore comme si le décès venait d’avoir lieu. Cette relation fusionnelle qu’entretiennent la mère et sa fille provoque une forte intrication qui permet la circulation des informations d’un inconscient à l’autre.

Je tente d’expliquer à la mère d’Aurélie que son inconscient agit comme une box wifi, qu’il correspond à une sorte de signal émetteur provoquant chez sa fille une réactivation de la disparition de Jacques avec l’intégralité des affects vécus. Ce drame n’ayant pas été exprimé, il s’est imprimé dans ses gènes et a été transmis à sa fille. La science a identifié ce que l’on nomme des « gènes de comportement », qui transportent les traumatismes. Il est difficile de nier l’évidence : lorsque son frère a disparu, la mère d’Aurélie avait dix-sept ans. Les malaises ont débuté chez ma jeune patiente au même âge. Le petit frère étant décédé d’une intolérance aux produits utilisés lors de l’anesthésie, la prise de médicaments est devenue impossible pour Aurélie puisque son inconscient les juge mortels. Étant donné que Jacques est mort dans un hôpital, il est inenvisageable pour la jeune fille de faire confiance aux médecins et de se rendre dans une structure hospitalière. Tout ce qui est inhérent aux soins et à la prise en charge hospitalière est potentiellement mortel. Tout s’éclaire et me semble logique. J’ai enfin accès à la source des souffrances de ma patiente. La mère d’Aurélie n’a pas fait le deuil de son petit frère et ce traumatisme agissant est à l’origine de toutes les angoisses de sa fille. Je lui conseille vivement de travailler sur ce deuil au plus vite, afin de libérer sa fille de cet enfermement qui dure depuis trop d’années. Elle me fait part de son angoisse de faire le deuil et de ne plus penser à lui avec tristesse, comme si elle le trahissait en ne pensant plus à lui en pleurant.

Le Transfert Quantique est né ce jour-là, avec Aurélie. Elle a pu reprendre une vie normale une semaine après la séance. Ces notes que je prenais inlassablement avaient fait leur chemin et m’avaient permis d’aider cette adolescente enfermée dans une histoire qui n’était pas la sienne mais qu’elle avait gentiment décidé de porter. Par amour pour leur future descendance, les poids sont portés dès la gestation vers le cinquième mois. C’est une manière de délester les futures lignées, comme si on sortait de chez soi et qu’on en profitait pour sortir les poubelles pour les soulager. Si on cherche du sens à cet acte d’amour, on peut parler d’honneur envers ses parents et ancêtres. Rien n’est transmis : c’est l’enfant qui décide de soulager les étages du dessous. Mon côté un tantinet obstiné et ma curiosité pathologique ont fait que, de ce qui aurait pu être un échec thérapeutique, j’ai fait un outil. C’est cela l’alchimie !

1 Bert Hellinger est un psychothérapeute allemand né en 1925. Après quelques années passées comme missionnaire en Afrique, il se spécialise dans les relations familiales et développe l’outil des constellations familiales.

2 Le Transfert Quantique

TRANSFERT : transport de quelque chose d’un endroit à un autre (transfert des données de l’inconscient d’un individu à un autre dans le cas du Transfert Quantique).

QUANTIQUE : description du comportement des atomes et des particules expliquant quelques propriétés du rayonnement électromagnétique.

On utilise aussi l’intrication, ou échange et modification des informations dans l’inconscient par l’observation « non matérielle-biophotonique » du thérapeute.

Il n’y a rien qui existe dans ce monde qui ne soit régi par les lois quantiques. Ce terme dérange dans le milieu thérapeutique car il n’est pas maîtrisé, à la fois par les spécialistes et par le reste du monde. « Tout est quantique » car la lumière existe dans tout ce qui est vivant et en perpétuel mouvement. La mécanique quantique est d’après nous la théorie du monde spirituel. Le Transfert Quantique est un outil qui agit sur les trois parties qui constituent l’humain : le corps, l’âme et l’esprit. La séance de Transfert Quantique s’opère en trois temps : le patient expose sa problématique et le thérapeute procède à ce qu’on appelle l’anamnèse. Une liste d’informations précise lui est demandée. Le thérapeute sert d’interface à l’inconscient du patient, comme l’écran sert d’interface à un disque dur d’ordinateur pour accéder aux données. Il peut procéder à la lecture des informations, qui apparaissent sous quatre formes :

- Des images mentales qui sont de la même nature que celles que nous avons en rêve.

- Des émotions ressenties en temps réel.

- Des pensées claires.

- Des douleurs dans le corps qui sont des codes biologiques indiquant une symbolique de conflit (responsabilité : douleur à l’épaule, culpabilité : douleur cervicale, etc.)

Ces informations sont accessibles par une connexion à la banque de données du sujet, que l’on nomme « préconscient » en psychanalyse. Le prénom et le nom du sujet suffisent à l’interface pour accéder à la connexion. Ils agissent comme une IP informatique, comme une connexion à une box wifi et fonctionne d’ailleurs selon les mêmes critères, c’est-à-dire de manière ondulatoire et fréquentielle. Le nom et le prénom sont les clés d’accès.

La fonction utilisée est celle de l’empathie. L’empathie est la résonance des émotions d’un individu à l’autre, comme un échange de données entre deux ordinateurs. Il n’est pas nécessaire d’y mettre de la morale. Ce n’est pas le sujet. La morale a peu de place dans le système par défaut de l’inconscient. Il appartient à des programmes de conditionnement vécus ou hérités. Il est régi par des lois qui sont plutôt binaires comme « autorisé/non autorisé », ce qui est très loin des notions « gentil/méchant » ou « bien/mal », et ce qui nous rapproche un peu plus du monde informatique. Tout est mathématique dans la nature, et surtout algorithmique. L’inconscient est doté d’algorithmes incroyables qui reposent sur des principes simples assez binaires en répondant par deux propositions en matière de réponses : la même chose (répétition) ou le contraire. La machine n’est pas compliquée, elle est complexe et utilise uniquement la logique. Le Transfert propose de sortir de la réponse binaire pour proposer un changement d’état. Une troisième possibilité se dessine, mue par les désirs du sujet directement. Un changement d’état est un saut quantique. Exemple : les humains qui perdent leurs poils sur tout le corps à cause des changements climatiques et autres changements environnementaux passent obligatoirement par ce saut quantique.

Le format de lecture pour tous les patients comprend plusieurs points de connexion, listés ci-dessous :

- L’image résumée qui détermine l’état émotionnel du patient.

- Connexion aux différents prénoms portés.

- Connexion à la mère.

- Connexion au père.

- Connexion à la fratrie.

- Connexion à l’image de soi.

- Connexion au monde extérieur.

- Connexion à l’image du couple.

- Connexion à l’image de l’homme et/ou de la femme.

- Connexion au conjoint.

- Connexion aux enfants.

- Connexion à l’argent.

- Connexion à l’activité professionnelle.

- Connexion au chemin de vie.

Toutes ces informations sont actuelles et agissent dans le temps présent. Certaines sont figées à des âges antérieurs à l’âge actuel : on les nomme « cristallisations ». Ce sont ces données qui doivent faire l’objet d’une actualisation car elles sont erronées et ce sont elles qui entraînent des situations de conflit ou de blocage en boucle dans le présent du patient. Toutes les informations délivrées sont actuelles. Elles agissent dans le temps présent. Chaque connexion est expliquée au patient dans le détail. Le nombre d’informations capté est phénoménal, et souvent avec beaucoup de précisions. Il est possible d’ajouter des connexions comme des traumas, des abus, des décès, des évènements, des éléments et des personnages qui posent problème dans la vie actuelle du patient.

Ainsi, au travers du Transfert se crée un dédoublement holographique de l’inconscient du patient qui se superpose à l’inconscient du thérapeute, permettant la lecture des informations. Cette théorie semble tout droit sortie d’un film de SF et pourtant c’est bien ce qu’il se produit. Le prénom et le nom de famille servent d’IP informatique et de point de connexion. L’interface commence donc à ressentir très rapidement, au bout de quelques secondes, des émotions et des sensations physiques. Elle peut alors accéder à des pensées qui appartiennent au patient. Les informations qui sont accessibles par l’interface doivent correspondre à l’objectif du patient. Dans un premier temps, le thérapeute livre ce qu’il ressent physiquement, ce qu’il perçoit en images mentales et les pensées qui le traversent. Ces informations forment le résumé de l’origine du problème à traiter. Il procède à toutes les connexions nécessaires à la compréhension du problème. Nous avons observé que le prénom porté pouvait induire une déviation de trajectoire de vie si, en usuel, il appartient à une autre personne. La charge peut être positive et s’avérer être un moteur, ou a contrario être négative s’ils portent le prénom d’un défunt mort tragiquement, d’un suicidé, d’une personne dépressive, alcoolique, malade, victime d’échecs professionnels ou affectifs. En ce qui concerne la gestation, il est important de savoir si le fœtus était seul ou pas. Il arrive que l’interface ressente une immense tristesse liée à la perte d’un jumeau, une grande joie d’être dans le ventre de sa mère ou encore des peurs et une angoisse à l’idée de sortir, voire d’autres émotions négatives ou positives suivant l’histoire de la mère. De même, nous vérifions si la naissance a été vécue comme un événement traumatique ou non. Dans le cadre d’une césarienne, si elle se fait d’urgence pour sauver la vie du bébé et planifiée par la mère et l’obstétricien, elle est vécue comme une délivrance.

Ce rôle du thérapeute-interface est extrêmement exigeant. À la demande du patient, il est possible de procéder en deux séances distinctes. Parfois, un temps de réflexion est nécessaire avant de procéder à l’actualisation de l’information, après une première lecture de l’inconscient et une collecte des informations. Un seul objectif sera alors choisi par séance, afin d’optimiser la précision des données et la résolution des problèmes. Les données récoltées permettent d’élaborer une feuille de route qui donne l’ordre des résolutions à apporter. Une fois la collecte des informations effectuée, la phase suivante est appelée « phase d’intégration ».

Le patient est allongé et le thérapeute, assis à ses côtés, toujours connecté à l’inconscient du patient, pose sa main sur le chakra du cœur et procède à l’intégration verbale d’intentions. Le thérapeute utilise une onde de liaison pour modifier les programmes erronés de l’inconscient. L’onde de liaison, aussi appelée « onde créative-assemblée » est ondulatoire et vibratoire. Elle est constituée de lumière et agit dans toutes ses dimensions du sujet : corps-psychisme-âme. C’est une zone d’assemblage qui sert à maintenir les informations nouvelles dans un ensemble joint, constamment en mouvement. L’onde de liaison possède la capacité intelligente de répondre à la demande et peut modifier, en partie ou en totalité, l’information sur laquelle elle est envoyée. Une fois les intégrations terminées, le thérapeute procède à une deuxième lecture de l’inconscient actualisé. On pourrait comparer l’appareil psychique humain à un ordinateur. L’écran représente le conscient et le disque dur, l’inconscient. L’inconscient est frappé d’intemporalité. Tout ce que nous avons vécu de notre gestation jusqu’à aujourd’hui y est enregistré et consigné. L’inconscient est construit en partie par notre point de vue et nos héritages génétiques. La façon dont nous percevons le monde et la réalité détermine nos programmes et nos informations.

La façon dont on perçoit la mère détermine :

- L’estime de soi.

- L’image de la femme.

- La vie affective.

- Les relations avec la hiérarchie féminine (supérieures professionnelles, propriétaire, policière, etc.)

La façon dont on perçoit le père détermine :

- Les relations avec le monde extérieur et les autres.

- L’image de l’homme.

- La reconnaissance.

- Le rapport à l’argent.

- La réussite professionnelle.

- Les relations avec la hiérarchie masculine (chef, banquier, patron, etc.)

- Toutes les relations avec des hommes de plus de dix ans que soi.

La façon dont on perçoit notre fratrie détermine :

- Les relations avec les amis.

- Les relations avec les collègues.

- Les relations avec les voisins.

- Les relations avec les associés.

- Toutes les personnes sans lien de hiérarchie.

- Toutes les relations avec des hommes de plus de dix ans que soi.

Nous sommes tous entièrement responsables de notre réalité, consciemment ou inconsciemment. Nous sommes intriqués aux éléments de notre réalité (personnes, évènements ou autres) au travers de fréquences basses ou hautes suivant la nature du point de vue.

Un triptyque s’opère de cette manière :

Point de vue => Émotion => Fréquence

Dans les fréquences hautes, on retrouve l’amour, la joie et la paix. Dans les fréquences basses, on retrouve la culpabilité, la peur, la colère et la tristesse. Le but du Transfert Quantique est de remplacer les fréquences basses par des fréquences hautes et de sortir d’une boucle de répétition de blocages et les conflits pour actualiser les informations et les programmes erronés. Ces phénomènes d’intrication sont expliqués par la théorie de l’épigénétique qui appartient au champ quantique. Pour ne plus souffrir dans notre vie, nous devons être en paix intérieurement avec tous les membres de notre clan d’origine et nos gènes porteurs de l’histoire de nos lignées. L’idée n’est pas d’aimer sa famille, là n’est pas la question, mais d’accepter « l’autre » tel qu’il est en vérité, inconditionnellement, c’est-à-dire sans attente. Aimer est une question particulière dans le sens où le choix d’aimer est une illusion. Qui choisit d’aimer ou pas une personne, une musique, de la nourriture ou autre ? L’appétence s’impose ou pas à nous, malgré nous ! Nous ne choisissons pas grand-chose dans notre vie d’un point de vue conscient. Nous sommes plutôt soumis à des algorithmes inconscients qui nous orientent malgré nous. Le Transfert Quantique participe grandement à ouvrir la latitude du choix, à reprendre pleinement les rennes de notre vie et à se réapproprier sa pleine liberté. Nous sommes soumis par défaut au choix réactionnel de l’inconscient, qui propose, lui, uniquement deux propositions qui sont la même chose ou le contraire, sachant que la même chose ou le contraire donne le même résultat. Par exemple, si vous arrosez une plante avec un litre d’eau par jour pendant un mois, elle meurt ; si vous ne l’arrosez pas du tout pendant un mois, elle meurt également.

Nous avons identifié quelques règles intrinsèques à l’inconscient :

- Qui juge répète.

- L’autre n’existe pas.

- Je deviens mère, je deviens ma mère.

- Je deviens père, je deviens mon père.

- La peur d’une chose attire la chose.

Qui juge répète

 : Par exemple, si vous grandissez en vous répétant, « je ne ferai jamais comme ma mère », vous fabriquez un programme qui vous mènera inconsciemment à la même situation.

L’autre n’existe pas

 : « L’autre » n’est que le reflet de notre intériorité consciente et non consciente de ce que nous sommes ou ce que nous croyons être. Par exemple, je pense que ma patronne en a après moi mais je ne sais pas pourquoi. Je suis en permanence en conflit avec elle. Elle me fait sans cesse des réflexions injustes à mon sens. Je me sens harcelée et mal traitée. Explication : comme la mère est symbolisée par la patronne, cela signifie que j’ai une mauvaise relation avec ma mère, de manière conscientisée ou pas et que je la reproduis avec ma supérieure. La situation vient de moi et de mes basses fréquences. En modifiant ces fréquences, je change imparablement ma relation avec ma patronne. Un autre exemple plus simple : je suis dans un parc, je lis un livre sur un banc et tout à coup je me retrouve nez à nez avec un chien terrifiant sans maître.

a. J’ai peur des chiens : il me grogne dessus car il ressent mes fréquences basses (peur) et réagit également par la peur donc il grogne pour se défendre.

b. J’adore les chiens : il remue la truffe car il ressent mes fréquences hautes (amour) et réagit en fonction.Imaginons maintenant que je sois dans ma salle de bain pour me maquiller et que je me mette du rouge à lèvre tout autour de la bouche. Je me regarde dans le miroir et me rends compte que ce n’est pas possible et que j’ai ne l’ai pas mis au bon endroit. Comment est-ce que vous réagissez si je vous dis que, pour régler le problème, je vais acheter un autre miroir ? Si vous êtes sains d’esprit, vous allez me traiter de « dingue », non ? Voilà ce qu’il se passe lorsque nous sommes face à une personne qui se comporte mal ou qui ne nous aime pas, etc. Tout le monde part du principe que le problème vient de la personne en face de vous et non de vous : erreur. Changer de miroir ne sert à rien, il faut changer à l’intérieur de vous.

Je deviens mère, je deviens ma mère

 : Lorsqu’on met au monde un enfant, les conflits vécus dans la relation mère-enfant vous reviendront frontalement dès lors que vous endossez le rôle de mère. Par exemple : ma mère ne s’est pas occupée de moi lorsque j’étais nourrisson. Elle ne se levait pas la nuit et n’était pas dans une relation d’amour avec moi. Lorsque je vais mettre au monde ma fille, je vais être victime de sentiments profonds de tristesse et j’ai du mal à m’occuper de mon bébé, malgré moi, comme si je n’arrivais à me connecter à lui. Cela vient du fait de la répétition de la situation. Je suis ce nourrisson et je revis cette relation dramatique de non-amour. Si l’on est conscient de cela, on peut proposer une version différente, plus juste.

Je deviens père, je deviens mon père

 : Nous sommes enclins à revivre la même relation avec nos enfants que celles que nous avons vécue avec notre père ou son exact contraire. Exemple : Mon père était très sévère avec moi, j’ai subi son autorité abusive toute mon enfance. Je me suis senti frustré et souvent injustement puni. Lorsque je deviens père, malgré moi, je vais répéter une situation similaire ou être un père laxiste concernant le cadre éducatif. Si l’on est conscient de cela, on peut proposer une troisième version qui est la voie du milieu.

L’acceptation s’oppose au renoncement. Il s’agit d’un cheminement intellectuel et émotionnel, un apaisement des tensions et une compréhension suffisante qui mène à la paix par la neutralisation de la situation de conflit, alors que le renoncement résulte du dépit, de la fatalité et de l’abandon par nécessité de survie, ce que l’on appelle de mon point de vue le « lâcher-prise ». C’est une résolution partielle qui laisse un arrière-goût d’amertume et de frustration. Bien souvent, les attentes non nourries créent le lien qui, sans elles, n’existerait plus et maintiendrait le lien négatif. À chaque modification de fréquence, le thérapeute peut vérifier en direct les transformations dans l’inconscient. C’est un aspect innovant de l’outil Transfert Quantique. Aucune thérapie « classique » ne propose ce bonus de vérification en temps réel de la résolution du problème. Au fur et à mesure de la séance, les éléments ou programmes négatifs sont travaillés et transformés. Les émotions négatives font place à l’apaisement, l’équilibre et la libération. Certaines images apparaissent transformées pour donner vie à de nouveaux modèles dans l’inconscient, comme l’image de l’homme, de la femme et du couple, le plus important étant le positionnement par rapport aux parents, à savoir le niveau d’émancipation.

Peu à peu, le scénario se modifie et se transforme, pour réécrire l’histoire du sujet à son avantage. La séance est close quand l’inconscient sature aux changements de l’inconscient. Le niveau de transformation dépend directement de la plasticité de l’inconscient, sachant que plus le sujet est de nature « contrôlante », plus les changements sont difficiles. En effet, le contrôle est un mécanisme de défense contre le sentiment d’insécurité. Le temps de mise à jour des données dans l’inconscient est d’environ quatre-vingt-trois heures. Dans certains cas, il est possible que plusieurs séances soient nécessaires pour atteindre la résolution complète du problème. Les enfants réagissent fortement aux séances car leur inconscient est encore assez neuf et peu noué par les conflits vécus, vu leur jeunesse. La plupart du temps, leurs problèmes proviennent d’héritages de lignées qu’il est facile de libérer. L’innovation du Transfert Quantique vient du fait qu’il permet d’accéder aux origines des problèmes. On ne soigne plus à l’aveugle et on gagne un temps fou. Les changements sont observables de manière évidente et il n’y a jamais aucun résultat. Tous les champs sont possibles : fœtus, nourrissons, enfants, ados et adultes sans limite d’âge. Le Transfert Quantique nous apprend que le fœtus, dans sa vie intra-utérine, pense et ressent de l’amour, entre autres sentiments. Amusez-vous à poser, dans votre entourage, les questions « à partir de quel âge pense-t-on ? » ou encore « à partir de quel âge aime-ton ? » et vous serez stupéfait des réponses… Le flou est absolu. Personne n’imagine que ce petit bout’chou est un être pensant, qu’un bébé dans un service de néonatalogie intubé est traumatisé à vie par les soins invasifs. Nous découvrons au fil des années et des pratiques un monde nouveau, de nouvelles explications aux maladies, aux blocages et à toutes les conséquences dramatiques qu’ont les héritages transgénérationnels sur notre vie. Nous portons sept étages de générations et ainsi tous les traumas dans nos gènes. N’oublions pas que dans notre inconscient sont inscrits des guerres, de l’immigration et des drames en tout genre. La clé de la guérison se situe dans la libération de ces traumas.

3 La mécanique quantique dans le Transfert

Sans l’apport de la physique quantique et de toutes ses conséquences physiques, physiologiques, biologiques, philosophiques et spirituelles, l’outil Transfert Quantique n’aurait pas pu voir le jour. La psychanalyse s’applique à être un outil scientifique. Freud base toute sa théorie sur une énergie qu’il nomme « libido » et que Jung appelle « énergie psychique ». Cette idée, révolutionnaire pour son temps, consiste à parler de conscient et d’inconscient en termes d’énergie. Cette idée inscrit la « psy » dans le domaine de la science. Cette intuition géniale de Freud s’est avérée exacte grâce à la découverte de la mécanique quantique. Même si Freud n’a pas travaillé à réunir ses découvertes avec celles de la mécanique quantique, Jung a ouvert le dialogue entre ces deux champs, comme en atteste sa correspondance avec W. Pauli, l’un des pionniers de cette discipline.

La mécanique étudie l’infiniment petit au travers des particules élémentaires, les « quanta ». Les découvertes du comportement de ces particules ont fait dire aux matérialistes (ceux qui affirment que la pensée n’a aucune action sur la matière) qu’il s’agit de « sorcellerie », tant le monde de l’infiniment petit se comporte très différemment de l’environnement macroscopique dans lequel nous pensons vivre. De nombreux scientifiques ont longtemps refusé d’étendre les conséquences de la mécanique quantique à l’échelle du macroscopique. Pour d’autres, une théorie scientifique ne tient que si elle s’applique à toutes les échelles. Les physiciens quantiques se proposent donc d’étendre les lois de la mécanique quantique à l’ensemble des domaines physiques pour comprendre les phénomènes. Au-delà d’une nouvelle compréhension de l’univers dans l’infiniment grand et des nombreuses avancées technologiques que cette science nous a offert (lasers, ordinateur, IRM, fusions supraconducteurs, etc.), certains auteurs comme W. Pauli, E. Baaquie, E. Manin, D. Chopra, M. Teodorani, A. Triolaire et E. Laszlo ont étendu au « caractère quantique » les états du psychisme humain. Tout ce qui jusqu’ici était rejeté au rang de sorcellerie par la pensée matérialiste commence à être expliqué par cette nouvelle science. Intuitions, télépathie, médiumnité, kinesthésie, visions à distance, décorporations, guérissons miraculeuses, transfert/contretransfert en psychanalyse et synchronicité jungiennes sont aujourd’hui les champs d’études de nombreux physiciens, généticiens et biologistes qui, une fois l’esprit plongé dans la magie de la quantique, n’ont plus peur d’ouvrir leurs sciences à la compréhension de phénomènes jusqu’alors incompréhensibles.

Qu’est-ce que la psyché, le conscient, l’inconscient et l’information ? Comment ça marche sur le plan de la physique ? Il n’y a pas de tabous ni d’interdits métaphysiques ou spiritualistes chez les physiciens quantiques. Certains ouvrent leurs réflexions jusqu’à tenter de comprendre le comment et le pourquoi de la vie elle-même, sans perdre de vue que, selon l’aphorisme de W. Heisenberg, « non seulement l’univers est plus étrange que nous le pensons, mais il est plus étrange que nous ne pouvons le penser ». La quantique nous propulse dans un monde fréquentiel et ondulatoire. Personne aujourd’hui ne s’étonne de voir des images en direct sur son téléphone et d’avoir accès à un champ d’informations infinies sur son ordinateur via internet. Cela nous semble naturel. Nous l’utilisons tous les jours, même si l’on ne comprend pas comment cela fonctionne. Imaginez la réaction d’un aborigène qui serait resté à l’écart de ces outils connectés et qui vous observe lors d’une communication en Face-Time sur votre téléphone portable... Il vous prendrait pour un sorcier. Pourtant, notre aborigène utilise les mêmes capacités fréquentielles pour communiquer à distance avec ses semblables : c’est la télépathie. Et là, c’est nous qui le prenons pour un sorcier. Ce sont pourtant les mêmes phénomènes physiques qui sont en jeu. Ils sont simplement utilisés par des supports différents. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère : celle de la quantique. Mais revenons aux mystérieuses découvertes de la mécanique quantique. Quelles en sont les principales caractéristiques ?

La dualité onde/particule

La lumière présente deux aspects complémentaires selon la façon dont on l’étudie : la lumière est à la fois un phénomène ondulatoire, sous forme de longueur d’onde, et un phénomène corpusculaire, sous forme de photons. Une onde n’est pas localisée, ni dans l’espace ni dans le temps. Elle n’a pas de position précise, ni de masse, alors qu’un corps a une position donnée et une masse. Si on observe un électron, il se trouve dans une position précise. Dès que nous cessons de l’observer, il développe son aspect ondulatoire et ne se trouve plus à un endroit précis. Il devient alors impossible de prédire avec certitude où la particule se trouvera la prochaine fois que nous l’observerons. Toute matière émet des ondes. Toute matière est donc à la fois ondulatoire (hors temps et hors espace) et corpusculaire (ici et maintenant). C’est ce que les physiciens quantiques appellent les deux états superposés de la matière. Pourquoi superposés ? Parce que les physiciens ne peuvent observer ces deux états à la fois.

L’un des pères de la mécanique quantique, le physicien et philosophe autrichien Erwin Schrödinger2, co-créateur de la fonction d’onde associée à l’état de particule, a ainsi conçu, en 1935, après de longs échanges avec Albert Einstein, une expérience mettant en évidence cette impossibilité d’observer ces deux états superposés. Schrödinger a imaginé une expérience de pensée, c’est-à-dire qui n’a jamais été réalisée. Un chat est enfermé dans une boîte avec un dispositif qui tue l’animal dès qu’il détecte la désintégration d’un atome d’un corps radioactif (de type Geiger ou d’acide cyanhydrique). Du point de vue de la probabilité, la désintégration a une chance sur deux de se produire au bout d’une minute, mais selon la théorie quantique, tant que l’observation n’est pas faite, l’atome est simultanément dans deux états : mort et vivant, intact et désintégré. Seule l’observation à l’ouverture de la boîte déterminera si le chat est vivant ou mort. Une telle expérience, si elle est envisageable avec une particule, devient plus problématique avec un animal de compagnie. Quelques années plus tôt, en 1801, Thomas Young démontre une étrange propriété des ondes : elles ont la capacité d’interagir entre elles. Le simple fait d’observer le photon, en le considérant comme une particule et non plus comme une onde, modifie le résultat de l’expérience (voir l’expérience des fentes de Jung). C’est ce qu’ils appellent l’« effondrement de la fonction d’onde ». L’observateur influe directement sur le système observé. Plus l’intensité d’observation est grande, plus l’influence de l’observateur sur ce qui se produit est importante.

Autres bizarreries du comportement de ces drôles de particules : la « non-localité » ou l’« intrication », qui constituent probablement la découverte la plus déconcertante de la physique quantique. Des particules ayant été en contact les unes avec les autres sont dites « intriquées ». Des particules ayant été en contact les unes avec les autres sont intriquées de sorte qu’une interaction sur une des particules a une répercussion immédiate en d’autres endroits sur d’autres particules. En apparence, ce phénomène contredit la relativité restreinte, pour laquelle il existe une vitesse limite à la propagation de toute information (la vitesse de la lumière). Ici, l’interaction est immédiate, quelle que soit la distance ! D’où la notion de « non-localité », associée à l’intrication, auxquelles on peut ajouter la notion de « non-temporalité », puisque tout se passe dans un temps nul.

La dualité conscient / inconscient

Quelle est l’application de la théorie quantique sur les états psychiques humains ? À la dualité onde/particule, on pourrait associer la dualité conscient/inconscient. En effet, le conscient est localisé dans le corps de l’individu. Il s’occupe de l’ici et maintenant. Il représente l’aspect « corpusculaire » de notre psyché. L’inconscient, lui, est caractérisé par sa « non-localisation » dans l’espace-temps. Il représente l’aspect « ondulatoire » de notre psyché. Et ces deux états sont superposés. L’état inconscient étant non localisé, il possède les propriétés de l’intrication. Comme l’observateur influence l’expérience, lorsqu’une personne fait un choix conscient, elle fait effondrer la fonction d’onde. La conscience n’enregistre qu’un seul vecteur d’état parmi la superposition d’états virtuels possibles, ramenant tous les potentiels en un, actualisé ici et maintenant. Jusqu’ici, d’un point de vue scientifique, tous les phénomènes dits « psy » et « paranormaux » ont été traités avec dédain. Ils n’avaient pas de place dans un univers régi par la causalité newtonienne. Aujourd’hui, tous ces « phénomènes » font l’objet de recherches. Ils sont intégrés dans le champ scientifique comme des phénomènes « non locaux » et « ondulatoires ». La mécanique quantique peut donc expliquer les phénomènes de télépathie et de communication d’« inconscient à inconscient » présent dans le Transfert Quantique, dans le transfert analytique ou encore dans la psychophanie3.

L’inconscient possède la capacité de se connecter à toutes les informations passées et même parfois à venir de façon « non locale » grâce à la détermination dans l’indéterminisme. Dans l’inconscient, la posture des éléments donne une direction d’évènements à venir. Cependant, comme les informations de l’inconscient peuvent subir une mise à jour, une modification à tout moment, la destinée de l’individu n’est en aucun cas figée. Elle peut être modifiée par l’environnement à chaque instant, comme une équation, dont le résultat se modifie à chaque changement de valeur. L’intention consciente permet, en opérant une demande précise, d’« effondrer » la fonction d’onde et d’obtenir une information jusqu’alors « inconsciente ». C’est ce qu’il se passe dans le Transfert Quantique lorsque l’interface va chercher des informations dans l’inconscient du patient. L’interface s’intrique avec l’inconscient du patient par le biais d’un consensus demande-acceptation qui se matérialise ainsi : « Acceptes-tu d’être moi ? » Cette phrase « magique » actualise cette intrication. Les deux personnes sont intriquées comme peuvent l’être des jumeaux, des personnes amoureuses, ou une mère et son enfant. On sait que dans ce type de relation, les deux personnes peuvent ressentir au même moment la même sensation. Même si elle n’est arrivée consciemment qu’à une des deux, l’autre sera informée, elle ressentira exactement ce que ressent le premier au même instant et de manière simultanée. Nous avons compris comment se transmet une information inconsciente d’une personne à l’autre. Reste à comprendre comment une information peut modifier un état, un comportement ou un symptôme physique.

Comment une information (ondulatoire) peut modifier la matière (corpusculaire) en transformant des cellules ou des comportements ? De la même façon que la matière et l’énergie sont enchevêtrées et superposées, l’esprit-énergie et le corps-matière sont liés de façon indéfectible, ce que la médecine occidentale tente vaillamment de nier depuis des siècles. Pourtant, depuis quelques années, lorsque la médecine est impuissante à traiter certaines pathologies, les vieilles méthodes refont surface. De plus en plus de praticiens essaient de donner du sens au désordre biologique, ou tout du moins une cause ou une tentative d’explication. Heureusement, certains médecins plus ouverts d’esprit s’aventurent, faute de solution, à orienter, en complément de la pratique médicale classique, les patients chez des psys comme nous, quand ce ne sont pas eux-mêmes qui viennent pour leurs propres problèmes. Médecins, psychologues et autres praticiens de santé s’ouvrent à de nouvelles connaissances. Les recherches, travaux et publications d’Eduard van den Bogaert, auteur de HomSham : L’homoéopathie sensitive, font bouger les lignes. Le grand dictionnaire des malaises et des maladies de Jacques Martel est devenu un best-seller, ce qui augure bien d’un changement de point de vue général, pour nos plus grands espoirs de voir évoluer les esprits. La pratique du Transfert Quantique nous confirme l’existence de causes à toutes les situations, qu’elles soient psychologiques ou biologiques. Comment une émotion — information ondulatoire — peut-elle provoquer des symptômes physiques corpusculaires ? On l’observe tous les jours : on est triste, on se met à pleurer, on a peur, notre pouls s’accélère, nos pupilles se dilatent, nos mains deviennent moites et notre respiration devient difficile. De même, quand nous ressentons de la honte, nous rougissons, nos oreilles deviennent chaudes, nos mains sont froides. Le cerveau transforme des signaux informationnels en sensations au travers de nos cellules. Les cellules communiquent entre elle grâce à des flux de photons spécifiques, et ce en dehors de toute transmission chimique et de tout contact direct. De ces communications résultent des réactions physiques et/ou chimiques.

Eduard van den Bogaert, est né à Bruxelles en 1960. Praticien en médecine coopérative, il exerce en combinant plusieurs disciplines, parmi lesquelles la médecine générale, l’homéopathie sensitive et la généalogie médicale. Au-delà du système nerveux et du cerveau, les informations se propagent sous forme d’ondes, qu’elles soient hertziennes, électromagnétiques ou lumineuses (biophotons). On observe qu’en dehors du cerveau, des informations sont contenues à une échelle infiniment plus réduite, sous forme de programmes au sein de l’ADN. L’ADN n’a pas simplement une fonction de programmateur, comme on l’a longtemps pensé. Nos gènes sont activés où désactivés quotidiennement par nos émotions, nos actions, nos croyances et notre environnement. Tout ce que nous pensons, ressentons et vivons s’inscrit dans notre ADN, modifié par l’ARN, que l’on pourrait comparer à un super calculateur de données, qui modifie sans cesse le fonctionnement de notre corps, à bon escient ou à mauvais escient pour le sujet. Ce qui nous est transmis par notre lignée est inscrit dans notre ADN. Les traumatismes et les résolutions vécues par nos ancêtres en font partie. De quoi est constitué notre esprit, notre conscient et notre inconscient ? Forcément de quantas.

Psychisme

La pensée est une énergie qui affecte donc directement la façon dont notre cerveau et notre ADN contrôlent notre physiologie. De la même manière que l’on parle d’états superposés et de dualité « onde/corpusculaire », on pourrait parler d’« états superposés » et de « dualité psychologie/physiologie » ou « dualité psy/bio ». Conscient et inconscient émettent des ondes informationnelles qui ont indéniablement des répercutions sur notre corps. L’inconscient est, des millions de fois, plus puissant que le conscient. Il a donc une influence majeure sur notre physiologie. Suivant le point de vue d’où l’on se place, on peut regarder la cause d’une maladie de deux façons différentes : le physiologique et/ou la psychologie. Ces deux réalités sont superposées. En médecine classique, on identifie la cause physiologique d’une maladie grâce à l’examen des organes, aux analyses de sang et aux radiographies. Ensuite, on définit un protocole thérapeutique : allopathie, homéopathie, régime alimentaire, chirurgie ou psychologie. La meilleure façon de parvenir à la guérison serait quand même de connaître l’origine psychologique du problème. Alors, une fois la cause établie, il ne resterait plus qu’à faire passer un