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Non ce livre n’est pas un cours de tricot, mais un ouvrage méthodique mélangeant expérience, bon sens, psychologie–sociologie–philosophie, pour comprendre comment une vie se tricote. Point par point, avec les bonnes aiguilles et les moins bonnes, ses erreurs. Un livre pour comprendre que déchiffrer sa vie permet d’avancer plus loin et plus rapidement. Permet de se réaliser, permet de percevoir ce (et ceux) qui nous entoure(nt), permet de simplifi er son quotidien. Bref, que déchiffrer sa vie permet de ne plus souffrir et d’accéder à un certain bien-être. Découvrir ses forces et tirer parti de son vécu, d’autant plus s’il est douloureux, c’est le défi de ce livre, en 110 fi ches constructives, bien concrètes et illustrées d’exemples. Ni médicaments ni psychothérapie, mais des prises de conscience à transformer en atouts et volonté. Petit changement par petit changement, c’est la règle pour aller loin. Il n’y a pas d’ordre de lecture, il y a LA page qui répond à votre attente depuis des mois, la page qui suscitera votre curiosité, d’autres pages pour quand vous en aurez l’envie. Choisissez, parcourez, l’essentiel c’est de vous en imprégner, de vous mettre sur la route et d’avancer ! On a tous essayé différentes voies pour aller mieux. Ce livre est là pour donner des idées et de la méthode, mais aussi les coups de pouce et la persévérance pour passer de ses désirs à l’action. Cet ouvrage entre les mains c’est déjà 30 % du chemin parcouru, l’envie de progresser vous voilà à 60 %. Restent 40 % d’efforts, avouez que vous avez fait le plus gros ! Allez à votre rythme, soyez confiant(e). Je vous souhaite de vous réaliser.
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Seitenzahl: 545
Veröffentlichungsjahr: 2018
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COMPRENDRE
pour agir
0.1 mon histoire : 1/2 siècle de survie
0.2 comprendre c'est décider
0.3 comment utiliser ce livre
DECLENCHER, prendre conscience appeler les secours
1.vivre c'est changer
1.1 suivre la vie en mouvement, une obligation
2.trouver le déclencheur
2.1 prendre du temps pour réfléchir à soi
2.2 tenir un journal
2.3 écrire son histoire
2.4 saisir l'occasion, l'imprévu
2.5 progresser pour survivre
2.6 désirer changer
2.7 écouter les messages de la vie
2.8 déclencher un changement à force de souffrance
2.9 devenir aventurier et créatif
3. changer vers quoi
3.1 réveiller ses envies
3.2 donner un nouveau sens à sa vie
3.3 oser choisir
3.4 faire émerger ses désirs
3.5 rechercher son originalité
3.6 trouver sa passion
3.7 se donner les moyens, avec ce qu'on est
OTER LES FREINS, abandonner jeter ce qui n'est plus d'actualité
4.annuler les programmes
4.1 abandonner formatage et conformisme
4.2 s'affirmer
5.ne plus se comparer aux autres
5.1 lâcher la compétition
5.2 abandonner la jalousie
5.3 accepter ses imperfections
6.ne plus écouter nos croyances
6.1 abandonner ses croyances non fondées
6.2 abandonner ses peurs
6.3 contrôler son besoin de reconnaissance
6.4 abandonner son sentiment d'infériorité
6.5 croire en sa capacité de réussir
6.6 ne plus croire en la malchance
7.arrêter pour de bon
7.1 abandonner ses répétitions malheureuses
7.2 abandonner sa culpabilité
8.ne plus trouver d'excuses
8.1 abandonner ses regrets
8.2 cesser de reporter ses désirs
8.3 se détacher, vivre les séparations
OTER LES FREINS, accepter recycler ses idées sur la vie
9. vivre au présent
9.1 accepter que tout a une fin
9.2 accepter les hauts et les bas de la vie
9.3 vivre l'instant présent
9.4 savoir remercier
9.5 se relaxer
9.6 faire les deuils, pardonner
9.7 préparer sa fin de vie
10.prendre la vie comme elle vient
10.1 accepter l'imperfection de la vie
10.2 lâcher prise
11.être différent de l'autre
11.1 s'accepter comme on est
11.2 se relier les uns aux autres
12.prendre des risques sinon rien
12.1 accepter le risque du changement
12.2 croire que ça va marcher
12.3 prendre la décision, imposer son changement
12.4 compléter ses savoir-faire
CHANGER, travailler sur soi prendre des forces
13.développer ses forces
13.1 découvrir ses forces et les développer
13.2 utiliser ses compétences
13.3 développer ses sens
14. développer son estime de soi
14.1 s'accepter
14.2 faire progresser son estime de soi
CHANGER, simplifier s'organiser
15.simplifier son environment
15.1 se désencombrer
15.2 ranger, classer
15.3 gérer ses vêtements
15.4 gérer ses papiers administratifs
15.5 gérer son budget
16.simplifier son quotidien
16.1 trier ses tâches
16.2 évaluer le temps de ses tâches
16.3 s'organiser, gérer les priorités
16.4 se garder du temps
16.5 organiser les détails de la vie
16.6 organiser ses loisirs
16.7 rédiger son CV
CHANGER, trouver ses équilibres peaufiner ses choix
17.trouver son équilibre occupation
17.1 se poser, ne rien faire
17.2 gagner son repos hebdomadaire
17.3 bien utiliser ses vacances
17.4 bien vivre le chômage
17.5 préparer sa retraite
17.6 bien vivre le travail
17.7 trouver ses loisirs
17.8 cultiver sa passion
18.trouver son équilibre santé
18.1 préserver sa santé
18.2 s'alimenter
18.3 s'activer
18.4 veiller à son apparence
18.5 utiliser ses 6 sens
18.6 profiter de la lumière
19.trouver son équilibre consommation
19.1 simplifier sa vie
19.2 changer son système de valeurs
19.3 préserver l'environnement
20.trouver son équilibre en famille
20.1 le célibat
20.2 le couple
20.3 les enfants
20.4 les parents
21.trouver son équilibre avec les autres
21.1 aller vers les autres
21.2 communiquer avec les autres
21.3 ne pas juger les autres
21.4 aider les autres
21.5 faire vivre ses relations
DEVENIR SOI profiter
épilogue
ouvrages et sites recommandés
index
J'ai 4 ans, j'ai 10 ans, j'ai 15 ans. La souffrance et la peur sont là, jour après jour. Maltraitée et humiliée pendant 20 ans par une mère paranoïaque. La peur au ventre d'être giflée ou battue à tout moment. Du stress, de l'aérophagie, des brûlures d'estomac, des crises d'herpès d'entendre crier à longueur de journées, soirées, week-ends, vacances. Le sentiment d'être nulle et incomprise par des humiliations quotidiennes. Tout cela d'une mère intellectuellement sensée. C'est ma 'vie'. Une sœur qui subit aussi. Un père soumis qui regarde faire. Des voisins qui se plaignent du bruit jusque 3 étages en dessous.
JE M'INVENTE UN PARADIS et m'y recroqueville : des sourires dès que je quitte la maison pour rejoindre les copains à l'école, des repas à la cantine copieux – sans cris – joyeux pour combler mes manques, des ciseaux – papier – colle bien suffisants pour m'occuper en cachette.
«Qui va me faire mon ménage et mon repassage», seule phrase que j'entends quand j'annonce mon départ à mes parents. Entre 20 et 25 ans je vais sortir, découvrir la vie, faire des rencontres (mes amis d'aujourd'hui, mon futur mari), apprendre et aimer travailler. Mais mes crises de boulimie commencées vers l'âge de 12 ans s'aggravent et me gâchent la vie qui pourtant me sourit.
Je pars m'installer à la campagne pour rejoindre mon mari. Tout s'effondre. Mon nouvel employeur ne me fait pas confiance et me remémore mon enfance. L'inverse de ma 1re entreprise qui pendant 5 ans m'a laissé autonomie et champ libre en me jugeant sur mes résultats. Je vais y rester 20 ans, à travailler 12 heures par jour en usine dans des postes d'encadrement à stress, pas vraiment ce dont j'avais envie.
J'apprends à la naissance de notre 2e enfant que mon mari est gravement malade. Maniaco-dépressif bipolaire. Cela m'a été caché. Violences, internements, dépressions, s'ajoutent à ma charge de travail et de famille. Je m'occupe plus de mon mari que de mes enfants. Cela dure 19 ans. 14 ans d'amour aveugle, 5 ans d'acceptation que la maladie n'est pas curable et de moins en moins gérable.
Sans pouvoir l'imaginer, au vu des positions qui me sont imposées de chef de famille, infirmière et psy de mon mari, mère de mes enfants et chef d'équipe au travail, je suis soumise, à mon mari, à mon travail, à mon employeur, ne faisant que reproduire le schéma vécu dans l'enfance et l'adolescence. Un vrai petit soldat qui hisse de toutes ses forces mari et enfants vers le haut, qui se dépasse dans sa fonction au travail, et assure tâches ménagères, courses, jardin, potager, travaux, devoirs et transport des enfants... Je n'ai pas encore compris ma soumission.
Un jour à 44 ans, c'est le burn-out au travail. Enfin un DECLENCHEUR. Je saisis qu'il faut que j'arrête mes souffrances. De toute façon mon corps s'est détruit. De partout, en 3 semaines : l'audition, la vessie, une sciatique carabinée, des démangeaisons sous les bras, les cartilages des genoux, une rage de dent. Je réfléchis que je n'ai pas profité de la vie, n'ai fait que m'occuper des autres, et que je n'ai plus la santé. LA LIBERTE DE VIVRE ET D'ETRE MOI VIENT ALORS PEU A PEU.
Une révolution ! Je quitte mon entreprise : un grand groupe, attaché à bichonner ses actionnaires quitte à perdre quelques salariés à bout. Plus aucun salaire ne rentre dans le foyer pour faire bouillir la marmite, mais sans regrets d'être partie.
Je prends un temps de réflexion, analyse que j'ai développé, petite et pour me protéger, certaines forces pour aller vers les autres et créer. Les 2 béquilles de mon enfance seront plus que jamais le fil conducteur de ma vie : le contact humain, et une passion pour les travaux manuels.
Je décide d'ouvrir mon entreprise : un atelier de loisirs créatifs et une chambre d'hôtes. J'aime rencontrer les gens. De tous âges, de tous horizons, chacun est riche de quelque chose. J'ai un besoin de transmettre et d'échanger, j'éprouve du bonheur à voir les personnes se valoriser, prendre confiance en elles à travers la création d'objets. Je viens de trouver mon métier.
Mon mari devient de plus en plus violent et pervers, les rendez-vous des dernières années avec son équipe soignante échouent. Un Professeur qui se fait berner par son malade, avec des œillères pour ne pas voir l'importance de l'entourage dans la guérison, et des boules Quies pour ne pas entendre que son nouveau traitement miracle est en train de transformer mon mari en agressif menaçant. Mon mari refuse de se faire soigner ailleurs, en grande souffrance, mais finalement dans un certain confort.
J'abandonne. 19 ans d'énergie pour quel résultat? Je comprends que JE SUIS RESPONSABLE EN GRANDE PARTIE DE MA SOUFFRANCE. Quel avantage est-ce que je trouve à prolonger cette situation depuis tant d'années ? J'ai essentiellement peur de me retrouver seule avec mon grand besoin d'amour que je n'ai pas eu dans l'enfance. Pourtant ce que je vis est bien pire. D'autant que mes enfants ne sont déjà plus à la maison, ma fille a trouvé du travail, mon fils vient d'avoir le Bac. J'ai 49 ans. Je prends la décision de quitter entreprise, mari, et maison pour m'installer en ville. Un défi puisque je me retrouve sans ressources–sans travail–sans logement. Je redémarre tout à zéro. 6 ans que j'ai commencé cette ascension.
Mais je suis loin d'avoir tout compris. Je prends les postes que je trouve, après des recherches éprouvantes que toute personne en quête d'emploi comprendra. Exploitée 3 ans dans une entreprise, je finis par partir, 1 mois dans l'autre, je pars. Contre 20 ans auparavant pour prendre la même décision : je progresse doucement mais sûrement ! Mes enfants me soutiennent et m'encouragent à préserver ma santé, plutôt que travailler 11 heures par jour, ou gagner moins que le SMIC à encadrer des équipes.
Parallèlement, je rencontre un homme, ni paranoïaque, ni bipolaire, autonome financièrement, surtout qui aime la vie et entreprend. L'inverse de ce que j'avais connu. Pourtant mon amour admiratif va vite s'arrêter. Après 2 ans de vie commune, je ne le vois plus, l'attend chaque jour. Il rentre en pleine nuit, sans explication, alcoolisé, je dois accepter ses absences et ne rien lui reprocher, pas même de conduire en état d'ébriété. J'ai peur. Le dialogue n'est pas possible. 2e DECLENCHEUR. Ce n'est pas la vie que j'ai choisie. Je le quitte. 1 an pour m'en remettre.
Et comprendre. Ma mère m'a inculqué à coups de paires de claques et autres violences que je lui faisais perdre son temps, que j'étais paresseuse, que je n'aimais rien, que je ne comprenais rien, que je ne serai jamais bonne à rien. Inculquer : «rentrer à coups de pied dans le cul». Pendant 20 ans les gifles au menu de chaque jour produisent pour moi le même effet que les coups de pied, ça rentre bien et m'inonde le cerveau de stress et l'esprit de mauvaises pensées, tout en paralysant mon corps. Toutes ces maltraitances déversées et assimilées au quotidien me cachent l'essentiel : que je suis soumise. Je me savais bien sûr soumise à ma mère qu'il était vain de raisonner, mais je ne pensais pas que ce problème se poursuivrait avec d'autres personnes, que je redouterai plus tard toute autorité.
LA VIE N'A POURTANT CESSE DE M'ENVOYER LE MEME MESSAGE...
Il est grand temps, je comprends enfin que la soumission est mon ennemie. Le point noir dont découlent les autres problèmes. J'ai pris ces différents postes à responsabilités et ce compagnon, parce qu'inconsciemment ils auraient plu à mes parents (l'essentiel pour eux étant leur classe sociale, leur apparence, pas mon bonheur). En même temps j'ai fait aussi plus qu'il est nécessaire pour me faire apprécier de mes supérieurs et me faire aimer de mon compagnon. Toujours par peur qu'on ne m'aime pas, puisque je ne suis déjà pas à la hauteur pour que mes propres parents m'aiment. SOUS L'EMPRISE DE LA SOUMISSION je ne fais pas les bons choix, ne prends pas les bonnes décisions, ne sais pas me faire aider. Du lourd. Il va falloir que je m'affirme et devienne quelque peu autoritaire, loin de mon caractère actuel. S'affirmer pour se défendre, je sais le faire pour les autres, mais pas encore pour moi. Je décide que ce sera la bataille de mes prochaines années.
NE PAS REPRODUIRE LES MEMES SCHEMAS. Cette fois-ci j'entends. Je vois. Je sens. Je vais essayer.
2e redémarrage à 52 ans : retrouver logement–conjoint–boulot. Marché de l'emploi à mon âge, pour la 3e fois. Abattue. Plus d'énergie. Mais mes enfants vont bien. Après tout ce que j'ai surmonté, ce n'est pas le moment de baisser les bras. Il me faut beaucoup de difficultés pour me battre, c'est comme cela que je fonctionne. Vue l'ampleur de la tâche, je vais donc encore devoir travailler dur, mais je devrais y arriver. 3e déménagement en 4 ans. Les travaux qui vont avec et dont j'ai besoin : AVOIR UN CHEZ-MOI QUI ME RESSEMBLE OU JE VAIS POUVOIR PUISER FORCES ET ENDURANCE. Même si les enduits et la déco sont dans mes cordes, je n'ai plus de force. Mais je fais. Je trouve aussi un travail à temps partiel, plus que précaire. Mais je prends. Rémunérée au SMIC malgré mes 35 ans d'expérience et la peur au ventre que les contrats CDD ne soient pas renouvelés. Mi-temps boulot + mi-temps travaux + mi-SMIC pour vivre, la vie repart.
Ma vie ressemble à des montagnes russes, mais cette fois-ci je reste en haut de la côte. Une nouvelle épreuve m'attend encore, qui va me faire avancer d'un pas de géant.
Après opérations chirurgicales et soins depuis 9 ans pour réparer les dégâts du burn-out, je décide de prendre à bras le corps mon dernier problème de santé : ma boulimie qui dure depuis 40 ans et me détruit l'estomac avec les vomissements. Toujours peur de m'adresser à ma mère, même en réunion de famille. Je demande à mon père qu'ils viennent tous deux me raconter leur vie que je ne connais pas, les bons moments, et les mauvais qui ont pu être la cause de la violence reçue, du non amour d'une mère pour ses enfants, source de ma maladie. Parallèlement je vois un psychiatre, persuadée qu'il me faut un traitement anti-addiction. Aucun des médicaments essayés ne marcheront ! Mais J'AI SU DEMANDER DE L'AIDE pour la 1re fois de ma vie, et ce médecin va m'accompagner à aller au bout de ma démarche.
Quelques mails à mes parents sur plusieurs mois, une conversation d'une heure au téléphone avec mon père, le verdict tombe : NON je n'ai jamais fait de boulimie. NON mes 20 années de souffrances n'ont jamais existé. NON ils ne viendront pas me voir : 140 km directs en train c'est trop loin, pour eux qui se rendent en Italie pour voir la dernière exposition, en Angleterre pour visiter un jardin, en Belgique pour acheter leurs confitures.
Je décris à mon père des scènes récurrentes quand, recroquevillée sur le ventre, à 1 mètre du canapé où sans broncher il écoute de la musique classique, ma mère en hurlant me bat dans le dos avec son pied. Ou qu'elle me met régulièrement sur le pallier, certaines fois nue, jusqu'à la nuit. Ou qu'elle hurle des heures durant tous les jours. Ou qu'on ne dîne pas avant 1h du matin pour finir avec un unique yaourt dans le ventre. Puis je raconte certaines scènes qui l'humilient, lui. Mais non, non, non, j'exagère, j'invente tout. Rien de tout cela ne s'est passé. Pourtant ma sœur et moi pouvont développer pendant des heures encore aujourd'hui, dans les moindres détails. Pourtant, le monde a toujours su autour de moi, à tout âge je me suis confiée pour appeler au secours : aux copains d'écoles, aux instituteurs, aux professeurs, au proviseur du lycée, à la famille, aux voisins, et même à quelques amis de mes parents. Une quarantaine de mouchoirs gisent dans la poubelle, à reparler de tout cela avec mon père, je revis toute cette souffrance. Il me faut accepter la réalité : mes parents sont dans le déni. Jamais je n'aurais pu imaginer qu'ils effacent 7000 jours violents de hurlements, de gifles, et d'images que j'ai vécus et que j'ai en mémoire.
Des parents égocentriques, un père lâche, une mère au comportement passif-agressif et à l'autorité hitlérienne. JE ME DONNE ENFIN LE DROIT DE NE PAS AIMER MES PARENTS. Je leur écris que je ne veux plus ni les voir ni les entendre ni les lire. Ma boulimie s'estompe d'elle-même, les crises s'espacent. Plus cartésienne que moi tu meurs, je suis abasourdie de découvrir que, plus fort que l'addiction, le psychologique était toujours là. LA ROUE TOURNE, PARCE QUE JE L'AI FAIT TOURNER. Que ne l'ai-je fait avant... Mais à 20 ans je n'étais pas prête, à la place je me suis occupée des autres.
Ma plus grande réussite, c'est de n'avoir pas reproduit cette violence que j'ai reçue, et de pouvoir aimer avec le sentiment de ne pas avoir été aimée. Aimer mon mari, mes enfants, les gens, la nature, quand on n'a pas été prise dans les bras, quand on n'a pas reçu de gestes de tendresse, de baisers, de mots doux. Mes enfants je les en ai couvert (encore aujourd'hui), mon mari je l'ai bichonné, les gens j'y suis attentionnée, la nature je la respecte. Il me reste à m'aimer mieux, à m'écouter, c'est en bonne voie.
1/2 siècle de survie jusqu'au jour où j'ai compris que... où j'ai arrêté de... où j'ai décidé de...
RETENIR QUE L'ON EST MAITRE DE SA VIE. ALLER A LA SOURCE DE SES ENNUIS, COMPRENDRE, ET CHANGER. CESSER D'ACCUSER LES AUTRES OU LA MALCHANCE, ETRE MOINS AMER, CULTIVER LE POSITIF ET L'OPTIMISME, RECOUVRER SES FORCES... ET L'AVENIR S'OUVRE SUR UNE AUTRE VOIE, PLUS BELLE.
Aujourd'hui mon poste administratif à temps partiel s'est transformé en CDI, pas suffisant financièrement pour vivre mais que je choisis de garder parce qu'il ne me demande pas la même force que les précédents. Le reste du temps à domicile pour écrire ce livre. Le moment de respiration, de réflexion, de création, de transmission dont j'ai besoin. Je partage régulièrement de bons moments avec ceux que j'aime. J'ai gagné, cela fait plus d'un an que je ne fais plus de boulimie. JE REVIS. CHAQUE DECISION A PRENDRE EST REFLECHIE, PESEE, ELLE DOIT APPORTER A MOI-MÊME, PLUS SEULEMENT AUX AUTRES. Maintenant c'est MA vie. Je vais continuer de progresser.
Ce sont cette compréhension de moi et des autres, les défenses que j'ai mises en place, mon envie de changer, les forces tirées de mes souffrances et les qualités que j'ai su trouver en moi et développer, qui ont permis de m'en sortir. Et que je souhaite vous transmettre. J'aimerais vous aider l'un l'autre, bien sûr ceux qui n'ont pas une vie douce, mais aussi les autres, vous entraîner à vous découvrir, vous épanouir, vous amener à exploiter vos trésors cachés, vous valoriser, aller vers la vie dont vous avez envie, être bien avec les autres, vous montrer que la vie n'est pas une compétition, vous aider à être authentique, à vivre vraiment, le plus en adéquation possible avec vous-même : à aller vers VOUS... tout un programme !
Avec un quotidien pesant, dans une ère du tout-tout de suite, des évènements qui se mettent ça et là sur notre passage, avec l'évidence que répondre à la norme, aux codes sociaux, à la compétition et autres impératifs extérieurs passent devant nos propres exigences, sans vraiment s'en rendre compte on perd le contrôle de notre vie, on plonge dans le pessimisme en étant soucieux pour demain, parce qu'on ne donne plus la priorité à celui ou celle que l'on pourrait être.
Ce livre c'est mon expérience, mon développement personnel, mes réflexions, les changements venus à force de souffrances. J'espère qu'il vous aidera, soutiendra, encouragera, vous donnera le coup de pouce et entraînera chacun de vous vers une révolution douce, afin de vous trouver. Un jour je l'ai décidé. J'ai tout gagné.
Evoluer à petits pas. Transformer ce qui nous gâche la vie, choisir ce que l'on fait, mais aussi ranger et s'organiser pour alléger le quotidien. Mieux gérer les passages difficiles, anticiper les événements, s'attaquer aux problèmes. Retrouver l'amour de soi. Goûter à la vie.
Allez au gré des pages de ce livre, commencez par picorer ce qui semble à votre portée, les résultats vous encourageront, puis attelez vous à comprendre ce qui vous empêche d'avancer à l'intérieur de vous, l'origine des freins.
Enfin, changez-vous à votre façon : avec les violences et les humiliations subies durant 20 années, j'aurais pu me venger, voler tuer devenir voyou. Mieux. J'ai trouvé un refuge dans le bricolage, à construire de mes mains avec papier ciseaux et colle. J'ai découvert que je pouvais aimer quelque chose au milieu de la dureté quotidienne. J'ai élargi mes connaissances à d'autres matériaux ce qui a développé mon côté autodidacte, qui lui-même m'a poussée à m'intéresser à autre chose, comme travailler sur les couleurs, la décoration, le dessin industriel, l'art paysager.
Car oui, quand le mouvement est déclenché/enclenché, rien ne s'arrête, on s'auto-valorise, on ressent du bonheur à faire les activités que l'on a choisies. On comprend par cette expérience que l'on est fait pour telle chose, et pas pour ce qu'on nous a fait faire ou fait croire. Il en est ainsi dans tous les domaines, le travail, le couple, les loisirs... On est bien et on réussit bien dans ce qui est fait pour nous, dans ce qui nous fait plaisir. Et l'on transmet alors aux autres un plaisir de vivre par notre bien-être.
Ce que vous lirez dans ce livre s'ajoutera à la toile que vous avez tissée, à ce que vous avez déjà entendu, lu, vu, touché, senti, échangé avec d'autres, et j'espère bien que ce livre vous donnera l'envie, le déclic, le coup de pouce, la volonté, la persévérance, la méthode pour transformer vos désirs en actions. Cet ouvrage entre les mains c'est déjà 30% du chemin parcouru, l'envie de progresser vous voilà à 60%. Restent 40% d'efforts, avouez que vous avez fait le plus gros ! Allez à votre rythme, soyez confiant(e). Je vous souhaite de vous réaliser.
Je ne suis pas médecin. Dans ce livre on comprend que notre vécu peut servir à devenir qui l'on veut être, et ainsi aller mieux. Ni médicaments ni psychothérapie, mais des prises de conscience à transformer en atouts et en volonté, sous forme de 110 fiches pratiques. Autant ? Petit changement par petit changement, c'est la règle pour aller loin ! Il n'y a pas d'ordre de lecture, il y a LA page qui répond à votre attente depuis des mois, une page qui suscitera votre curiosité, une idée pour quand vous aurez plus de temps... Choisissez, parcourez, l'essentiel c'est de vous en imprégner, de vous mettre en marche et d'avancer.
Capable de commencer ? Allons-y ensemble, c'est parti !
Prenez un cahier, ou mieux, un carnet de la taille de ce livre.
Vous attacherez les 2 par un élastique pour pouvoir y noter en vrac vos commentaires, vos idées personnelles, mais aussi découper une page avec vos notes et vos croquis et l'insérer dans ce livre à l'endroit désiré. Ou l'inverse : une page du livre découpée que vous rangerez dans votre carnet. C'est Vous qui décidez maintenant.
Vous avez choisi une page du livre. Vous pouvez bien sûr la crayonner comme les artistes (vous en êtes un, vous allez le découvrir), y ajouter des notes, souligner ou surligner en couleur les mots choisis. Vous pouvez aussi dater ce que vous lisez, ainsi dans quelques mois vous verrez votre progression.
Sur le carnet, il est préférable de commencer une nouvelle page à chaque sujet traité, d'indiquer titre, date, n° de la page du livre correspondante. Mettez en vrac toutes vos idées, tous vos commentaires, griffonnez, dessinez, mettez des smileys... tout est permis, VOUS CONSTRUISEZ.
Vous pouvez emmener livre et carnet partout, en faire votre livre de chevet, si vous pensez la nuit, notez ! Et tout ce que vous noterez sera bien. Personne ne vous jugera, déjà c'est un peu de Vous qui s'exprimera. Certaines notes, en les relisant, vous en amèneront d'autres. Il n'y a pas d'idées idiotes, il y a un cheminement, une logique propre à chacun, et c'est tout cela qui va s'avérer constructif.
Vous pouvez bien sûr noter aussi ce qui vous passe par la tête et ne se rapporte pas à une page du livre, beaucoup d'idées germent dès que l'on commence à s'intéresser à soi.
Méthode pour progresser
Puis travaillez le thème choisi. Relisez le sujet traité quelques jours de suite, livre et notes, le travail se fera progressivement, le fait d'y penser fréquemment. Puis si vous êtes volontaire, mettez-le en action. Une page du livre à la fois. Un peu d'énergie chaque jour ou chaque semaine suffit, inutile d'abandonner vos autres activités.
Ne vous découragez pas, vous êtes dans la démarche de vouloir évoluer, mais certaines fois les résultats ne sont pas là. Certains chapitres (15.ranger et 16.s'organiser) sont plus faciles à mettre en œuvre, ils vont rapidement vous apporter des bienfaits, et leur côté quotidien vous fera les adopter 'de force' plus facilement. Les autres en revanche requièrent de l'analyse de soi, d'aller chercher dans les profondeurs de son passé, de se motiver très différemment pour changer de comportement ou de personnalité, et forcément vous l'auriez déjà fait si c'était facile. Alors laissez reposer quelques semaines, et remettez-vous à la tâche, essayez et réessayez, allez plus profondément encore, ne vous mettez pas la pression, le temps va faire changer ce que vous voulez changer puisque vous le souhaitez.
Vous entrerez progressivement dans un nouvel état d'esprit, celui de vous améliorer, de sentir que vous pouvez allez mieux. C'est un état très plaisant, en apesanteur, pas comme quand on est amoureux, mais tout de même très heureux, on comprend que quelque chose se passe en nous. C'est le bon moment.
On écrit sa page !
II n'y a qu'à observer la nature. Rien n'est immobile, tout est en perpétuelle transformation. Vivre sans bouger, changer, évoluer n'est donc pas possible !! Prendre conscience de la vie en mouvement c'est devoir évoluer.
La vie n'est que mouvement
La terre tourne sur elle-même et nous apporte I'alternance du jour et de la nuit. En tournant en même temps autour du Soleil, elle nous fait vivre le rythme des saisons et des marées. Ajoutons les autres planètes du système solaire qui gravitent, les étoiles, les continents qui dérivent, les roches qui se forment et se transforment, la faune, la flore avec leur cycle de vie, les ondes qui se propagent : rien ne stagne. Ça va, on n'a pas le tournis ?
L'évolution des espèces
La biodiversité sur Terre est due à I'évolution, c'est-à-dire à la transformation des espèces vivantes qui s'adaptent en permanence à leur milieu en changeant leurs comportements et leurs caractères génétiques. Seuls les plus adaptables survivent (souvent ce sont les plus faibles qui ont dû développer la quête d'un sens de la vie). Il va falloir se bouger pour résister, adieu les contes de fées !
Pour vivre, c'est-à-dire être en harmonie avec soi et son envivonnement, pour pouvoir choisir et répondre à ses désirs, il faut se bouger. Sans oublier que le monde d'aujourd'hui n'est pas fait pour les sédentaires. Tout sédentaire dans sa tête et dans son corps aura la vie dure. Savoir réagir vite, changer de métier, vivre autrement, partir loin s'il le faut, il nous faut nous adapter en permanence et en conséquence vivre des changements.
Une solution : imiter la nature ! Bouger, évoluer, adopter des rythmes, avancer, reculer, vibrer, naître et mourir.
Comment y parvenir :
1.faisons l'inventaire des changements que nous avons déjà vécus/subis/provoqués et prenons conscience que nous avons déjà pu faire TOUT ça :
-pu passer du berceau au lit à barreaux puis au grand lit
-pu apprendre à lire écrire compter
-pu apprendre à faire pipi sur les toilettes
-pu dire bonjour
-pu obéir (même partiellement... )
-pu passer en couple, voire pu changer de nom
-pu déménager
-pu passer de scolaire à étudiant à salarié à entrepreneur
-pu prendre le bateau les patins à roulettes la trotinette le bus
-pu détester puis aimer les haricots verts, la couleur jaune...
2.listons nos freins actuels :
-je me cramponne à mes idées, mes repères
-je vais en vacances toujours au même endroit
-je suis sédentaire
-je refuse de subir les évolutions, d'être bousculé
-je me sens dépassé par la technique
-j'ai du mal à suivre les multiples nouveautés
-j'ai l'impression de faire du sur place
-je n'ai plus envie de faire d'efforts, je n'aime pas changer
-je ne me remets pas en cause, je me marginalise
-j'ai l'impression d'être vieux de ne plus être dans le coup
-je considère les nouveautés comme des dangers
-j'ai peur de me retrouver dans pire situation
-j'ai peur d'échouer...
3.appuvons sur l'accélérateur, c'est tout l'objet de ce livre :
-en se souvenant des nombreux changements réussis
-en se connaissant mieux
-en passant à I'envie et au besoin de changement
-en improvisant, en explorant, en se surprenant
-en ayant des projets, en avançant
-en se stimulant, en s'adaptant
-en déterminant son rythme
-en prenant des temps de repos, en se posant ('se pausant')
-en s'isolant, en réfléchissant
-en mangeant la lumière, en écoutant la pluie
-en se nourissant des saisons
-en sentant la vie fragile et en vivant dans I'instant
-en prenant soin du monde, en allant vers les autres
-en inter-agissant avec la nature et les êtres
-en prenant plaisir à vivre
-en éprouvant bien-être et tristesse, plaisir-déplaisir
-en laissant ses peurs de côté, en étant confiant
-en suivant et en orientant sa vie sans craindre
-en osant, en y croyant...
Acceptons que tout change, y compris nous.
Changeons nous vivrons, vivons nous changerons.
Les mots à adopter pour bouger :
adaptation, agitation, bougeotte, cadence, changement, course, danse, déplacement, descente, évolution, impulsion, marche, mise-à-jour, montée, mutation, nouveauté, ondulation, oscillation, progrès, renaissance, révolte, révolution, rythme, saut, stimulation, transformation, va et vient, variation, vie...
On écrit sa page !
Prendre conscience de ce qu'on ne veut plus c'est avoir la force de changer. Maintenant que l'on sait qu'il faut se bouger si l'on veut vivre (chapitre 1), comment déclencher le changement ? En trouvant un déclic : une réflexion, un désir, une souffrance. C'est la première étape, qui donnera l'impulsion de changer.
Evoluer, c'est pour la plupart d'entre nous aller contre nature. Ce n'est pas parce qu'on manque de volonté, le problème principal n'est pas là, il faut bien d'autres conditions pour changer. On a peur, on n'est pas si décidé, c'est rarement le bon moment, ni le bon environnement. Même quand on se trouve une passion il faut utiliser toutes ses forces pour la réaliser ! Alors pour se changer il faut mettre le paquet (expériences, patience, persévérence, efforts, comprendre nos freins), mais et surtout être contraint ou avoir envie. Trouvons d'abord ce déclencheur !
en prenant du temps pour réfléchir à sa vie,
en tenant un journal ou en écrivant son histoire,
en saisissant une occasion qui se présente à nous,
en étant poussé à changer, sans choix,
en réalisant que l'on souhaite vivre tout autre chose,
en ne supportant plus l'insatisfaction, la souffrance,
en ayant besoin de changer, du fait de sa nature aventurière ou créative.
Et si nous ne trouvons pas le déclencheur, c'est que ce n'est pas encore le moment de changer !
Toutes les causes sont bonnes pour déclencher une raison ou une envie d'évoluer. Chacun doit se prendre en main tout au cours de sa vie, prendre des instants de réflexion sur ses expériences, sur le chemin qu'il a emprunté et celui qu'il aimerait suivre afin de l'ajuster, si possible sans attendre l'insatisfaction ou la souffrance.
Poussé ou décidé, que l'on ait pris du temps pour réfléchir ou que les évènements nous mènent au désir de changer, dans tous les cas l'important c'est d'avoir une raison d'avancer qui va nous motiver et nous amener au changement. Reprenons en détail chaque source de changement, dans les fiches qui suivent.
La force de changer peut venir en prenant du temps régulièrement à mieux se connaître, réfléchir sur notre vie, analyser notre histoire, nos comportements, notre caractère, à se préparer pour le changement, dans le but de progresser.
Nous sommes fréquemment conscient que quelque chose ne va pas dans notre vie, sans trop savoir définir forcément notre malaise. Nous sentons que nous ne sommes pas en harmonie avec ce que nous vivons. Il y a aussi des moments plus importants (l'adolescence, la vingtaine, la quarantaine, la soixantaine) qui appuient là où ça fait mal, où l'on prend conscience des changements qu'il nous faut opérer, où l'on se pose plus de questions sur sa vie passée et celle que l'on verrait.
Que l'on essaie de ne rien voir, d'éviter, d'y résister, ou que l'angoisse soit face à nous, nous devrons régulièrement aller vers nous-même, nous confronter... à nous, trouver nos réponses pour arriver à notre équilibre. Allons-y sans attendre les crises.
S'accorder du temps n'est pas un luxe, ne rien faire, se poser, s'extraire du quotidien, devrait être la règle pour tous. Penser est nécessaire. S'atteler à son développement personnel, avoir envie de progresser est un véritable état d'esprit, qui se forge avec le temps. Pour faire sortir nos vraies pensées. Celles qui nous ont été enlevées et remplacées par d'autres. Réfléchir à nos comportements, nos points forts comme nos points faibles. Réfléchir sur la cause de nos difficultés et faire des petits pas pour progresser, pour être plus libre, pour cerner nos choix de vie, nos envies, nos désirs, pour changer.
Les avantages de réfléchir au fur et à mesure de sa vie sont multiples :
prendre du temps (investir) c'est réussir à faire les bons choix dans sa vie (retour sur investissement).
C'est la méthode des entrepreneurs, lever le nez du guidon pour réfléchir sur le moyen et le long terme.
Quand on est concerné par le passage à la retraite, il est vivement conseillé de réfléchir à son futur temps libre bien des mois à l'avance. S'enquérir d'activités, mais aussi de contacts humains, organiser sa nouvelle vie avec son conjoint qui lui n'est peut-être pas à la retraite. Faire le deuil de sa vie active, accepter des revenus moindres. Arrêter sa vie active se prépare... en prenant son temps.
savoir prendre du recul sur un problème,
c'est en partie le solutionner. Comme si on le voyait de l'extérieur, d'un autre angle, à une autre période, ou calmement avant que la souffrance n'en change notre vision. En demandant I'avis d'un ami sur notre problème, on a une autre approche pour comprendre et résoudre le problème autrement. De même si l'on imagine notre difficulté vue de I'espace, ou I'impact qu'elle aura dans 20 ans, elle devient souvent ridicule ou prend une intensité différente, on peut mieux I'appréhender.
prendre du temps, c'est se permettre de comprendre un jour que
tant qu'on ne casse pas les mécanismes de dépendance à son passé, le passé nous met des freins
et nous empêche d'imaginer un avenir.
Parce que ma mère m'a montré l'inverse de l'amour pour moi, je me suis mis dans l'idée que je n'étais pas aimable. Du jour où j'ai compris qu'elle n'aimait pas grand monde, et ne m'aimerait pas quels que soient mes efforts, j'ai retrouvé de la confiance en moi et me suis donnée le droit de choisir ma vie.
se détacher du quotidien,
c'est prendre de la distance par rapport à son histoire
pour la changer, comprendre que notre vie doit être remplie de ce qui nous plaît, pas une vie pour le paraître qui ne nous correspond pas ou pour faire plaisir aux autres. Là où l'on a senti un jour son épanouissement, prendre le temps de le repérer, de I'interpréter, c'est pouvoir y aller !
prendre du temps c'est enfin pouvoir
mettre de l'ordre dans ses idées, dans sa tête,
éclaircir ses esprits, réajuster ses pensées. Réaliser qu'on s'est trompé sur qui l'on croyait être. Réaliser le fossé entre l'image qu'on donne de soi et ce qu'on est vraiment, le fossé entre ce qu'on perçoit de soi et la réalité. Mais aussi pouvoir dessiner ses désirs, imaginer des envies qui n'existent pas aujourd'hui, combler le fossé entre ses souhaits et la réalité. Prendre du temps, c'est ne plus subir passivement, c'est s'écouter et se permettre d'être l'auteur de changements vers soi, c'est agir pour révéler à soi et aux autres sa véritable identité.
prendre du temps c'est pouvoir
prioriser,
trier l'essentiel du non indispensable.
prendre du temps c'est une
manière autre d'aborder et d'analyser son ressenti, ses peurs, que sous l'effet de la colère ou en crise.
prendre du temps c'est
réfléchir sur ses extrêmes, sur ses décisions trop arrêtées,
pouvoir casser ses pensées trop anciennes ou rigides, ne plus être dans le refus systématique et s'ouvrir à un changement.
prendre une pause pour réfléchir sur soi, c'est
oser s'avouer où l'on en est de sa vie.
S'est-on fait plaisir ou fait plaisir aux autres, a-t-on suivi les autres par peur d'être isolé, qu'a-t-on fait comme erreurs, sont-elles corrigées, a-t-on pris le temps d'exercer sa passion, que veut-on maintenant, quelle est notre mission ?
Ne plus se plier aux convenances, c'est se forger une nouvelle personnalité orientée vers soi, vers ses désirs, s'autoriser à s'écouter. C'est ne plus vivre artificiellement à l'écart de soi mais vivre au naturel sa personnalité.
prendre du temps c'est nécessaire pour
supprimer
ou
remplacer
une tâche qui nous pèse
ou nous déplaît vraiment. Et pour l'inverse aussi, mettre en route une activité dont on rêve, pour passer à sa concrétisation.
prendre du temps pour analyser plusieurs échecs répétitifs qui nous rendent malade
permet d'arrêter de s'entêter
et de prendre une autre voie (
chapitre 7.1
).
prendre du temps est important pour
communiguer régulièrement avec son entourage
sur ce qui va et ce qui ne va pas, d'autant plus quand on sent un événement bénin évoluer insidieusement
(tension qui monte en couple, enfant qui s'isole, conditions de travail qui se dégradent).
prendre du temps pour
réfléchir à ce qu'on a fait les jours ou les années qui précèdent,
c'est essentiel pour décider où l'on va. C'est abolir ses
regrets 'j'aurais dû faire ça', 'pourquoi a-t-on eu cet enfant aussi tôt', 'pourquoi est-ce que je n'ai pas écouté mon ami', 'comment ai-je pu me mettre dans ce travail que je n'aime pas'
? On a tous des regrets suivis d'échecs gu'il nous faut accueillir pour pouvoir rebondir dessus, et des essais suivis de réussites, c'est en en faisant l'inventaire qu'on avance, et pour cela il faut en prendre le temps.
prendre du temps pour
décider de sa vie, c'est ne pas attendre que ça arrive de l'extérieur,
mais faire soi-même, ne pas attendre qu'elle s'arrange toute seule car ça n'arrivera pas. Gagner soi-même sa vie, elle a bien plus de goût.
Compter sur un héritage pour faire quelque chose de sa vie, non. Jouer au Loto oui, mais en attendre les changements, non. Tout miser sur un déménagement hypothétique, non.
prendre du temps pour
analyser ses problèmes, c'est considérer certains comme devant être acceptés comme tels,
qu'ils soient justes ou non, et pour les autres déclencher un changement, c'est-à-dire une action ou une réaction.
prendre du temps c'est
prendre conscience et acte qu'il n'y a pas de limites à ses choix de vie
tellement les libertés sont grandes de nos jours.
Comment procéder :
se mettre dans une pièce que l'on aime, bien installé, seul, où l'on peut penser à tout et à rien. Lister les pensées concernant notre vie passée et présente : les étapes, les évènements, les habitudes, les joies, les tristesses, nos amis, nos rencontres, ce que l'on vient de faire les jours précédents, nos meilleures vacances...
Pour le bon :
Quelles sont les choses bien que nous avons faites, quelles bonnes attentions avons nous eues envers les autres, est-ce que nos blagues ont apporté du bien à quelqu'un, qu'est-ce qui nous touche le plus ces derniers jours ?
apprécier et savourer I'évènement agréable, même s'il était bref. S'avouer nos qualités, pour se faire du bien.
renouveler ces sensations positives, apprendre, réfléchir à ce que l'on souhaiterait (re)faire dans un futur proche, moins proche. Avec des idées précises et suffisamment de détails (sinon on ne fera pas), une date (pas dans 10 ans).
Cela me plairait de jouer d'un instrument, d'aller tous les lundis soirs au club musique ou ailleurs prendre des cours. Pour ça je me renseigne sur les lieux, horaires, tarifs, places disponibles. Je vois pour le prêt d'un banjo : où, prix, comment je le finance.
Pour le moins bon :
2bis.Pourquoi, comment sont venues nos difficultés, ce qu'on en pense réellement. Une dizaine d'années que je réfléchissais à créer mon entreprise. Mais mon mari malade sans espoir d'emploi, les études des enfants à financer, j'avais fait une croix dessus. Jusqu'à mon burn-out au travail. Je pense alors qu'en montant un atelier au sein même de notre ferme je serais près de mon mari au quotidien, il irait mieux. 1reerreur. Mon fils me prévient du contraire. Je fais tout de même le pas, quitte mon salariat, et démarre mon projet, mon rêve. Pourtant mon mari est de plus en plus violent, j'attribue cela à de nouveaux médicaments et me voile la face. 2eerreur. Ce que j'en pense aujourd'hui, c'est que l'attente d'un atelier était très forte, mais j'ai refusé de voir l'état de santé réel de mon mari et pas sû reconnaître que j'allais forcément à l'échec. Quelques années plus tard nous nous sommes séparés mon mari et moi et j'ai dû abandonner mon atelier qui fonctionnait bien et ma clientèle.
3bis.s'apaiser, ne pas se juger, arrêter d'être amer concernant nos difficultés.
4bis.faire le point sur son problème, apporter une solution, une proposition d'amélioration ou de résolution du problème, réfléchir à un projet. Mettre par écrit des idées précises et détaillées. Finalement il y a d'autres exemples dans ma vie où j'expérimente alors que je détecte un frein. Peut-être est-ce qu'il me faut en passer par là, faire une expérience même quand je sens le danger. Besoin de tester pour me conforter de ne pas le faire. Me compliquer au lieu de prendre les bons rails du 1ercoup. C'est cela qu'il faut que je travaille pour mes prochains projets. Lister les points négatifs possibles d'une nouvelle aventure. Ne pas croire que je peux tout faire tout arranger tout réparer. Entendre mes ressentis et écouter les conseils que l'on me donne.
Avoir un journal permet de se poser, chaque soir ou régulièrement, ne serait-ce que pour se concentrer sur ce que l'on va y mettre. Ces instants, tableau de bord révélateur de notre vie que l'on choisit de saisir sur papier (en écrivant, dessinant, peignant...), amènent inévitablement une interrogation sur soi consciente ou non, qui peut déboucher sur une évolution. De sa vie ou de soi. C'est bon à prendre.
Mon journal n'est pas comme les autres, ce n'est pas moi qui le rédige. Maisil est ma preuve de vie quotidienne, mon compagnon de progrès, et ma 1re formation autodidacte.Quand je quitte mes parents, même si je me sens acceptée par les autres, je sens un déséquilibre avec le monde qui m'entoure. 20 années repliées sur la violence, consciente d'un grand décalage avec les autres : pas de copains en dehors des temps d'école, je ne sais pas répondre au téléphone, jamais eu ni télé ni abonnement à un journal ni argent de poche ni disques ni jean ni baskets, je ne sais rien de l'actualité. Je sens qu'il faut que je me mette à niveau pour pouvoir vivre avec les autres. A défaut de pouvoir aligner 2 mots (pas d'imagination, nulle en français, ma mère m'en avait persuadée), je commence par collecter dans les magazines des articles qui peuvent correspondre à mes idées, que je colle dans un beau cahier A4. J'y ajoute aussi ce qui m'aide à comprendre le monde, des notes prises à la radio, des blagues entendues, du vocabulaire, tout ce que j'aimerais relire comme on regarde un album photos.
Mon journal devient également mon 'psychologue'.Nombre d'articles traitant de psychologie (enfants maltraités, boulimie, la nécessité d'être aimé, l'estime de soi, se faire plaisir) vont se retrouver ainsi dans mon cahier. Non pour alimenter cette fois-ci des conversations, mais pour comprendre des points qui me concernent et visent mes points faibles ou mes douleurs. Ainsi commence mon long chemin pour progresser, arriver à vivre avec la violence reçue.
Si vous souhaitez ouvrir un journal :
on écrit ce que l'on veut dans son journal : on raconte un événement, une journée, tous les jours,
en précisant ce que cela nous fait naître
: émotions, pensées positives ou négatives, idées, conséguences. Quand on écrit, personne ne nous juge !
on tient son journal avant tout
pour son plaisir
et non pour se guérir, le journal fera le reste.
on relit son journal régulièrement,
au moins en diagonale, et quelques passages en détail, le temps agira.
Bien sûr il y a les gènes, la vie fœtale, la saison et la position des planètes à la naissance. L'environnement et les conditions matérielles dans lesquels on vit, l'attachement des parents à une région, l'éducation que l'on reçoit. Puis la famille, le couple, les collègues de travail, les amis : tout ceci nous construit, dessine notre personnalité, notre caractère, notre épanouissement.
Mais notre vie, notre histoire, se sont aussi et surtout une multitude d'expériences et de détails. Bons ou mauvais.Un voyage qui vous transforme, une passion amoureuse. A Pantin, dans le 9-3, au 9eétage, pour moi c'était maltraitance et humiliation quotidiennes, mais aussi de rares vacances chez ma cousine dans le Lot ensoleillé (dans tous les sens du terme), à faire des tours de manège en auto-tamponneuses grâce aux pièces gagnées en lavant la voiture de mon oncle, 15 jours de vrai bonheur. Mais les deux, vie quotidienne dure et vacances joyeuses, vont me servir, à m'affirmer, me dicter les traits de caractère à corriger, m'obliger à me trouver.
On a tous des moments plaisirs à croquer à pleines dents, et des moments qui entravent notre vie qui servent d'alertes, de déclencheurs. Le tout c'est de les repérer, quand on va bien, quand on va mal, et d'en tirer le maximum.
On a tous des moments qui ne nous correspondent pas, l'impression de vivre dans la peau d'un autre. Le tout est de comprendre un jour la différence entre qui l'on nous a dicté d'être et qui nous sommes vraiment, pour nous dé-formater et nous faire à notre guise.
Pourquoi écrire son histoire :
écrire son histoire c'est pouvoir analyser ses comportements, pour y remédier.
Avoir été humiliée et violentée par ma mère vont créer chez moi un sentiment de nullité tel (pourquoi ne m'a-t-elle pas tuée ?) qui va me pousser à l'automutilation pendant 40 ans, la boulimie. Le fait d'écrire ses 3 lignes oblige à réagir. Comment arrive-t-on à se détruire pareillement, qu'elle en est la source réelle, comment peut-on arrêter la souffrance ? Mener l'enquête, remonter à la source, ne pas se contenter de penser que l'on fait des crises de boulimie parce qu'on n'est pas aimée de ses parents. Mais je n'ai mis ni mon histoire ni mes pensées par écrit. C'est à plus de 50 ans que raconter par écrit les derniers échanges avec mes parents m'a permis de comprendre que si j'avais été autrement ils ne m'auraient pas aimé davantage, que ma sœur et moi ne comptons pas dans leur vie. Ce n'est pas la peine de me mutiler, pas la peine d'essayer de me faire aimer: arrêtons la boulimie, et choisissons ce que nous souhaitons faire de notre vie.
écrire son histoire ou juste un moment douloureux,
c'est se forcer à être précis dans ce que l'on relate, c'est pouvoir écrire les émotions qui y sont attachées, c'est mémoriser ce qui vient de se passer sans augmenter inconsidérément les faits plus tard, c'est pouvoir analyser les circonstances, relativiser, trouver des liens de cause à effet avec notre passé ou notre rapport aux autres, pouvoir réfléchir posément et déterminer de nouveaux choix de vie, ou se réparer.
écrire son histoire c'est pouvoir mettre des noms sur ses forces
pour les développer, sur ses faiblesses pour y remédier, sur ses peurs pour les vaincre.
Dès l'enfance, j'ai développé des facultés pour me protéger, qui me servent encore aujourd'hui. C'est en étant appréciée des autres que j'ai gardé confiance en moi, force inestimable pour avancer et me surpasser à chaque épreuve. J'ai par contre compris très tard ma soumission, parce que j'ai tardé à écrire mon histoire. Ecrire ce que l'on vit permet de faire ressortir visuellement des évidences et se retrouver plus facilement face à ses échecs.
écrire son histoire, c'est s'interroger sur soi-même.
Décortiquer et analyser sa vie est une façon efficace de voir les 1res améliorations à apporter à son moi, corriger les tendances qui se retournent contre soi, tirer les forces et les leçons de ses expériences. Comprendre que la vie nous dicte, par les expériences, dans quel sens nous devons aller pour être bien. A nous alors de ne rien faire... ou de prendre les perches qui se présentent !
écrire son histoire, même tardivement, c'est déchiffrer, comprendre plus facilement ce qui nous est arrivé, pour pouvoir agir.
On se transforme alors.
Parce que j'ai écrit, j'ai basculé. Avant je n'y arrivais pas. Je peux dire aujourd'hui que je tends à l'équilibre, je vis globalement ce que j'ai envie de vivre, j'arrive à surmonter bien des problèmes qu'ils soient matériels ou psychologiques. Je suis moi, nature, pas vraiment dans le moule, peu importe les qualificatifs et ce que les autres pensent de moi, je suis convaincue de suivre ma voie, ce en quoi je crois et qui fait que je suis en accord avec mon être, que je ne me mens pas.
Alors le jour où on se sent l'envie et le moral, écrivons notre histoire, les moments agréables, ceux à ne pas revivre, les hésitations, les choix de vie. Pour qu'avec du recul, on puisse en tirer une connaissance de soi.
Procédons comme on préfère :
chronologiquement : enfant-ado-adulte-parent-2
e
vie,
par thème : l'école-les repas-les loisirs-la santé...
en suivant mon exemple (
chapitre 0.1
) si l'on n'est pas inspiré,
ou autrement comme on le sent.
Notons nos déductions, nos ressentis :
quels évènements nous font prendre conscience d'un changement en nous, d'être déstabilisé
: déclenchent-ils des remises en cause et des envies, des évènements reviennent-ils en boucle, avons-nous l'impression d'évoluer dans notre vie ?
Pour vivre avec mon mari, je suis passée de rat des villes à rat des champs, me suis très vite adaptée malgré ma peur de la nature et le changement d'activités (la banlieusarde en pleine campagne, la fin du ciné–resto–métro),
j'ai surtout découvert que je pouvais aimer ce que je ne connaissais pas. Ceci m'aide à être moins réticente aux changements, et à aller vers l'inconnu.
quels évènements nous ont fait du bien
: pourquoi, est-ce à recommencer, était-ce interdit, quel était le contexte (lieu, seul ou en groupe), était-ce dû à une de nos qualités ? Se souvenir de l'énergie que ça nous a apportée, d'une autre envie que ça nous a donnée.
J'avais à peine 10 ans, j'ai volé un billet dans le porte-monnaie de ma mère pour offrir des bonbons aux copains d'école. L'interdit de voler, longtemps je n'ai pas osé. J'étais surexcitée de pouvoir donner aux copains, eux qui prenaient soin de moi tout au long de l'année. Cela a représenté ma reconnaissance de leur amitié au quotidien, qu'ils m'acceptent telle que j'étais. J'ai été
fière de m'être surpassée. A partir du moment où ça ne fait de mal à personne, il faut on peut on doit de temps en temps dépasser les règles, pour vivre du bien.
quels évènements nous ont fait du mal
: pourquoi est-ce arrivé, dans quel contexte, qu'avons-nous ressenti sur le moment, qu'avons-nous fait pour réagir, pour nous défendre, pour lutter, pour oublier, aujourd'hui est-ce qu'un même événement pourrait se reproduire ?
J'avais 11 ans, je venais de passer 4 semaines en classe de neige. Hormis mes copains de classe qui recevaient des cartes postales de leurs parents alors que je recevais des exercices de calcul à faire, c'est la fin du séjour, au retour, qui m'a marquée. Les parents empressés sont venus chercher leur enfant. Je me suis retrouvée seule sur le trottoir. Je ne manquais pas, même après 4 semaines d'absence. L'institutrice directrice de l'école m'a raccompagnée chez mes parents, s'est fait injuriée, ma mère professeur en lycée se croyait certainement supérieure à une institutrice, et se donnait le droit de l'humilier. Ce n'est pas la bonne personne qui se faisait punir.
De là sont nées mes priorités de justice pour tous et ma droiture.
écrire notre histoire peut faire mal (on revit les moments douloureux), mieux vaut
étaler l'exercice sur plusieurs jours, mois ou années,
et la compléter au fur et à mesure de nos pensées, l'écrit ne s'effacera pas et l'on aura déjà matière à travailler sur quelques évènements. Puis on cherche la fiche correspondante dans ce livre, qui détaillera le processus à suivre pour évoluer. On peut en complément se faire aider par des amis de longue date ou de la famille, par un professionnel de santé, par des thérapies au contact des animaux, des thérapies manuelles ou artistiques, en lisant le récit de certains héros (
chapitre 18.1
). On évite les parents directs, le conjoint et les enfants, trop proches. On a souvent besoin d'une aide extérieure même si l'on croit que l'on va pouvoir faire tout seul, savoir demander de l'aide est une qualité, pas une honte.
La force de changer peut venir d'une occasion ou d'un imprévu qui se présente à nous et que nous savons saisir.
Il n'est pas donné à tous d'abandonner ses habitudes quand une occasion vient perturber notre quotidien. L'imprévu oblige à une décision rapide, à laisser de côté ce qu'on avait prévu, planifié, il ne laisse pas vraiment de temps à la réflexion, c'est à prendre ou à laisser, et peut être une solution à un changement qui ne se serait jamais fait. Les occasions, messages de la vie, méritent d'être saisies.
nous faisons beaucoup de choses par amour et effaçons nos doutes, peurs et compagnie,
pour suivre le bien-aimé.
C'est ainsi que je suis passée de la vie urbaine en immeuble à la pleine campagne, pas un voisin à moins de 300 mètres, que j'ai quitté mon travail pour un autre que je ne connaissais pas.
Il y a des occasions qu'on ne rate pas, essayons d'appliquer la même règle à d'autres évènements que nous n'avions pas prévu d'intégrer dans notre vie.
soyons disponible pour prendre ce qui nous arrive.
Cela peut être un emploi par le biais d'un ami que nous commençons par dépanner, aider un copain à déménager et y croiser l'âme sœur.
Les imprévus sont souvent source de rencontres.
J'ai l'habitude de préparer mes voyages aux petits oignons (bagages, activités sur place, lieux où dormir), mais j'ai aussi goûté une escapade improvisée 'demain on part 3 jours' que je n'ai pas regrettée. Cela a même déclenché chez moi des envies d'imprévus et de surprises.
saisir l'imprévu se fait d'autant plus facilement qu'on a l'habitude de se changer, d'être curieux, de voir des choses que les autres ne voient pas, d'aimer les choses un peu folles, car saisir l'imprévu, c'est
oser se laisser changer
par un événement extérieur qui arrive soudainement.
saisir un imprévu est toujours positif.
L'imprévu, c'est le soleil qu'on n'espérait pas un jour de pluie, comme ça peut être un désir latent qui tout à coup va se produire (qui finalement ne sera pas si imprévu !). Quoi qu'il en soit, l'imprévu sera positif car il vient casser notre habitude et notre planning, il nous oblige à être toujours prêts à nous lancer. Plus on aime les imprévus, plus les remises en cause, les changements à venir seront facilités, et donc notre vie. Alors on saisit sa chance et l'on en fait quelque chose.
La force de changer peut venir quand on est acculé. Quand on est poussé à changer, sans choix, par exemple apprendre une nouvelle tâche dans le cadre de son travail. Ou quand on se sent l'obligation d'apprendre, au risque d'être exclu. Notamment les nouvelles technologies, mais aussi toutes ces mini-évolutions qui n'arrêtent pas de fleurir telles le langage des jeunes, les restaurants exotiques, les étiquetages, les nouvelles règles du code de la route.
Plus on est obligé, plus c'est facile, même si l'on pense le contraire. C'est un changement, d'un coup, on doit s'y mettre, sans choix.
Dans une carrière il est de plus en plus fréquent de devoir s'adapter en permanence, au risque de ne plus pouvoir tenir son poste. Ou dans la vie privée de devoir s'adapter aux nouvelles technologies pour ne pas être en retrait.
L'effort à fournir nous permet :
d'être 'dans le coup',
avec des collègues plus jeunes, ou nos enfants, pouvoir partager des moments privilégiés que l'on n'aura pas si l'on n'est pas curieux d'internet, d'applications diverses et de nouveautés en général.
de ne pas nous isoler.
De plus en plus, les démarches administratives se font via internet, les chèques ne sont plus acceptés, les timbres s'achètent sur des bornes, le téléphone portable apporte des services qu'on ne trouve plus ailleurs, on gratte au loto et on valide sur son portable, on est poussé aux heures d'affluence à scanner nos achats aux caisses... Si l'on n'a pas internet ou de téléphone portable, ou qu'on ne sait pas faire, on s'exclut.
d'élargir notre curiosité.
Internet est une bibliothèque illimitée et permet de communiquer en réseau. Beaucoup y trouvent leur compte. Il n'y a pas qu'internet, on regarde autour de nous.
de décider de progresser,
d'être acteur, plutôt qu'être marginalisé ou subir le changement non désiré.
Comment faire :
s'y mettre au plus tôt, dès que sort la nouveauté
: II est important d'être un minimum à la page pour survivre et ne pas se considérer à la traîne. Pour éviter d'être en retard sur les autres, on s'y met rapidement. Les évolutions technologiques sont souvent moins compliquées que ce que l'on imagine (ah, nos peurs !), si l'on apprend petit à petit en même temps que tous et que l'on s'en sert fréquemment, on se prend souvent au jeu et l'on progresse ensuite presque sans effort.
ne pas avoir peur
