Trouver du travail - Agnès de la Bourdonnaye - E-Book

Trouver du travail E-Book

Agnès de la Bourdonnaye

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Beschreibung

Cet ouvrage est destiné à toute personne en recherche d’emploi. Il présente de manière synthétique toutes les règles fondamentales pour (re)trouver durablement du travail.

Le lecteur y trouvera des conseils méthodologiques et pratiques pour toutes les étapes de sa recherche d’emploi :
- définir efficacement un projet en tenant compte à la fois de son profil et du marché de l’emploi ;
- cibler et organiser les recherches ;
- préparer et envoyer chacune des candidatures de manière personnalisée et adaptée ;
- préparer et gérer les entretiens de recrutement ;
- assurer le suivi des recherches et des relances.

Les questions de fond comme celles de la forme, toutes deux d’importance égale, sont abordées.
Des témoignages et des exemples concrets illustrent les différentes recommandations qui vous sont proposées.

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Seitenzahl: 188

Veröffentlichungsjahr: 2015

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Pour toute information sur notre fonds et les nouveautés dans votre domaine de spécialisation, consultez notre site web : www.larciergroup.com

© Groupe Larcier s.a., 2015

Éditions Larcier

Espace Jacqmotte

Rue Haute, 139 - Loft 6 - 1000 Bruxelles

Tous droits réservés pour tous pays.

Il est interdit, sauf accord préalable et écrit de l’éditeur, de reproduire (notamment par photocopie) partiellement ou totalement le présent ouvrage, de le stocker dans une banque de données ou de le communiquer au public, sous quelque forme et de quelque manière que ce soit.

Dépôt légal

Bibliothèque nationale, Paris : septembre 2015

Bibliothèque royale de Belgique, Bruxelles : 2015/0074/024

ISBN : 978-2-87596-091-7

Remerciements

L’auteur tient à remercier :

– Marie-France Lefevre, Consultante marketing.

– Patrice Grenon, Président d’Associations pour cadres en recherche d’emploi à Paris.

Sommaire

Remerciements

Introduction

Chapitre 1. Règles préliminaires

Chapitre 2. Définir votre projet professionnel

Chapitre 3. Cibler et mener vos recherches

Chapitre 4. Postuler

Chapitre 5. Préparer l’entretien d’embauche

Chapitre 6. L’entretien

Chapitre 7. Les bons réflexes pour garder le cap

Chapitre 8. Les méthodes d’évaluation

Chapitre 9. La première impression est généralement la bonne

Test évaluation / Savoir-être professionnel du candidat

Conclusion

Pour aller plus loin

Annexes

Annexe I. Développer son savoir-être en milieu professionnel

Annexe II. En savoir plus sur la graphologie

Annexe III. En savoir plus sur la psychomorphologie

Annexe IV. Déroulement du bilan de compétences

Annexe V. Curriculum vitae et lettres de motivation

Annexe VI. Questionnaire Roy Deepankar : Quels sont vos messages contraignants ?

Annexe VII. Vertige du miroir

Annexe VIII. Test d’évaluation de l’estime de soi

Annexe IX. Tester son stress

Annexe X. Test « Principaux modes de fonctionnement »

Annexe XI. Le jeu de l’Egogramme

Annexe XII. Opinions et pratiques personnelles

Annexe XIII. Verbes d’action

Annexe XIV. Trouver le sens de la perte

Annexe XV. Questionnaire Evaluation à 360°

Annexe XVI. Présentation du Test MBTI

Annexe XVII. Test Connaissance du comportement

À propos de l’auteur

Table des matières

Introduction

Trouver ou retrouver du travail est devenu au fil des années – notamment depuis 2008 – un parcours particulièrement éprouvant psychologiquement et nerveusement pour tout un chacun.

Si vous avez ouvert ce livre c’est que vous mesurez déjà l’importance de mettre de votre côté tous les atouts possibles parce que vous ne bénéficiez pas d’un réseau puissant et rapide. Vous éprouvez sans doute le besoin de vous appuyer sur un certain nombre de conseils et de recommandations adaptés pour réussir votre recherche, en fonction du secteur d’activité.

Dans un contexte économique sévère, de compétitivité accrue, y compris à l’international, la recherche d’emploi passe par l’obligation renforcée de professionnalisme et de qualité dans l’art et la manière de se présenter, de parler de ses expériences et de soi avec des mots clefs. Il importe d’être percutant et pertinent par rapport au poste et à la culture de l’entreprise.

Même les majors de promotion sortis de grandes écoles doivent démontrer, en plus de leur savoir, un savoir­-être et une dynamique pour obtenir un entretien, puis l’affectation qu’ils ont demandée. Les diplômes ne suffisent plus, ils doivent être accompagnés de bonnes compétences relationnelles.

Trouver du travail requiert des aptitudes multiples et une organisation méthodique et rigoureuse.

Une veille permanente du marché de l’emploi s’impose (évolution des secteurs, des rémunérations, actualités économiques).

Il est essentiel d’être bien formé à la recherche d’emploi, bien informé, mobile et à l’affût des opportunités.

Que vous soyez en première recherche d’emploi ou bien doté d’une vaste expérience, l’aide d’un coach professionnel certifié et spécialisé dans l’accompagnement à la recherche d’emploi peut se révéler indispensable dans bien des cas.

Cette transition peut être une étape décisive dans votre parcours et il importe que vous sachiez mettre en œuvre l’ensemble de vos atouts, en travaillant également sur vos points faibles.

Cette démarche ne s’improvise pas et permet souvent un véritable travail de fond sur soi-même.

Lorsqu’elle et bien menée, c’est une épreuve qui développe le discernement et rend humble.

Vivez-la comme une formidable opportunité de repositionnement, d’alignement sur qui vous êtes pour donner le meilleur. Il est essentiel que vous connaissiez les talents et les compétences qui vous sont propres et que vous les développiez. Cela procure une force tranquille et une sérénité qui vous démarquent des autres candidats. Le plus important c’est de savoir qu’à partir de ce moment-là votre vie prendra sens.

Si vous choisissez de considérer et de vivre cette étape de façon positive/constructive, elle peut être une occasion unique de vous faire progresser et grandir.

Chapitre 1Règles préliminaires

1. Avoir envie de travailler

2. Avoir besoin de travailler, de gagner sa vie

3. Connaître les métiers et les secteurs porteurs

4. Savoir qui l’on est et pour quoi l’on est fait

5. Réviser les fondamentaux du savoir-être en milieu professionnel

6. Vouloir vraiment le poste

7. Se mettre dans l’état d’esprit et les conditions de recherche optimales

8. Trouver le sens de la perte (de travail)

9. Se faire aider par un coach professionnel

10. Le Bilan de Compétences

Certains éléments préliminaires sont indispensables pour commencer une recherche d’emploi.

Ces éléments sont le cœur de votre motivation. Par effet rebond votre détermination influencera forcément la décision du recruteur.

1. Avoir envie de travailler

Que vous soyez découragé après plusieurs mois de recherches infructueuses, par un licenciement traumatisant, pour des raisons familiales, peut se comprendre mais ne doit en rien transparaître pendant vos recherches actives. Votre moral et votre état d’esprit conditionnent la qualité et la réussite de vos démarches.

2. Avoir besoin de travailler, de gagner sa vie

Le besoin d’argent est un moteur puissant chez l’individu en recherche d’emploi. Il assure la motivation et la fiabilité d’engagement d’un candidat. Un décideur-employeur peut être amené à demander au consultant-recruteur « Ce candidat a-t-il faim ? ».

3. Connaître les métiers et les secteurs porteurs

➣ Pour avoir quelques chances de voir ses recherches aboutir, il faut vérifier que le secteur que vous visez se porte bien et recrute pour les métiers qui vous intéressent. Pensez aussi à la possibilité de demander une formation subventionnée.

❖ Exemples de secteurs qui se portent bien au Luxembourg en 2015 :

– L’ICT (Information and Communication Technology) ainsi que le marketing digital et numérique sont des secteurs d’avenir.

Ils recrutent des ingénieurs, développeurs, techniciens spécialisés.

Le gouvernement luxembourgeois a énormément investi dans ce secteur ces dix dernières années et de nombreuses sociétés internationales viennent donc s’installer à Luxembourg.

– L’artisanat recrute des boulangers, bouchers, ébénistes, etc.

– Le bâtiment recrute des couvreurs, des charpentiers, des électriciens, etc.

– La finance recrute des Risk & Compliance Officers, des économistes, des juristes, des fiscalistes, des auditeurs et diplômés en sciences commerciales ainsi que des profils commerciaux très pointus techniquement pour l’activité de gestion patrimoniale.

– Plusieurs secteurs recherchent des webmarketeurs, c’est-à-dire des personnes ayant un master en marketing (de préférence e-marketing) et/ou en développement commercial sur le web.

(Source : wort.lu/fr/economie/recrutement-quelles-opportunites-pour-2015).

❖ Exemples de métiers en pénurie en Belgique en 2015 :

– Ingénieur civil et ingénieur industriel, informaticien.

– Traducteur Fr-Nl / Nl-Fr.

– Artisan boucher, boulanger, pâtissier, cuisinier, mécanicien, ébéniste, climatiseur et chauffagiste.

– Ouvrier en bâtiment et construction tels que vitrier, marbrier, placeur, parqueteur, technicien et monteur en structures métalliques, tourneur-ajusteur, outilleur, tôlier, chaudronnier, conducteur-régleur, tuyauteur, électricien, menuisier, conducteur d’engins de chantiers, dessinateur en constructions.

– Mais aussi infirmier et puéricultrice, instituteur et enseignant pour le supérieur professionnel.

(Source : http://www.uwe.be/uwe/social-emploi-formation/emploi/dernieres-infos-sur-ce-theme/ONEM%20liste%202014-2015.pdf/view)

❖ Exemples de secteurs qui recrutent en France en 2015 :

– Les besoins en IT (Information Technology) sont en augmentation.

– Les ingénieurs sont très prisés, spécialisés ou non, les jeunes diplômés notamment, parce que les entreprises ont besoin de personnel formé aux toutes dernières technologies.

– Dans l’industrie, les postes disponibles se sont déplacés vers les fonctions R&D, et l’ingénierie des systèmes. L’électronique, l’aéronautique, l’énergie, l’environnement, l’optronique et même l’automobile – qui se portent mal dans d’autres fonctions – ont entamé leur quête de cadres dirigeants.

Les profils les plus recherchés combinent le bon diplôme, une capacité d’adaptation nette, des qualités managériales et une aptitude d’ « intrapreneur », c’est-à-dire une capacité à mener des projets dès leur arrivée.

(Source : http://www.challenges.fr/emploi/20150108.CHA2074/307-000-emplois-a-saisir-ces-secteurs-qui-vont-embaucher-en-2015.html).

Les métiers en forte demande mais pour lesquels les candidats sont difficiles à trouver sont : régleurs (techniciens chargés du réglage des machines), agents qualifiés de traitement thermique et de surface, couvreurs, ingénieurs et cadres d’administration, médecins et profession paramédicales, agents de maîtrise en fabrication mécanique, chaudronniers, mais aussi les métiers de couvreur qualifié, de techniciens en mécanique et ouvriers qualifiés de la maintenance, chef de chantier.

(Source :http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/04/17/pourquoi-il-n-y-a-pas-vraiment-1-7-million-d-emplois-en-attente_4617775_4355770.html#g7cg6YfImfIdIXDw.99).

➣ Beaucoup de jeunes diplômés ne misent que sur les grands groupes. Or, les entreprises de taille intermédiaire portent la croissance. Elles exportent, mais n’en recrutent pas moins localement, contrairement à certaines grandes entreprises. Il existe pléthore de PME industrielles qui ont des postes difficiles à pourvoir et qui recrutent parfois des profils peu qualifiés, en prenant en charge leur formation.

➣ Au Luxembourg comme en Belgique, le multilinguisme est très important. C’est une condition sine qua non d’embauche, comme dans beaucoup d’autres pays.

Le Luxembourg offre un environnement multiculturel : de nombreux expatriés issus de tous les continents y vivent et de nombreux salariés traversent chaque jour la frontière. Pour y travailler et y vivre, il est donc nécessaire de parler plusieurs langues. Le français et l’anglais sont les deux langues les plus demandées et les plus utilisées professionnellement parlant à Luxembourg. Cependant, la maîtrise de langues supplémentaires, notamment l’allemand et le luxembourgeois, est un atout indéniable et valorisé par l’employeur. (Source : Nadia Bouzebra, Paperjam juillet-août 2015).

Il faut savoir que la moyenne du nombre de langues parlées par les luxembourgeois est de 3,6 langues par personne.

En Belgique, la pratique du néerlandais est très souvent demandée ; en France, c’est plutôt l’anglais.

4. Savoir qui l’on est et pour quoi l’on est fait

Il est nécessaire de se connaître soi-même pour rechercher du travail et pas n’importe quel travail.

Vos expériences professionnelles, quelles que soient leur nature ou leur durée, vous ont sûrement permis d’identifier – si vous briguez un poste d’encadrement – votre style de management prédominant, de connaître votre impact sur les autres et vos axes d’amélioration. Quoiqu’il en soit, posez-vous la question : « Que dit-on de moi ? ».

Il est bon que vous sachiez comment les autres vous perçoivent, de manière à en tenir compte.

Vous devez aussi connaître vos atouts et vos difficultés. Pour vous aider, identifiez clairement 5 de vos qualités et 5 de vos défauts (avouables et non pénalisants).

Exemples : Plutôt que de dire « maniaque », dites « rigoureux », plutôt que de dire « franc/direct », dites « sincère », plutôt que de dire « entreprenant », dites « dynamique ». Le choix des mots est important pour transmettre l’image de vous. Le qualificatif « entreprenant » sera à utiliser, si vous devez créer une filiale, ou une structure vous-même.

5. Réviser les fondamentaux du savoir-être en milieu professionnel

La maîtrise du savoir-vivre et du savoir-être professionnels vous est indispensable à l’occasion de cette transition importante, pour réussir vos entretiens de recrutement comme votre future intégration. Il s’agit des bons usages, les codes de politesse et de bonnes manières, des bonnes attitudes et des bons comportements en milieu professionnel.

Pourquoi ?

Plus que jamais, dans une société tout à la fois compétitive et en perte de repère, il faut cultiver la différence.

Les technologies de plus en plus sophistiquées, des compétences de plus en plus pointues dans tous les domaines élèvent le savoir et le savoir-faire à un niveau qui ne cesse de croître.

Par contre le savoir-être et le savoir-vivre, devenant plus rares, présentent un atout différenciant très recherché dans tous les secteurs d’activité et à tous les échelons.

En milieu professionnel, seul le savoir-être fait véritablement la différence lorsque les compétences sont identiques. Il permet notamment l’efficacité professionnelle par un subtil ajustement des comportements liés aux situations, aux contextes, aux individus, aux fonctions.

Il participe au charisme, au rayonnement, à l’image de marque d’une personne, et par effet miroir à son entourage.

L’image de marque d’une entreprise repose en grande partie sur l’image que donnent ses dirigeants, ses chargés de clientèle, ses responsables de communication.

Aussi est-ce essentiel dans nos fonctionnements de plus en plus dématérialisés de privilégier le savoir-être dans toutes ses composantes.

La maîtrise du savoir-être permet d’optimiser votre image et votre impact personnels, de dynamiser et d’optimiser vos entretiens, vos contacts, fluidifier vos techniques d’approche.

Qu’est-ce que le savoir-être ?

Le savoir-être est un talent. En d’autres termes c’est l’aptitude, la capacité particulière à être.

Il s’agit bien d’être et non pas de paraître. Le savoir-être se compose d’un ensemble de capacités et de qualités humaines dont vous trouverez l’analyse dans « l’ Annexe – Savoir être en milieu professionnel ».

6. Vouloir vraiment le poste

Certaines offres d’emploi retiendront davantage votre attention que d’autres. L’adéquation entre votre profil et le descriptif du candidat recherché sera plus évidente dans certains cas. Votre enthousiasme sera inégal, d’une annonce à l’autre. C’est normal. Ne bâclez pas pour autant les offres qui semblent moins intéressantes à priori.

Répondre à un maximum d’annonces – bien ciblées – et obtenir des entretiens vous donne l’occasion d’un excellent entraînement. Plus vous enverrez de courriers, plus vous passerez d’entretiens, plus vous vous sentirez à l’aise, et plus votre discours sera adapté, pertinent et percutant.

Vous exprimerez beaucoup plus facilement au recruteur que ce poste vous plait, qu’il est fait pour vous, que vous voulez ce poste.

Le décideur-employeur doit voir dans vos yeux l’étincelle d’intérêt, d’excitation, voire de passion, quand vous lui parlez du poste ou lui posez des questions, ce qui lui donnera envie de vous intégrer à ses équipes.

7. Se mettre dans l’état d’esprit et les conditions de recherche optimales

Il sera périlleux de rechercher un emploi pendant une période de deuil, de divorce, pendant ou après une longue maladie et lorsque l’on est encore en procédure prud’hommale avec l’employeur précédent.

On ne peut pas non plus gérer une recherche d’emploi en même temps qu’un déménagement.

Mener une grossesse à terme et effectuer une recherche d’emploi sont rarement compatibles.

Privilégiez, dans la mesure du possible, les moments dynamisants pour rechercher du travail qui peuvent être :

– les périodes précédant ou succédant au mariage,

– la période succédant à l’obtention d’un diplôme,

– la période succédant à des victoires sportives,

– un retour de vacances.

Choisissez de considérer et de vivre cette étape de façon positive/constructive, elle peut être une occasion unique de vous faire progresser et grandir.

8. Trouver le sens de la perte (de travail)

Nous savons que bien des événements de notre vie, heureux ou malheureux, n’arrivent généralement pas par hasard.

Une longue expérience et une certaine forme de sagesse éclairent souvent l’interprétation des épisodes de notre parcours pour leur donner un sens. Ils sont là pour nous apprendre des choses essentielles et nous faire grandir. Ce sont même parfois des phases obligées, destinées à nous éviter le pire.

Seulement, comme nous manquons de hauteur de vue, collés comme nous le sommes à la glaise, nous n’avons aucun recul ni aucune perspective globale. Nous n’avons pas la vision d’ensemble pour comprendre le pourquoi, du comment, avant, maintenant et après. Et nous perdons parfois un temps précieux à prier pour des demandes précises qui sont justement l’inverse de ce qui nous conviendrait vraiment.

C’est bien connu : « Il faut souvent un mal pour un bien ».

Mais avant de découvrir le bien qu’a engendré un mal, il faut du temps et il faut faire son deuil.

Nous vous proposons en Annexe (3 pages) un exercice de réflexion pour trouver le sens de la perte, et deux graphiques représentant les différentes étapes de deuil que vous allez ou avez peut-être déjà traversées.

Reconnaître la phase que vous traversez sur le graphique vous rassurera et vous aidera à aborder la phase suivante plus rapidement et enfin à mettre moins de temps pour rebondir.

Avec le temps, vous pourrez acquérir le réflexe de positiver vos échecs et vos épreuves. Réutilisez aussi souvent que nécessaire ce tableau de réflexion. C’est un précieux outil de travail sur soi. L’auteur de cette courbe est Elisabeth Kübler-Ross (1926-2004, psychiatre et psychologue helvético-américaine).

9. Se faire aider par un coach professionnel

Beaucoup de personnes en recherche d’emploi puis en phase d’intégration se font accompagner par un coach professionnel. Cela leur permet de rester « sur les rails », de « garder le cap », de garder confiance et de maintenir un niveau de présentation optimum aussi bien à l’écrit qu’à l’oral, et en termes d’image de soi.

➣ Pourquoi avoir recours à un coach pendant sa recherche d’emploi ?

La recherche d’un premier emploi, ou d’un poste après un licenciement est un exercice difficile pour ceux qui ne bénéficient pas d’un réseau puissant ou de la bonne relation capable de faire la bonne recommandation. Force est de constater que le réseau est beaucoup plus efficace que les compétences et les valeurs personnelles pour obtenir un travail.

Que l’on soit débutant dans la vie professionnelle ou récemment licencié, l’angoisse et le stress sont souvent de même intensité, et la confiance en soi fait souvent défaut.

Les besoins de chaque candidat en recherche d’emploi varient et ne sont jamais les mêmes.

Certains éprouveront la nécessité de faire un bilan, d’autres de s’entraîner à l’entretien d’embauche, d’autres de revisiter leur parcours professionnel pour identifier et s’approprier des réussites afin de sortir d’une spirale d’échecs, d’autres voudront préparer leur mobilité…etc.

➣ Quel coach choisir pendant une recherche d’emploi ?

Le mieux est de s’adresser au coach qu’un autre demandeur d’emploi vous a recommandé parce qu’il l’a trouvé efficace et pertinent.

Choisissez un coach professionnel, certifié par une Ecole supérieure à forte notoriété (Exemple : HEC Executive Education).

Demandez leurs diplômes, leurs références et leurs domaines d’interventions aux coachs que vous contacterez.

N’hésitez pas à en rencontrer plusieurs et fiez-vous à votre intuition et à votre feeling avant d’en choisir un. La qualité de la relation intuitu personae conditionne l’efficacité de votre coaching.

Vous ne pourrez être vous-même et tirer profit de votre coaching que si vous vous sentez sur la même longueur d’ondes que votre coach. Il faut que vous puissiez être authentique.

Il doit avoir une excellente expérience de la vie d’entreprise pour avoir lui-même été salarié et responsable de salariés. Plus riche aura été son expérience dans plusieurs entreprises, plus pertinente sera son aide.

Attention aux coachs qui s’improvisent dans la profession sans certification, sans expérience de la vie en entreprise ou après avoir passé 25 ans chez le même employeur.

Tout coach certifié est également censé avoir fait plusieurs années de thérapie personnelle pour ne pas « polluer » son client, ne pas faire des « projections » ou des « transferts ». Il y a un risque majeur à se mettre entre les mains d’un soi-disant coach ne répondant pas à ces règles élémentaires d’éthique et de déontologie.

➣ Comment se déroule le coaching pour une recherche d’emploi ?

La méthode de coaching repose principalement sur un mode de questionnement particulier utilisé par le coach une fois que le coaché a exprimé sa demande et ses attentes. L’objectif global étant de trouver le bon poste, fait pour vous, il y aura des sous-objectifs, correspondant aux différentes étapes de la recherche ou à des besoins « cachés ».

Le coach dispose aussi d’un certain nombre d’autres techniques dans « sa boîte à outils ».

Le coaché éprouvera peut-être le besoin de « faire son deuil », de l’emploi précédent, de faire un état des lieux/ bilan, de son parcours professionnel, une identification objective de ses forces et faiblesses.

Il aura peut-être simplement besoin de faire corriger son CV, ses lettres de motivation et parfois de préparer ses entretiens de recrutement, pour apprendre à parler de lui en allant à l’essentiel, en l’espace de deux minutes, etc.

Une séance de coaching dure 1 à 3 heures, dans le bureau du coach, et coûte entre 40 et 100 €/heure TTC à un particulier. Un contrat de prestation établi sur une durée imposée n’est pas nécessaire pour des particuliers décidant seuls de leur coaching. Une seule séance de coaching parfaitement menée peut suffire à certains.

Un coach certifié et spécialisé en bilan de compétences peut aussi être précieux pour vous aider à capitaliser sur l’acquis et construire un projet réaliste.

TEMOIGNAGE

Amélie souligne l’importance qu’a représenté le travail de préparation soigné, structuré et cadré avec son coach pendant toute sa recherche d’emploi. Le coaching l’a aidé à « travailler sur soi ».

Elle avait pris l’habitude, face à un marché de l’emploi saturé et très concurrentiel, de s’entraîner avec son coach avant (et après) chaque entretien de recrutement. Elle dit que le coaching l’a aidé à s’approprier ses réussites, compétences et qualités, à analyser les différents paramètres des offres, à se fier à ses intuitions, à rester impassible c’est-à-dire ne pas se laisser déstabiliser ou décourager.

Son coach l’aidait à préparer les bonnes questions pertinentes à poser à chacun des responsables qui la recevaient. Il s’agissait de questions sur les équipes, les secteurs d’activité de la société, les différentes nationalités présentes, les besoins de l’entreprise. La réactivité de ses questions était appréciée, elle montrait l’intérêt d’Amélie, son désir d’implication. Le coach entraînait Amélie à être synthétique et concrète dans ses présentations de parcours et la préparait à des questions déstabilisantes, notamment sur les raisons de ses départs d’entreprises précédentes.

10. Le Bilan de Compétences

Le bilan de compétences associe entretiens individuels, utilisation de tests, travail personnel, et s’organise en phases structurées (voir tableau du déroulement en Annexe).

Il respecte les règles de la Formation Professionnelle.

Il est souvent préconisé à l’occasion d’une recherche d’emploi ou l’envie de changer de poste, pour un jeune diplômé comme pour un senior. Il permet de prendre du recul, de mener une analyse approfondie pour mieux se connaître et bien cibler ses recherches.

En voici la méthodologie éprouvée :

– Valider les compétences, les savoir-faire et les aptitudes,

– Identifier les éléments d’expériences transposables,

– Révéler les ressources et les potentialités du candidat,

– Identifier les axes d’amélioration,

– Repérer éventuellement de nouvelles orientations professionnelles,

– Eventuellement, rechercher et choisir une formation adaptée,

– Construire un ou deux projets professionnels réalistes, en mesurer la faisabilité et mettre en place les actions.

Le bilan de compétences représente en général un total de 24h, en demi-journées, sur une période maximum de trois mois, dans un cabinet de conseil. Il coûte environ 2400 €/HT.

Cette durée ne prend pas en compte le temps de travail personnel effectué par le bénéficiaire, d’une durée au moins équivalente.

Le candidat à la recherche d’emploi peut judicieusement avoir recours à une analyse graphologique (voir explications ci-après et en Annexe) ou/et à une analyse psychomorphologique (voir explications ci-après et en Annexe), effectuée par des experts diplômés.

Il peut aussi demander à son ancien employeur une évaluation à 360° (voir ci-après et en Annexe).

➣ Avoir recours à la graphologie

C’est un outil de connaissance de soi, secondaire, complémentaire.

Pour en comprendre la valeur, il faut savoir que l’influx nerveux libéré par le cortex dans le geste scriptural en dit long.