Un amour éternel - Laurette Rocha - E-Book

Un amour éternel E-Book

Laurette Rocha

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Beschreibung

Entrez et découvrez la saga d’une famille indienne venue s’installer en France !
Elle s’est installée à Reims pour y commercialiser des vins de champagne. La famille tente de s’intégrer, mais l’attirance du fils aîné pour la fille de la servante portugaise posera un problème majeur…
Au travers de figures féminines fortes, indépendantes et émotives, aussi pétillantes que des coupes de champagne, cette destinée familiale saura vous charmer !

À PROPOS DE L'AUTEURE

Laurette Rocha est née à Porto, au Portugal, en 1947. A l’âge de vingt ans, elle est venue en France et y épousa Alphonse.
Maintenant retraitée et passionnée par le cinéma indien, elle consacre une partie de ses loisirs à l’écriture de romans et termine la saga d’une famille indienne en France dont Un Amour Éternel est le premier et le plus court roman de cette quadrilogie qui raconte l’intégration de cette famille et l’amour impossible entre le fils aîné et la fille de la servante portugaise. Le Destin de Maya, Préty, l’héritière et La Vie Continue complètent cette saga.

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Seitenzahl: 81

Veröffentlichungsjahr: 2021

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Laurette ROCHA

DU MÊME AUTEUR

En français :

LE DESTIN DE MAYA

PRÉTY, l’héritière

LA VIE CONTINUE

QUI SUIS-JE ?

Em português :

UM AMOR ETERNO

O DESTINO DE MAYA

PRETY, A HERDEIRA

A VIDA CONTINUA

QUEM SOU EU ?

In English :

AN ETERNAL LOVE

PRÉFACE

Parler d’amour ou écrire une histoire d’amour paraît chose facile !

Mais, c’est oublier que l’amour est un paradoxe, que l’amour est un feu qui brûle et que l’on ne voit pas, c’est un contentement mécontent, c’est se croire solitaire au milieu de la foule… L’amour est tout cela et plus encore !

Laurette, dans ce premier roman, nous raconte une histoire d’amour, une histoire où tous les ingrédients sont réunis pour tenir le lecteur en haleine dès la première page et jusqu’au dénouement final qui n’est certes pas celui auquel on s’attendrait quand on a commencé la lecture.

Elle réussit à réunir tous les paradoxes de l’amour pour nous faire vivre une histoire palpitante où, en tout cas au début, elle raconte son propre vécu, sa propre expérience de jeune fille et son arrivée en France, pour y trouver cet amour qu’elle recherchait.

Les personnages sont captivants et même Poja qui, par certains côtés peut ressembler à une femme faible, démontre, dans cette même faiblesse apparente, un cœur qui aime et qui subit justement un autre paradoxe de l’amour : aimer et souffrir en silence.

Raoul, brillant avocat, commit, quant à lui le péché de sa jeunesse : il n’a certes pas fait ce qu’il aurait pu, pour retrouver son amour d’alors, mais il faut aussi avouer que les moyens de communication n’étaient pas les mêmes que de nos jours et, de surcroît, l’opposition familiale, surtout de la part de sa mère, ne lui rendait pas la tâche facile.

Quant à Angélique – Angély – son rôle dans cette histoire est très particulier et même paradoxal, comme l’est aussi l’amour impossible qu’elle ressentait envers le fils des patrons de sa mère…

D’ailleurs, quelqu’un pose la bonne question au sujet de cet amour : « Comment le fils de gens riches, voire même bourgeois, pourrait se marier avec la fille d’une intendante, ou bonne à tout faire ? »

Mais, les faits et les effets de l’amour sont là : ils s’aimaient à la folie, oubliant, l’un et l’autre leurs origines si différentes !

Un Amour éternel est en lui-même un paradoxe qu’il faut lire attentivement et goûter passionnément jusqu’à la dernière page, jusqu’à la tombée du rideau !

Bonne lecture !

J. C. B.

INTRODUCTION

Pourquoi un « Amour éternel » ?

Moi, Maria, je vous l’explique.

À l’âge de vingt ans, j’ai dû quitter mon pays, le Portugal, mes parents et ma sœur jumelle, mais nous sommes toujours une famille unie.

Une raison particulière a provoqué ma venue dans un merveilleux pays : la France. Je tenais une correspondance régulière, avec un garçon portugais qui vivait en France depuis deux ans déjà. Il avait vu ma photo chez une connaissance de ma famille où il allait tous les jours et, après avoir demandé qui j’étais, il commença à m’écrire : cela dura deux ans.

Lorsque j'eus accompli mes vingt ans, il me demanda en mariage par lettre à mes parents.

Au vu de cette demande, mes parents me demandèrent quelle était ma décision. Sur ma réponse affirmative, ils me permirent de venir en France pour me marier avec ce jeune que je ne connaissais que par photo interposée !

Mon passeport en poche et les valises prêtes, j’ai pris le train pour me rendre à Paris, gare d’Austerlitz.

Mon fiancé m’y attendait avec impatience : nous allions enfin nous connaître autrement que par photo.

La rencontre fut très singulière, car nous nous sommes regardés un instant, avant de nous jeter dans les bras l’un de l’autre : cela reste un souvenir impérissable.

Après avoir quitté la Gare d’Austerlitz, nous nous dirigeâmes vers la Gare de l’Est et nous avons pris un autre train qui nous a amenés à Reims. Je suis allée habiter chez mon oncle et nous sommes vus tous les jours. Au bout de trois mois, le temps de faire toutes les démarches administratives, nous nous sommes mariés, après la fête de Noël de cette année-là. Ce fut un jour mémorable et plein de bonheur.

Les mois se sont écoulés tranquillement et notre bonheur était total, nous nous aimions tendrement.

Deux ans plus tard, nous sommes allés passer nos vacances à Porto. Mon mari ne connaissait pas encore ma famille. Cette rencontre fut bien joyeuse et festive : mon mari ne connaissait pas non plus le Portugal – il était né dans l’archipel des Açores –, alors mes parents, ma sœur et mon beau-frère se sont employés à lui faire visiter toute la région du nord du Portugal qui reste pour nous la plus belle du pays.

Les vacances terminées, nous sommes rentrés dans notre foyer et notre vie de jeune couple continua son cours, dans un grand bonheur et une heureuse complicité.

Nous travaillions tous les deux dans la même usine, une usine qui n’était distante de notre maison que de quelques centaines de mètres. Tout allait pour le mieux, jusqu’au jour où nous avons appris que l’usine allait fermer.

Afin de ne pas rester inactif, au moment où cela arriverait, mon mari commença à chercher un autre travail et, l’ayant trouvé, nous avons dû déménager, pour éviter les grands déplacements.

Je n’ai pas retrouvé de travail tout de suite, alors, je me suis inscrite au chômage, ce qui me permettait de ne pas perdre mes droits et de recevoir un peu d’argent, pendant que je cherchais un emploi.

Comme cela paraissait difficile, j’ai mis une annonce dans un journal, espérant trouver ainsi plus vite un employeur.

Mais il était dit que je ne commencerais pas à travailler tout de suite. En effet, je me suis trouvée enceinte et j’ai alors, en tout cas pour le moment, abandonné ma recherche d’emploi.

Le temps passait et notre amour paraissait augmenter et notre bonheur aussi : nous allions être parents à notre tour !…

Le grand jour de la naissance est arrivé. C’était une fille, une belle petite fille qui nous comblait de bonheur et d’une joie indicible. Combien avions-nous de tendresse à donner à cet enfant, fruit de notre amour !

Si notre bonheur avait été grand jusque là – j’aimais passionnément mon mari ! – Ce bonheur l’était encore davantage avec l’arrivée si attendue et désirée de notre bébé.

Le temps passa et notre enfant grandit. Chaque jour elle nous faisait découvrir de nouvelles choses, de nouvelles surprises. Tous les parents doivent, certainement, ressentir ces mêmes émotions devant ces nouvelles découvertes.

Mais un jour, un « jour pas fait comme les autres », mon mari fut victime d’un grave accident qui le mit dans l’impossibilité de travailler.

Devant cette nouvelle situation, j’ai dû me lancer dans la recherche d’un emploi pour subvenir aux besoins de mon foyer. Pour ce faire, j’ai de nouveau fait paraître une annonce dans le journal local, où je proposais mes services comme employée de maison.

LA FAMILLE INDIENNE

Amitabh et Latika étaient tous les deux d’origine hindi.

Les parents d’Amitabh – originaires de Bombai – étaient venus en France vers la fin du XIXe siècle et avaient acquis, à Reims, un petit négoce de vins de Champagne qu’ils avaient courageusement développé et qui est devenu par la suite l’un des plus importants de la ville des Sacres.

Après le décès de ses parents, Amitabh prit la succession du commerce et chercha à développer son affaire vers les pays de l’Extrême-Orient. Il y avait, à cette époque environ quatre cents employés, dont une vingtaine était attachée à la maison principale, s’occupant non seulement des jardins, mais aussi de la cuisine, des chambres et de l’entretien dont a régulièrement besoin une grande bâtisse.

Amitabh, d’une stature imposante, était de nature simple et arrangeante, cherchant toujours à résoudre tout problème avec diplomatie, sans brusquer personne, pour ne pas envenimer les situations les plus délicates. Il aimait davantage argumenter, exposer son point de vue, mais sans froisser, sans utiliser la manière forte que son rang lui permettait.

Latika, grande et svelte, n’agissait pas comme son mari : elle se montrait autoritaire, frisant souvent l’abus de pouvoir ou d’autorité, ce qui déplaisait à Amitabh et était cause de quelques conflits passagers entre les époux.

***

Leur intendante ayant atteint l’âge de la retraite, il fallut lui trouver une remplaçante, voilà pourquoi Latika s’était rendue chez Maria et, après concertation avec son mari, l’avait prise à son service.

Ce fut dans ce cadre que Maria arriva et mit en pratique ses connaissances d’employée de maison.

EMPLOYÉ DE MAISON

Un jour, après la parution de l’annonce, une dame élégante et paraissant appartenir à la haute société de la ville – j’ai appris par la suite que le couple était d’origine indienne –, est venue sonner chez moi et me demanda :

⸺ Est-ce vous qui avez fait paraître une annonce vous proposant comme employée de maison ?

⸺ Oui, Madame, c’est bien moi. Donnez-vous la peine d’entrer, lui ai-je dit.

Cela m’intéressait beaucoup qu’elle entre chez moi, afin de se faire immédiatement une idée de mes capacités de femme organisée et capable de bien entretenir une maison. En effet, mon foyer était toujours propre et bien rangé : ma mère me l’avait appris et je tenais à ce que tout soit toujours en ordre chez moi.

Une fois dans le salon, j’ai proposé un thé à la dame indienne, ce qu’elle accepta volontiers.

Nous avons parlé pendant un long moment et, avant de se retirer, elle m’a dit :