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Dans cette suite, elle nous transporte au sein d'une ethnie cambodgienne entre nature, tradition et monde moderne. L'aventure à travers le voyage, les péripéties, les rencontres, un véritable dépaysement mais pas que... Son amoureux supportera t'il un nouveau départ ? Une expérience humaine qui nous ramène à l'intérieur de soi mais aussi à la compréhension de l'autre... Comment s'épanouir dans une relation en se respectant mutuellement dans nos besoins à deux et individuellement ? Toujours avec la même dynamique et sincérité d'écriture, vous vivrez et vibrerez pour cette histoire qui raisonne en chacun de nous... C'est l'heure de votre rendez vous lecture pour partager amour, rires, et explorations...
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Seitenzahl: 157
Veröffentlichungsjahr: 2021
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N’hésitez pas à m’écrire…
Facebook : Sabrina Payen Laugé Auteure
Contact : [email protected]
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Sabrina Payen Laugé
Croire en moi,
Me libérer de mes chaines,
Aimer sans limites,
Lâcher prise…
« En un sourire
Trouver son double de vie
Simplement Nous… »
De moi, pour elle…
Entrée en matière…
La roue des émotions
Remerciements
Sources
Assise, sur ce siège en plastique rouge, je regarde l’horloge…Les secondes défilent, la sensation que le temps se dérobe, qu’il m’échappe…
La nostalgie d’hier, le rêve de demain. Où en suis-je aujourd’hui… ?
Je me revois dans nos premiers mois, dans nos échanges forts, torrides, intenses, comme droguée, je me sens sous l’emprise de cet amour sans limite…Est-il possible d’aimer avec autant de puissance sans imaginer pouvoir se brûler un jour…
Je prends mon téléphone et fait défiler nos incalculables échanges. Il me reste encore deux heures à attendre, alors je me plonge dans ces instants qui font déjà partie du passé…
-Salut toi…
-Salut belle brune…
- Bien dormi ?
- Sans toi toujours moins bien…
- J’ai rêvé si fort que j’avais la sensation que tu étais près de moi…
- Je me suis invité dans ton rêve, tu me manquais trop…
- C’est si dur d’être loin de toi, de ton corps, de ton odeur, envie de te respirer…
- Vivement ce soir notre cabane…
« Notre cabane… » Comme deux gosses sous un drap, la sensation d’un ailleurs où rien d’autre que notre amour n’existe, où tout est magique… Où le temps est suspendu…
Je m’y revois… l’attente interminable de cette longue journée, la boule au ventre…Le manque a envahi mon corps tout entier, je suis véritablement accro !
19h55, moi qui suis toujours en retard, je n’ai jamais été aussi à l’heure…
Je lève la main pour frapper à la porte mais avant même que mon poing n’atteigne sa cible, cette dernière s’ouvre.
Il est là devant moi, mon cœur tape fort dans ma poitrine, comme si je le redécouvrais, hypnotisée par son regard si profond, nos yeux ne se quittent plus.
D’un geste, il me ramène au plus près de lui, ferme la porte et me plaque contre le mur.
Nos baisers intenses sont à la hauteur du manque ressenti, nos corps sont inséparables, je sens sa main dans mon dos qui maintient mon buste contre le sien et l’autre sur ma cuisse…
Je ne contrôle plus rien, l’intensité de cette passion m’embarque au pays des plaisirs…
Cette connexion est au-delà de mes rêves les plus fous…Tous deux enlacés, une seule envie…Mettre le temps sur pause, pour le saisir…
Un appel micro me fait sortir de ma rêverie «Madame Julie Prat, pour le vol à destination de Bangkok, dernier appel». En voilà une qui risque de louper son avion…
Il me reste encore une heure trente à patienter, j’aime être là, sans bouger et pourtant voyager. Voyager à travers mes souvenirs…Je me fais des questions-réponses, je ne connais pas l’ennui, je me demande même parfois si je suis toute seule dans ma tête !
Comme l’une des fois où je me suis mise à me combattre ! Je m’explique…
J’étais à Miami avec ma super cops Alexandra, que j’aime appeler Dame Ginette, et deux autres acolytes. Nous avions décidé de partir en week-end dans les Keys, un enchaînement d’îles au sud de Miami, dont la dernière est Key West.
Et voilà la joyeuse troupe de filles partie, pleine de vie et de «déconnaire» comme on dit par chez nous ! La musique à fond, voiture décapotable, les chants à tuetête. Miami dans toute sa splendeur, enfin presque, car j’avais 10kg en trop ! Je n’avais jamais autant mangé que depuis que j’étais aux « States » !
J’aurais pu faire la pub pour les bonhommes Michelin !
Bref, le paysage est magnifique, de l’eau des deux côtés de la route, on chante, on rit, la belle vie de jeunes filles célibataires !!!
Islamorada…On s’arrête. Une toute petite île avec un grand bar en bambou, une pause s’impose ! Les filles enchaînent les bières, mais sentant la connerie arriver je reste au Perrier…Elles se mettent à discuter avec des américains qui ont au moins vingt ans de plus que nous, l’euphorie commence à monter en même temps que les verres s’entassent sur le comptoir…La journée passe sans que l’on s’en aperçoive.
-«Let’s go girl, I have a boat, we can go to Cuba, it’s just one hour to here! »
-«Euh, non les filles, vous rigolez ? Ok c’est sympa, mais on ne les connait pas ces mecs ! On ne part pas à Cuba sur leur bateau ! Non !»
Mais elles leur répondent en cœur :
-«Yes, so cool! Let’s go!!!
-Les filles vous déconnez. Vous avez tous bu. L’autre là, le capitaine chevelu est rond comme une queue de pelle et ils sont trois ça craint !
-Mais non c’est bon, allez, viens !»
Je suis plutôt du genre à braver les interdits, à faire tout ce qu’il me plaît sauf que là, je ne suis pas emballée…
Mais je ne peux pas les laisser partir sans moi ! Car s’il leur arrive quelque chose, je m’en voudrais ! Il faut que je sois là pour les aider !
Nous voilà à bord, toujours des bières à la main, et moi qui garde un œil sur l’évolution de cette folle excursion. Ça commence à se galocher à gauche puis à droite…Ça se pelote ! Putain, elles font n’importe quoi !
Ça ne leur a pas servi de leçon la dernière fois…Il y en a une qui s’est réveillée un matin, après une soirée arrosée, dans un lit, à côté d’un mec qu’elle ne connaissait pas, sur un bateau amarré au port de Miami ! Rien que ça ! Elle ne se souvenait de rien ! Heureusement qu’il ne l’a pas zigouillée !
Moi je suis en mode : je surveille que ça ne parte pas en vrille. Il fait nuit, l’eau est couleur pétrole, on ne voit rien…
Puis le bateau s’arrête…Le capitaine gros cochon a l’idée du siècle !
-«Let’s go swimming girls!
-Et ces nouvelles amoureuses de répondre en cœur : Yessssss !
-Mais non les filles vous plaisantez là ! Il y a des requins partout ici, vous allez vous faire bouffer !»
Mais rien n’y fait, elles se déshabillent, les nénés à l’air. Les trois mâles en rut bavent presque de pouvoir admirer pomelos, mandarines et poires au balcon!
Et sans crier gare, elles se jettent à l’eau ! Sous le regard des gars qui riaient. Eux, pas fous, ne se baignaient pas !
C’est à ce moment-là, que j’ai commencé ce fameux combat avec moi-même !!!
Me voilà en train de faire les cent pas sur le pont, entre éclaboussures, culs de bouteilles et rires gras des trois gros saouls !
«Je n’ai pas envie de sauter dans cette mer de pétrole, c’est flippant, et si un requin vient me bouffer, et si ces barjots décident de nous planter là… ! Mais en même temps je ne peux pas les laisser ! S’il leur arrive quelque chose je vais m’en vouloir, je dois les aider…Punaise, elles vont me faire devenir chèvre !!!!»
Bon, je dois les sauver de leurs conneries ! Comme si j’avais enfilé une cape de super héros, je les rejoins et saute à l’eau pour les sortir de là, parce qu’évidement, avec mes muscles en mousse et mon costume imaginaire, le requin ne va pas faire un pli, ça parait évident ! Ceci dit, il parait qu’il faut leur donner un coup sur le nez, alors je me prépare et me mets en mode Bruce Lee !
Me voilà dans cette mer noire, pas de lune pour nous aider, juste le petit phare du bateau qui éclaire droit devant. Je visualise mes jambes brasser l’eau et le film « Les dents de la mer » me revient en flash-back, ceci dit comme à chaque fois que je me retrouve en pleine mer! À croire qu’elles n’ont jamais vu le film elles, par contre !
J’essaie de les ramener à bord mais je pense à cette immensité sous mes pieds, à cette profondeur, à moi si petite au milieu de cet océan, si vulnérable et si potentiellement bouffable…
Quand un truc touche mon pied…
- Aaaaaaaaaaaaah !!!!
Je hurle, bois la tasse, l’eau salée me pique la gorge et le nez, envie de vomir, la sensation que quelque chose m’attrape le pied, je me débats avec je ne sais quoi !
J’ai fait peur à tout le monde, elles sont toutes derrière moi en train de remonter en quatrième vitesse !!!
Je regarde partout, nous sommes toutes là, nous voilà à bâbord scrutant l’eau avec une lampe torche.
Quand une poche en plastique remonte à la surface…Ok tout ça pour ça ! Tout le monde explose de rire en se mimant la scène à tour de rôle !
J’étais rassurée…Nous avons eu un joli coup de pression !
Mais après coup, j’ai été saisie d’un agacement de voir le manque de respect de l’être humain envers la nature…Confondre la mer avec une poubelle, j’avoue que cela me rend dingue !
Il n’y a donc pas la conscience que, sans elle, nous n’existerions pas ! Nous devons tout à la nature…En la saccageant, on saccage l’espèce humaine aussi !
A ce rythme-là, d’ici 2030, les mers du globe porteront le même poids de déchets que de poissons, selon la Fondation Ellen MacArthur. Nous ne plongerons plus pour découvrir les merveilles des fonds marins mais pour y observer une triste déchetterie ! Nous ne nagerons plus au milieu des poissons mais en poussant poches et bouteilles en plastique.
Les poissons vont se retrouver avec des pailles à la place des branchies !
Quelle planète va-t-on laisser à nos enfants ?
Bon ok à 22 ans, même si la maternité ne faisait pas partie de mes plans je restais sensible à l’avenir de nos bambins.
-« Par contre, les filles ça suffit, vous dites à vos princes pas charmants que l’on rentre car je vous rappelle que nous n’avons pas nos passeports à jour et que si on accoste à Cuba ils vont nous mettre en zonzon ! Alors je ne voudrais pas jouer le rôle de la mère rabat-joie mais là, je pense que ça suffit pour ce soir !»
Le lundi, de retour au boulot (Dame Ginette et moi bossions toutes les deux dans un resto français, autour du quartier des affaires de Miami), chacun raconte son week-end et quand ce fut notre tour, ils nous écoutaient, riaient puis sans que nous entendions son arrivée…
-« Vous êtes inconscientes, c’est infesté de requins marteaux, ils chassent la nuit, je ne sais même pas comment vous pouvez être là ce matin !»
C’était Fred, le patron…Grand, les cheveux grisonnants, toujours les deux premiers boutons de la chemise ouverts, un regard d’un bleu profond…Il avait un charisme, une présence, il dégageait quelque chose d’assez mystérieux…Mais ça c’est encore une autre histoire…
Ces souvenirs me font rire aujourd’hui…Et me rappellent encore cette notion de temps. Ce temps qui file à une vitesse incroyable…
Je cherche une position sur cette antithèse de sofa mais en vain…Plus qu’une heure à patienter dans cet aéroport.
Je fais défiler à nouveau les messages de mon amoureux et m’arrête au hasard…Avec plus de 2500 sms par mois, il y a de quoi écrire une histoire !
-« Tu veux que l’on fasse un break ?
-Ce n’est pas ça mais c’est compliqué…Par moment nous sommes sur une compréhension, une fusion totale et parfois nous sommes aux antipodes l’un de l’autre…C’est épuisant…
-Oui ce n’est pas simple pour moi non plus ces montagnes russes !
-Toutes ces nuits à cogiter, je suis fatiguée…
-Alors on arrête là ?!
-Ce n’est pas ce que j’ai dit !
-Écoute je te laisse réfléchir, j’ai besoin d’être seul »
Et là, la dualité est terrible…
Je me rappelle de cette nuit-là, interminable…Entre angoisses, larmes, doutes. Nous avions fini par nous appeler une partie de la nuit et en conclure que l’on ne pouvait pas se quitter, l’amour était bien trop fort…
Je ne peux pas me passer de lui. Seulement, nos caractères affirmés nous compliquent le quotidien alors que nous ne sommes qu’au début de notre relation.
Que faut-il faire ?
Aimer version plat thaïlandais : explosion de saveurs, surprises à chaque bouchée, mais ça arrache et ça peut faire verser quelques larmes…
Ou aimer version pâtes au jambon : sans surprise mais si rassurant…
Je crois que j’aime la haute voltige, ça fait longtemps que je ne me suis pas sentie aussi vivante…Alors j’opte pour le piment en espérant quelques versions plus douces de temps en temps…
Je m’évertue à dire qu’il n’y a pas de problème…Seulement des solutions ! Il va falloir que l’on perce nos secrets, nos blessures et que l’on comprenne nos réactions, on ne peut pas gâcher un tel amour… Mais en serons-nous capables?
Je me souviens de lectures qui abordaient la relation dans le couple. Il est vrai que nous avons tendance à juger, accuser, reprocher, critiquer, un véritable jeu de ping-pong s’engage…Ego contre égo qui va gagner ?
Le problème c’est que les deux ont tout à perdre…
Je pense qu’il faut laisser tomber l’énervement, ne pas s’imprégner des mots dits lors de la colère car souvent ils n’ont ni queue ni tête ! C’est juste un besoin inassouvi qui est exprimé avec violence. Mais la colère est aussi une nécessité pour l’autre de poser des limites à ce qu’il peut accepter, tolérer.
Parfois la spirale négative peut-être si lourde, lorsque l’on cumule et cultive la tristesse, la déception, la colère, qu’il est dur pour un couple de s’en relever.
Comme deux hamsters, chacun sur sa position tourne sans jamais trouver la sortie, puisque de toute façon c’est à cause de l’autre !
C’est là aussi qu’intervient la remise en question, si essentielle. Si nous changions notre comportement, si nous nous regardions d’abord en face pour comprendre quel est le besoin ? Et qui est en besoin ? Puis essayer de façon factuelle de relater la situation, tout en tenant à distance nos émotions, afin d’être le plus objectif possible.
Parce qu’il est différent de dire :
- « Cela fait plusieurs soirs que tu t’endors devant la télé, je me sens triste de me coucher seule dans notre lit, j’aurais besoin d’être dans tes bras, ça te dit que demain l’on prenne ce temps-là ? »
Plutôt que :
- « Putain tu t’es encore endormi devant la télé, tu fais vraiment ton bidochon, tu es complètement accro ! Quitte à dormir seule autant que je sois seule pour de bon ! »
Il est certain que selon l’approche de la problématique que nous avons, nous induisons une réaction de l’autre, à la hauteur de nos mots et des maux qu’ils causent.
La relation de couple n’est en effet pas simple, nous sommes pris en otage par nos émotions régulièrement. L’autre nous renvoie systématiquement à ce que nous devons travailler comme un effet miroir. Il nous met face, là encore, à nos blessures non traitées.
Prendre de la hauteur, de la distance sur nos ressentis nous aide à avoir un dénouement positif. Mais c’est toujours pareil, plus facile à dire qu’à faire !
Alors je me rappelle de cette roue des émotions qui nous aide à exprimer, à comprendre…
Surtout à trouver, à mettre en place des stratégies qui nous apaisent…
Lorsque l’on est triste, un câlin, un massage, une attention bienveillante… Mais aussi vider avec des larmes !
Les larmes sont salvatrices autant pour les hommes que pour les femmes…Il n’est pas question de mettre en avant une quelconque virilité ou puissance à retenir ses larmes, elles vident, soulagent un trop plein…
La colère demande, elle, de l’écoute, de la compréhension, du changement, de la réparation et sert à décharger un trop plein. Il est idéal lorsqu’elle monte de la décharger ailleurs que sur une personne car quoiqu’il en soit le message ne sera pas entendu avec des cris.
La roue des émotions
Par contre, sortir pour crier, courir, taper sur un punchingball, écrire une lettre, s’isoler afin que cette colère redescende et respirer pour extérioriser.
Être envahi d’émotions négatives lorsque nous subissons des contrariétés, que nos besoins ne sont pas satisfaits ou bien évidement lors de périodes douloureuses à traverser, fait partie du processus.
Mais les émotions négatives nous tirent vers le bas, attaquent notre moral qui se trouve en berne. La vie nous parait alors bien fade…
Elles servent à traverser des périodes de deuils, de séparations, d’acceptations. Mais dans un quotidien, elles diffusent un mal-être en continu, nous pourrissent et pourrissent notre entourage.
Chercher, trouver une solution qui nous correspond afin de basculer dans les émotions positives qui vont nous apporter de la joie, du bonheur en toute simplicité.
Le moins attire le moins, le plus attire le plus !
Dans un quotidien, j’ai tendance à relativiser et surtout à positiver. Je n’ai pas envie de me gâcher des moments et me provoquer du stress inutilement. Même s’il faut reconnaître que cela arrive encore quelques fois…
Et avec lui, tout est exacerbé…Nous allons avoir du travail ! Car il ne suffit pas d’emmagasiner de la théorie, ce qui compte c’est la mise en pratique !
La vie à deux est un éternel compromis pour avancer ensemble et non pas en dominant ou en étant dominé.
Tout est là, trouver le point d’équilibre…
Nous avons la capacité de modifier notre comportement, le schéma répétitif de nos réactions, en prenant conscience que c’est possible.
Je laisse infuser en moi, m’imprégner de ces mots, me les rappeler, pour me permettre de les intégrer au plus profond…
C’est bientôt l’heure, je vais pouvoir quitter mon repose fesse pour embarquer…
-« Les sièges de la zone 3 peuvent s’avancer» annonce l’hôtesse.
Oui, je repars…J’ai quitté la maison la veille au soir…
Le 10 Janvier, je dois partir en fin de journée sur Toulouse, j’ai deux heures de voiture car mon avion décolle à 6h le lendemain matin. Je recule le moment du départ…
Posés devant la porte d’entrée, mon sac à dos, mes chaussures de rando et mon vieux chapeau de toujours patientent. Ma petite tribu est à table, et je dois les quitter…
Je l’ai choisi, voulu, mais l’émotion d’un au revoir est difficile…Alors ça va être rapide pour ne pas faire monter les larmes qui ne demandent qu’à s’échapper de mes yeux déjà embrumés…
Mon barda sur le dos, je les regarde…Ils se lèvent pour me faire un gros câlin dont j’ai du mal à me défaire, les bras autour de moi, les petites mains de ma dernière sur mon ventre… Je ne sens pas celle de mon amoureux…Je les embrasse tous et écourte ce moment, dur…
Je leur lâche un grand «je vous aime» et je referme la porte derrière moi…
Assise dans ma voiture, il fait nuit, mes larmes ont fini par briser le barrage, et coulent maintenant sur mes joues…
À chaque choix ses conséquences, ce n’était pas un adieu juste un au revoir.
Dans ce genre de départ, la peur de perdre vient nous chercher, et là, notre machine à rumination a toutes les réserves possibles et inimaginables pour nous raconter de beaux scénarios catastrophes.
Les peurs nous dominent tellement que parfois nos réactions sont totalement disproportionnées…
Un peu comme dans mon expérience avec le froid…