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Un récit authentique d'une aventurière de la vie...Un véritable tourbillon d'anecdoctes où le rire, les frissons, l'émotion nous emportent...Un concentré de bonheur nous faisant vivre cette histoire au plus profond de nous même... Un récit passionnant qui vous tient de la première à la dernière ligne...
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Seitenzahl: 168
Veröffentlichungsjahr: 2021
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Croire en mes rêves,
Suivre mon intuition,
Faire ce qui me faisait vibrer,
Etre ce que je rêvais être…
Depuis toujours, j’écris…
J’ai commencé sur mon journal intime à l’âge de 10 ans, avec toutes les émotions, la sensibilité et l’excessivité de l’âge.
Puis, est arrivée l’adolescence, où là, les mots ont souvent, dépassé ma pensée.
J’avais beaucoup de colère, le sentiment que la vie était une jungle et qu’il fallait que j’y fasse ma place.
L’injustice me mettait dans une colère rouge, que j’exprimais à ceux ou celles qui l’avaient déclenchée. L’impression d’impuissance, de domination étaient les sentiments de ces situations.
Aucune douleur ne pouvait m’atteindre, j’étais protégée, grâce à cette colère, me semblait-il…
J’étais loin de la vérité, cette colère me rongeait, me faisait ruminer, prenait toute mon énergie…
Et me mettait finalement, dans une agressivité constante, je ne savais pas parler sans avoir un ton piquant, je ne m’en rendais même pas compte, c’était devenu une façon normale de communiquer, comme beaucoup d’ados bercés par l’incompréhension.
Inconsciente de la toxicité de ce comportement…
Mes émotions du moment n’étaient pas le reflet de mes pensées profondes, juste des douleurs mal exprimées, ces maux et mots posés me permettaient de me libérer…
L’année de mes 20 ans, fût marquée par un de mes multiples changements, entre autres celui d’arrêter mes études et de partir vivre ma première expérience loin de mon Béarn natal, à Londres.
Cette année-là, j’ai pris la décision de me séparer aussi, de mon journal intime, enfin de mes journaux car j’en avais plusieurs… Dure décision car il me semblait que c’était toute mon histoire… Ils m’avaient accompagnée durant la moitié de ma vie.
J’y tenais beaucoup… toutes mes émotions, tous mes ressentis, heureux et malheureux y étaient inscrits sans la moindre demi-mesure, tout était couché sur le papier à chaud…
J’ai compris que si quelqu’un tombait dessus, l’incompréhension serait totale… Je ne pouvais pas prendre ce risque là…
Je me suis mise à distance de cette vie sur papier, et sur un coup de tête, j’ai tout brûlé… plus de traces…
Une page se tourne, je grandis… Du moins, j’essaie…
Cependant, j’avais toujours ce besoin d’écrire, j’ouvrais alors une page blanche pour écrire des histoires, tenant du roman et de l’autobiographie.
J’avais du mal à terminer car mon quotidien me dépassait, mes occupations et leurs tracas qui étaient toujours là, pour me rappeler que j’avais mieux à faire.
Du moins, je décidais inconsciemment de leur accorder du crédit car finalement, on a toujours le choix de ses priorités.
Je sentais pourtant ce besoin de créer… Je sentais cette petite voix à l’intérieur de moi, qui me le répétait...
Il m’a fallu attendre que ma vie s’enrichisse et que je poursuive mon apprentissage, pour en être là aujourd’hui…
J’ai 37 ans…
Depuis plusieurs années, mon cœur crie, je ne l’écoute pas, je ne veux pas entendre ce qu’il essaie de me dire…
Je ne veux pas croire à ses cris, à ses douleurs… Ça va sûrement lui passer, un jour ou l’autre…
Oui, c’est comme ça que j’ai réussi à le faire taire, en l’ignorant, en me mentant à moi-même, du moins un certain temps…
Mais… Sans que je m’en rende compte, mon cœur s’est mis à crier de plus en plus fort et petit à petit, j’ai perdu le contrôle malgré ma résistance…
Ma tristesse, comme une fleur fanée, s’est affichée sur mon visage… S’est exprimée à travers mon corps… J’avais du mal à trouver les mots, à comprendre mes maux car ma tête et mon cœur n’avaient plus le même discours…
Une dualité s’était installée, et fit place au brouillard….
Des questions existentielles, un besoin de savoir qui j’étais vraiment et de le vivre pleinement…
Un mal-être s’est emparé de moi, pourtant j’avais tout… Tout ce qui collait à l’image de notre société, au modèle… Mariée, 3 enfants, la jolie maison, il ne me manquait plus que le chien et le poisson rouge.
Oui, d’apparence… Mais je me sentais incomprise… trop perchée, trop décalée, trop sensible, trop de folie, toujours trop… Du moins c’est ce que l’on me répétait…
Je me sentais différente sans vraiment comprendre pourquoi, qu’avais-je donc de si particulier, je ne le savais pas moi-même. Habituée à être dans la case perchée, j’y étais restée sans même me poser la question.
Comme si j’avais enfermé, caché, un oiseau haut en couleur, tout au fond de mes entrailles, et pour entrer dans le moule, je l’avais enfermé dans une jolie cage dorée…
Jusqu’au jour où… J’essayais vraiment de comprendre…
Je déroulais ma vie à l’envers, un flash-back sur ma vie de couple… Comment et pourquoi j’en étais arrivée là, j’avais beau réfléchir, la regarder dans tous les sens. Confus, flous, les mots peinaient à arriver…
Ce n’est jamais la faute de tout l’un ou de tout l’autre, un geste entraine une parole, entraine un comportement, une réaction. Des habitudes qui ne dérangent pas, se prennent puis avec le temps, pèsent jusqu’à devenir insupportables…
Qu’on le veuille, ou non, nous sommes toujours deux, tout le monde porte sa part, aussi difficile qu’il soit donné de l’entendre parfois.
Chacun choisit de rester, choisit de mal parler, choisit de tromper, choisit de fermer les yeux, choisit de se taire, choisit de s’oublier, choisit de tout voir comme acquis… Oui, même inconsciemment, nous avons notre part…
Souvent le même reproche est fait aux femmes… Dès la naissance des enfants, elles deviennent maman et perdent le côté femme... Leur féminité, leur sensualité, ce pourquoi ces messieurs s’étaient retournés, le premier jour…
Mais je ne suis pas allée sur ce chemin-là, maman poule et ultra protectrice voire même possessive, faut le dire… Mais femme quoiqu’il en soit.
Ce besoin d’amour… De cet amour indestructible, de cet amour qui ne vous abandonnera pas, de cet amour fou, viscéral, qui rime avec toujours… L’amour de mes filles, c’est cet amour-là qui m’habitait.
Cet amour qui devient fusionnel, indispensable… Est-ce un amour sain, équilibrant, ça c’est une autre histoire…
Là dans ma grande maison, probablement trop grande d’ailleurs, avais-je vraiment besoin de ça pour être heureuse ? Je m’en étais persuadée en tout cas…
Assise sur mon fauteuil près de la cheminée, je tombe sur un magazine de gonzesses !
Oui, c’est vrai, c’est mon petit péché mignon, j’aime bien de temps en temps, c’est léger et ça me change les idées…
Je tourne les pages quand je tombe sur un article « et vous où en êtes-vous ? » J’avoue que la question m’interpelle et tombe à point nommé !
Et voilà ce que je lis :
« Une véritable question se pose… Pourquoi me suis-je retournée sur lui ou sur elle, pourquoi suis-je restée, pourquoi je me suis mariée, pourquoi ai-je fait des enfants avec… ? »
Quand on répond à cela, sincèrement et plus en profondeur que le simplisme « parce que je l’aimais », on trouve aussi des réponses à nos choix.
Par exemple, une personne qui a manqué de structure familiale, voire d’amour, a besoin pour s’équilibrer de construire sa propre famille. Une famille sécurisante, qui rassurera l’enfant qui est en elle, permettra un apaisement, et viendra combler les manquements ressentis dans l’enfance. La vie de couple est alors construite sur la famille, elle peut donc évoluer de façon agréable dans un environnement sain. Sauf qu’un jour, il est possible, que l’enfant comblé, grandisse, et ressente le besoin maintenant de s’envoler pour vivre sa vie d’homme ou de femme. Il ne se sent plus du tout en adéquation avec sa vie actuelle… Un fossé se crée dans sa vie de couple… La vision de la vie change, la cassure menace… »
À côté, le témoignage d’une lectrice :
« C’est vrai que nos besoins évoluent, au fil des années, nous sommes rarement conscients de tout cela lorsque l’on démarre une relation… Puis selon l’âge auquel nous rencontrons notre moitié, nous n’avons pas toujours la maturité nécessaire qui nous aurait permis de nous débarrasser de nos schémas sociaux, éducatifs et familiaux… »
J’étais dans cet amour-là avec mon mari, pendant des années, sans le savoir, j’ai construit ma famille par besoin d’amour familial, ma vision sur lui a évolué avec le temps, j’ai fini par le regarder comme un père.
Le magazine reprend plus bas :
« Dans ces cas-là, le point de retour est compliqué, car la vision que l’on porte sur l’être aimé est celle d’un frère, d’un père, d’une sœur, d’une mère… »
Mais c’est ce qui m’arrive !!! Les images, les mots, commencent à se poser… J’ai l’impression que le brouillard se dissipe…
Et en même temps ça me fait peur, je ne sais pas si je ne préférerais pas y rester… Dans ce brouillard…Y voir plus clair, m’amène vers des choix, des décisions, dont je ne veux pas, que je redoute terriblement…
Je continue ma lecture, je veux en savoir plus…
« Alors qu’un vrai coup de cœur, c’est totalement différent, les attentes ne sont pas les mêmes, du coup, quand avec le poids des années le couple se perd, il a la capacité, s’il s’en donne les moyens, de se retrouver en allant chercher les émotions connues lors des premières années, et donner un second souffle à leur vie de couple… »
Il a été décelé plusieurs types d’amour par des psychologues*…
« L’engouement, aussi appelé « coup de foudre » et même tout simplement le sentiment amoureux, se traduisent par une attirance instantanée, intense, quasi obsessionnelle. Un besoin de l’autre de façon viscérale, il y a souvent une perte d’appétit et de sommeil, c’est une réaction chimique de notre corps qui ne dure pas dans le temps mais peut évoluer vers un amour, si au-delà de cette attirance, une vraie connexion se fait entre les deux êtres. »
Oh là là… Ça… Ça me fait rêver et vibrer rien que de l’imaginer… ! Mon premier amour était cet amour-là. Je ne crois pas que cette intensité reviendra frapper à ma porte une deuxième fois. Il paraitrait qu’on ne le rencontre qu’une seule fois dans sa vie… Et je l’ai tellement cherché après qu’il m’ait quitté…
Sans le savoir, une croyance limitante s’était installée en moi…
Ce genre de croyance qui vous fait croire que « ça, jamais ! Ça, je n’en serai pas capable ! Ça, c’est impossible ! Ça, je l’ai toujours entendu donc c’est comme ça,…. »
*Source magazine santé
Des croyances qui nous limitent, qui nous enferment et nous empêchent de voir la vie autrement. Fondées sur nos expériences passées, notre éducation, elles nous font croire en notre incapacité à agir… Alors que nous sommes bien plus capables que nous le pensons.
Il est bon de se demander en qui et en quoi je crois ? Depuis quand ? Et pourquoi ? Car souvent nos certitudes sont liées à des croyances que l’on nous a suggérées et non pas à des pensées, des jugements personnels…
Il suffit parfois de simplement pousser la porte pour voir ce qui s’y cache derrière… Mais en effet pas toujours évident de remettre en question nos fondations !
Disons dans ce cas-là, que cet amour… Nous fait voir la vie avec une telle magie, une telle intensité, une telle puissance et paraît si rare, que oui difficile d’y croire encore.
Mais à 20 ans, je connaissais quoi de l’amour, j’étais attachée à un physique, à l’alchimie de nos deux corps ; l’amour rend aveugle, c’est vrai. En fait je n’existais qu’à travers le nous, le moi n’existait pas… Je n’étais que l’ombre de moi-même, il a fini par se lasser, je suppose…
À jamais marquée par cette expérience douloureusement ressentie. Elle m’a permis en même temps de grandir… Même s’il m’a fallu du temps pour le comprendre.
Bon voyons ce qu’ils disent d’autre :
« L’appréciation, une relation basée sur l’intimité mais sans fougue ni passion. L’indépendance et la liberté, la caractérisent. Cette relation repose sur des arguments rationnels tels que l’entente ou la compréhension de l’autre, et s’apparente davantage à de l’amitié plutôt qu’à de l’amour mais peut tout à fait durer dans le temps si les deux partenaires partagent cette même vision. »
Bon, ça ressemble un peu à ça mon histoire… Sans fougue ni passion et sans problème, tout glisse, c’est facile, agréable… Une vie apaisante, stable, aimante, sécurisante, beaucoup en seraient simplement heureux, ce qui fût mon cas de nombreuses années… Seulement maintenant, je m’ennuie… Je rêve de feux d’artifice !!! Une partie de moi a besoin de plus d’authenticité, de profondeur.
« L’amour vide, les partenaires restent généralement ensemble pour des raisons sociales qui les lient : les enfants, la commodité de vie, mais ne partagent plus rien en commun et n’ont plus d’attirance physique l’un envers l’autre. »
Alors ça… C’est la suite de mon histoire, mais là je suis trop entière, pour rester dans cette situation là…
« L’amour romantique, la passion et l’intimité sont de mise mais les partenaires manquent cruellement d’engagement. Les partenaires vivent une histoire d’amour qui ne se conclura pas par un mariage ou un projet commun. Ils peuvent ressentir de profonds sentiments l’un pour l’autre mais ne se projettent nullement dans le futur. »
J’avoue que ça, il fut un temps où cela me convenait bien, ce genre de relation…
« L’amour absolu : Cette relation est caractérisée par son haut niveau de passion et d’engagement, cependant elle manque d’intimité dans le sens réel du terme. Les partenaires peuvent partager les tâches ménagères, se marier mais ne se connaissent pas réellement. Selon les psychologues, ces couples peuvent durer dans le temps mais ne partagent pas une amitié authentique.
L’amour accompagnateur : Ce type de relation s’apparente fortement à de l’amitié mais demeure plus profond. L’élément absent dans cette union est la passion. Selon les psychologues, ce type d’amour peut subvenir après de nombreuses années de mariage lorsque l’attraction physique s’amenuise avec le temps.
L’amour consommé : Amour idéal, passion, engagement, intimité, tous les critères sont remplis pour former une union durable et saine. L’équilibre entre ces trois éléments est atteint et il y a de fortes chances que le couple puisse s’aimer tout au long de la période impartie. C’est le type d’amour le plus rare que peu de personnes auront la chance de pouvoir vivre… »
Trouver l’équilibre dans sa vie de couple, dans l’amour, la passion, l’intimité, la complicité, l’amitié, c’est vrai qu’il faut à chaque fois être pleinement deux, pour construire ensemble sur du long terme.
Et en même temps, une question me vient, pourquoi faut-il absolument trouver une relation qui dure sur du long terme ? Par sécurité ? Parce que l’on a été éduqué dans ce sens, car notre société dit que... ?!
On évolue tellement à travers une vie, l’idée de rester toujours en accord avec soi et d’être heureux, est quand même la priorité me semble-t-il ! Nous n’avons qu’une seule vie… !
Je ne dis pas que j’ai envie de papillonner, je préfère d’ailleurs rester seule qu’être mal accompagnée mais cette notion de « devoir pour… » m’échappe…
Se situer dans ces types d’amour et selon son caractère, trouver celui qui nous correspond… Pas évident de le savoir, quand on croise le regard d’un être qui nous attire au premier abord… Il faudrait pouvoir analyser et comprendre en toute objectivité le pourquoi de cette attirance.
Il n’y a pas une recette à l’amour, il y a autant de recettes que d’êtres sur cette terre, la seule règle, à mon sens, est de toujours regarder dans la même direction…
En attendant… Je me suis battue pour enfermer cette partie de moi ; la femme que j’étais, allait au plus mal, de plus en plus triste tellement la douleur avait envahi mon corps puis ma tête, et mon cœur.
Elle se lisait aussi sur mon visage… Il fallait que je prenne une décision, car je mourais à petit feu…
Dure décision, douloureuse décision que j’aurais rêvé ne jamais avoir à la prendre…
Mais la vie en a décidé autrement…
J’étais à peu près à la moitié de ma vie, alors comment voulais-je vivre les années qui me restaient… ?
C’était plus fort que tout… Je suis tellement entière qu’à partir du moment où je me suis retrouvée devant le miroir, que je me suis regardée, que je me suis vue… Réellement vue…
J’ai compris que je devais reprendre ma vie en main, que mon « moi » devait exister. Je ne pouvais n’être qu’une mère, qu’une épouse, qu’une fille, qu’une amie, je devais être moi, aussi !
Egoïste, je l’ai cru au début mais exister en tant qu’être à part entière est la clef, à mon sens, de l’épanouissement personnelle mais aussi en couple et en famille.
Comment savoir qui je suis, si je reste enfermée dans ces rôles-là, sans jamais en sortir.
Je devais faire des choix, prendre des décisions, un tournant s’amorçait…
Mon oiseau intérieur avait fait tomber le rideau qui le cachait du monde extérieur. Il ne pouvait plus rester enfermé, il poussa alors violemment la porte de sa cage et s’envola pour respirer à pleins poumons…
Il lui était maintenant impossible, de revenir dans cette jolie cage dorée… Qu’il regardait pourtant, avec la nostalgie d’une vie paisible, agréable et sécurisante… Mais, qui ne lui suffisait plus, le besoin de se sentir vivant lui était devenu vital…
La douleur, les larmes, la colère, la déstabilisation, la perte de repères, la culpabilité se sont invités au voyage…
38 ans… Une année s’est écoulée… Et la crise de la quarantaine aussi !
Trois merveilleuses filles, qui font mon bonheur depuis plus de 12 ans, un boulot qui me plait, je suis photographe, je récolte des sourires toute la journée, c’est magique…
L’hypersensible que je suis, vit tous les bonheurs par procuration… Toutes les joies, tout l’amour qui se dégage entre une mère et son enfant, entre un homme et sa femme… et entre tous les êtres qui s’aiment, tout simplement… Je les ressens, les immortalise et les reçois…
Mes clients me disent souvent merci, ils ne se savent pas à quel point c’est moi, qui doit les remercier… Chaque séance est un moment de partage et de joie…
L’envers du décor de cette hypersensibilité, ce sont les ondes négatives qui m’entourent… Car je suis dépourvue d’armure pour m’en protéger…
L’hypersensibilité c’est quoi en fait ?! Ce sont des personnes qui éprouvent des émotions intenses, aussi proches de l’extase que du profond désespoir…
Je peux donc connaitre des moments merveilleux, comme vivre des situations très douloureuses, là où d’autres, dans le même cas, n’en ressentiraient qu’un plaisir ou qu’une contrariété.
Une connexion avec son instinct, son intuition, très prononcée de façon totalement naturelle et intuitive.
Des plaisirs simples peuvent totalement me combler, car tout peut être sujet à émerveillement, observer les nuages, regarder la rosée sur les fleurs, partager un rire, échanger un sourire…
Du coup, le côté décalé se fait rapidement et facilement ressentir…Parfois même, bizarre ou suspicieux, dans le genre « mais qu’est-ce que ça cache » aux yeux de certains car ça ne parait pas normal de s’extasier pour si peu…
Car même si tous sont capables de prendre du plaisir dans ces situations, ils ne s’extasient pas pour autant…
Avec souvent un grand besoin de créativité, des idées qui fusent et s’imbriquent rapidement, et envahissent l’esprit.
Une sensibilité assez prononcée aux bruits, aux odeurs, qui peut s’avérer vite irritante car difficilement supportable.
Un grand besoin et plaisir d’aider les autres, souvent trop…
Et en ce qui me concerne, j’éprouve aussi une immense empathie, qui me permet de ressentir l’état profond d’une personne quand elle me raconte son histoire, toutes ses douleurs et ses joies, rentrent dans ma chair… Parfois, même pas besoin de mots… Je ressens, juste en étant à côté…
Je me souviens, d’un ami qui était passé me voir. Alors qu’il était dos à moi, avant même qu’il ne se retourne, j’ai ressenti, aussi fort qu’une bourrasque de vent, le mal-être qui l’avait envahi… C’est là, toute la difficulté de cette hypersensibilité, je ne transpose ni ne compare à ma vie, je ressens clairement l’histoire de l’autre comme si j’étais dans son corps.
Je reçois l’énergie, l’émotion et souvent les intentions d’autrui avec beaucoup de puissance… Les bonnes comme les mauvaises… Il y a donc des endroits où je voudrais rester éternellement et d’autres que je dois fuir tellement le mal-être est fort.