Un pas vers la méditation - Jean Pierre Laffez - E-Book

Un pas vers la méditation E-Book

Jean Pierre Laffez

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Beschreibung

Ce qui est proposé dans ce livre, sous forme de douze fiches de travail, est simple et progressif. Dans la discipline du Yoga de l’Énergie, yoga complet et progressif, les auteurs ont sélectionné les points permettant d’expérimenter des états de détente de plus en plus profonds, développant par la pratique de postures, de respirations et de gestes conscients, les états d’attention et de concentration. Marie-Jeanne Laffez Enseignante de yoga, élève de Roger Clerc, a participé à l’élaboration et à la diffusion de la revue Yoga-Énergie, ainsi qu’à la création de l’École Française de Yoga du Sud-Ouest et des Académies du Yoga de l’Énergie, Paris-Ile-de-France et Bordeaux-Sud-Ouest. Jean-Pierre Laffez Kinésithérapeute, ostéopathe, praticien en énergétique chinoise, formateur d’enseignants de yoga dans les Écoles Françaises de Yoga, est directeur de l’École Française de Yoga du Sud-Ouest et des Académies du Yoga de l’Énergie, Paris-Ile-de-France et Bordeaux-Sud-Ouest. Il est rédacteur en chef des Carnets du Yoga, et écrit de nombreux articles dans la Revue Française de Yoga.

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Seitenzahl: 168

Veröffentlichungsjahr: 2013

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Marie-Jeanne LaffezJean-Pierre Laffez

YOGA DE L’ÉNERGIE

UN PASVERS LA MÉDITATION

Détente - Attention - Concentration

Books on Demand

Nous remercions plus particulièrement :

Jacques qui a mis la dernière touche à cet ouvrage en préparant la maquette destinée à l’imprimeur ;

Patrick et Fabienne qui ont œuvré ensemble pour les photographies illustrant ce livre ;Patrick en prenant les photos,

Fabienne en servant patiemment de modèle, L’un et l’autre, autant de fois que nécessaire.

SOMMAIRE

PRÉAMBULE

PRÉSENTATION

 

À qui s’adressent ces fiches ?

La détente énergétique

Pratiquer, où, quand, comment ?

S’installer

L’importance du geste conscient et des mouvements pensés

DOUZE FICHES

 

Fiche I

Pour une bonne pratique : installer les fondations

Fiche II

Respiration naturelle

Quelques enchaînements simples

Trois centres d’énergie (1)

Fiche III

L’auto-massage

Mobiliser l’énergie avec le souffle

Trois centres d’énergie (2)

Fiche IV

Une préparation debout

Les mouvements d’énergie dans le corps

Fiche V

Pratiquer sur une chaise

Gymnastique des yeux

Fiche VI

De la tension à la détente

De l’état d’attention à la concentration

Fiche VII

Mobiliser les cinq sens

Faire circuler l’énergie

Sensibilisation aux couleurs (1)

Fiche VIII

Sensibilisation aux couleurs (2)

L’ambiance des Sources

Les deux Merveilleux Vaisseaux

Fiche IX

Les trajets de l’énergie

Le complexe chakrique

Mudrâs et respirations

Fiche X

Kung Fu (1)

Les trois degrés de la concentration

Oser rire !

Fiche XI

Kung Fu (2)

Couleurs et sons

Approche de la méditation

Fiche XII

La vague

La salutation au soleil

La marche consciente

La méditation : vivre l’ambiance d’Anâhata-chakra

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE

PRÉAMBULE

« Le yoga est plus célèbre que connu »

J.-F. Filliozat

LA RELAXATION A FAIT LE SUCCÈS DU YOGA. Considéré pendant un certain temps comme une gymnastique acrobatique, très vite le yoga est apparu comme une méthode permettant de se détendre et de se recentrer.

La relaxation, que nous différencions de la détente, s’obtient par différentes méthodes précises.

Le yoga propose un ensemble de techniques s’adressant au corps et au psychisme, souvent appelé mental, par les adeptes du yoga.

Les techniques respiratoires constituent le fondement et le point commun des multiples formes de yoga. La respiration est un des liens entre le corps physique et le mental. Par sa particularité d’être réflexe et de pouvoir être en partie dirigée, elle dépend de l’ensemble du système nerveux. En physiologie mystique, expression que nous devons à Mircea Eliade, elle est le lien entre le corps physique, le corps de l’énergie et le corps du mental.

Par ce biais, le yoga propose d’obtenir ce qu’il définit : une reliance, un lien, entre l’être humain et lui-même, entre l’être humain et le reste du monde.

Ce recentrage donne accès à une découverte des plans subtils constituant l’Homme et l’Univers. Le développement de l’attention suffit à procurer un état de calme d’une qualité notoire, à la condition que la pratique soit régulière.

Nous avons sélectionné dans la discipline du Yoga de l’Énergie les points permettant d’expérimenter des états de détente de plus en plus profonds. Sans les mouvements d’énergie qui l’animent, le corps physique ne serait qu’un amas inorganisé de matière.

Pour les besoins de notre cause, nous avons donc, pour un moment, « spécialisé » le yoga de l’énergie ; nous souhaitons et espérons que le lecteur découvre les nombreux autres aspects de cette discipline.

La mise sur papier d’un enseignement fige cet enseignement ; la fréquentation régulière d’un cours de yoga, dirigé par un bon enseignant formé à cet enseignement particulier, s’avère d’une grande utilité.

Avec ces fiches, nous espérons avoir répondu à la demande de nos amis, pratiquants, adeptes et chercheurs. Qu’ils soient remerciés de leur fidélité et de leur confiance.

PRÉSENTATION

À qui s’adressent ces fiches ?

La détente énergétique

Pratiquer,

où, quand, comment ?

S’installer

L’importance du geste conscient et des mouvements pensés

À QUI S’ADRESSENT CES FICHES ?

Nous n’avons pas de réserve à faire, ce qui est proposé est simple et progressif. Il est préférable de respecter l’ordre de nos fiches.

Nous précisons plus loin différentes possibilités d’utilisation.

Nous avons dit qu’une détente profonde provoquait un état d’hypo- vigilance physiologique, et psychologique.

Ceci pose une question importante. Faut-il coûte que coûte faire pratiquer ces techniques aux dépressifs ? Si ce sont de vrais dépressifs, il est mieux de laisser le médecin faire son travail, d’intervenir plus tard, avec des techniques proposant des mouvements tonifiants, tout en développant la vigilance. L’habitude médicale est de mettre le patient dépressif sous une couverture médicamenteuse réduisant et étouffant ses pensées. Le malade n’évacue pas ce qui le perturbe, ce qui est ennuyeux pour l’avenir de sa santé. Ceci se justifie, ne serait-ce que pour protéger le malade de ses propres actes.

Cette façon médicale de voir la maladie fait souvent conseiller les détentes et la relaxation, alors qu’il faut au contraire tonifier, faire bouger, certes pas n’importe comment, pour libérer l’énergie perverse. Les maladies dépressives peuvent donc être une contre-indication temporaire. Laisser le médecin faire son travail est une démarche indispensable, quelle que soit la maladie.

LA DÉTENTE ÉNERGÉTIQUE

Détente et relaxation sont-elles si différentes l’une de l’autre ? Sont-elles identiques ?

Nous avons tous une idée de la détente et de la relaxation ; nous faisons une différence entre l’une et l’autre. On se détend un instant, au mieux quelques minutes, tandis que l’on prend le temps de se relaxer. Pour la personne un peu plus avertie, une séance de relaxation est un moment pendant lequel l’exercice est dirigé pour procurer un état de mieux être.

Les techniques de relaxation sont devenues nombreuses. Elles ont souvent la particularité d’utiliser plus ou moins des suggestions et des images. Elles proposent au pratiquant d’expérimenter des ambiances suggérées par induction verbale. Par exemple, « Vous êtes lourd, vous êtes léger ! Vous avez chaud, vous avez froid ! ». Les techniques plus sophistiquées utilisent une succession d’images mentales visant à provoquer des ressentis profonds.

Nous posons les questions de l’utilité de cette tentative d’expérience, de sa véracité, voire de l’absence de risque d’induire des images, de diriger le cheminement d’un inconscient, sans la compétence obtenue par une formation spécialisée. Un des buts des pratiques du yoga est d’amener l’expérimentateur à un état de témoin, commençant par l’observation de sa respiration, sans la diriger, puis de son corps, et progressivement des « fluctuations de son mental ».

Au cours de détentes profondes, il est possible que le pratiquant ressente son corps lourd ou léger, qu’il ait des sensations de chaleur, de froid, qu’il voit défiler des images mentales sans qu’il s’agisse de rêve, sans qu’il s’agisse de suggestion.

Suggérer, imaginer une ambiance est une démarche différente de ce que nous proposons et que nous avons défini comme détente.

La pratique connue sous le nom de Yoganidrâ doit être transmise individuellement, de « maître à disciple ». Entrant dans le cadre du très vaste Râja- Yoga, elle est souvent éloignée de ce qui est proposé ici et là, parfois à grand renfort de publicité. Elle a été, d’une manière heureuse, utilisée pour mettre au point la sophrologie. Remarquons que le Docteur Caycedo n’a pas appelé yoga la technique qu’il a mise au point.

Dans le Yoga de l’Énergie, les états de détente sont nombreux et progressifs. Pour que l’énergie circule bien, le corps doit être détendu. La pratique des postures, la mobilisation du corps dans les trois axes de l’espace, contribuent à cette circulation énergétique.

La détente est le résultat d’une pratique progressive conduisant à un état d’hypovigilance mesurable, l’aboutissement d’une pratique, et non pas d’un désir ou d’une volonté.

La détente fait toujours la renommée du yoga. Elle peut rendre service à nos contemporains de plus en plus angoissés. Les autres points du yoga sont à ajouter petit à petit à ces pratiques.

Les portes d’entrée du yoga sont multiples : postures, respirations, détentes, méditation, dessins de mandalas, etc. L’enseignant de yoga fait découvrir à son élève les avantages d’un « yoga complet et progressif ».

Officiellement la relaxation est une pratique médicale. Il en existe de nombreuses formes. Nous employons le terme de détente dans tout ce qui est présenté, nous situant, malgré tout, au-delà du point de vue habituel, restreint, de détente.

Détente énergétique et Yoga de l’Énergie

La détente vise le corps physique, le corps de l’énergie et, par cet intermédiaire, le corps du mental. Comprendre que l’on puisse détendre le corps physique est aisé, comprendre ce qu’est la détente du mental est plus difficile. Souvent nous entendons dire : je n’arrive pas à « détendre mon mental ». Il n’est effectivement pas possible de le faire « sur commande ». Même pour quelqu’un d’entraîné, la détente du mental nécessite une mise en condition. Généralement cette façon de faire commence par la respiration, son utilisation comme support, puis la pratique de gestes conscients.

La respiration relie tous les plans de l’Être : du plus physique au plus subtil. Prânâmaya-kosha1, le corps de l’énergie, est le lien entre annamaya-kosha,le corps physique et manomaya-kosha, le corps du mental ; agir sur le corps de l’énergie régule son fonctionnement, met en harmonie le corps physique et le corps mental. Paradoxalement, il est également indispensable de maintenir le corps physique souple et en bonne santé pour que l’énergie circule bien. Ceci explique partiellement la confusion faite entre chakras, glandes endocrines, plexus nerveux, émotions, fonctions psychologiques variées, etc., pour que l’énergie circule bien.

1 Kosha : « Écrin ou corps, domaine de l’expérience - Swami Satyananda ». Pour simplifier, traduisons par couches. Utilisons une image : comme les constituants d’un coktail sont mélangés, mais existent quand même individuellement, les koshas, constituant l’être humain, bien qu’intrinsèquement mélangés, n’en gardent pas moins leurs particularités, leur spécificité. Ils sont au nombre de cinq : Annamaya-kosha, corps physique, Prânâmaya-kosha, corps de l’énergie, Manomaya-kosha, corps du mental, Vijnânamaya-koshas, corps spirituel et Anandamaya-kosha, corps causal. Les quatre premiers, sur un plan physique et subtil, correspondent à une réalité facile à découvrir par chacun, à l’aide des sens subtils et des modifications d’ambiance.

PRATIQUER

Où ? Quand ? Comment ?

L’obtention d’une détente profonde pose quelques questions.

Où pratiquer ?

Le lieu doit être à l’abri du bruit, avec une bonne température ambiante. La qualité du tapis ou du matelas est importante, ni trop dur, ni trop mou.

Faut-il une ambiance musicale ?

Les musiques relaxantes, les musiques « rééquilibrantes » sont nombreuses. Être accueilli, se détendre dans l’ambiance d’une musique de Mozart est d’une grande jouissance, mais pour parvenir à une détente profonde, la musique, même la plus relaxante, est une gêne. Un bruit extérieur, plus ou moins lointain, non agressif, quelquefois impossible à supprimer, est plus ou moins gênant, mais le pratiquant parvient à « faire avec ». Il apprend à s’éloigner de ce bruit. Une musique imposée, permanente, est très gênante, le silence est nécessaire pour accéder à une détente de qualité.

La musique peut être utile pour l’accueil dans l’établissement, dans la salle, pour mettre en place le corps pendant les quelques minutes qui précèdent la pratique, et en fin de pratique.

Le confort du tapis, ou du siège

Nous y reviendrons au cours des différentes pratiques proposées.

La température du lieu

Toute détente provoque un état d’hypovigilance psychique et physique. Le corps devient plus sensible, notamment au froid. Le dessus et le dessous du corps doivent être protégés. Trop chaud est moins gênant. La chaleur dilate le corps et les tissus ; elle est plus favorable à une détente que le froid qui rétracte les tissus. La sensation de froid est vécue comme une agression.

Tout ce qui peut amener gêne, distraction et désagrément sensoriel, doit être évité. Au même titre qu’un bruit, une odeur peut être un agent sensoriel perturbateur. De nombreuses personnes ne supportent pas l’odeur d’encens ou de santal diffusés dans certaines salles de yoga.

La luminosité

Une lumière vive est agressive, les yeux ne se détendent pas. Une lumière tamisée, indirecte, est favorable. Il faut cependant moduler ce principe, comme pour la musique. La salle de détente n’a pas à être dans la pénombre d’une boîte de nuit, d’autant plus, que certaines personnes ne supportent pas d’être dans la pénombre. Dans ce cas, l’utilisation d’un modulateur de lumière permettra de revenir graduellement à l’état de veille en fin de séance.

Quand pratiquer ?

Chacun doit choisir les moments les plus favorables.

Le matin, certaines personnes n’éprouvent pas le besoin de se détendre mais au contraire de se dynamiser. Chacune de nos fiches débute par une préparation qui peut être utilisée comme une façon de débuter la journée.

Se détendre le soir est une hygiène de vie nécessaire. Éliminer les stress prépare la soirée et le sommeil. Une détente profonde peut, chez le débutant, perturber le sommeil : trop reposé, trop détendu, il ne s’endort plus. La vraie fatigue est rare. Nous sommes en général fatigués « psychiquement », avant de l’être physiologiquement. Nous nous sentons « vides d’énergie ».

Il est essentiel de s’accorder régulièrement un temps dans la journée et dans la semaine pour « s’occuper de soi ». S’éloigner un moment des contraintes de la vie permet de « revenir » aux affaires avec beaucoup plus d’efficacité.

Comment pratiquer ?

Il n’y a pas d’obligation vestimentaire. Cependant les vêtements ne doivent pas serrer le corps, mais laisser libre la circulation de l’énergie. L’essentiel est d’être libéré de tout ce qui entrave le corps : ceinture, col de vêtement et chaussures. Même sous un climat tropical l’utilisation d’un drap peut être utile. Un corps sans vêtement, toutefois à l’abri du froid, se détend mieux.

S’INSTALLER

La position du corps doit être aussi agréable que possible. La théorie nous fait écrire que l’on doit pouvoir se détendre profondément dans n’importe quelle position.

Il est nécessaire d’occasionner le minimum de tension musculaire. La principale contrainte subie par le corps est la pesanteur. Plus on utilise cet effet sans qu’il soit une contrainte ni une suggestion, plus la relaxation musculaire est facilitée. C’est la principale raison qui fait préférer les positions allongées.

Les postures décrites ci-après ne sont pas limitées, mais les plus fréquemment employées. Un visuel en regard des exercices, signalera les postures pouvant être utilisées.

Couché sur le dos(Fig. 1)

La description est inutile. Il faut donner de l’importance à la qualité du matelas ou du tapis, avoir près de soi une couverture, prévoyant l’agression thermique. Veiller à abaisser les épaules vers le sol et le bassin.

La Croix de St-André(Fig. 2)

Cette posture est fréquemment recommandée au cours de ces fiches. La théorie veut qu’elle soit en X. C’est-à-dire bras et jambes opposés en prolongement. Ceci nécessite un bon état des articulations des épaules. Il est important que l’écartement reste symétrique et ne soit pas contraignant. Comme point de repère : les bras, les coudes, les avant-bras et les mains doivent reposer sur le sol, sans aucune gêne.

Variantes sur le dos(Fig. 3-4)

Les personnes souffrant du bas du dos, du cou ou des épaules, apprécient un support adapté.

Un coussin glissé sous les creux poplités (en arrière des genoux) détend la colonne vertébrale lombaire. Les deux genoux doivent être à la même hauteur pour éviter un déséquilibre du bassin. Un petit coussin glissé sous le cou le soulage ; de même que les épaules sont soulagées par un coussin sous les bras.

Assis au sol(Fig. 5)

Les façons de s’asseoir au sol sont nombreuses. Les supports sont commodes, souvent indiqués, sinon indispensables. Ils soulagent la pression sur les genoux et permettent de mieux équilibrer le dos et la colonne vertébrale.

Ces supports sont nombreux, depuis le simple coussin jusqu’au tabouret très design. Le coussin doit avoir une fermeté et une forme évitant le déséquilibre latéral ; la règle est que la tête, la colonne vertébrale, et le bassin soient en alignement, le thorax ouvert, dégagé, la respiration libre et facile.

La tête est placée « comme si le regard était dirigé en avant, à l’infini ».

Assis sur une chaise

Assis sur une chaise ou un banc est une bonne position. La hauteur du siège doit permettre un angle droit entre :

– les pieds et les jambes, aux chevilles ;

– les jambes et les cuisses, aux genoux ;

– les cuisses et le corps, au niveau des hanches.

Cette règle nécessite d’adapter la hauteur du siège à la morphologie de chacun, et parfois de placer une cale sous les pieds.

Une autre adaptation à la position couchée(Fig. 6)

Les jambes sont posées sur un support, cette position peut être choisie par des personnes en crise de lombalgie ou de sciatique. Non systématique, elle peut soulager pendant quelque temps. Elle nécessite, en fin de séance, une mobilisation des jambes, des pieds et des chevilles, indispensable à la circulation du sang et de l’énergie avant une verticalisation.

Enroulé(Fig. 7)

La « posture du fœtus » rend service en début de séance, notamment pour les pratiques de fin de journée.

Assis sur les talons, les genoux serrés l’un contre l’autre, s’enrouler pendant l’expiration en rentrant le bas-ventre. Commencer l’enroulement par le bas du corps.

Poser progressivement les coudes serrés le plus près possible devant les genoux toujours serrés. Les avant-bras sont déposés au sol, les paumes des mains face au ciel. En aucun cas, ne forcer la tête à descendre, mais la laisser tomber emmenée par son propre poids. La respiration reste libre.

Ensuite, prendre conscience du corps dans cet ordre : le bas du dos, la zone lombaire et le ventre, le thorax, le cou, la nuque, jusqu’au visage. Entrer en contact avec le visage, prendre conscience du poids des globes oculaires et des paupières.

Être témoin de la respiration, en dirigeant l’attention vers la pointe du nez. La respiration consciente est expliquée plus loin.

Cette posture convient à beaucoup de personnes. Elle prépare aux pratiques proposées dans chaque fiche. Un visuel signale son emploi éventuel.

Les personnes souffrant d’hypertension artérielle, d’hypertension oculaire, de glaucome, à la morphologie difficile – hanches ou bassin enraidis, embonpoint – doivent l’aménager ou éviter de la pratiquer.

Appliquer cette règle : « une posture qui fait mal est une posture mal faite ». La détente est avant tout articulaire et musculaire.Une détente profonde impose que le corps soit bien installé, sans tension, ni douleur.

L’IMPORTANCE DU GESTE CONSCIENT

ET DES MOUVEMENTS PENSÉS

Le geste conscient

La pratique du geste conscient développe l’attention et la concentration.

Un exemple est le meilleur moyen de définir cette façon de procéder.

En position couchée ou assise, mais avant tout confortable, prendre conscience d’un ressenti, d’un contact global avec l’un ou l’autre des bras ou des deux ensemble. Sans perdre cette conscience, mettre en mouvement ce ou ces deux membres ; en restant le témoin, dans le ressenti, s’abstenir de commentaire par rapport à ce ressenti, au moins dans le moment de la pratique. Nous insistons en recommandant d’être dans le contact et le ressenti, et non en projetant l’image du ou des bras comme devant un miroir. Il est également important de s’abstenir d’une quelconque performance et de respecter son corps, dans cet exemple, les possibilités de l’épaule et sa souplesse.

Les mouvements pensés

Les mouvements pensés permettent une découverte intime du corps et une amélioration du schéma corporel.

L’immobilité imposée chez certains malades provoque une atrophie musculaire et la perte de tout ou partie du schéma corporel. Par exemple la perte de l’équilibre chez les personnes alitées un certain temps. Les messages des positions spatiales du corps, provenant des articulations et participant au schéma corporel, s’estompent.