Un vent de folie - Bernard Durand - E-Book

Un vent de folie E-Book

Bernard Durand

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Beschreibung

Géochimiste et ancien sous-directeur de l'Institut français du pétrole, l'auteur prend position contre l'énergie éolienne et dresse une série d'arguments pour soutenir sa position : coûts, terres rendues inhabitables, conflits d'usage des espaces, pollutions, destruction de l'environnement, défiguration des paysages ruraux, effets sur la santé des hommes et animaux vivant à proximité d'éoliennes.


À PROPOS DE L'AUTEUR


Bernard Durand est ingénieur, chercheur et naturaliste. Il a été Directeur de la Division Géologie-Géochimie de l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (IFPEN), puis de l’École nationale supérieure de géologie. Il a aussi présidé le Comité scientifique de l’European Association of Geoscientists and Engineers (EAGE). Il est cofondateur de l’association environnementale «Nature en Pays d’Arvert». Prix Alfred-Wegener de l’EAGE. Depuis des années, il se consacre à l’étude des questions énergétiques en relation avec l’environnement. Dans ce cadre, il s’est intéressé particulièrement aux électricités dites renouvelables, éolien et solaire photovoltaïque. Il est l’auteur de « Energie et environnement : les risques et les enjeux d’une crise annoncée » (2007, EDP Sciences) et de « Petroleum, natural gas and coal: nature, formation mechanisms, future prospects in the energy transition » (2018, EDP Sciences).

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Veröffentlichungsjahr: 2022

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Un vent de folie

L’éolienen France :mensongeet arnaque ?

©Les unpertinents, 2020.

Tous droits réservés.

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Table des matières

Remerciements9

Message11

Introduction17

Quelques notions essentielles à bien connaître25

Quantité d’électricité et puissance électrique26

Fonctionnement d’un réseau électrique30

S’il vous plaît, ne confondez plus puissance électrique (kW) et quantité d’électricité (kWh) produite ou consommée !33

L’intermittence, source de tous les maux35

La nécessité des centrales pilotables45

Le stockage massif de l’électricité est-il la solution à l’intermittence ?55

Le vent est gratuit mais l’électricité éolienne est chère61

Pourquoi, aussi bas que devienne leur coût de production, les électricités renouvelables intermittentes (ElRi) feront-elles automatiquement grimper le prix de l’électricité ?73

L’éolien ne peut pas remplacer les centrales nucléaires81

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L’éolien ne sert à rien en France dans la lutte contre le réchauffement climatique91

Les déchets de l’éolien seront bien plus abondants que ceux du nucléaire, et s’y ajouteront105

Le cas de l’éolien en mer115

L’éolien détruira bien plus d’emplois qu’il n’en créera121

L’éolien gâche pour rien nos espaces naturels125

L’éolien n’est pas une énergie renouvelable133

L’éolien ne peut pas assurer l’autonomie électrique d’un territoire, et encore moins créer des territoires à « énergie positive »139

Les méthodes de la désinformation149

Conclusion155

Références169

Notes175

Éolien en mer : quelques associations de défense181

Les associations anti-éoliennes en France183

Annexe : Trois figures pour illustrer le problème de l’intermittence185

« On ne bâtit rien sur des mensonges ou des ambiguïtés »

Emmanuel Macron, discours de nouvel an aux Français pour 2019

« Contrairement à ce qu’on pourrait croire, réussir à tout gâcher n’est pas une réussite, mais un échec. »

Philippe Geluck, Le Chat, t.16

Bernard Durand*

*Bernard Durand est ingénieur, chercheur et naturaliste. Il a été Directeur de la Division Géologie-Géochimie de l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (IFPEN), puis de l’École nationale supérieure de géologie. Il a aussi présidé le Comité scientifique de l’European Association of Geoscientists and Engineers (EAGE). Il est cofondateur de l’association environnementale « Nature en Pays d’Arvert ». Prix Alfred-Wegener de l’EAGE. Depuis des années, il se consacre à l’étude des questions énergétiques en relation avec l’environnement. Dans ce cadre, il s’est intéressé particulièrement aux électricités dites renouvelables, éolien et solaire photovoltaïque. Il est l’auteur d’Énergie et environnement : les risques et les enjeux d’une crise annoncée(2007, EDP Sciences) et de Petroleum, natural gas and coal: nature, formation mechanisms, future prospects in the energy transition(2018, EDP Sciences).

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Remerciements

Je remercie chaleureusement Marcel Descamps, Hubert Flocard, Gérard Grunblatt, Philippe Hansen, Jean-Jacques Hérou, Jean-Paul Hulot, Catherine Laisné, Bernard Maillard, Jacques Maillard, Jacques Masurel, Jean-Pierre Riou et Georges Sapy pour leur aide, leur lecture attentive de cet ouvrage et les améliorations qu’ils m’ont permis d’y apporter.

NB : les appels de notes uniquement chiffrés renvoient aux références de la page 169 ; les appels de notes chiffrés précédés d’un astérisque renvoient aux notes de la page 175.

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Message

Les Français sont de plus en plus nombreux à comprendre que le développement massif de l’éo-lien voulu par notre gouvernement rendra difficiles à vivre des parts très importantes de leur terri-toire et de leur littoral : il provoquera des conflits d’usages et d’intérêts croissants, des pollutions et des destructions de l’environnement, la défi-guration et la banalisation des paysages ruraux de régions entières. Les riverains de l’éolien s’in-quiètent aussi des effets que l’éolien pourrait avoir sur leur santé et celle de leurs animaux, entre autres par les infrasons qu’il produit.

Mais très peu d’entre eux, parce que la désinfor-mation organisée à ce sujet avec l’appui d’une grande partie de la classe politique et des médias est intense et omniprésente, réalisent encore que l’éolien, et particulièrement l’éolien en mer, sera aussi très coûteux pour eux alors qu’il ne leur rendra aucun service. Il ne peut rien pour le climat et ne permettra pas en France de fermer de centrale nucléaire. Il s’agit là en fait d’une

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gigantesque arnaque financière maquillée en cause écologique et soutenue par un mensonge d’État !

Car même si son coût à la production diminuait beaucoup avec le temps, le développement massif de l’éolien, par les énormes subventions qui lui sont nécessaires mais aussi par les dépenses cachées qu’il entraîne pour notre système élec-trique, n’en ferait pas moins inévitablement beaucoup augmenter le prix de l’électricité pour les ménages. C’est ce qui se passe depuis long-temps en Allemagne. C’est maintenant le cas en France, et le sera de plus en plus au cours des années qui viennent. Son coût, aussi bas qu’il devienne, s’ajoutera automatiquement à celui du nucléaire. Il fera également augmenter les taxes sur les carburants qui servent maintenant en partie à le financer.

En réalité l’éolien n’a aucun intérêt en France, parce que :

La consommation d’électricité n’y augmente plus. Les Français n’ont donc nul besoin de cette production supplémentaire. De plus cette production n’est possible qu’au détri-ment des centrales électriques existantes, puisqu’à consommation égale, celles-ci sont obligées de diminuer leur production pour lui faire place. Mais ces centrales ne peuvent pour autant être supprimées. Il faut donc

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deux réseaux de centrales pour produire la même quantité d’électricité, ce qui entraîne automatiquement une augmentation du coût de production de celle-ci. Le coût de produc-tion de l’éolien n’est en fait que la partie émergée de l’iceberg de ses coûts réels pour les Français !

Il ne permet, contrairement à ce qu’affirment sans relâche ses promoteurs :

Ni de fermer de réacteurs nucléaires en France. Pour cela on ne pourrait pour l’essen-tiel que remplacer ceux-ci par des centrales électriques à combustibles fossiles, comme en Allemagne.

Ni de diminuer significativement les émis-sions de CO2de notre production d’électricité, car celle-ci est déjà presque totalement décarbonée.

Ni d’assurer l’autonomie électrique, et encore moins énergétique, d’un territoire, car il dépend pour son fonctionnement d’autres sources d’électricité.

Il détruira plus d’emplois qu’il n’en créera, car les deux tiers des matériels sont importés. Les sommes correspondantes créent donc de l’emploi à l’étranger, mais pas en France.

Il n’est pas strictement renouvelable car son fonctionnement dépend d’énergies non renouvelables. Il ne peut donc garantir à lui

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seul la sécurité à long terme de l’approvision-nement électrique de la France.

Ces constats contrastent avec l’image idyllique qui en a été depuis des années véhiculée avec insistance par ses promoteurs, puissamment aidés en cela par nos principaux moyens d’information, qui ont ainsi en permanence trompé les Français à son sujet.

Nos élus locaux, préoccupés à juste titre par l’amé-lioration du quotidien de leurs administrés, sont motivés exclusivement par les redevances qui leur sont octroyées par les promoteurs de l’éolien. Ils ne réalisent pas qu’ils entraînent ainsi notre pays dans une très coûteuse impasse écologique et économique, celle où s’est maintenant fourvoyée l’Allemagne.

La politique énergétique de notre Parlement et de notre Gouvernement consiste pourtant à imiter fidèlement cette politique allemande, en mettant la priorité sur le développement à marche forcée de l’éolien et du solaire photovoltaïque au détriment de la production d’électricité nucléaire, quoi qu’il en coûte aux Français et au climat. Il s’agit en fait d’une politique purement électoraliste, qui ne tient aucun compte des dégâts économiques et environ-nementaux considérables qu’elle provoque. Elle est dénoncée depuis longtemps, comme ruineuse et vouée à l’échec par de très nombreux scientifiques

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spécialistes de ces questions, mais en vain. Citons par exemple les membres des pôles « Energie » de l’Académie des sciences et de l’Académie des technologies, ou encore les membres des groupes de réflexion « Sauvons le Climat (SLC) et Science-Technologies-Actions (STA) ». Cette folie doit très vite cesser, sous peine de compromettre durable-ment la sécurité énergétique de notre pays.

Abîmer ainsi à grand frais notre beau pays sans aucune utilité pour ses citoyens, est-ce bien raisonnable ?

Pour toutes ces raisons, l’éolien doit être arrêté en France, et les dépenses correspondantes doivent être consacrées d’urgence à la diminution des émissions de CO2de nos principaux secteurs émet-teurs, l’habitat et les transports.

17

Introduction

Le développement de l’éolien en France suscite une opposition croissante. C’est celle des rive-rains proches des éoliennes, qui souffrent de la défiguration de leur cadre de vie, des nuisances (bruit, flashs nocturnes…), des problèmes sani-taires (troubles du sommeil, infrasons…) et de la dépréciation immobilière que leur apportent ces monstres d’acier et de béton1,2. Plus hautes que les tripodes martiens de la guerre des mondes, elles atteignent maintenant 200 mètres de haut, pales comprises : ce sera bientôt plus. C’est aussi l’oppo-sition des protecteurs des oiseaux, qui dénoncent leur « massacre à l’éolienne » jusque dans les Parcs Naturels censés les protéger. C’est encore celle des pêcheurs et conchyliculteurs qui craignent les conséquences sur leur activité des parcs éoliens en mer en projet sur nos côtes. Mais c’est aussi celle de très nombreux scientifiques spécialistes de ce domaine, qui en dénoncent l’inutilité pour notre pays et son coût très élevé.

En face se trouvent les promoteurs de l’éolien, parmi lesquels des activistes de cette écologie dite

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« politique » bien plus motivés par la politique que par l’écologie rationnelle, avec laquelle elle n’a plus grand chose à voir, des politiciens en mal d’électeurs, des élus qu’appâtent les redevances, des industriels en quête de nouveaux marchés, et des capitalistes internationaux, qui « investissent » dans les énergies dites renouvelables avant tout pour récupérer les juteuses subventions sur fonds publics que les politiciens semblent toujours prêts à leur accorder. Parlementaires dans leur majo-rité et gouvernement sont leurs alliés : plutôt que d’écouter les riverains3, ils ont au contraire récemment modifié les lois de la République pour empêcher les associations de défense des personnes lésées de déposer des recours en justice contre les projets de parcs éoliens. Ils préfèrent donc la coercition à l’écoute et au dialogue.

C’est ainsi que par des décrets du 24 décembre 20184:

le Tribunal Administratif, dont l’accès est gratuit, n’est plus habilité à juger des recours des opposants aux projets éoliens. Ne reste que la Cour d’Appel, où les services payants d’un avocat sont requis.

les délais d’étude de ces projets par l’admi-nistration sont réduits à 15 jours.

les enquêtes publiques pour les installations classées pour la protection de l’environne-ment (IPCE), et notamment les éoliennes,

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auront lieu sous forme d’une simple partici-pation par voie électronique.

Les éoliennes sont construites en milieu rural. Les habitants des villes, qui forment l’essentiel de la population française, sont largement indifférents à leurs nuisances car ils n’en souffrent pas. Ils en ont été d’ailleurs longtemps très peu informés : les grands moyens d’information nationaux les passaient sous silence, et les médias locaux les trai-taient à la rubrique des chiens écrasés. Beaucoup d’entre eux sont favorables à l’éolien, même si certains regrettent le tort fait ainsi aux oiseaux et plus généralement à la biodiversité. Car ils ont été convaincus par ses promoteurs que l’éolien, « c’est bon pour la planète et pour la France » et que cela vaut bien de passer sur quelques inconvénients « mineurs ». Ces promoteurs ont aussi fait distiller en permanence par les médias trois mantras*48:

l’éolien est gratuit, car le vent ne coûte rien ;

il est nécessaire pour remplacer les centrales nucléaires ;

il est nécessaire pour faire face à l’« urgence climatique ».

Avec ce petit ouvrage je souhaite tout d’abord faire comprendre pourquoi ces trois affirmations sont fausses, mais aussi montrer que médias et public sont dans ce domaine les victimes d’une tromperie systématique, servie par une propa-gande intense et omniprésente. Il s’agit là d’une

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mise en condition de l’opinion par les méthodes implacables du marketing moderne, destinée à la faire adhérer aux objectifs des promoteurs. Parce qu’elle est organisée non seulement par des activistes écologiques alliés aux capitalistes de l’éolien, et par beaucoup d’élus pour des raisons financières, électorales ou idéologiques, mais aussi par notre gouvernement, cette mise en condition s’apparente de fait à un mensonge d’État.

Je souhaite aussi montrer que l’éolien n’a pas et n’aura pas d’utilité dans notre pays, alors qu’il va coûter très cher au consommateur, au seul profit de ce qu’on appelle maintenant le capitalisme vert international. Celui-ci prospère sur les subventions considérables consenties à l’éolien par des contrats de longue durée. L’éolien va encore augmenter le nombre déjà considérable de ménages en situa-tion de précarité énergétique : salariés mal payés, petits retraités, chômeurs. Il s’agit donc aussi d’une arnaque financière de grande ampleur ayant comme conséquence une atteinte injustifiable au pouvoir d’achat des Français les plus pauvres.

Le déploiement massif de l’éolien est une erreur stratégique pour la France puisqu’il ne sert à rien pour la collectivité nationale. Les sommes consi-dérables ainsi gaspillées manqueront pour des actions utiles, comme la réduction des émissions de CO2de l’habitat et de celles des moyens de transport, pour faire face à l’urgence climatique

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qui préoccupe de plus en plus nos concitoyens. Elles pourraient aussi être utilisées à la revitalisa-tion du milieu rural. Le coût d’un parc éolien de taille moyenne en milieu rural est en effet équi-valent à celui de la construction de 10 maisons médicales entièrement équipées, employant au total 200 personnes hautement qualifiées !

La naïveté de l’opinion à l’égard de l’éolien, tout comme celle d’une grande partie de la classe politique, est pour l’instant immense faute d’une véritable réflexion à ce sujet, et parce que la propa-gande en sa faveur est omniprésente. Mais c’est aussi parce que même chez les plus instruits, les connaissances dominantes sont de nature litté-raire, juridique, économique ou artistique. La technologie et les lois de la physique ne sont pas leur tasse de thé, et ils ne sont pas armés pour bien comprendre ce qui se passe. Même les plus scientifiques d’entre eux, victimes de leur hyper spécialisation, comprennent parfois mal ces sujets, car ils ne sont pas les leurs.

Quand je fais des conférences sur l’éolien, il arrive qu’un militant écologiste m’interpelle en me disant : « Vous osez critiquer l’éolien, vous êtes donc un fossoyeur du climat, pire, vous êtes pronucléaire ». Je lui réponds alors : « J’ai essayé, vainement semble-t-il en ce qui vous concerne, de faire comprendre pourquoi le développe-ment de l’éolien contrarie les efforts en faveur

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du climat, en poussant à dépenser des sommes considérables pour quelque chose qui ne sert à rien en France dans ce domaine. J’ai aussi essayé de faire comprendre pourquoi l’éolien ne peut pas remplacer nos réacteurs nucléaires. Si nous voulons supprimer nos réacteurs nucléaires, nous devrons utiliser à leur place des centrales à gaz et à charbon comme le font les Allemands. Est-ce cela que vous voulez, avec les augmentations d’émissions de gaz carbonique, le réchauffement climatique, l’élévation du niveau de la mer, mais aussi les très nombreux morts de la pollution atmosphérique qui iront avec ? Ayez alors l’hon-nêteté de le reconnaître !

Mais un jour, alors que je venais de décrire l’impor-tance des travaux nécessaires à la construction des éoliennes en mer et les dégâts qu’ils provoquaient dans les fonds marins, une dame est venue me dire : « Merci Monsieur ! Je vois sans arrêt à la télé-vision de jolies éoliennes qui tournent gentiment. Je n’imaginais rien de tout ça. C’est vraiment effrayant ! »

J’espère sincèrement que, comme cette dame, les Français deviendront plus lucides sur ce que repré-sente l’éolien quand ils auront lu ce livre.

Je mets l’accent dans cet ouvrage non pas sur les dommages environnementaux et humains créés par l’éolien, qui commencent enfin à être reconnus

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et commentés par les médias, bien qu’encore très timidement, et qui ont fait l’objet récemment d’ou-vrages fort bien documentés5, mais sur les raisons profondes de son inutilité en France et de ses graves insuffisances techniques, qui sont très peu connues de l’opinion publique parce qu’elles sont systématiquement passées sous silence, ou niées.

Le solaire photovoltaïque, c’est-à-dire la produc-tion d’électricité à partir de panneaux solaires, ferait l’objet des mêmes critiques. Cependant, il a plus d’arguments en sa faveur à faire valoir, à cause de la plus grande variété de ses usages possibles, de ses possibilités d’amélioration plus importantes, de ses inconvénients moindres pour ses riverains et surtout de ses possibilités non négligeables dans d’autres pays que le nôtre. Les pays semi-désertiques de la ceinture intertropicale, d’une part parce que l’irradiation solaire annuelle y est bien plus importante que chez nous, mais d’autre part parce qu’elle y est répartie beaucoup plus régulièrement dans l’année, sont les plus favorisés. Car il n’y a là pas besoin comme dans les pays d’Europe où l’irradiation solaire varie considérablement d’une saison à l’autre, d’un problématique stockage inter-saisonnier pour mettre en accord production et consommation tout au cours de l’année6.

Du fait de son association constante avec l’éolien dans ce qu’on appelle les « énergies renouvelables »

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(EnR), mais qu’il serait plus judicieux de nommer les électricités renouvelables intermittentes (ElRi), je serai amené à en dire souvent quelques mots.

Je montrerai aussi qu’avec les technologies actuelles, le caractère renouvelable de ces ElRi n’est pour l’instant qu’un mythe, et le restera longtemps !

Cet ouvrage ne comporte pas d’équations. Il est aussi peu technique que possible. Mais le lecteur pointilleux trouvera dans la bibliographie qui l’ac-compagne de quoi étancher sa soif de preuves et de précisions.

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Quelques notions essentielles à bien connaître

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l’éolien en france : mensonge et arnaque