Une si brève rencontre - Jean Clavilier - E-Book

Une si brève rencontre E-Book

Jean Clavilier

0,0
5,99 €

-100%
Sammeln Sie Punkte in unserem Gutscheinprogramm und kaufen Sie E-Books und Hörbücher mit bis zu 100% Rabatt.

Mehr erfahren.
Beschreibung

Le destin distribue les cartes et nous jouons...

Certains êtres sont faits l’un pour l’autre au point de se reconnaître au premier regard. Mais la vie, capricieuse, prend des chemins détournés pour les réunir. C’est l’histoire de Solène et Bastian, âmes soeurs pour l’éternité, racontée à travers les souvenirs de leurs amis.

Jean Clavilier décrit avec finesse les sentiments, le point de vue de chaque personnage, et inscrit son histoire dans un Midi dont le lecteur ressent la chaleur et les parfums à chaque page.

Plongez dans cette romance et laissez-vous emporter par une histoire d'amour brève et étincelante.

EXTRAIT

C’était une femme faite de justice et de fierté. Elle était grande, élancée, un visage en longueur, des pommettes saillantes et le nez délicat. Ses cheveux longs étaient souvent noués en chignon, à la façon des danseuses. Quand elle les détachait, ils tombaient, noirs, bien au-delà de ses épaules et les couvraient comme mille fils de soie. J’aimais ce geste de tête qu’elle avait pour les placer juste comme il fallait.
Elle était d’Arles et n’aurait pu le cacher. Tout en elle le respirait, et, au travers de mes yeux d’enfant, elle était un rayon éblouissant de beauté. Longtemps après que j’étais devenu adolescent, je la considérais toujours comme l’incarnation de la perfection, y compris un jour de soûlographie avec Bastian dont je parlerai plus tard.
À cinq ans, j’avais déjà fait ma déclaration. J’imagine que cela dut ressembler à quelque chose comme : « Quand je serai grand, je me marierai avec toi ! » Alors, elle m’avait pris dans ses bras et m’y avait gardé blotti la soirée entière avec une tendresse toute maternelle. Je n’en ai pas gardé le souvenir, j’étais petit, mais on me l’a si souvent raconté… Elle avait l’âge de ma mère. C’est ainsi, sans doute, que s’est forgée chez moi l’idée longtemps exclusive que la beauté féminine était arlésienne ou n’était pas. Ensuite, la vie s’est chargée d’élargir mes connaissances géographiques…

CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE

Un court récit mais si poignant qui, même après quelques jours, reste marquant. - Palmyre, Babelio

A PROPOS DE L'AUTEUR

Après avoir exercé en tant que consultant en systèmes d’information, Jean Clavilier s’adonne à l’écriture. Temps croisés est son premier roman publié.
Jean Clavilier accepte de participer à des salons et à des séances de dédicace. Il habite en Île-de-France.

Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:

EPUB

Seitenzahl: 45

Veröffentlichungsjahr: 2018

Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



Couverture

Collection JASMIN LITTÉRATURE
1.Nouvelles d’Elles 
Philippe de Boissy
2.De retour
Marie Geffray
Collection JASMIN LITTÉRATURE POCHE
1.Temps croisés
Jean Clavilier
2.Une si brève rencontre
Jean Clavilier
3.Chemins de soi
Amel Isyès
4.Semoule de blé dur
Amel Isyès
5.

Titre

Copyright

Tous droits de reproduction, de traduction
et d’adaptation réservés pour tous pays
© 2012 Éditions du Jasmin
www.editions-du-jasmin.com

Du même auteur

Jean Clavilier
Après avoir exercé en tant que consultant en systèmes d’information, Jean Clavilier s’adonne à l’écriture.
Il publie ses premiers romans aux Éditions du Jasmin.
DU MÊME AUTEUR
Temps croisés

Dédicace

À S., à L.
À celle qui l’a organisée.

Note aux dédicataires

Note aux dédicataires
Ceci n’est pas votre histoire, ne l’a pas été et ne le sera jamais. Pourtant vous reconnaîtrez des filaments de vos vies, ceux-là mêmes qui se nouèrent un 14 novembre, au cours d’une soirée qui restera gravée dans nos quatre mémoires.
Cette histoire est le fruit d’une imagination débordante qu’il fallait bien soigner. Alors, j’ai rappelé à ma mémoire vos jours d’amertume pour aller prendre mon encre au bord de vos yeux. Et puis, avec soin, j’ai attaché entre eux, avec ces filaments volés à vos vies, les membres désordonnés des pantins de bois désarticulés que j’avais sculptés, et j’ai eu la surprise de voir ces êtres de vent bouger et vivre plus vite que ne débordait mon imagination. J’étais comme le vieux Geppetto devant Pinocchio devenu vivant.
Sans doute les filaments étaient-ils des brins d’ADN.
Cette histoire n’est pas la vôtre, mais je vous l’offre séparément à présent.
Un mot encore, pour celle qui a organisé la fameuse rencontre.
Chaque récit que j’écris, chaque phrase, chaque mot, chaque lettre est pour elle. C’est ma façon d’offrir des fleurs.

Avant-propos

Avant-propos
L’histoire rapportée ici s’achève il y a près de trente ans. Le récit s’étale donc des années cinquante au début des années quatre-vingt.
Les personnes dont il est question sont :
– François et Isabelle,
– Paul et Laurence, leurs enfants,
– Bastian, ami d’enfance de François,
– Solène, amie de François et d’Isabelle,
– Maxime, le mari de Solène.
Les témoignages de François et d’Isabelle ont été reconstitués et mis en forme par l’auteur sur la base de lettres, journaux intimes et souvenirs rassemblés par Paul et Laurence.
L’auteur remercie Paul pour sa contribution à cet ouvrage et présente ses excuses à Laurence pour avoir remué un passé qu’elle souhaitait oublier.

Un peu avant

C’était à Nîmes, une semaine avant le dimanche de Pentecôte. Il y a de longues années déjà.
Solène arriva très en retard. À dire vrai, elle ne voulait plus y aller. Cependant, l’invitation qu’elle avait acceptée avait été lancée plus de dix jours auparavant. Mais l’idée qu’elle allait devoir faire bonne figure, être ouverte, agréable et même séduisante la terrorisait subitement. Elle était rentrée chez elle un peu plus tôt dans l’après-midi et avait jeté sur le lit un corps lassé par une journée trop remplie. Il devait être cinq heures quand elle s’endormit et le quart avant huit quand une montée soudaine d’adrénaline l’éveilla. Ce fut à ce moment qu’une angoisse vertigineuse la prit. Pourtant, toute la journée et même depuis qu’elle savait qu’enfin elle allait faire sa connaissance, elle avait imaginé, pensé, ressassé, rêvé comme une adolescente rêve du Prince Charmant. Bien sûr, elle n’y croyait pas une seconde, mais c’était si bon de se perdre ainsi dans le labyrinthe obscur de ses désirs les plus improbables. Et puis, elle revenait à sa vie et ne souhaitait de lui, au fond, que trois ou quatre qualités : pourvu qu’il fût intelligent, doux, attentionné et dans les mêmes dispositions sentimentales qu’elle, alors ses années de désolation amoureuse s’achèveraient peut-être.
Trois ans déjà qu’elle était seule et dix qu’on l’avait trahie. Parti avec une autre ! Mieux qu’elle, bien sûr ! Plus intelligente, plus disponible, plus belle… Oh, comme elle avait longtemps pleuré, longtemps demandé « pourquoi ? » aux murs vides de l’appartement devenu trop grand puisqu’il était avec l’autre. Et puis, Solène avait cherché à connaître quelqu’un. Mais personne n’avait été en mesure de lui offrir la vie qu’elle voulait reconstruire, celle à laquelle les autres avaient droit. Alors, elle rompait, avec beaucoup de douceur car Solène était douce mais sans retour car Solène était droite. Ainsi passait le temps, et sa solitude se remplissait d’amertume et de désespoir. Pourtant, jamais elle ne se plaignait, il fallait lire dans ses yeux pour savoir qu’elle feignait l’insouciance et que, doucement, elle se noyait.

Bastian, tel que l’a connu François

Lui s’appelait Bastian, il était d’origine espagnole. Ses parents avaient fui le franquisme quand la République avait été vaincue et s’étaient réfugiés de ce côté-ci de la frontière, à Nîmes. Nous avons fait connaissance sur les bancs du lycée Daudet en entrant en sixième.