Contemplations premium - Cyrille Vital Durand - E-Book

Contemplations premium E-Book

Cyrille Vital Durand

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Beschreibung

"Contemplations premium" est une œuvre poétique qui se déploie en trois parties distinctes, chacune offrant une exploration unique de l’âme humaine et de l’imaginaire. La première partie – Contemplations dans les hauteurs – élève l’âme à travers des perceptions partagées. La deuxième partie – Contemplations dans les profondeurs – explore un voyage intérieur, entre introspection, rêverie et fantastique. Enfin, les Annexes ouvrent des portes sur des mystères de la nature, de la cryptozoologie et des fragments oubliés de l’Histoire. Ce recueil vous invite à une réflexion où le rêve devient une réalité à découvrir.

 À PROPOS DE L'AUTRICE

Cyrille Vital Durand est un voyageur insatiable, ayant exploré l’Europe et divers territoires à la recherche de nouvelles découvertes. Passionné de musique et de littérature, il se laisse guider par son inspiration pour créer une poésie onirique et lyrique, libérée des contraintes du quotidien et visant à saisir l’essence de l’imaginaire et de la beauté.

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Seitenzahl: 206

Veröffentlichungsjahr: 2026

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Contemplations premium

Du même auteur

Les Détours du Prisme, Éditions Baudelaire, 2018

Renaissance par les couteaux, Éditions Baudelaire, 2019

Deux amis, Éditions Baudelaire, 2019

Le petit traité, Éditions Baudelaire, 2021

Errances initiatiques, Éditions Baudelaire, 2022

La Résurgence, Le Lys Bleu Éditions, 2022

À propos de nous-mêmes, Le Lys Bleu Éditions, 2023

Le couloir de la vie, Le Lys Bleu Éditions, 2025

Dernières considérations sur l’Atlantide, Le Lys Bleu Éditions, 2025

Cyrille Vital Durand

Contemplations premium

Recueil

© Le Lys Bleu Éditions, Paris, 2025

www.lysbleueditions.com

[email protected]

ISBN : 979-10-437-0013-2

À mes parents

Préface

Pour cet ouvrage, j’étais parti sur l’idée de rassembler des textes sur le long terme, exactement comme si j’avais à me jeter dans l’océan. Une traversée que j’avais évaluée à dix ou quinze ans. Il en aura fallu cinq. Aucun sujet prédéfini. Aucun parti pris. Le projet basal était en quelque sorte de sortir du néant pur pour voir où cela pourrait mener… de la sorte, après une première partie théorique qui fait une large place à la spéculation spirituelle et philosophique, « Hauteurs », la deuxième, « Profondeurs », m’a immédiatement fait choir et plonger dans les arcanes de ma propre subjectivité, ne me reliant aux autres que par le lien de l’amour. Les thèmes agréables sont prioritaires, les choses que j’aime : les animaux réels ou supposés, les clés paradisiaques ou infernales de la survie ; donc l’amour, la famille, la beauté et les choses qui suscitent mon amitié… l’idée de la couleur bleue revient souvent… les lieux aimés, les personnes qui comptent. « Annexes », troisième mouvement, parle de tout ce qui n’est lié ni à la prospection poétique indépendante, radicalement indéterminée ; ni à ma vie personnelle, et c’est plutôt une dédicace aux temps et au monde, celui de la vie qui m’échappe et dont je ne prétends pas comprendre le système : Les voix « Yersinia », ou des sensations quasi médiumniques, des prospectives et des possibilités historiques ou l’observation d’insectes que je n’avais jusqu’ici jamais vues ; les douleurs d’un respect fondamental à la vie et des considérations sur ceux qu’on appelle les « monstres », que l’on rejette dans l’invisible, et qui se tiennent finalement dans nos rêves, à une place intermédiaire entre le jugement qu’ils existent et celui qu’ils sont de pures chimères. C’est cet écart que tente de peupler ma poétique… En ce temps de Noël, je dois donc dédier ce livre à ceux qui, dans leur cœur, conservent une part d’enfance…

Hauteurs

Les éléments magiques

Je vais là te parler des éléments secrets

Qui président à la nature de la destinée ;

À telle source vive la lumière divine est filtrée,

Des langes où naît un visage de l’humanité.

Un extrait de poudre secrète est employé,

Pour que génération après génération,

La fibre d’une même famille de vie soit conservée ;

Dans l’amour l’être des choses trouve sa locomotion.

Un peu de poudre d’humour, et telle distorsion,

Dans le regard un peu de tel velours, et bon,

Le visage d’une idée, dans les gens, les objets,

Sera conservé de père en fils à jamais.

Une forme est saisie, une Korè, un récipient,

Elle est vie mais d’un principe encore transparent,

On y adjoint tel or, tels secrets ingrédients,

Et déjà naît le souffle, d’une famille un liant !

Par Yersinia

Mnémosyne

Des gouttes tombaient sur une flaque, jaillissant l’écho,

Disait ces quelques mots « Tu te souviens de moi ? »

Et la vie qui percevait ce message plus haut

Que le flot renaissait au salut de nos voix.

« Tu m’aimes toi ? » « Oui ». Cette fois-ci il comprenait

Que quelque rose d’amour bleutée était capable,

En son onde limpide qui doucement s’épanouissait,

D’extraire dans l’amour la beauté d’une mort probable.

« Tu as gagné ». Aux franges de la petite eau ronde

La vague de la goutte désormais s’évanouissait,

Mais le toit préparait une perle, pour l’eau qu’il sonde,

Et la vie dans toute la grotte dorée scintillait.

La jeunesse

Pour que ton existence ait une architecture

Il faut que tu te sois d’abord penché sur l’Autre,

La vie n’est faite que d’arcs et de voûtes, de brisures,

De pierres plus fragiles, tandis qu’elles montent l’une vers l’autre.

Sur la croûte terrestre noire, les laves de la jeunesse,

Doivent être parfois réveillées, alors le temps presse

Notre chair et nos sens, puis blesse un peu la vie

Dans ses rayons brûlants, mais c’est là qu’est l’esprit.

Elle rend furieux le minotaure qui vit en nous,

Tel un vif toréador qui vient et l’achève,

Cette jeunesse pure qui dans les dédales de son rêve,

Monte. Et lui face à elle met à terre un genou.

Extase de l’être

Sans interruption, l’être chante et l’être loue,

Je me souviens de l’être, il est une lumière.

Il se rappelle en mémoire de celui qui joue,

Son héros est un temps, comme autant la primevère.

L’être est une facette d’intérêt pour autrui,

Une faculté de le questionner dans sa vie.

L’être est ce qui ne sait plus mais ce qui apprend,

L’ouverture d’une vie près d’une autre qui la surprend.

L’être se tient comme un phare de la jovialité,

Se tient frais, vibrant, nous veillant dans la puissance

De souvenance de l’amour qui nous a créés,

Notre être en ce monde n’est jamais une omniscience

Et seul le pardon vient libérer la conscience.

Lors je me souviens, et pas bien loin l’être s’élance.

Souvenance ! Souvenance ! Souvenance ! Comme une chance,

Je vois se détacher lentement ce qui vit,

Resplendir la matière réelle de ce qui rit,

Souvenance ! Lumière ! L’être demeure proche, en ami.

L’aventure

Les bras du bel amour nous avaient relâchés

Nous disant « pars à l’aventure » ; et sur les blés,

Reluisaient les paillettes de l’invitation mûre,

Or que nous percevions comme autant de murmures.

En notre monde le plaisir et la mort sont liés

Car la mort est grande et nous permet de tuer ;

Tu n’es pas même contraint à cette fatalité,

Quand aux plus belles consciences il suffit d’observer ;

Notre père au visage de la tempête des sables

A fait mûrir nos humeurs aux langages affables,

Rempli nos pieds d’un mélange de glace et de mort,

Et nous a fait chuter dans les quêtes, leurs trésors.

De voir le rire de l’être s’élancer dans les risques,

Son sourire dans les belles batailles et dans les rixes

Mon grand cœur, au palier de sa témérité

S’arrêta : L’aventure est sa condition-née.

Exigence de l’aventure

Nous sommes redevables à l’espace qui nous entoure,

Nous sommes responsables de faire des tours et des tours,

Et si nous sommes attentifs, modestes, assagis,

Il n’y a que sur ses cimes que nous cueillerons la vie !

Ne nous ruons pas sur le mariage comme des mouches

Jésus est notre guide, pourtant lui s’est-il marié ?

Nos hauteurs ont une pudeur que mille lèvres ne touchent

Un mariage pour une vie, dans le blanc de pureté !

Découvrir le monde tout en étant vraiment soi,

C’est cela l’aventure, et voici que déjà,

Alors que j’ai décrit nos ébats d’autrefois,

Elle s’apprête à nouveau à m’ouvrir grand ses bras !

La fidélité, dans la glace bleue la plus pure,

Ruisselle, rivières précieuses dont je suis assoiffé,

Dans un secret que ne recèle que l’aventure,

Pourquoi tant de cœurs d’hommes sur ses voies furent menés !

Amis de la communauté de Jésus

À ton Dieu tu soumettras ton intelligence

Car l’ego dissous, dans le torrent de la chance,

T’apportera la sensation ambivalente,

De ce bien et du mal résolus dans la pente,

Parce que riche vraiment, mais dans la communauté,

Tu le seras toujours ; elle donnera l’idéal,

À tes mains cessant de vider les mers bleutées ;

Offrira son esprit sous l’Autel des étoiles.

Et c’est la fraîche hauteur, qui telle une évidence,

T’aura montré la louable direction du Règne,

Résolution d’une croix, équation à deux sens,

Au pied d’une source où n’est monté ce qui la saigne.

Et la source de cette source même, ce sont les rires ;

Qui transcendent les enfants et mènent d’adultes plaisirs,

Et tous-pour-un montant, et à travers les voiles,

Nous suivrons Jésus, vers la Lune, sous les étoiles.

***

Côté bois vivaient les Bois, côté guerre les Guerre,

C’était là l’arête sommitale des nobles francs

Des années quatre-vingt. Des trouées dans le vert,

Accueillaient les vestiges des havres agonisants

Où vivaient encore libres les semis-forestiers,

Restes eux-mêmes d’alcools et de temps plus reculés.

Au bout de la ville brûlaient, dans l’espace plus loin,

Les rixes de bon-aloi des lieux péri-urbains.

Il faut voir la vie

Il faut voir la vie, elle offre des résurrections,

Des temps forts, sans qu’elle n’ait jamais à dire son nom,

Mais quand on perce le drap d’or, tissu de l’esprit,

On touche les bras du vide, et de la mort aussi.

Ouvrons nos cœurs comme des vitres, elle aime pardonner !

Et la fleur pousse à nouveau sur l’humus passé.

La vie suspend sa trace dans la paix du non-dit,

De te revoir elle explose en joie qui sourit !

À ma muse comme aux mers infinies, éternelles,

Je disais, me retournant en mon âme, vers elle :

« Quand ton travail sera fait tu pourras, seulement,

Saluer ton créateur qui est un géant. »

Elle danse gaiement et chante ! Et seul le vent la tente !

Dans les vertes forêts, les rousseurs descendantes,

Pas toujours belle, mais au plus haut ou au plus bas,

Elle saute toujours présente, de nos cœurs et nos voix !

Hauteurs

Trouver d’autres pistes, maintenant que la nuit est tombée,

Je ne le puis quand partout déjà j’ai marché ;

Et quand elle demeure là comme la flamme éternelle,

Cette petite amie qui est comme une autre présence,

D’une patience invisible à l’aune des existences

Qui sont les nôtres, et qui m’assiste comme une chandelle.

Quand sur l’énorme nuée bleutée des hauteurs

Va mon pas, tandis qu’elle emplit en plus d’ampleur,

Un ciel mauve plein de soucis d’une tout autre mesure,

Quand je vais par les ravins d’une angoisse acide,

Où chutent brisés les flots de contrition plus dure,

Elle est mon assistante, aux petites voix placides.

Elle est ma douce fée clochette de l’île aux enfants,

Mais elle m’excuse quand je rêve aux îles Sous-le-Vent,

Et dans tous mes débordements, elle est ma flamme ;

Elle est encore mon petit bleuet des montagnes,

Qui récompense les ascensions qu’elle accompagne ;

Une flamme, une amie surprenante, une gentille âme.

Mais c’est un peu elle qui me dit d’aller ailleurs,

Quand en un lieu j’ai trouvé le confort de l’heure,

Et, là où la flamme d’un whisky joint celle de l’âtre,

Elle me commande sans délai de refaire mon sac,

Elle vient sauver ma vie, me relance à l’attaque :

Elle est mon arche, mon guide, mon amie et mon pâtre.

Je me tiens désormais prêt pour la tempête noire

Les vagues seront comme autant de petits miroirs

Sur une mer desséchée, parce qu’il nous faut aller.

Car jamais je ne vais te chanter la beauté

Qui est donnée, que l’on va perdre dans l’existence,

Mais celle qui suit la chute, que l’on gagne dans les chances !

Et de ma mort en cette vie, avant mon amie

Je te parlerai, sans peser à tes oreilles,

Et de toute la force de mon vœu d’être un ami,

Je te dirai encore combien elle m’émerveille :

Elle chantait « Evenou Shalom » de tout son cœur,

M’appelant au chemin sinueux des hauteurs.

À cœur elle a, de manipuler, de la vie

Les étincelles ; voici pourquoi elle a du prix :

Elle est le dieu de la rupture et de la mort

Nécessaire mais salutaire dans la même période,

Aux voies d’un monde de sédiments qui se corrode,

Et elle apporte le réconfort à tout effort.

Voyez dans sa sainte souffrance les durs, les perdus,

Le troupeau des égarés, l’enfant mis à nu,

Vils fautifs, écrasés de pensée, et passifs :

La jauge de vie sonde pourtant la source de leur cœur

Et les colle-mort, ceux-là souillés dans la noirceur,

Sont sauvés dans l’amitié sous son œil pensif !

C’est dire qu’elle s’adresse aux assoiffés d’existence,

Ceux qui ne mesurent pas leurs pertes, seulement la chance,

Qu’ils ont de se trouver dans la nature offerte,

En un jour où Dieu s’adresse à eux comme aux temps

De Naissance. C’est là la clé d’une lumière alerte,

Qui surplombe dans la joie les pas de ces enfants.

Alors cette lumière nous aura brûlé les ailes

Un peu, n’est-elle pourtant l’alliée d’une source claire ?

Une source qui a franchi les dimensions du ciel,

Essaimé comme le bon grain qui passe les frontières

Dans le vent ? Où que je me trouve ces sources de vie

Tiennent, pour faire vivre mon rêve, généreuses, attendries.

Prélude de Bach

Le regard se remplit de l’eau du créateur

Et dans la fragilité sainte et la puissance,

Trouve une clarté et comme un peu plus de confiance,

De transparence dans le monde et plus de douceur ;

Parce que l’autre devient un ami, qui a conquis

Notre approbation, ses visées ne sont plus troubles,

Les intérêts qui le guident ne sont plus ennemis,

Je peux me mettre à sa place, au temps qui redouble,

Désormais de clarification dans le monde.

Le cœur est apaisé au berceau du rappel,

D’où étaient parties, où viennent se poser nos ailes,

Où elles reviennent dans la gloire et la paix d’une ronde.

L’eau revient à l’eau. Mais ce n’est pas une défaite,

Plutôt la reconnaissance, pareille à la quête,

De l’autre, et si les tribulations viennent se taire,

La vie n’en finit plus dans le confort de l’air.

Matin clair, nuage

Ce petit matin clair a un prix, comme demain,

Fait d’effort pour être quelqu’un de droit et de bien,

Et je ne suis pas là pour me mettre en avant,

Il y a des poèmes dans les courbes du paravent.

Nous n’avons pas le temps de faire vivre un ouvrage

Qui soit au niveau de la création de Dieu,

Aussi nous patienterons, pour derrière chaque nuage,

Prélever goutte à goutte la vraie couleur des cieux.

Il faut remercier une vie de sécurité,

Et quant aux nobles ils auront eu une vie rêvée

Mais quant au but où nous allons tous cheminant,

Il faut le voir comme tout à fait dépaysant.

Ombre et lumière

Remercions aujourd’hui les arbres, forts en sagesse.

C’est vrai que tu suivais le ruisseau qui paresse,

Également. Mais ne parle pas de ce qui y sombre.

Ton amour pour la forêt est comme elle, fait d’ombres.

Mais quand tu ressens autour de toi le danger

Comme une étoile de mer dans la vie éternelle,

Laisse-toi cependant par l’indéfini voguer,

Tu es dans ton droit et pour toujours sous le ciel.

Les petits alevins frétillent dans la lumière

Du ruisseau ; mais si le vrai est dans la lumière

Et le faux dans l’ombre, ses appels dans la pénombre,

Garde-toi toujours d’être un peu des deux mon frère ;

Parce qu’il faut aussi une ombre pour une lumière,

Dans la forêt de vie aux arbres tendres et sombres.

Un pissenlit

Au pied de ma maison chaque année elle renaît

La fleur d’un pissenlit, la seule fleur de la rue.

Elle est le garde de celui qui nous assistait,

C’est-à-dire Dieu, son parfum, ses yeux, et sa vue.

On ne la cueille jamais pour la mettre en salade

On laisse croître sous la maison ses racines de jade ;

On imagine seulement d’un sourire entendu

Qu’il y a là un ami, la seule fleur de la rue.

Elle est là chaque année, depuis trois décennies,

Peut-être, à travers les doutes de la destinée,

Et comme ses racines sous la rue n’ont pas de prix,

Elles nous ont portés vers les autres, à les aimer.

Là est un pissenlit où mon cœur a éclot,

Ici j’ai couru tard, pleuré, suis parti tôt,

Mais c’est maintenant que le soleil du pissenlit,

S’appuie un peu sur moi, vient réchauffer ma vie.

Entre mur et asphalte, la seule fleur de la rue

Donne sens à trente ans de ma vie passée ici ;

J’ai comme une tendresse pour cette présence qui se rue

Dans mon cœur, et y demeure, en soleil qui rit.

Toujours

Toujours revient à toi le Lys qui aime le Franc

Son voleur même te le ramène, et cependant,

Tu ne l’as pas cherché, mais cette force de justice

Attendait quelque temps pour qu’à toi il s’unisse.

Dans l’été mordoré j’ai vu les yeux plissés,

La flamme rousse que font tes poules courant sur les blés,

Animer de sa seule chaleur la fin d’un jour ;

Elles semblaient annoncer que la vie dure toujours.

Mais nous, nous écrivons pour ces jours où le cœur

Se fait ouvert à la réception du Seigneur.

Et puisque celui-ci doit l’emporter toujours,

Soyons aujourd’hui des messagers de l’amour.

Les poules tiennent bon, sans craindre la tournure de tes pas ;

Et tandis que dans l’étoile nous voyons déjà

L’au-delà, elles témoignent, picorant, jacassant,

Que le présent est toujours plus fort que le temps.

Survol

Réveille la foi et réveille la bonne volonté !

Ce trésor du cœur qui avait été brisé

Après qu’il se soit exprimé. Donne pour aimer,

Pour créer ; retrouve le saint amour, la pureté ;

Dans la Force dis au prédateur « Encore raté ! »,

Survolant de tes deux ailes la douceur bleutée.

La puissance de vie n’est pas l’issue d’un travail,

Dieu tend notre but et n’oublie pas dans ses mailles ;

Celui qui une fois unique aura respiré,

Et les animaux nos maîtres seront consolés,

Et connaîtrons l’éveil de la résurrection,

Comme le plein confort de sa révolution.

Retrouve toute la douceur de l’adéquation

Avec Yersinia, quand elle était là, sans nom,

Dans le silence pur et qu’elle ne nous parlait pas.

Retrouver la paix que nous avions autrefois.

Plaçant des solutions secrètes dans l’Athanor,

Je vois s’établir l’alchimie de nos rapports,

Pour cette paix mieux conquise dans la fragile hauteur,

Blanc et bleu, et plaisir, s’allient dans la fraîcheur.

***

Entends-tu la beauté du son de l’or qui tombe ?

(J’admirais chez eux les montres de l’éternité),

Elles teintaient clairement quand nous sortions de nos tombes,

Nos corps pleins d’orgueil à présent réconciliés.

L’Horloge n’a pas travaillé machinalement,

Et dans la passion de l’être donne de belles choses,

Chacun de ses trésors est un peu différent,

Et seul Dieu est égal pour chaque seconde qu’il pose.

Coopération des vivants

Le ciel étoilé est une pépite dépliée

Et toujours tous les vivants naissent la bouche en cœur

Dans la même innocence et dans la même douceur,

Les parfums d’une eau unique baignent la Voie lactée.

Dans la douceur de l’eau ultime flotte la raison

Tremblant à peine comme un drapeau dans l’oraison

D’un vent fin de douceur infinie, presque stable.

Mais c’est là l’eau de naissance coulant de la table

Des lois divines premières de la génération.

Ce sourire natif, cette rosée, cette guérison,

Chante-les ! Le travail du chien, de l’homme, souligne-le,

Imitons cette paix et projetons la dans nos cieux.

Loin des vaches bleues, Mirabel

Mirabel, beauté des bois de Francheville-le-bas ;

Cher Mirabel je t’écris ces trois mots, sous l’eau,

Sous l’eau de juillet qui ailleurs ranime dans l’eau,

La vie. En quelque sorte le ciel n’est pas si bas,

Et quelque événement de retour de l’Italie

Triomphante, et venus d’Allemagne quelques habits,

Teintés directement dans le bleu adorable,

Viennent me faire tout franchir dans la douceur palpable.

Lorsque la générosité vient se poser

À la cime des grands arbres en une roue solaire,

Écourtant ma promenade je vais me reposer,

Sur que tu seras toujours là mon petit frère.

Je me battrai pour toi petit frère Mirabel

Car tu aimes la vie sous l’oiseau ouvrant ses ailes,

Car ce saint combat nous fait mériter les cieux,

Parce que la beauté est dans le fond de tes yeux.

La pureté de la vierge

Tu n’es pas facile car tu es élévation ;

Au service de l’agneau du Seigneur, de Marie,

Je reste cependant, car c’est là que mon nom,

Trouve dans la pureté la tige nouvelle de la vie ;

Allons mon amie cette pureté est renaissance !

Quand la pensée de chair est une pensée pour l’autre,

Jésus, Marie aussi, entourée des apôtres :

C’est la parole de Dieu à son fils ! Et sa chance !

Mais ce fils c’est toi et dans la pureté d’une vierge,

Tu renaîtras dans la vie et dans son amour,

Elle te donne ta vie parce que ses bras de velours,

Sont bien un sommet aux neiges pures où il émerge.

Divin, travail, fraternité

C’est vrai, Dieu c’est ce qui ajoute à ta simple vie

Et tout un tas de perspectives s’ouvrent avec lui ;

Mais il faut aussi s’accorder aux cordes du temps,

Prévoir l’avenir et dépasser le présent,

Fusse-il parfait. Faisons ce qui doit l’être ami :

Repoussons l’ombre toujours plus grande qui s’accumule ;

Et sans fin éloignons-nous de la comédie ;

Le travail, ce bien, face au vide qui nous accule,

Est aussi le dieu que nous tenons dans nos mains,

La fraternité l’œuvre qui rayonne sur demain.

Allons, rêvons, que par les champs de pleine lumière,

Notre effort viendra nous réunir à nos frères !

L’action intellectuelle

Claire comme de l’eau elle vibre dans n’importe quel système.

Comme brûlaient le feu rouge de l’armée soviétique,

Le buisson ardent des religions pacifiques,

Ou les sarments foudroyés dans la nuit qui sème

La haine, la pensée pourtant partout se répand

Troublante dans la force de Thor, et la flûte de Pan.

Comme une armée mécanique dans ses débattements

Vibre en elle l’énigme d’un vitalisme attachant.

Quand nous aurons vogué sur l’Amazone sans fin,

Enfin avec elle nous trouverons dans la paix

De nos âmes l’aurore pour des actes plus parfaits,

Insufflant l’intellect au velours de nos mains ;

Si bien que ce monde sera toujours agréable.

Alors aux rivages d’un horizon délectable,

Nous profiterons, dans l’héritage des libertés,

De nous-mêmes, et pour d’autres sera ressuscité,

Enfin Dieu qui chemine, portant le pain de vie,

Aimant la variété des visages infinis,

Tandis que nous lèverons nos cœurs vers le futur,

Avec Jésus, aux cieux plus hauts que l’écriture.

Mais jamais l’action intellectuelle n’aura

Dit son dernier mot, car lorsque l’Homme partira

Vers les comètes il laissera, aux sillons plus hauts,

D’une culture plus riche, la Terre aux autres animaux.

La civilisation

La civilisation… comme le tout, c’est le rien…

Un peu : alors je veux remercier ce prochain,

Qui avance dans la franchise, qui m’annonce son nom

Qui ne s’enfuit pas dans son accélération.

Il est pétri de foi, de lumière et de frein,

Porte encore des sandales sur les cols épurés,

Mais douces sont les voûtes et les arcatures élevées,

De son âme qui loue un jour humide, clair, et sain.

Les vaches auront-elles droit à mourir de vieillesse ?

Je le croirais plutôt ; mais du côté de l’Inde,

Comme par ici, c’est un système terrible qui scinde

Un monde apeuré qui s’enfuit à deux vitesses.

Mais c’est qu’au fond par ici, puissants nous regardent,

Les moteurs d’un monde semblable à la roue solaire,

Ne se résignant pas aux nuages qui retardent,

Le rayon de Dieu nous inondant de lumière…

Alors je chemine au bien, sur la voie d’airain,

Admirant les vaches qui dans la verdure viennent paître ;

Et mes amitiés bleutées ne conservent rien

D’autre, vais dans le perpétuel vortex de l’être.

Moïse

Si tu veux vivre longtemps, cent vingt ans, comme Moïse

L’a fait, il te faut quelque coin bleu de banquise ;

Il mourut finalement sur la cime fabuleuse

D’un adorable mont, voguant aux rives heureuses,

Dans la vue infinie de ses générations,

Sur la terre promise à ses pérégrinations.

Il t’aura fallu briser des tables des lois,

Aussi, pour faire vivre tes rêves de morceaux de choix,

Va là où les plaques de glace bleue risquent sous tes pas

De rompre, dans l’horizon de la vie de ton rêve,

Parce que tu survivras dans le jour qui s’achève,

Et tu aimeras prolonger la vie dans la foi !

Sauvé des eaux finalement, intime de l’ardent,

Tu contempleras depuis les sommets bleutés

D’une voix divine s’unir les chemins partagés,

Au lointain du chevreau noir et de l’agneau blanc !

Tout recommencer

Le système est l’écume de la pensée des rois,

Et l’or est une folie qui fait souffrir les hommes.

Pourtant au nom divin de celui que l’on nomme,