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Daniel O'Mahony, Irlandais, lieutenant général des armées du Roi d'Espagne, colonel d'un régiment de Dragons de son nom, gouverneur militaire de Carthagène, comte titulaire de Castille, commandeur de Saint-Jacques, beau-frère du Maréchal duc de Berwick, se distingua durant toute la guerre de Succession d'Espagne (1701-1714). Il y acquit sa renommée en Italie où il empêcha la prise de Crémone et en Espagne où il défendit héroïquement Alicante et fit tourner le cours le la bataille d'Almansa.
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Seitenzahl: 153
Veröffentlichungsjahr: 2023
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Du même auteur, chez BoD
- Madame de La Lande, sous-gouvernante des Enfants de France
- Louise du Bot du Grégo, chouanne, amoureuse, intrigante
- Un gentilhomme irlandais au service de la France, Barthélemy O’Mahony
- Le dernier seigneur d'Arsy, les Gouy d’Arsy
- Jean Quentin, dans l’intimité du Roi Soleil
- Vincere vel Mori, les Preissac
- Histoire généalogique de la maison du Trousset, marquis d’Héricourt
Il a toujours été non seulement brave, mais infatigable et très laborieux ; sa vie est comme un enchainement de combats dangereux, d’attaques hardies, d’honorables retraites ; il pouvait se prévaloir de l’avantage d’etre sorti de l’une des plus anciennes familles d’Irlande, mais il a voulu se rendre considérable par son mérite personnel. S’il est monté aux premières dignités de l’armée, il s’y est élevé par degrés ; il a passé par toutes les charges militaires, pour s’instruire de ses devoirs ; il a appris à obéir, avant que de commander, sans s’être précipitamment élevé à ces glorieux emplois, qu’il a soutenus pendant cette guerre avec tant d’applaudissements.
M. le Chevalier de Bellerive,
capitaine de Dragons, témoin oculaire
Histoire des dernières campagnes
de S.A.S Monseigneur le Duc de Vendôme.
Capitaine des Gardes Irlandais du Roi d'Angleterre
La guerre de Succession d'Espagne
Crémone sauvée par les Irlandais
Le régiment des Dragons de Mahoni
La Campagne du Portugal
devant Gibraltar & Cadix
Échauffourées au royaume de Valence
aux frontières du royaume d'Aragon
L'affaire de Murviedro
La défense d'Alicante
Gouverneur de Carthagène
La Victoire d'Almansa
Au royaume de Valence
O'Mahony prend Alcoï
Commandant pour le Roi en Sicile
Début de la campagne de Catalogne
Perte de Saragosse
La reconquête de Madrid
Brihuega-Villaviciosa
Les derniers combats
Mort de Daniel à Ocaña le 2 janvier 1714
La famille de Daniel O'Mahony
Ses deux mariages
Sa fille aînée : Honorée
Son fils aîné : Jacques Joseph
Sa fille cadette : Marie Anne
Son fils cadet : Jérémie
Le testament de Daniel O'Mahony
Qui est ce colonel O'Mahony qui a épousé la duchesse d'Albermale ?
Haut et puissant seigneur Messire Daniel de Mahony, chevalier d’Angleterre et d’Irlande, comte titulaire de Castille1 en Espagne, chevalier de l’ordre de Saint-Jacques, lieutenant général des armées de Sa Majesté Catholique, colonel du régiment de Dragons irlandais de son nom, gouverneur de Carthagène au royaume de Murcie en Espagne, est né à Coolcorkerane, près de Killarney, dans le Kerry irlandais. Plusieurs biographes disent qu’il quitta l’Irlande très jeune, passant à Londres au service du roi catholique Jacques (II d’Angleterre et d’Irlande et VII d’Ecosse) qui, en reconnaissance de son ancienne noblesse, le nomma capitaine dans sa Garde Royale Irlandaise. Il y épousa Cecilia, descendante d’Humphrey Weld, lord maire de Londres en 1608, et fille de Georges Weld d'Arnolds Court. De cette union naquit en Irlande au moins une fille, Honora, dont on connait l’existence car elle eut des enfants nés à Saint-Germain-en-Laye à partir de 1695 (et peut-être avant). À supposer qu’Honora se soit mariée très jeune, ce ne peut certainement pas être sous le règne de Jacques II qui ne fut couronné qu’en 1685 ! Donc Daniel a dû venir en Angleterre dans les années 1676, au service de Jacques, alors duc d’York, dont la conversion au catholicisme venait d’être rendue publique et dont la fonction de Lord Grand Amiral, associée à d’autres revenus, lui permettait d’entretenir une large cour. On peut ainsi situer la naissance de Daniel aux années 1660 et non en 1689 comme généralement admis.
Daniel était cousin issu de germains du grand-père de Barthélémy O’Mahony, auteur de la branche française de cette famille, à laquelle appartient l’auteur.
Armoiries des O’Mahony
Connu comme le fameux O' Mahony ou le Brave de Crémone,Daniel O’Mahony a plus tard été comparé à Murat pour sa fougue et sa manière de lancer ses dragons à la poursuite des ennemis après leur défaite (au vu des dates, ce serait plutôt Murat qu’on devrait comparer à O’Mahony) Daniel O’Mahony inspiré d’un dessin tiré du livret publié par la Catholic Truth Society of Ireland : The hero of Cremona, count Daniel O'Mahony, by John G. Rowe
Daniel et Barthélemy O’Mahony descendent tous deux du sénéchal de Desmond qui se soumit à la couronne en 1550
1 Comme les autres royaumes en Espagne, celui de Castille, qui comprenait les deux Castilles, la Galice, le Leon, l'Estrémadure, l'Andalousie et la Murcie, avait ses différentes classes de noblesse. Il y en avait quatre, mais cette division de la noblesse castillane s'éteignit d'elle-même, sans aucune loi du prince, et on n'y connut alors plus qu'une classe : les hidalgos, quel que soit le degré et l'ancienneté de leur noblesse, et de quelque manière qu'ils l'aient acquise. Ils portaient le titre de don. On n'acquérait la noblesse que par la concession du prince : aucune charge, aucun emploi ne la donnait. Le prix des lettres de noblesse de Castille était de 40 000 réaux. Les titres n’étaient plus attachés à des terres comme en France mais furent donnés aux individus qui les transmettaient à leurs descendants de mâle en mâle et d'ainé en ainé (comte de La borde dans Itinéraire descriptif de l'Espagne, 1834).
Lors de la Glorieuse Révolution de 1688 le roi catholique Jacques d’Angleterre, d’Irlande et d’Écosse fut renversé par son gendre protestant Guillaume d’Orange. Il embarqua alors pour la France (17 décembre) et les régiments qu’il laissait en Angleterre furent sévèrement réformés, n’étant principalement conservés que les soldats protestants. Ainsi un des deux bataillons du régiment irlandais d’infanterie des Gardes, celui de Dorrington, dans lequel servait Daniel O’Mahony, fut-il dissout en janvier 1689.
Dorrington et ses hommes retournèrent donc en Irlande et se mirent à la disposition de Richard Talbot, comte de Tyrconnell, que le Roi Jacques avait envoyé en 1686 y commander l’armée. Le Roi débarqua à Kinsale (Irlande) avec 6 000 soldats français le 12 mars 1689. Richard Talbot, qui venait d’être créé duc, le rejoignit à Cork et l’accompagna à Dublin. A la tête d’une armée franco-irlandaise maintenant forte de 25 000 hommes, il marcha vers le nord. Dans cette armée se trouvait le régiment du colonel William Dorrington. Ainsi Daniel prit-il part au siège de Derry2 (18 avril-28 juillet) et combattit-il aux côtés de son Roi à la bataille de la Boyne (1er juillet 1690). Défait, le Roi retourna en France et fut autorisé à habiter dans la résidence royale du château de Saint-Germain-en-Laye. Daniel, quant à lui, resta en Irlande et se distingua à la bataille d’Augrhim (22 juillet 1691) et à la défense de Limerick qui s’en suivit. Quand le général Ginkel3 y obtint la reddition du général Sarsfield, il signa le fameux traité de Limerick qui donnait aux troupes jacobites le choix d’entrer au service de la France, d’entrer au service de l’Angleterre ou de retourner sur leurs terres.
Les quelques 14 000 hommes concernés furent réunis le 5 octobre 1691 sur une prairie au bord de la rivière Shannon pour un défilé avec tous les honneurs de la guerre (drapeaux, tambours ...) au terme duquel ils se dirigeraient, selon leur choix, vers les drapeaux français ou anglais qui avaient été plantés de part et d’autre. Le premier régiment à marcher fut le célèbre régiment d’infanterie des Gardes du Roi du colonel Dorrington, fort de 1 400 hommes. Que ferait-il ? Le choix du premier régiment aurait une influence considérable sur les autres ! Arrivé à l’endroit fatidique, le régiment se dirigea d’un bloc vers les fleurs de lys, laissant stupéfaits Ginkel et les Lords Justice. A la tête d’une compagnie de ce régiment marchait le capitaine Daniel O’Mahony. Celui-ci, arrivé en France, servit avec son régiment, sur les côtes normandes, avec les forces prévues pour restaurer Jacques Stuart sur le trône. Courant 1692 il fût promu major (commandant) dans le régiment de Limerick commandé par le brigadier Talbot puis par le chevalier John Fitzgerald.
Après le traité de Ryswick (21 sept. 1697), Louis XIV entreprit une grande réforme des troupes irlandaises venues en France. Celle-ci prit effet le 27 février 1798 et de nombreux régiments furent dissous. Les Foot Guards furent reconstitués sous le nom de régiment de Dorrington. Daniel semble être resté auprès du roi Jacques qui avait installé sa cour au château de Saint-Germain-en- Laye, où il mourut le 16 septembre 1701. Il se qualifiait toujours Garde du Roi d'Angleterre, comme on peut le lire sur les actes de baptême de ses enfants sur les registres de cette ville les 5 novembre 1699 et 19 octobre 1701.
Les Irish Foot Guards furent longtemps commandés par le duc d’Ormond. Quand celui-ci passa au service de Guillaume d’Orange, le roi Jacques en donna le commandement au colonel William Dorrington, comte de Macclesfield, en avril 1689.
Le duc d’Ormond et un soldat du régiment Dorrington
À gauche : le baron Godard van Reede-Ginkel, comte d’Athlone, général néerlandais au service de l’Angleterre, commandant en chef des armées en Irlande ;
À droite, Patrick Sarsfield, comte de Lucan, commandant des défenseurs de Limerick et signataire du traité. Il fut plus tard le commandant de la Brigade irlandaise en France.
2 A Derry le Roi présida un parlement des patriotes et rendit aux Irlandais les possessions qui leur avaient été confisquées par Cromwell.
3 Godert van Reede, Lord of Ginkel, 1er comte d'Athlone (1644-1703), général hollandais au service de l'Angleterre.
Le 1er novembre 1700, le roi d’Espagne Charles II, issu de la dynastie autrichienne des Habsbourg, mourut sans descendance. Il légua sa couronne au duc d’Anjou, petit-fils du roi de France Louis XIV. Le jeune homme, âgé de dix-sept ans, fut couronné à Madrid sous le nom de Philippe V. La succession fut contestée : l’Autriche estimait que le trône lui revenait, tandis que la Grande-Bretagne et les Provinces-Unies s’inquiétaient d’une hégémonie de la France en Europe. Ces puissances se regroupèrent dans la Grande Alliance et déclarèrent la guerre à Louis XIV et à Philippe V le 13 mai 1702. Ce fut le début d’une longue guerre qui s’acheva en 1713 après une campagne militaire en Allemagne victorieuse pour Louis XIV. La paix fut scellée par le traité d’Utrecht.
Cette guerre de Succession d’Espagne modifia le rapport de force en Europe : en rompant deux siècles de liens avec l’Autriche, l’Espagne se trouva reléguée au second rang. Malgré sa victoire, la France se trouva très affaiblie par cette guerre longue et coûteuse. La Grande-Bretagne, qui s’était affirmée comme une grande puissance ayant la maîtrise des mers, ne tarda pas à disputer à la France son empire colonial.
Philippe V, roi d’Espagne et Charles VI d’Autriche qui lui dispute le trône
Proclamation du duc d’Anjou roi d’Espagne, par François, baron Gerard
Au centre, Louis XIV et son petit-fils, le Duc d'Anjou qui vient d'être proclamé roi d'Espagne. À ses genoux l'ambassadeur d'Espagne salue son nouveau roi. La famille royale et de nombreux courtisans assistent à la scène : Monsieur, le Grand Dauphin, le Duc de Bourgogne, le Prince de Conti, le Duc du Maine, Monsieur le Duc, Bossuet, Mansart, etc. Le Duc de St Simon, dans ses Mémoires, a décrit toute la scène.
La guerre avait commencé et s’était portée en Italie où Louis XIV avait envoyé François de Neufville, maréchal duc de Villeroy, pour affronter Eugène de Savoie, prince de Savoie-Carignan, dit le Prince Eugène. Daniel, entretenu major réformé (volontaire en demi-solde) à la suite du régiment irlandais de Dillon se trouvait ainsi à Crémone où le maréchal de Villeroy avait établi son quartier général après la bataille de Chiari ; les régiments irlandais de Dillon et de Bourke y étaient en garnison avec d’autres régiments français. Il assurait le commandement du régiment ou bataillon de Dillon, en l’absence de son colonel-commandant qui était Gérard O’Lally, père du célèbre mais malheureux comte Lally (le colonel-propriétaire était Arthur Dillon).
Le prince Eugène avait dans son armée un natif de Crémone, frère du révérend Gianantonio Cozzoli, curé de la paroisse de Santa Maria Nueva, dont l’église et la résidence étaient proches d’un égout menant aux tranchées entourant les remparts. Le père Cozzoli demanda au gouverneur espagnol Don Diego de la Concha de nettoyer le dit égout ... ce qui fut fait, permettant ainsi au prince Eugène de l’utiliser dès le 20 janvier 1702 pour introduire dans la cité plusieurs officiers et grenadiers sous divers déguisements. Le père Cozzoli cacha ces quatre ou cinq cents hommes chez lui et chez des partisans de l’Autriche, et fournit au prince les plans de la ville, détaillant les fortifications et donnant pour la garnison son nombre, sa disposition, les logements des officiers etc. Ces hommes préparèrent secrètement l’intervention du prince Eugène. Quand tout fut déclaré prêt pour la surprise, le prince divisa ses forces en deux divisions. La première, qu’il commandait lui-même, consistait en 3 000 grenadiers et 1 500 cuirassiers. La seconde, placée sous le commandement du prince de Vaudemont, comprenait 2 000 fantassins et 3 000 cavaliers. Avec les officiers et soldats déjà introduits dans la place, les forces ennemies comptaient quelques 10 000 hommes, bien supérieures en nombre aux 4000 que comptait la garnison. À 23h le 31 janvier 1702, le prince Eugène se mit en marche, depuis Ostiano, à quelques 25 kms de Crémone. Les Français ne montaient pas une garde très vigilante, à l’exception des deux bataillons irlandais qui, conformément aux ordres stricts du major O’Mahony, surveillaient la porte du Pô. Les quelques 500 officiers et soldats autrichiens et allemands introduits dans la ville prirent la porte Sainte Marguerite qui n’était jamais gardée et signalèrent à l’armée du prince Eugène, par des signaux lumineux, que la voie était libre.
Rapidement mais dans le silence, ils firent une brèche dans cette porte par laquelle la cavalerie ennemie entra dans la ville, l’infanterie passant par les égouts dont on a parlé. La porte d’Ogni Santi (tous les saints) fut rapidement prise par les impérialistes qui se déversèrent dans les trois avenues principales, sécurisant les rues adjacentes et occupant l’hôtel de ville où le prince installa son quartier général. Il envoya alors le baron de Mercy, à la tête de 250 cavaliers, prendre la porte du Pô pour permettre aux troupes de Vaudemont de rentrer dans la ville. Le baron essuya le feu des 35 irlandais de garde, ce qui le stoppa et réveilla les hommes des bataillons de Dillon et Bourke dont les baraquements étaient proches. Le major O’Mahony ne logeait pas sur place et il avait demandé à son ordonnance de le réveiller au lever du jour car il voulait passer en revue son bataillon. Le galop de la cavalerie allemande le réveilla et il comprit aussitôt que la ville avait été surprise par l’ennemi. Il saisit son épée et ses pistolets et arriva à temps aux baraquements pour se mettre à la tête des deux bataillons qui se mettaient en ordre de marche.
Le lieutenant-colonel Francis Wauchop le rejoignit et se mit à la tête du bataillon de Bourke. Les Irlandais se portèrent au secours de leurs 35 camarades. Le baron de Mercy, qui avait fait venir de l’infanterie et pris la batterie de Saint-Pierre, s’apprêtait à canonner les défenseurs quand il fut attaqué sur son flanc par O’Mahony et Wauchop. Le premier chargea pour la batterie et le second pour les remparts. Pris par surprise, les Allemands reculèrent devant les baïonnettes irlandaises. Mercy chargea à la tête de ses cuirassiers mais O’Mahony et Wauchop formèrent des carrés et fauchèrent les assaillants qui prirent la fuite, laissant leur commandant, le baron de Mercy, mortellement blessé. Plusieurs s’étaient réfugiés dans des maisons voisines mais O’Mahony les en délogea. De même plaça-t-il la batterie reprise en position pour balayer toute approche de cet endroit.
Le jour était maintenant levé et les Français s’agitaient dans tous les quartiers dans une confusion totale et sans offrir une réelle résistance aux cuirassiers ennemis. Réveillé par les coups de feu, le maréchal de Villeroy monta à cheval pour aller à la place, et au tournant de la première rue il fut enveloppé par les ennemis et ne put faire aucune défense, n’ayant qu’un aide-de-camp et un page avec lui. Il offrit à l’officier qui le prit 10 000 pistoles et un régiment qu’il lui promit de lui faire donner par le Roi s’il le voulait mener au château ; l’officier lui répondit qu’il y avait trop longtemps qu’il servait l’empereur pour écouter pareille proposition. Le maréchal, étant ainsi pris, fut amené par ordre du prince Eugène hors de la ville dans une cassine avec bonne garde. Son sort fut partagé par plusieurs officiers parmi lesquels le marquis de Montgon, le marquis de Crenan et le gouverneur espagnol Don Diego de la Concha. Mais la splendide défense de la porte du Pô par les Irlandais permit au colonel Bourke4, lieutenant général commandant toutes les troupes dans Crémone, de rallier certains français et de repousser les assauts ennemis dans ce quartier de la ville.
Le prince de Vaudemont arriva avec l’autre division de l’armée impérialiste mais ne put franchir le pont de bateaux tenu par les Irlandais. O’Mahony tenant le pont et le comte de Revel5 reprenant le terrain perdu, rue après rue, le prince Eugène envoya le capitaine irlandais Mac Donnell essayer de séduire son compatriote O’Mahony pour le faire changer de camp et rendre le pont sur le Pô. Mais celui-ci refusa catégoriquement et fit arrêter Mac Donnell pour tentative de subordination. Le prince Eugène lança assaut après assaut contre les Irlandais, sans pouvoir les écraser.
Le major O’Mahony, qui commandait les deux bataillons irlandais depuis que le lieutenant-colonel Wauchop avait été blessé, entreprit d’avancer et d’aider Revel à prendre la porte Mantua. Le prince Eugène voyant les choses tourner à son désavantage tenta de convaincre Villeroy de faire cesser le combat. Le maréchal répondit qu’étant prisonnier il n’avait plus aucune autorité et que ceux qui résistaient étaient libres de le faire.Le baron Freiberg, à la tête de ses cuirassiers, perça le carré du bataillon de Dillon, mais aucun de ses cavaliers qui y pénétrèrent ne vécut assez longtemps pour le raconter. Le baron lui-même fut tué.
