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Nos destins semblables à des marionnettes tenues au fil de la vie peuvent changer d'un jour à l'autre. En cette année 2020, au milieu du chaos invraisemblable provoqué par la Covid, Marie découvre durant le premier confinement qu'elle est atteinte d'un cancer à traiter d'urgence. Durant ces moments intenses en émotions, l'auteur essaye de déchiffrer la période et réalise que l'apparition du virus Covid intervient très précisément en Décembre 2019 exactement au même moment ou notre Président Macron gesticule dans tous les sens pour régler sans aucun espoir le problème de l'Ukraine. Ce télescopage est décrit par une série de témoignages incroyables. En lisant cet ouvrage, le lecteur comprendra la faiblesse de nos gouvernements et ce que signifie l'improvisation générale.
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Seitenzahl: 157
Veröffentlichungsjahr: 2023
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A mon amour Marie
CHAPITRE 1 : Sur la Route
CHAPITRE 2 : Essayer de comprendre l'incompréhensible
CHAPITRE 3 : Les suites de l'opération
CHAPITRE 4 : Macron et son discours à L’OTAN
CHAPITRE 5 : Le Port-a-Cath ou PAC
CHAPITRE 6 : Sur l’origine du conflit Russie-Ukraine
CHAPITRE 7 : La Chimio
CHAPITRE 8 : Au Sénat
CHAPITRE 9 : Ambassadeur de France en Chine
CHAPITRE 10 : Et l'Ukraine alors!
CHAPITRE 11 : Le règne de l'insou-science
CHAPITRE 12 : Juste un moment d'inattention
CHAPITRE 13 : La drôle de guerre
CHAPITRE 14 : 300.000 morts collatérales
CHAPITRE 15 : Ukraine - L'influence des Bidens
CHAPITRE 16 : Vaccination à marche forcée
CHAPITRE 17 : Des vagues de variants
CHAPITRE 18 : Une réparation de main d'orfèvre
En plein confinement, en ce mois d'avril 2020, je roulais dans la Q7 avec Marie qui dormait à côté de moi. Toujours splendide avec un visage d'ange, sa remarquable chevelure blonde lui encadrait le visage et ses fines mains sans fin se reposaient sur l'accoudoir de cuir. Je me demandais ce que les prochaines semaines allaient être. Dans ma tête je me repassais le film de ces derniers jours.
L'Autoroute se déroulait jusqu'à Paris. Pas une seule voiture, pas un seul camion à l'horizon depuis des heures. Les péages étaient devenus automatiques, sur ces axes stratégiques et n'étaient que de longs rubans dépersonnalisés qui n'avaient plus la capacité de surveiller et de signaler les comportements des conducteurs, ni les situations étranges. Lieu de tous les trafics européens, nos routes étaient des déserts de surveillance.
Je prêtais la plus grande attention aux animaux qui pouvaient d'une seconde à l'autre se retrouver en plein milieu des voies de circulation, dérangés par le bruit du seul véhicule qui passait depuis peut-être des heures. La nature et la vie sauvage reprenaient tous les espaces abandonnés par la faune sauvage depuis des lustres. Le confinement finalement c'était un vrai geste pour l'écologie, sans doute le seul.
Le ciel était d'un bleu pur, pas une seule trace d'un de ces avions de vacanciers avides d'aller s'enivrer dans les faux paradis.
En ce 27 Avril 2020, le premier confinement en France avait commencé depuis exactement un mois et dix jours.
Pour beaucoup de gens, de commerces, d'activités, déjà fragilisés avant le confinement, ces premiers trente jours furent un bouleversement si terrible que la faillite était au bout du chemin. Pour beaucoup de salariés, ce fut un repos, pour d'autres des vacances, pour d'autres encore un supplice que de vivre dans un petit appartement avec un mari violent ou une femme ivrogne, pour d'autres encore le début d'un déclic pour un changement de vie.
Je ne réalisais pas encore la situation. L'histoire commença dix jours plus tôt.
Je remontais de la cuisine du manoir avec notre plateau pour le petit déjeuner. Marie est végétarienne depuis quelques années et lorsque vous êtes végétarien, il faut réapprendre à cuisiner autrement en appliquant d'autres réflexes. J'étais devenu Maitre Robert, cuisinier officiel de Marie. Bon, c'est vrai, de temps en temps les assiettes servies repartaient à la cuisine mais globalement, j'avais souvent la baraka et la note de ma femme était parfaite.
Ce matin-là du vendredi 17 Avril 2020, lorsque je posais le plateau sur le lit, je sentis que Marie était plus soucieuse qu'à l'ordinaire dans cette spacieuse chambre ornée d'un tissu Pierre Frey Modèle Bagan et ce vieux parquet en bois datant des années 1800 avec ses planches coupées à la main. Deux fenêtres donnaient sur l'étroite vallée ou la rivière descendait pour rejoindre la Dordogne.
Je lui demandais alors :
- Marie, qu'est-ce qui ne va pas. Je vois bien que tu es soucieuse. Veuxtu rentrer à Uccle?
Marie lui répondis alors quelque chose qui allait changer notre vie:
- Robert, voilà, cela m'ennuie de te dire cela mais je crois qu'il faut t'en parler. Peut-être je me trompe mais je commence à m'inquiéter depuis quelques semaines.
- Dis-moi donc ce qu'il se passe. Est-ce au sujet des enfants ?
- Non Robert, c'est que depuis des semaines je me demande si je t'en parle ou pas. Je n'ai rien dit aux enfants, ni à personne. J'ai la quasicertitude qu'il y a du sang dans mes selles. J'ai la trouille et je n'osais pas t'en parler.
A la description des symptômes, je me dis qu'il fallait faire vite. Des semaines à attendre que ces taches de sang dans les selles disparaissent n'était pas raisonnable.
- Bon, ne t'inquiète pas mais il faut voir un médecin aussi vite que possible.
Mais voilà, dans ce coin de France avec un désert médical généralisé et en plein confinement, il faudrait aller dans la grande ville à quarante kilomètres. En me creusant la tête de savoir qui pouvais bien la recevoir, elle me dit:
- Chéri, Mireille à l'épicerie du village m'a dit la semaine dernière qu'il y avait un nouveau "vieux" médecin à la retraite au village qui venait de s'installer au mois de mars dans sa nouvelle maison. Il reprends du service car vu la situation sanitaire, il se sent utile d'aider les gens dans cette période troublée.
Durant ce premier confinement, en ce vendredi 18 Avril 2020, avoir un rendez-vous était compliqué.
- Allo, bonjour, puis-je parler au Docteur Rachin.
- Oui bonjour Madame, je suis le Docteur Rachin, que puis-je faire pour vous.
Après quelque mots, Marie obtint facilement un rendez-vous pour l'après-midi même. Les cabinets médicaux étaient fermés et c'était une chance que d'avoir ce rendez-vous.
Le médecin à la retraite avait trouvé sa place immédiatement dans ce village ou les citoyens se désespéraient de faire des dizaines de kilomètres juste pour se faire ausculter.
L'après-midi même, Marie se rendit donc non loin de la place de ce village classé parmi les plus beaux villages de France ou des monuments millénaires défis le temps, avec son autorisation de déplacement, son masque, son gel hydroalcoolique enfin toute la panoplie. Je l'accompagnais dans la voiture.
C'était le temps où nous passions sous l'eau chaque article acheté à la superette. (et dire que l'on a fait cela comme de bons décérébrés!)
Le Docteur, un médecin qui avait soigné dans sa vie tout ce qui est soignable n'était pas vraiment effrayé par la Covid et il en avait connu d'autres des épidémies. Tous les grippés et infectés de la terre avaient défiler dans son bureau durant des années et ce genre de toubib était souvent immunisé naturellement contre tous les miasmes qui trainaient dans l'air. Et c'est donc sans masque qu'il ausculta Marie après une longue discussion avec elle, puis il lui ordonna d'aller passer une fibroscopie œsogastroduodénale et une coloscopie de toute urgence. Elle redoutait par avance les résultats de cette épreuve.
En ce 17 Avril dans l'après-midi, nous ressortions du cabinet médical avec un seul but en tête: Trouver ou faire ces examens.
C'était vendredi, en plein confinement, tout ou presque était fermé.
Il fallut donc passer un très long week-end et attendre le lundi matin pour commencer à trouver un lieu pour faire les examens. Oui en France, à compter du vendredi midi mieux vaut n'avoir besoin de rien.
Durant deux jours nous téléphonâmes à une bonne cinquantaine de cliniques, d'hôpitaux, de laboratoires, de cabinets médicaux, bref, tous les endroits où l'on a une chance de se faire anesthésier pour subir ces examens. La plupart avaient cessé les examens pour cause de Covid et de confinement. Les quelques services ouverts étaient complets pour des mois.
Un service spécialisé vers Agen, à plus de cent cinquante kilomètres avait encore une place disponible pour le 29 Juillet...super !
Du lundi au mardi, nous eûmes 100% d'échecs.
Un mois après le début de ce premier confinement historique, inutile de vous dire que c'était mission impossible.
Des gens terrorisés vous répondaient au téléphone et dans ce climat de confinement, la quasi-totalité des services avaient fermés pour donner priorité aux malades Covid. Vous étiez un vecteur potentiel de contamination, il n'y en avait que pour la Covid, et le reste n'avait plus d'importance.
Finalement la coloscopie et l'endoscopie pouvaient bien attendre un peu par rapport à tous les gens qui n'arrivaient plus à respirer.
En quelques semaines notre système de santé français était submergé par la vague Covid et le gouvernement s'engluait un peu plus chaque jour dans une fuite en avant pour faire la guerre à l'invisible.
Un mois plus tôt, le 17 Mars 2020, Macron lâchais le légendaire
- Nous sommes en guerre
sauf que l’ennemi était déjà dans la place depuis sans doute Octobre 2019 au moins et que la guerre sans arme était déjà perdue !
Quand le Macron et ses officiers Salomon et Véran avaient déclarés la guerre au Covid, son administration zélée et incompétente avaient simplement exclus des soins une bonne partie de la population.
Fatigué d'avoir passé son temps à se casser les dents pour des rendez-vous impossibles, Marie téléphona à l'Hôpital Américain de Neuilly sur Seine et contacta le docteur en médecine qui lui avait sauvé la vie un an plus tôt.
Moins de cinq minutes plus tard, elle reçue sur son mobile une ordonnance pour se faire hospitaliser en urgence le 22 avril 2020 au soir pour des examens dès le lendemain sous anesthésie générale.
Marie avait grande confiance en ce médecin qui l'avait sorti d'une errance médicale de plus de 12 mois en Belgique au terme de laquelle elle subissait des souffrances inouïs sans pouvoir ni plus marcher, ni plus s'habiller, ni plus s'asseoir ou se lever, ni même aller aux toilettes seule et sans aide.
La bonne vingtaine de médecins Belges qu'elle avait consultée durant des mois et des mois dans les hôpitaux de Bruxelles ou en cabinet, avaient tous, sans exception, oublié les signes cliniques d'une maladie pourtant connue. Certains qualifiaient même ses symptômes d'imaginaires. De quoi mettre des claques dans toutes ces tronches de premier de la classe. Mais les deux cents ou trois cents cinquante euros de cash eux n'étaient pas imaginaires. Oui, en Belgique il faut payer généralement en cash ces enfoirés.
J'avais investigué dans l'internet et j'étais incollable sur les fibromyalgies, les polyarthrites, les tendinites, les dégénérescences nerveuses et j'en passe mais aucune de ces maladies ne correspondait vraiment aux symptômes. Elle arriva donc sur chaise roulante dans ce long couloir des consultations externes
Notre tour arriva, et le toubib dans sa blouse blanche ouvrit de grands yeux en voyant ma femme sur une chaise roulante, incapable de marcher.
- Mais depuis combien de temps êtes-vous dans cet état madame?, lui demanda-t-il
- Docteur, répondit-elle, c'est de pire en pire, et cela dure depuis 12 mois. Au début, c'étaient juste mon cou puis ce furent mes épaules, au début la gauche et puis la droite qui s'engourdissaient puis cela gagna mes jambes surtout mes cuisses qui doublèrent de volume, mes genoux gonflés et qui ne peuvent plus se plier, mes coudes, mes bras, mes mains, tous mes doigts enfin aujourd'hui. Je suis désespérée car ma vie s'est arrêtée. Je ne peux plus rien faire et je suis devenue totalement dépendante. Les douleurs sont insupportables de jour comme de nuit.
- Et c'est quoi cette pile de dossier médicaux avec vous?
- Ce sont tous mes examens, je crois que j'ai tout eu de l'IRM au scanner, de l'électromyographie au semelles orthopédiques, sans parler de ceux qui en profitait pour faire des massages. Mais aucun docteur n'est capable de poser un nom sur ma maladie.
- Bon, je vois, tous ces examens peuvent aller à la poubelle immédiatement, tout cela ne sert à rien.
et il ajouta
- C'est quand même très grave la Belgique ! j'y crois pas !
- Bon Madame, vous voyez, ces deux piles sur mon bureau? Dans cette pile, je ne pourrais pas surement pas sauver tous les clients mais on fera le maximum pour eux et dans l'autre pile ils devraient normalement tous s'en sortir. Pour vous, j'ai une bonne nouvelle, je vais vous sauver car vous avez une PPR c'est à dire une Pseudopolyarthrite Rhizomélique, demain vous devriez pouvoir recommencer à marcher !
-J'y crois pas ! c'est dingue la Belgique répéta-t-il
Venez, je vais faire un examen mais vous allez vous sentir mieux très vite en prenant quelques cachets aujourd'hui.
Marie n'avait aucune idée de ce qu'était la PPR mais le choc de cette annonce fut violent et elle ne pouvait pas le croire.
De petites larmes coulaient sur le visage de Marie qui restait impassible malgré la rage d'avoir côtoyer tant d'incompétents et subit tant de douleurs depuis un an pour rien, juste pour rien !
Et c'est ainsi que l'inouï s'arrêta et que Marie pu retrouver une vie totalement normale en quelques jours à part quelques milligrammes de Cortisone par jour.
Voilà pour cette histoire banale des conséquences d'une incompétence ordinaire.
En ce 27 Avril 2020, Le péage de Saint-Arnoult approchait, et la seule voiture qui circulait était notre voiture, c'était surréaliste. Mais c'était sans compter sur le comité d'accueil au péage. Une belle brigade de gendarmerie attendait notre voiture et nous fumes immédiatement l’objet de toutes les supputations par la bonne demi-douzaine d'hommes en arme qui entouraient maintenant la voiture
Un militaire s’approcha et demanda les papiers du véhicule et les autorisations de déplacements. Il compris que l'ordonnance de l’hôpital Américain de Paris n’était que pour ma femme. Il me fit remarquer que malgré mon attestation de déplacement, je n’avais rien à faire dans cette voiture et que ma femme pouvait très bien conduire seule.
Donc je résume, les propos du militaire : sous-entendu, en plein confinement, une femme seule, sur une autoroute déserte, conduisant sur 400 km et anxieuse de se rendre à l’hôpital seule pour se faire examiner et se retrouver entourée d’infirmières en scaphandre dans une chambre seule devait conduire seule sa voiture !
J’aime bien les gendarmes, ces militaires engagés et courageux, mais dans un cas comme celui-ci, il vous faut garder le sang-froid d’autant qu’ils allaient préparer l’amende stupide de cent trente-cinq Euros après que les équipiers eussent vérifié que nous n’étions ni dans un véhicule volé, ni des personnes recherchées.
Mais quel est donc cette équipe de fonctionnaires zélés qui décréta que cent trente-cinq euros était le chiffre magique pour une prune? Aujourd'hui si tu achètes un robot cuisine à cent trente-cinq euros, tu commences à regarder s'il n'y a pas un flic à proximité. Il faut dire que ce contrôle les occupait un peu durant cette après-midi interminable.
Je lui posais alors la question suivante :
- Monsieur le Gendarme, que feriez-vous si votre épouse devait se rendre à l’hôpital aujourd’hui sur des kilomètres pour subir une lourde opération dans l’ambiance actuelle?
Le gendarme surpris de ma question me regarda, puis quelques secondes plus tard me dit :
- Sans doute … la même chose que vous.
Coup de chance, il avait une alliance et était marié. On aurait pu aussi tomber sur un couillon de célibataire !
Il me sourit, nous souhaita bonne chance, puis me rendant les documents m’ordonna de reprendre ma route au plus vite.
- Allez-y vite Monsieur, et bon courage à vous Madame !
Quelques heures plus tard, je laissais avec déchirement, ma femme à l’entrée de l’hôpital pour son hospitalisation afin de subir tous les examens plus un PET-Scan complet dès le lendemain matin.
Le Jeudi 23 Avril en début d'après-midi, le médecin vint retrouver Marie en salle de réveil puis lui annonça la mauvaise nouvelle. Elle avait une tumeur au colon qui saignait, vraisemblablement cancéreuse, et il avait fallu arrêter cette tumeur de saigner durant l'examen. Pas d'autres solutions, il fallait opérer de toute urgence. Les examens de Biopsie arriveraient sans doute vers le 30 Avril. Le médecin avait déjà programmé l'opération pour le 6 Mai au matin.
L'hôpital n'opérait que les cancers durant cette période de confinement et pour le reste, les patients devaient attendre le retour à la normale.
Les jours passèrent et comme on peut l'imaginer, l'ambiance Covid ne fit qu'ajouter à l'angoisse à cette annonce que Marie redoutait. Il fallait attendre quelques jours et Marie décida de rejoindre ses deux filles à Uccle de façon à ne pas broyer du noir.
Les déplacements étaient complexes durant ce confinement mais nous réalisions à quel point l'intoxication médiatique sur les chaines d'informations était paroxysmal. Soi-disant que les frontières étaient hermétiques et que le valeureux ministre Véran et notre bon premier ministre Saint Jean Castex défendaient la France d'une main de fer pour éviter que d'autres contaminés ne puissent pénétrer le territoire pour ruiner les efforts des ARS.
Mais je vous le dis, à la frontière, il n'y avait simplement rien, pas un seul flic, pas un seul gendarme, ni coté Belge, ni cote Français. Durant ces jours d'attente, j'ai dû passer la frontière dix fois et je n'ai jamais vu un chat.
J'avais le nez fatigué de faire des test PCR à répétition pour rien, sauf à jeter l'argent aux laboratoires, d'autant que selon l'opérateur et le pays, vous aviez la procédure une narine, mais souvent deux narines, avec des batônnets qui parfois arrivaient à vous gratter le cerveau.
Puis vint l'après-midi du 5 Mai. J'admirais le courage de Marie pour passer seule la porte de cet hôpital déserté.
Il lui fallait refaire encore une fois un test PCR avant de monter en chambre. La biopsie avait montré le caractère dangereux de cette tumeur qui avait déjà atteint les ganglions. Marie seule dans cette chambre savait que l’opération était lourde et comptait simplement sur mon support, celui des enfants depuis nos GSM et sans doute l'assistance de Dieu pour sortir de cette épreuve.
D'excellents amis nous avait prêté leur appartement de Neuilly préférant être confiné au bord de la mer, rien de mal à se confiner au vert. C’était l’époque où chaque soir à vingt heure, les braves citoyens décervelés du beau pays de Macron, Castex, Véran et Salomon étaient sur le balcon ou à la fenêtre pour applaudir nos soignants qui eux étaient payés à coup de lance-pierre. Pour bien faire angoisser nos concitoyens, le show morbide organisé chaque soir avec ce Salomon qui égrenait le nombre de morts était à vomir de bêtise.
Fallait-il que ce lavage de cerveaux général et permanent des médias fussent puissant pour finalement cautionner un système hospitalier moribond et des salaires de misère. Tous ces couillons de ministres du gouvernement Macron se félicitant du caractère « citoyen » de cette manifestation populaire à coup de cuillères en bois exotique tapant sur des casseroles chinoises. C’était polichinelle ! Je pensais finir cette année au plus vite et arriver à Noël avec mon amour rétabli.
Mais dans nos pensées, d'elle ou de moi, vous ne pouviez pas éviter penser au pire. Y aurait-il encore un Noël en 2020?
