Géométrie sacrée du Mont-Saint-Michel à Carnac - Alan Béquet - E-Book

Géométrie sacrée du Mont-Saint-Michel à Carnac E-Book

Alan Béquet

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Beschreibung

Ce livre révèle la présence d une science mégalithique selon des principes géométriques simples, mais d une précision tout à fait étonnante. D abord un relevé précis de la structure géométrique qui compose le site mégalithique de Médréac, situé aux confins de l'Ille-et-Vilaine et des Côtes-d'Armor. Ensuite un relevé à plus grande échelle qui relie parfaitement le site étudié avec le Mont-Saint-Michel et les célèbres alignements de Carnac. Il reprend les principes découverts par Howard Crowhurst et montre une nouvelle fois que la géométrie à grande échelle est utilisée pour nous délivrer un message issu d une civilisation lointaine dont l héritage de pierre est parvenu jusqu à nous.

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Seitenzahl: 57

Veröffentlichungsjahr: 2018

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TABLE DES MATIÈRES

Introduction

La relation entre La Roche Longue et La Roche Carrée

Les files d’alignements

Les axes solsticiaux

Le point de convergence « X »

Les affleurements de quartzite

Les mesures de la structure mégalithique.

La Déesse protectrice des alignements

La géométrie sacrée au-delà de Médréac

La structure de Saint-Suliac

L’axe lunaire du Mont-Saint-Michel

Conclusion

Annexe I : Le septuple carré

Annexe II : Les mesures du carré

Annexe III : Le carré avec le septuple carré

INTRODUCTION

La petite commune de Médréac, du canton de Montauban, se trouve à 42 km de Rennes aux confins de l’Ille-et-Vilaine et des Côtes-d’Armor. Elle est connue pour ses mégalithes composés de cinq alignements nommés « les alignements de Lampouy » et de deux grands menhirs isolés d’environ 5 mètres de haut : « La roche longue et la roche carrée ».

Chacune des files d’alignements porte un nom dont nul ne connaît l’origine ; respectivement en partant de celui qui se situe le plus à l’Est à celui le plus à l’Ouest : L’alignement les longs points (A), le clos rocher (B), la grande épinée (C), les bergeons (D) et enfin les rochers (E). Ils sont tous, sans exception, en quartzite, une roche au teint laiteux qui donne un aspect tout à fait exceptionnel à ce site préhistorique. Le site de Lampouy a été conçu entre – 2 500 et – 4 500 ans avant notre ère selon les archéologues et comporte environ 45 menhirs.

La première fois que je me suis rendu sur le site, j’ai d’abord aperçu au loin, dans un champ près de la ferme du chênot, la roche carrée. Puis j’ai suivi le chemin indiqué entre des terres agricoles et je suis passé devant les longs points pour me garer en voiture un peu plus haut sur un petit parking où l’on aperçoit de l’autre côté, dans un autre champ, le menhir isolé de la roche longue. Et j’ai tout de suite eu la sensation d’être encadré par les deux menhirs isolés. En me promenant entre les files d’alignements cette sensation s’est confirmée, puisque de partout, hormis à travers la végétation, ils sont parfaitement visibles au loin. Ces deux menhirs sont distants de 569 mètres environ.

A priori, les menhirs des files d’alignements sont bruts et n’ont pas de trace de travail de la pierre. En revanche les deux menhirs encadrant le site sont vraisemblablement taillés.

Nous apercevons sur les images suivantes le menhir de la roche carrée Le plan1 permet de situer les menhirs dans l’ensemble et de visualiser comment ils encadrent le site.

Nous pouvons aussi noter que le menhir de la roche longue est tombé en 1963 et a été redressé en 1979. Ceci dit, il a été correctement remis en place puisque situé près d’un trou avec les pierres de calages qui ont permis de retrouver sa position d’origine. Les files d’alignements de menhirs ne semblent avoir aucun lien entre elles et c’est ce qui fait dire aux archéologues qu’elles sont sans doute indépendantes les unes des autres. Cependant, nous allons voir dans cette étude qu’il n’en est rien et malgré les destructions du temps et des hommes, ces pierres sont reliées entre elles. Tout aussi complexe que soit le site mégalithique de Médréac, les bâtisseurs avaient l’intention, la volonté, de créer un espace sacré à cet endroit. La disposition de ces alignements ne tient en rien du hasard et participe à un ensemble bien précis. Cet ensemble est postérieur aux pensées du peuple des mégalithes et a été mûrement réfléchi.

La présente étude n’a pas pour prétention de retrouver la fonction des alignements de Lampouy et encore moins de prouver qui pouvaient être ces bâtisseurs. Seuls quelques principes géométriques, quelques fragments de l’immense connaissance de ce peuple d’un autre temps ont été retrouvés. Et ce, grâce à ces menhirs qui sont l’expression du peuple mégalithique et qui durent depuis une éternité ou presque, oserai-je dire.

1 *Les dossiers du ce. R.A.A., 31, 2003, p44.

LA RELATION ENTRE LA ROCHE LONGUE ET LA ROCHE CARRÉE

Nous avons vu que ces deux pierres encadrent tous les alignements de Lampouy. C’est pourquoi notre étude démarre ici. Le fait que ces pierres se retrouvent dans cette position et que ce sont des menhirs « isolés », laisse penser qu’ils pouvaient servir de menhirs indicateurs. Comme si depuis ces menhirs nous avons positionné les autres. Ils sont distants de 569 mètres sur un angle de 143,13° depuis le Nord. Donc pour avoir l’angle depuis l’axe Nord/ Sud nous faisons le calcul suivant : 180°– 143,13°= 36,87° ou bien encore 143,13°– 90°= 53,13° par rapport à l’axe Est/Ouest.

Or 36,87° est exactement l’angle de la diagonale d’un triangle 3-4-5.

Pour rappel, le triangle 3-4-5 est le premier des fameux triangles de Pythagore. En effet ce triangle est le plus simple pour exprimer un angle droit avec des nombres entiers.

Voici la coupe topographique entre la roche longue et la roche carrée. Nous constatons qu’il n’y a apparemment pas de visibilité, puisque la roche longue se trouve juste derrière le point le plus haut sur le site. Cependant, il y a seulement un mètre, environ, de dénivelé entre l’endroit où ce menhir est positionné et le sommet. Du fait de la hauteur du menhir, environ 5 mètres de haut, la pointe de la roche longue devait être visible au loin sans soucis s’il n’y avait pas la végétation. Il devait être une sorte de viseur. D’autant que cette roche est en quartzite et devait donc être étincelante avec la lumière du soleil, par exemple. La photo de la roche longue ci-dessous montre bien qu’il y a une sorte de pointe en son sommet, qui pouvait, éventuellement, servir de repère ou de visée sur l’horizon.

Superposons le plan des alignements avec la photo satellite du logiciel « google earth » pour visualiser cet ensemble. Certaines files étant cachées sous les arbres. Traçons ensuite le triangle 3-4-5 :

LES FILES D’ALIGNEMENTS

Nous pouvons constater que de part et d’autres de la diagonale de notre triangle 3-4-5, nous retrouvons disposées deux files d’alignements. La dernière, celle nommée «les rochers», située le plus à l’Ouest y est excentrée. Nous commençons tout juste à entrevoir la disposition du site préhistorique. Les files A et B sur notre plan semblent converger vers un point alors que les files C et D sont parallèles. Cet espace mégalithique est donc organisé selon les axes cardinaux, ce qui est un fait déjà très surprenant pour cette époque et ce que l’on en sait ou, du moins, ce qui en est dit par les académies officielles. Mais le fait que cet espace soit organisé selon des principes géométriques tels que présentés dans cette étude en est un autre encore plus surprenant.