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Toutes les œuvres d’Héraclite réunies en un seul ebook
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Seitenzahl: 180
Veröffentlichungsjahr: 2016
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Incompris de ces contemporains, Héraclite eut pour ambition d’ébranler la philosophie rationnelle de son époque. Fervent défenseur du « mobilisme », son oeuvre unique, Sur la nature, expose ses pensées et doctrines révolutionnaires et témoigne d’une langue dense et complexe, férocement critiquée par les autres philosophes antiques.
Les sources biographiques tendent à considérer qu’Héraclite aurait vécu à la même époque que le philosophe Anaximandre. Originaire d’Ephèse, il serait né durant la seconde moitié du VIe siècle avant Jésus-Christ et serait mort, selon Aristote, vers 480 avant Jésus-Christ. D’autres informations estiment qu’Héraclite aurait été invité à la cour de Darius Ier, mais qu’il n’aurait pas accepté cette proposition. Clémence Ramnoux, spécialiste de la période présocratique, explique que l’apogée de sa pensée philosophique se situe entre la bataille de Marathon et celle de Salamine, c’est-à-dire entre 490 et 480 avant Jésus-Christ.
Issu d’une famille respectée, Héraclite refuse les privilèges obtenus par son ascendance royale, au profit de son frère. L’existence du philosophe est marquée à plusieurs reprises par son impopularité et les agressions à son égard liées à son athéisme. Il s’attela, durant la quasi-totalité de sa vie, à détruire les traces de la démocratie à Ephèse. Cette lutte politique lui valut une méfiance exacerbée de la part de ses concitoyens.
L’absence d’informations concernant son apprentissage philosophique laisse envisager qu’Héraclite fut un parfait autodidacte. L’une des bases de sa doctrine repose sur le précepte « Connais-toi toi-même », repris plus tard par Socrate. Selon lui, l’homme doit ainsi être lucide face à son existence, ne pouvant égaler celle des divinités. Sa pensée est diamétralement opposée à celle de Pythagore, Xénophane et des représentants de l’éléatisme regroupés autour de Parménide. Alors que ce groupe de philosophes recherche une stabilité permanente, Héraclite juge que l’homme est en constante évolution. Sa philosophie bouleversa les thèses rationnelles. Il considéra en effet que la pensée ne peut atteindre le coeur de la philosophie, ce qui déclencherait chez l’homme une frustration inavouable. Il estima également que la société est pervertie par les différentes formes de violences qu’engendre l’être humain. Ces allégations reçurent un accueil glacial, et le philosophe fût jugé comme condescendant. Les critiques dirigées vers lui ternirent sa réputation, mais certains écrivains, tel Nietzsche, se sont efforcés d’offrir une nouvelle lecture de ses propositions philosophiques.
Sur la nature, son oeuvre principale, confirme cette longue incompréhension. Tout comme Aristote, bon nombre de philosophes ont regardé Héraclite comme un auteur obscur. Sa langue compliquée, sa syntaxe alambiquée et le manque de ponctuation ont rendu difficile l’étude de cet ouvrage. Son style fut d’ailleurs plusieurs fois comparé à la prosodie employée par la Sibylle de Delphes. Sur la nature se compose de trois parties : la première est dédiée à l’univers, la deuxième aux sciences politiques, et la troisième à la théologie. De ce texte composé en prose, il ne reste aujourd’hui que quelques fragments.
Au sujet des dernières années de sa vie, les sources biographiques divergent. Certaines estiment qu’il devint ermite et se retira dans les montagnes où il mourut d’hydropisie, d’autres considèrent qu’il décéda d’une maladie différente.
Sur la nature
« Sans l'espérance, on ne trouvera pas l'inespéré, qui est introuvable et inaccessible. »
« La vertu est la route la plus courte vers la gloire. »
« Rien n'est permanent, sauf le changement. »
« A tous les hommes échoit de se connaître eux-mêmes et d'avoir l'esprit clair. »
« Face au divin, le plus sage des humains aura l'air d'un singe. »
Par John Burnet
Traduction : Auguste Reymond (Payot 1919)
Ouvrage de référence : L’Aurore de la philosophie grecque par John Burnet, chapitre III – Héraclite d’Éphèse.
Arch. — Archiv für geschichte der Philosophie. Berlin 188-1908
Diels, Dox. — Doxographi graeci. Hermannus Diels. Berlin 1879
D. V. — Die Fragments der Versokratiker, von Hermann Diels, 2e ed. Berlin 1906.
Gomperz. —
R. P. — H. Ritter et L. Preller. Historia Philosophiae Graecae. Editio octava, quam curavit Eduardus Willmann. Gotha 1898.
Zeller. — Eduard Zeller. Die Philosphie der Griechen, Erster Teil, Füntte Auflage. Leipzig 1892.
D. — Ordonnancement par Hermann Diels.
Héraclite d'Éphèse, fils de Blyson, « florissait », dit-on, dans la LXIXe Olympiade (504/3-501/0 av. J.-C.)1, c'est-à-dire juste au milieu du règne de Darius, et plusieurs traditions le mettent en rapport avec ce souverain2. Nous verrons que Parménide était placé dans la même Olympiade, quoique pour une autre raison. Il est plus important, toutefois, pour le but que nous nous proposons, de noter que tandis qu'Héraclite parle de Pythagore et de Xénophane au passé, il est à son tour l'objet d'une allusion de Parménide.
Ces références sont suffisantes pour marquer sa place dans l'histoire de la philosophie. Zeller soutient, il est vrai, qu'il ne peut avoir publié son œuvre qu'après 478, en se fondant sur le fait que l'expulsion de son ami Hermodore, à laquelle il fait allusion dans le fragment 114, ne peut avoir eu lieu avant l'écroulement de la domination perse. S'il en était ainsi, il serait difficile de comprendre comment Parménide pourrait avoir connu les doctrines d'Héraclite ; mais il n'y a assurément aucune difficulté à supposer que les Éphésiens aient banni un de leurs plus éminents citoyens à l'époque où ils payaient encore le tribut au Grand Roi. Les Perses n'enlevèrent jamais aux cités ioniennes leur autonomie interne, et les lettres apocryphes d'Héraclite montrent que, selon l'opinion reçue, Hermodore fut exilé au cours du règne de Darius3.
Sotion dit qu'Héraclite fut élève de Xénophane4, mais cela n'est pas probable, attendu que Xénophane parait avoir quitté pour toujours l’Ionie avant qu'Héraclite fût né. Il est plus vraisemblable qu'il ne fut l'élève de personne, mais il est clair, en même temps, qu'il était au courant de la cosmologie milésienne, et qu'il avait lu les poèmes de Xénophane. Il savait aussi quelque chose des théories enseignées par Pythagore (frg. 17).
De la vie d'Héraclite, en réalité, nous ne savons rien, sauf peut-être qu'il appartenait à l'ancienne maison royale, et qu'il résigna en faveur de son frère la dignité de roi attachée à son nom5. L'origine des autres renseignements relatifs à sa vie est tout à fait transparente6.
Nous ne connaissons pas le titre de l'œuvre d'Héraclite7 — si toutefois elle en avait un — et il n'est pas très facile de se faire une idée claire de son contenu. On nous dit qu'elle se divisait en trois discours : un traitant de l'univers, un de politique et un de théologie8. Il n'est pas probable que cette division soit due à Héraclite lui-même ; tout ce que nous pouvons inférer de cette indication, c'est que ce livre, de par sa nature, se divisait en ces trois parties quand les commentateurs stoïciens se mirent à en faire leurs éditions.
Je donne la traduction des fragments en suivant l'ordre établi par Bywater dans sa magistrale édition12.
Il est sage d'écouter, non pas moi, mais mon verbe, et de confesser que toutes choses sont Un. — R. P. 4013 ; D 50.
Quoique ce verbe14 soit toujours vrai, les hommes n'en sont pas moins aussi incapables de le comprendre quand ils l'entendent pour la première fois qu'avant de l'avoir entendu. Car, quoique toutes choses se passent conformément à ce verbe, il semble pourtant que les hommes n'en aient aucune expérience, quand ils font des essais, en paroles et en actions, tels que je les expose, divisant chaque chose suivant sa nature et montrant comment elle est en réalité. Mais les autres hommes ne savent pas ce qu'ils font quand ils sont éveillés, de même qu'ils oublient ce qu'ils font pendant leur sommeil. — R.P. 32 ; D 1.
Les fous, quand ils entendent, sont comme les sourds ; c'est d'eux que le proverbe témoigne qu'ils sont absents quand ils sont présents. — R. P. 31 a ; D 34.
Les yeux et les oreilles sont de mauvais témoins pour les hommes, s'ils ont des âmes qui ne comprennent pas leur langage. — R. P. 32 ; D 107.
La foule ne prend pas garde aux choses qu'elle rencontre, et elle ne les remarque pas quand on attire son attention sur elles, bien qu'elle s'imagine le faire. — D 17.
Ne sachant ni écouter ni parler. — D 19.
Si tu n'attends pas l'inattendu, tu ne le trouveras pas, car il est pénible et difficile à trouver15. — D 18.
Ceux qui cherchent de l'or remuent beaucoup de terre, et n'en trouvent que peu. — R. P. 44 b ; D 22.
L’ouvrage de référence ne fait pas mention de ce fragment.
La nature aime à se cacher. — R. P. 34 f ; D 123.
Le maître à qui appartient l'oracle des Delphes, ni n'exprime ni ne cache sa pensée, mais il la fait voir par un signe.— R P. 30 a ; D 93.
Et la Sibylle, qui, de ses lèvres délirantes, dit des choses sans joie, sans ornements et sans parfum, atteint par sa voix au-delà de mille années, grâce au Dieu qui est en elle. — R.P.30 a ; D 92.
Les choses qui peuvent être vues, entendues et apprises sont celles que j'estime le plus. — R. 42 ; D 55.
... apportant des témoignages indignes de confiance sur des points contestés. — DV 12 a 23.
Les yeux sont des témoins plus exacts que les oreilles16. — R.P. 42 c ; D 101 a.
Le fait d'apprendre beaucoup de choses n'instruit pas l'intelligence ; autrement il aurait instruit Hésiode et Pythagore, ainsi que Xénophane et Hécatée. — R. P. 31. D 40.
Pythagore, fils de Mnésarque, poussa les recherches plus loin que tous les autres hommes, et choisissant ces écrits, il revendiqua comme sa propre sagesse ce qui n'était qu'une connaissance de beaucoup de choses et un art de méchanceté17.— R.P. 31 a ; D 129.
De tous ceux dont j'ai entendu les discours, il n'en est pas un seul qui soit arrivé à comprendre que In sagesse est séparée de loin. — R.P. 32 b ; D 108.
La sagesse est une seule chose. Elle consiste à connaître la pensée par laquelle toutes choses sont dirigées par toutes choses. — R. P. 40 ; D 41.
Ce monde18, qui est le même pour tous, aucun des dieux ou des hommes ne l'a fait ; mais il a toujours été, il est et sera toujours un feu éternellement vivant, qui s'allume avec mesure et s'éteint avec mesure. — R. P. 4519 ; D 30.
Les transformations du feu sont, en tout premier lieu, mer ; et la moitié de la mer est terre, la moitié vent tourbillonnant. — R.P. 35 b ; D 31 a.
Toutes choses sont un échange pour du feu et le feu pour toutes choses, de même que les marchandises pour l'or et l'or pour les marchandises. — R. P. 35 ; D 90.
Elle devient mer liquide, et est mesurée avec la même mesure qu'avant de devenir terre20. — R. P. 39 ; D 31 b.
Le feu est manque et excès. — R. P. 36 a ; D 65.
Le feu vit (du verbe vivre) la mort de l'air21 et l'air vit la mort du feu ; l'eau vit la mort de la terre, la terre celle de l'eau. — R.P. 37 ; D 76.
Le feu, dans son progrès, jugera et condamnera toutes choses.— R.P. 30 a ; D 66.
Comment pourrait-on se cacher de ce qui ne se couche jamais ? — D 16.
C'est la foudre qui dirige le cours de toutes choses. — R.P. 35 b ; D 64.
Le soleil ne franchira pas ses mesures ; s'il le fait, les Érinyes, servantes de la Justice, le découvriront. —R.P. 39 ; D 94.
La limite de l'Orient et de l'Occident est l'Ourse ; et à l'opposé de l'Ourse est le domaine du brillant Zeus22. — D 120.
S'il n'y avait pas de soleil, il ferait nuit, quoi que pussent faire tous les autres astres23. — D 99.
Le soleil est chaque jour nouveau. — D 6.
L’ouvrage de référence ne fait pas mention de ce fragment.
... les saisons, qui apportent toutes choses. — D 100.
Hésiode est le maître de la plupart des hommes. Les hommes pensent qu'il savait beaucoup de choses, lui qui ne connaissait pas le jour ou la nuit. Ils ne font qu'un24. — R. P. 39 b ; D 57.
Dieu est jour et nuit, hiver et été, guerre et paix, surabondance et famine ; mais il prend des formes variées, tout de même que le feu, quand il est mélangé d'aromates, est nommé suivant le parfum de chacun d'eux. — R. P. 39 b ; D 67.
Si toutes choses devenaient fumée, les narines les distingueraient. — D 7.
Les âmes sentent dans l'Hadès. — R.P. 46 d ; D 98.
Les choses froides deviennent chaudes, et ce qui est chaud se refroidit ; ce qui est humide se sèche, et ce qui est desséché devient humide. — D 126.
Il se disperse et se rassemble ; il avance et se retire. — D 91.
Tu ne peux pas descendre deux fois dans les mêmes fleuves ; car de nouvelles eaux coulent toujours sur toi. — R. P. 33 ; D 12.
Homère avait tort de dire : « Puisse la discorde s'éteindre entre les dieux et les hommes ! » Il ne voyait pas qu'il priait pour la destruction de l'Univers ; car si sa prière était exaucée, toutes choses périraient… — R. P. 34 d ; DV 12 a 22.
La guerre est le père de toutes choses et le roi de toutes choses : de quelques-uns il a fait des dieux, de quelques-uns des hommes ; de quelques-uns des esclaves, de quelques-uns des libres. — R. P. 34 ; D 53.
Les hommes ne savent pas comment ce qui varie est d'accord avec soi. Il y a une harmonie de tensions opposées, comme celle de l'arc et de la lyre. — R. P. 34 ; D 51.
C'est l'opposé qui est bon pour nous. — D 8.
L'harmonie cachée vaut mieux que l'harmonie ouverte. — R. P. 34 ; D 54.
Ne conjecturons pas à tort et à travers sur les plus grandes choses. — D 47.
Les hommes qui aiment la sagesse doivent, en vérité, être au courant d'une foule de choses. — D 35.
Le sentier droit et le sentier courbe que suit le peigne du foulon est un et le même. — D 59.
Les ânes aiment mieux avoir de la paille que de l'or. — R. P. 31 a ; D 9.
Les bœufs sont heureux quand ils trouvent à manger des vesces amères25. — R. P. 48 b ; D 51 a.
L'eau de la mer est la plus pure et la plus impure. Les poissons peuvent la boire et elle leur est salutaire ; elle est imbuvable et funeste aux hommes. — R. P. 47 c ; D 61.
Les porcs se baignent dans la fange, et les oiseaux de basse-cour dans la poussière. — D 37.
... trouver ses délices dans la fange. — D 13.
Toute hôte est poussée au pâturage par des coups26. — D 11.
Identique au n° 45. — D 89.
Bien et mal sont tout un. R. P. 47 c ; — D 58.
Les médecins qui coupent, brillent, percent et torturent les malades demandent pour cela un salaire qu'ils ne méritent pas de recevoir. R. P. 47 c ; — D. 58.
Les couples sont des choses entières et des choses non entières, ce qui est réuni et ce qui est désuni, l'harmonieux et le discordant. L'Un est composé de toutes choses, et toutes choses sortent de l'Un27. — D 10.
Les hommes n'auraient pas connu le nom de la Justice si ces choses n'étaient pas28. — D 23.
Pour Dieu, toutes choses sont justes, et bonnes et droites, mais les hommes tiennent certaines choses pour mauvaises et certaines pour droites. — R. P. 45 ; D 102.
Nous devons savoir que la guerre est commune à tous, et que la lutte est justice, et que toutes choses naissent et périssent (?) par la lutte. — D 80.
Toutes les choses que nous voyons étant éveillés sont mort, de même que toutes celles que nous voyons étant assoupis sont sommeil29. — R. P. 42 c ; D 21.
Le sage est un, seulement. Il ne veut pas et veut être appelé du nom de Zeus. — R. P. 40 ; D 32.
L'arc est appelé vie, mais son œuvre est mort. — R. P. 49 a ; D 38.
Les mortels sont immortels et les immortels sont mortels, l'un vivant la mort de l'autre et mourant la vie de l'autre. — R. P. 46 ; D 62.
Car c'est la mort pour les âmes que de devenir eau, et mort pour l'eau que de devenir terre. Mais l'eau vient de la terre, et de l'eau l'âme. — R. P. 38 ; D. 36.
Le chemin en haut et le chemin en bas sont un et le même. — R. P. 36 d ; D 60.
Dans la circonférence d'un cercle, le commencement et la fin se confondent. — D 103.
Tu ne trouveras pas les limites de l'âme, quelle que soit la direction dans laquelle tu voyages, si profonde en est la mesure. — R. P. 41 d ; D 115.
C'est plaisir pour les âmes de devenir humides. — R. P. 46 c ; D. 77.
Quand un homme est ivre, il est conduit par un jeune garçon sans barbe ; il trébuche, ne sachant où il marche, parce que son âme est humide. — R. P. 42 ; D 117.
L'âme sèche est la plus sage et la meilleure30. — R. P. 42 ; D 118.
L'homme est allumé et éteint comme une lumière pendant la nuit. — D 26.
Et c'est la même chose en nous, ce qui est vivant et ce qui est mort, ce qui est éveillé et ce qui dort, ce qui est jeune et ce qui est vieux ; les premiers sont changés de place et deviennent les derniers, et les derniers, à leur tour, sont changés de place et deviennent les premiers. — R. P. 47 ; D 88.
Le temps est un enfant jouant aux dames ; la puissance royale est celle d'un enfant. — R. P. 40 a ; D 52.
Je me suis cherché moi-même. — R. P. 48 ; D 101.
Nous descendons et ne descendons pas dans les mêmes fleuves ; nous sommes et ne sommes pas. R. P. 33 a ; — D 12.
C'est une fatigue de travailler pour les mêmes maîtres et d'être gouverné par eux. — D 89 b.
Il se repose par le changement. — D 89 a.
Même la bière se décompose si elle n'est pas remuée. — D 125.
Il vaut mieux jeter des cadavres que du fumier. D 96.
Quand ils naissent, ils désirent vivre et subir leur destinée — ou plutôt jouir du repos — et ils laissent après eux des enfants pour qu'ils subissent à leur tour leur destinée. — D 20.
Un homme peut être grand-père à trente ans. — DV 12 A 19.
Ceux qui dorment sont des compagnons de travail... — D 75.
La pensée est commune à tous. — D 113.
Ceux qui parlent avec intelligence doivent tenir ferme à ce qui est commun à tous, de même qu'une cité tient ferme à sa loi, et même plus fortement. Car toutes les lois humaines sont nourries par la seule loi divine. Elle prévaut autant qu'elle le veut, et suffit à toutes choses, sans même s'épuiser. — R. P. 43 ; D 119.
Ainsi nous devons suivre le commun31, et cependant la plupart vivent comme s'ils avaient une sagesse à eux. — R. P. 44 ; D 2.
