Interdiction d'être - Katy Card - E-Book

Interdiction d'être E-Book

Katy Card

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« Chaque blessure laisse une cicatrice Et chaque cicatrice raconte une histoire, Une histoire qui dit j’ai survécu. » « Aujourd’hui, j’ai décidé d’écrire mon histoire afin de convaincre les femmes victimes de violences psychologiques de briser le silence et fuir leur partenaire. Si la loi du 9 juillet 2010 ,’est pas encore très appliquée, c’est parce qu’il est difficile pour une femme de prouver qu’il ne s’agit pas seulement de violences conjugales quotidiennes mais que cela est pire. L’homme charmeur que vous rencontrez n’est peut-être pas celui que vous croyez. Il recherche des personnes en situation de détresse, Il les attire, leur fait maintes promesses... Durant cette période, la femme qui est persuadée d’une belle vie, fait tout dans la maison, se met au petit soin pour lui. Lui, se montre serviable et agréable quand il y a des invités afin de ne laisser aucun doute quant à la réalité de son personnage. Dès qu’elle se retrouve seule avec lui, il est tout autre. Il l’humilie, la rabaisse, la dénigre au plus bas de son âme, lui ment, l’isole, tente de l’interner. Dès lors, il cherche son point faible et s’en sert pour se défendre. Ce peut-être la jalousie pour certaines, le physique pour l’autre, ou encore l’accuser de folie, de trahison… J’ai voulu montrer par mon histoire combien il est dangereux de vivre avec un manipulateur pervers narcissique. Comment cela peut détruire et ruiner une vie ! Comment je me suis laissée prendre dans un piège infernal comme d’autres avant moi sont passées ! Se préparer à fuir, mais avant tout chercher des preuves, car le manipulateur agit en privé. Après l’isolement total, vous êtes totalement piégée, détruite. Vous ne comprenez pas pourquoi vos amies, vos connaissances, ne vous parlent plus. J’ai voulu aussi montrer comment il a manipulé les gendarmes. Comment ceux-ci m’ont agressée verbalement ! … Quelle aide existe réellement pour les femmes ? Je parle des femmes ici parce que c’est mon histoire ! Mais j’ai eu une petite pensée pour certains hommes qui subissent la même chose. Cela existe aussi ! J’en ai rencontré… Les personnes qui portent plainte n’ont jamais gain de cause. Elles sont encore très souvent culpabilisées par les gendarmes… Dans ces mêmes violences psychologiques, plusieurs lois ne sont plus appliquées, je nommerais entre autre, la loi pour les violences conjugales, le vol puisqu’ils gardent tout pour eux, l’atteinte à la vie privée… Et les enfants dans tout cela ?

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Seitenzahl: 271

Veröffentlichungsjahr: 2015

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Des mots... Des brimades...

Des humiliations...

Le dénigrement...

La dévalorisation...

Agressions verbales et physiques...

Punitions...

Isolement...

Séquestration...

Tentative d’internement...

Peuvent détruire une personne !

Un jour la larme dit au sourire :

“Je t’envie parce que toi, tu es toujours heureux”

Le sourire lui répond :

“Détrompe-toi, tu sais, bien souvent,

je n’existe que pour mieux cacher ta douleur”.

Anonyme

Vos messages ou vos témoignages sont bienvenues.

[email protected]

Katy Card

Merci à mes enfants,

Merci à Murielle,

Pour leur présence, leur soutien et l’hébergement.

Merci à Agnès, Catherine et Michel,

pour leur présence

et leur soutien dans ces moments difficiles...

Merci à toi Ludovic, pour ton écoute et ton soutien

psychologique durant mes années de souffrance.

Merci aussi à toi Julien, pour ton écoute

et ton soutien psychologique dans mes moments de solitude.

Merci à toi Colette, pour l’aide apportée à la correction de mon ouvrage.

Katy

On te déçoit, on te ment, on te fait du mal,

et puis on dit que c’est toi qui as changé…

Anonyme

Souvent, les gens qui critiquent sont les mêmes

qui ne connaissent pas le prix que tu as payé

pour être là où tu es aujourd’hui.

Anonyme

Lever le silence C’est d’abord lever la souffrance.

Katy Card

Je suis née à Dole (Jura). J’avais neuf ans quand mon père se fit embaucher dans une grande entreprise de la région. Dès lors, nous avons emménagé à Tavaux, village où était localisée cette entreprise.

Je ne parlerai pas ici de mes souvenirs d’enfance. Ma vie, elle, a été banale, une sœur, un papa ouvrier, une maman au foyer.

Les lanières du martinet laissaient régulièrement des traces sur tout mon corps. Ma mère en prenait-elle un malin plaisir ?

Mon père ne m’avait frappée qu’une seule fois, moi seule savait pourquoi. Quand il nous a quittés, suite à un cancer, je n’avais que dix-huit ans. Je devais fuir ma mère. Je suis partie avec le premier homme qui s’attachait à moi. Je me suis mariée, j’ai eu quatre enfants.

Durant trente années, j’ai subi des violences conjugales. J’ai quitté la maison familiale lorsque mes enfants sont partis vivre leur vie ailleurs, mais bien trop tard, avec la mâchoire fracturée.

J’avais alors à l’époque de mon divorce, commencé à noter l’histoire des violences subies : ma vie, trente années de calvaire. En réfléchissant, je me suis demandée pourquoi j’écrivais ce livre. J’allais alors me faire souffrir. J’allais également infliger cette souffrance à mes enfants. Leur faire revivre tout cela, mais aussi leur apprendre ce qu’ils ne connaissaient pas. Soit je disais tout, soit je me taisais. J’ai choisi de me taire. J’ai repris ce livre quelques années plus tard, pour moi, uniquement pour moi.

La plume ne s’arrêtait pas d’écrire tellement j’avais de choses à raconter : Ma vie.

Puis j’ai rencontré cet homme, charmeur, séducteur, posé, calme, un air intelligent… Nous sommes tombés follement amoureux. Cela a duré quelques mois, une année, une deuxième peut-être, puis une troisième moins heureuse, suivis d’autres années d’humiliations, de dénigrement, de trahison, mensonges, esclavage, séquestration, tentatives d’internement… juste la période qu’il fallait pour mieux me connaître et pouvoir m’intégrer sous son emprise totale.

Pour quelle raison ?

Cet homme n’octroyait seulement quelques années à une même femme. Vengeance de son passé ? Dès qu’il en avait trouvé une autre, il quittait la précédente. J’avais cru comme les autres à ses belles promesses.

Son principe, délester les femmes et les éjecter. Trouver des femmes seules ou en détresse, proies faciles de la vie, vulnérables. Les humilier, les dénigrer, les rabaisser… Il dira que l’une était grosse, l’autre jalouse, l’autre une vie de chamane qui ne lui convenait pas, une avait un nez affreux, et moi ? Moi ? Il m’avait plaquardé sur le front une étiquette : jalousie. Le chat qui appartenait à son ex était encore dans la maison... Cette ex qui revenait régulièrement chercher des affaires tous les jeudis alors que, m’avait-il dit, jamais aucune femme ne s’était installée chez lui, les draps changés tous les huit jours, la petite culotte trouvée à côté du lave-linge et qui ne faisait pas partie de mon dressing... Ceci laissait pressentir encore la présence de Micheline dans la maison. Une autre de ses ex était régulièrement autour de nous... Je refusais un ménage à trois. Celle-ci avait la clef d’un petit chalet qu’il possédait. Elle y allait fréquemment. Les SMS qu’il recevait pour le prévenir de sa présence “La brigade arrive”, les cartes qu’elle lui envoyait “tendresse”, “ton rayon de soleil”, me brisaient le cœur. J’étais malheureuse. J’aimerais bien savoir aujourd’hui quelle femme parmi toutes celles qui m’ont tourné les talons, aurait accepté cela. Cela me faisait mal, mal dans ma tête et dans mon corps. Feignait-il de croire en ma peine si douloureuse était-elle ?

Il disait que je me faisais du mal toute seule. Il aurait été plus simple de le laisser aller seul retrouver ses amies, ou encore les inviter à notre table. Je suis seule coupable de mon mal-être, c’est du moins ce qu’il disait pour me culpabiliser.

Libre, il voulait être. Qu’une femme entretienne la maison, la cuisine et attende son retour, voilà ce qu’il voulait. Quand je lui demandais ce que je ferais en l’attendant ? “Il y a du ménage, couper des branches, tondre et puis tu n’as qu’à lire… Mais surtout ! Ne lis pas n’importe quoi ! C’est moi qui choisirai les livres pour toi”. Il m’avait interdit la lecture des livres qui me passionnaient, les émissions télévisées que j’avais plaisir à écouter ou regarder des heures durant... Tout était une excuse pour me détourner de mes plaisirs... Petit à petit, il m’a isolée de ma famille, de mes amis. Je ne pouvais plus téléphoner ni recevoir des appels. C’était lui qui relevait les e-mails de nos amis. J’étais isolée de toute communication avec l’extérieur.

Je refusais cette façon de vivre. Je ne connaissais pas ses amis. Lui participait à mes soirées. En aucun cas, je n’aurais pu aller seule…

Et mon permis de séjour ou de travail à Giez ? Il me l’avait promis depuis les premiers jours…

“Je m’en occupe de ton permis de séjour et de travail ? C’est long”, me disait-il. Et alors que je cherchais à connaître les démarches effectuées pour l’obtention de ces papiers, il me dira :

“Comment veux-tu faire confiance aux autres ? Tu n’arrives déjà pas à avoir confiance en toi !”

J’ai entendu cette phrase des dizaines de fois en sept années de vie commune...

J’ai attendu…

Je n’ai jamais eu ni permis de séjour, ni permis de travail.

Table des matières

Remerciements

Bibliographie

Introduction

Mon histoire

Le pervers narcissique

Fin de ma 1

ère

histoire

Début de ma 2

e

histoire

Reconnaître le pervers narcissique

L’emprise : 7 années avec un pervers

Lettre à Dario

Message aux Forces de l’Ordre

Message aux Victimes de Violences Psychologiques

Message à mes amis des groupes sociaux

Message aux Ministres des Droits de la Femme et de la Justice

Introduction

Il existe un moment dans notre existence où nous avons besoin de prendre du temps pour réfléchir à ce que nous avons fait de notre vie. Rechercher le meilleur, mettre de côté le moins bon, voire même l’oublier.

Mais il existe aussi un moment où nous, femmes sommes capables de tout plaquer pour vivre le grand amour... Un coup de foudre ! Partir avec un inconnu !...

Vous qui sortez d’un enfer, ou encore d’un abandon, ou encore d’un problème quelconque... Vous, qui travaillez, ou non... Vous, qui êtes seule, ou non...

Vous avez désormais envie de vivre sereinement... Votre travail, vos amies, vos passions, sont les instants présents désormais de votre vie.

Vous souhaitez laisser votre passé derrière vous ! Vous n’avez qu’une idée en tête : vous en sortir !

Il arrive. Et là, vous craquez ! Charmeur et il le sait, séducteur, envieux, posé, un air intelligent... Il vous regarde. Il s’approche de vous. Il vous sourit ! Il vous choisit, vous ! D’abord, vous ne comprenez pas trop pourquoi, Vous... ! Cet homme que toutes vos amies, vos collègues vous envient. Il est bien renseigné. Il sait que vous travaillez. Il sait que vous sortez d’un véritable enfer. Il sait que tout lui sera permis sur vous car vous avez peur de l’abandon... Vous êtes une proie facile. Ça vous ne le savez pas encore ! Vous tombez follement amoureuse et vous n’appréhendez rien d’autre.

Et c’est là qu’il vous le dit. Vous êtes sa fierté ! Vous êtes belle. Vous êtes souriante. Vous êtes passionnée. Vous êtes son petit rayon de soleil. Amoureuse, vous avez de l’humour. Lui ne danse pas, mais il vous regarde danser. Lui ne blague pas, mais il vous écoute blaguer. Son regard ne se détourne pas. Il vous promet monts et merveilles, fidélité, partage, voyages... et surtout… Il vous aime tellement ! Il voudrait que vous soyez la dernière dans sa vie ?

Vous y croyez très fort car vous êtes très amoureuse. Vous êtes persuadée que c’est réciproque, mais si vous vous creusiez un peu la tête à ce moment là, posez-vous certaines questions ? Il ne s’agit pas de vous culpabiliser, juste vous faire réfléchir. Toutes ses ex avant vous, savaient-elles qu’il les larguerait ? Ne pensait-il pas refaire sa vie avec ? Ne leur avait-il pas fait la même promesse ?

Vous avez envie de rompre avec ce passé si terrifiant, alors vous le suivez. Une nouvelle vie s’ouvre à vous. Et vous le pensez vraiment !

Au début il fait tout pour que vous vous sentiez à l’aise, vous donne envie de raconter autour de vous que vous êtes bien ; que les gens pensent que vous êtes bien.

Il vous fait croire à une belle vie, des voyages. Il préparera votre retraite, changera même son véhicule contre un autre pour vous faire plaisir. Il ira même jusqu’à vous promettre l’usufruit de la maison. Il le dira même devant vos amis, vos connaissances... pour faire croire que vous êtes une “reine”. Tous vous envieront et seront ravis pour vous.

Mais rien ne se passera comme ça.

Il n’y aura jamais de voyages, jamais de partage, jamais de véhicule, jamais d’assurance retraite, jamais rien de toutes les belles promesses. Vous descendrez le plus bas possible... Ses projets à lui sont de vous détruire. Il n’a certes pas précisé quels étaient ses réels projets...

Vous entrez dans sa vie...

Petit à petit, vous remarquez que cet homme est différent. Il vous humilie sans cesse. Il vous dénigre sans cesse. Tout ce que vous entreprenez est nul. Il vous compare toujours à ses ex. Vous vous rendez vite compte alors que toutes ces mesquineries font de vous un objet. Il a une double face. Lui n’existe que pour lui. Il faut surtout le regarder, l’adorer, le choyer, le plaindre… Il commence tout doucement votre destruction. Quand vous aurez découvert sa double personnalité alors il vous fera vivre un enfer.

J’ai subi tout cela… Aussi les mensonges, le chantage, les humiliations, la séquestration, l’isolement, les punitions, les interdictions, les tentatives d’internement en hôpital psychiatrique, les coups…

Fini de voir les amis, les amies, les copains, les copines, les connaissances… Il sait que je parle de notre relation… qui n’est déjà plus la même qu’au début… Il intervient… Il ment… On ne me croit pas. Ce ne peut être lui, c’est impossible. Moi aussi, je m’étais longuement penchée sur cette impossibilité jusqu’à même aller voir psychiatres, thérapeutes… Chaque fois, il me faisait changer… Il aurait tant voulu que j’aille vers celui ou celle qu’il connaissait et qui l’écouterait… Les quelques amis qui m’adressaient encore la parole me disaient qu’il parlait de mon comportement. Quel comportement ?

Tout lui est permis,. Je suis sa chose. Il fait de moi ce qu’il veut. Dès lors, je suis une proie facile. Personne ne me comprend. Je ne suis plus la même. Je change. Et puisque je change, je suis la coupable assurément.

Lorsque vous tentez de donner votre version, personne ne vous soutient. Il est trop tard. Il a déjà manipulé tout le monde par son “bon côté charmeur et toujours manipulateur”.

A partir de là, vous devenez aux yeux de tous la méchante parce que vous voulez le dénigrer à votre tour. Lui, ce n’est pas possible, il a l’air si gentil, charmant, charmeur, il parle bien...

Vous n’avez plus rien... Il vous prend tout ce qu’il vous reste jusqu’à votre âme... Il vous détruit... Vous êtes seule. Vous n’avez plus de travail ! Qui voudrait bien d’une pauvre fille qui n’a plus rien alors que lui a tout maintenant ? A chaque fille qu’il s’octroie il se fait un plaisir de la voir souffrir.

Dès le départ de la relation, il vous lance des petits brimades telles que “tu ne sais pas faire ça” ou “tu le fais mal”, “ça n’était pas là” ou encore “Mais non tu ne sais pas faire, ce n’est pas du tout ça” ou encore “ma mère faisait comme ça, pas comme tu fais toi ?” ou encore “tu ne comprends vraiment rien” ou encore “Ce n’était pas rangé là”. Puis ce sera “Tu es nulle, tu ne sais rien faire”, ou encore “J’espère que tu ne seras pas aussi grosse que ta mère en vieillissant”… “Tu as vu à quoi tu ressembles...”

Vous vous rendez vite compte que toutes ces petites mesquineries, du matin au soir, parfois même très tard dans la nuit, font de vous un objet et que l’homme avec qui vous vivez a une face cachée.

Quand vous l’avez découvert, alors quittez-le tout de suite car il vous fera vivre un véritable enfer ! Cela peut aller jusqu’à des humiliations plus profondes, dénigrement, punitions, tromperies, duperies, séquestration, coups et isolement.

Vous ne pourrez plus voir personne... Adieu les passions ! Bonjour les punitions ! Il VOUS INTERDIRA D’ETRE VOUS ! Il ne pensera qu’à lui et qu’à lui seul. Vous n’existez pas ! REGARDE-MOI COMME TU ES MAGNIFIQUE !

Si vous venez à parler pour vous protéger, alors il intervient pour changer la discussion. Tout ce que vous voulez entreprendre est nul ! Il vous compare à ses ex. Vous devenez une marionnette, la marionnette de son ombre. Il commence petit à petit votre destruction.

J’ai supporté tout ça mais j’ai attendu trop longtemps.

Si vous n’agissez pas très vite, vous n’aurez pas gain de cause puisque, très malin, il le fait très discrètement, jamais devant d’autres personnes, uniquement lui et vous.

Je le répète encore et je ne le répèterai jamais assez. Tout lui est permis. Vous êtes sa chose. Maintenant, il se prépare à votre destruction totale avant d’en choisir une autre...

Car vous ne serez ni la première, ni la dernière...

Dès lors, vous n’êtes plus la même. Vous vivez dans la méfiance. Vous n’avez plus confiance. Dans ses paroles, vous tentez de dénicher le vrai du faux. Vous ne savez plus où vous en êtes. Vous changez votre comportement. Vous réfléchissez à votre fuite. Il vous a déjà depuis si longtemps sous son emprise. Si vous lui faites du chantage, il pourra même jusqu’à manipuler la police et vous faire interner dans un hôpital psychiatrique. Rassurez-vous, les psychiatres ne sont pas dupes et heureusement pour moi ! Je n’y suis pas restée.

Jusque là tout a marché pour lui, alors pourquoi ne pas recommencer ailleurs. Croyez-moi, il est fort, très fort !

Il vous culpabilisera. On commencera à vous tourner le dos. Pour les autres, si vous changez, c’est parce que vous serez la méchante. A aucun moment, les autres ne se tourneront près de vous. Leur choix est fait.

Bien que l’on parle d’agressivité dans notre Société d’aujourd’hui, ce sont eux qui se mettent du côté des personnes toxiques. Quand on parle à la télévision d’une agression dans le métro, que personne n’a bougé, combien de personnes minaudent de l’autre côté de l’écran “Les salauds, les gens sont des monstres, ils n’ont même pas réagi”.

Alors je me mets en colère quand je vois ces mêmes personnes se tourner vers un coupable, parce que ce dernier joue de son charme... Moi, personne n’a écouté ma version. Le beau parleur a sa place, la même qu’il a su garder durant mes sept années de cauchemar.

Chaque blessure laisse une cicatrice

et chaque cicatrice raconte une histoire,

une histoire qui dit “J’ai survécu !”.

I

Pourquoi ai-je choisi de raconter une partie de mon histoire avec un manipulateur pervers ?

J’ai vécu sept années avec cette personne ayant cette personnalité sans savoir que cela existait !

Il était Suisse. Mon appartement se trouvant en France, je ne comprenais pas pourquoi il ne voulait pas que je m’installe définitivement chez lui. Je compris plus tard que c’était pour “profiter” de moi et me détruire.

La souffrance des dernières années avec lui, a été si terrible qu’il m’était même arrivée de penser au suicide. Me retrouver à la rue et être isolée de tous ceux que je considérais comme des amis a été une période les plus atroces de ma vie. Les personnes que je connaissais me fuyaient et je ne comprenais pas pourquoi. Pour les autres, les anonymes, je n’arrivais plus à les regarder en face. Chaque personne dont le regard se posait sur moi devenait une personne soupçonneuse de connaître mon pervers... Je n’avais plus du tout confiance en moi et aux autres.

Une amie, un jour à qui je racontais ma détresse, m’incita à regarder le terme de “pervers narcissique” sur internet. J’ai lu cet article et j’ai compris que l’homme à côté duquel je passais tout mon temps, avait cette pathologie. Après avoir discuté avec un thérapeute que je consultais pourtant depuis quatre années, celui-ci également m’a incitée à regarder ce terme... Aussi un psychiatre... une juriste...

Et là, ne me sentant plus coupable du tout, j’ai décidé de relever la tête et bouger. J’ai acheté des livres. Je me suis inscrite sur des groupes sociaux. J’ai échangé sur les forums avec des femmes, mais aussi quelques hommes, manipulés eux aussi.

J’ai rencontré certaines ex de mon PN (Pervers narcissiques. J’ai compris... que rien ne venait de moi. Je n’avais pas le droit de disparaître. Ç’aurait été lui donner raison. Ç’aurait été une injustice pour moi mais aussi pour toutes ces femmes... qui sont malheureuses.

Toutes les personnes, à qui je tentais d’expliquer mon désarroi, m’ont abandonnée. Je n’ai trouvé personne pour me comprendre. J’étais négative, cette réflexion est arrivée à mes oreilles beaucoup plus tard. J’ai été surprise de voir s’éloigner de moi, des personnes que je croyais réfléchies, sensées. Il a désormais tout le monde sous son emprise. Mensonge et manipulation ! Peut-être pense-t’il lui même que ce sont ses qualités ! Je vous laisse méditer là-dessus !

Je suis devenue la méchante aux yeux de nos connaissances. Que peut-il raconter pour que les personnes ne souhaitent plus me voir ? Pourquoi se sentent-elles obligées de prendre parti ? Juste avant mon départ, j’avais prévenu des amis, ceux-ci disaient qu’ils ne me laisseraient pas, que nous pourrions nous voir... et puis, le manipulateur passé, plus rien... ! Tous ont soudain la bouche cousue ou encore envoient des messages pas très agréables à lire, ceci juste par des “on-dit“.

J’ai contacté de nouveau certains membres de ma famille, mes amis, mes amies, mes connaissances... Trop tard ! Le manipulateur avait déjà fait main prise sur eux. Je suis devenue une sorcière aux yeux de tous. Je suis complètement anéantie.

Il racontait autour de nous qu’il ne m’abandonnerait jamais... Ceci était pour mieux se préparer à ma destruction totale. Il m’a tout pris. Il a vendu mes meubles. Il a fait croire à un permis de séjour. Il m’interdisait d’aller danser. Il m’interdisait de choisir les repas. Il m’interdisait de lire ce que je voulais. Il m’interdisait de regarder les émissions que jusqu’ici j’aimais suivre. Il m’interdisait d’aller courir. Il m’interdisait de connaître ses amis. Il ne voulait pas que je parle à des gens de son voisinage. Il m’interdisait de retourner à Dole chercher mon courrier pour ne plus voir mes amies, au féminin mais aussi au masculin. Il pensait que j’avais une relation avec un de mes meilleurs amis. Il doutait que je retourne voir mon ex-mari. Il ne voulait pas que je travaille. Il m’obligeait à entretenir son chalet, sa maison. Il m’a humiliée avec ses amis, ses amies. Il m’a trahie. Il me punissait comme une petite fille. Il me séquestrait. Il me signait des autorisations pour prendre la voiture. Parfois il m’était même l’alarme la nuit pour être certaine que je ne parte pas le soir. Je ne devais pas répondre au téléphone. Il gérait même les appels qui pouvaient venir de mes amis. Si nous rencontrions de nouvelles personnes, il m’était interdit de prendre les téléphones et les adresses e-mails. L’excuse ? “Je perdais” tout disait-il devant ces gens. Il a tenté de m’interner plusieurs fois en manipulant également la police. Cela s’est terminé par des coups. Quand il allait trop loin dans ses gestes, il appelait les forces de l’ordre. Il leur signalait que je l’agressais. Par deux fois, suite à de grossiers mensonges, il a réussi à m’envoyer dans un hôpital psychiatrique. Je n’y suis pas restée car les psychiatres ne le jugeaient pas nécessaire... et il en était désespéré. En octobre dernier, ai-je subi un empoisonnement ? A-t-il été renouvelé en février et mars derniers ? Je ne le saurai, certes jamais. Pourtant le doute restera à jamais dans mon esprit. Pourquoi ? Vous le découvrirez dans ce livre.

J’ai choisi de raconter mon histoire. Je garderai mon nom, mais je changerai les autres prénoms. Si certaines personnes acceptent de lire mon ouvrage pour comprendre, alors ils se reconnaîtront ou encore ils feront semblant de ne pas voir, ou encore ils ne le liront pas jusqu’au bout. Qu’importe ! Ceux qui ne voudront pas lire jusqu’au bout seront ceux qui auront peur de connaître la vérité, la vraie face cachée de l’homme qui m’a détruite et qu’ils estiment.

Je veux par cet ouvrage, raconter comment un manipulateur peut détruire une personne. Comment un manipulateur peut se faire passer pour le bon samaritain aux yeux des autres qui, comme moi, sont eux-mêmes manipulés.

Cet homme a vécu plusieurs années avec plusieurs femmes. Il les a humiliées autant les unes que les autres... Sans coeur. Sans remords. Se faisant passer pour la victime... Allant même jusqu’à m’accuser de “l’avoir castré des femmes”, il est détruit, et par ma faute, il ne pourra jamais se remettre avec quelqu’un. Or, seulement quelques jours après notre séparation, j’apprenais, par des connaissances, qu’il était déjà avec une femme. Et il se vantait déjà. Elle venait à peine de perdre son mari. Elle va bénéficier de la pension de réversion de son mari. Elle va toucher une assurance-vie… Elle a une maison. Il parle déjà de mettre tous ses meubles chez elle pour louer sa maison en Suisse.

Je suis certaine qu’elle n’était pas au courant de sa précipitation à vouloir mettre ses meubles chez elle. Il sait qu’il a tout ce qu’il veut. C’est lui qui décide tout. Nouvelle victime ?

Elle venait tout juste de perdre son mari ! Tout comme moi, il choisit une femme en détresse. Cette femme que nous avions connue ensemble, trois ans auparavant alors qu’elle était accompagnée de son mari. A cette époque, il la trouvait immature, déjà très marquée par les traits de l’âge et il m’avait dit “Tu imagines, si j’étais avec une femme comme ça, elle fait plus vieille que moi !”. Il ne faut surtout pas être mieux que lui… Pourtant il avait pris leur adresse mail et leur numéro de téléphone. A peine huit jours après le décès de son mari et juste au moment de notre séparation, ils partaient en vacances. Etaient-ils déjà ensemble ?

J’appris plus tard...

Ce que j’appris plus tard, me laissera un froid glacial dans le dos...

Je ne peux m’empêcher de penser à cette terrible soirée, au cours de laquelle aujourd’hui, je pense avoir été empoisonnée...

La suite, vous le lirez dans MON HISTOIRE, celle d’une femme vivant sous l’emprise d’un pervers narcissique.

Le manipulateur pervers narcissique

ELLE est la victime et LUI, le manipulateur pervers* :

ELLE est pleine de vie… mais souvent un manque de confiance en soi.

IL la repère, l’approche et la séduit.

ELLE pense avoir rencontré l’homme idéal. Elle lui apporte toute sa confiance et le suit.

Il attend qu’elle soit bien dans sa relation et la rabaisse, l’humilie, la dévalorise... progressivement.

IL tente de la déstabiliser en alternant les attaques et les marques de gentillesse.

ELLE perd progressivement tous ses repères. Elle ne sait plus où elle en est, ni ce qu’elle est.

IL renforce sa domination en jouant le rôle de victime. Il rejette toujours la faute sur elle pour la culpabiliser.

IL la traite comme un objet, ne s’apitoie jamais sur le mal qu’il fait, n’a jamais aucun remords.

ELLE s’affaiblit, et finit par perdre toute estime de soi.

IL continue à jouer en public le rôle du bon gars, celui qu’on apprécie pour sa discrétion, sa gentillesse et sa serviabilité.

Les trois clés de la manipulation perverse ? Le doute, la peur et la culpabilité.

Je l’appellerai Dario*. Lui se reconnaîtra. Certains d’entre vous aussi. Vous penserez ce que vous voudrez. Ce livre, il fallait que je le fasse, pour ma thérapie, pour moi, pour mon honneur, pour montrer aux personnes jugeant sur des on-dit et non sur des faits réels. Je me souviens d’une amie pour ne pas dire qu’elle ne me croyait pas, parlait d’imaginaire. Je disais des choses imaginaires car Dario ne pouvait pas être celui que je disais être. Un terme de mon PN. (J’écrirai PN pour ne pas répéter Pervers Narcissique. Il était passé par là. Mon amie me mentait. Pourquoi une amie ment-elle ? Depuis, elle aussi, a décidé ne plus être mon amie. Et même si je lui ai écrit par la suite, même si je lui ai téléphoné... Le charme du pervers a séduit, séduit et séduira encore...

NON je ne suis pas celle qu’il dit que je suis.

NON, je ne suis pas la méchante comme il le dit.

NON, je ne parle pas d’imaginaire.

NON, je ne suis pas menteuse.

NON, je ne suis pas folle.

NON, je ne suis pas jalouse maladive. Le harcèlement d’une ex entre nous, fait-il rééellement partie d’une jalousie maladive ?

NON, je ne suis pas celle qu’on juge mal.

NON, je suis MOI. Tout simplement MOI.

Et aujourd’hui, j’ai mal.

J’ai découvert que Dario me mentait et ce, depuis notre rencontre, ce que j’étais loin de me douter. Dario aimait les femmes et savait les charmer. Sa fille me l’avait même confirmé. A chaque femme que nous rencontrions, il faisait des compliments, un peu trop intimes parfois. Il les prenait en photo de face et de profil. Ces images, il en possédait une collection. Un jour, alors que je l’avais surpris à regarder toutes ces femmes sur son écran, je lui demandai ce qu’il faisait. Il ferma la fenêtre sur le bas de son écran, en ouvrit une autre qu’il me montra en tentant de m’embrouiller dans des explications auxquelles je ne comprenais rien, pour confirmer son travail. Il me prenait pour une idiote. Il me traita de malade et décida d’y mettre sur le dos de la jalousie, c’est tellement plus facile. Ou encore c’est lui qui a la maladie d’Alzeimer (c’est lui qui dit cela), voulant dire qu’il ne se rappelle pas de cette fenêtre ouverte.

Notre relation amoureuse a débuté, lors de la concentration de notre Club de moto à Montbarrey en mai 2007. J’étais en situation de divorce suite à des violences conjugales, et Dario tombait à pic. Nous nous plaisions. Nous nous étions rencontrés l’année précédente alors que j’étais encore en couple, en tout bien tout honneur.

Là il venait seul et j’étais seule. Nous nous sommes rapprochés. Le week-end suivant, il m’invitait chez lui trois jours pour la Pentecôte. Je le trouvais charmeur et charmant. Nous avons fait de la moto. Nous nous sommes revus tous les week-ends. Je travaillais à Besançon, j’habitais Dole et je venais en Suisse le week-end. Tout était parfait.

Lui voulait que je quitte mon travail. Je ne voulais pas. J’avais peur de la vie, être échaudée une nouvelle fois ! Puis il y eut ce jour en 2009, où des licenciements étaient annoncés dans l’établissement. On proposait des primes pour les volontaires, puis une autre prime pour ceux désirant monter une entreprise. Dario m’a encouragée dans ce sens. Nous étions fous amoureux comme des adolescents.

Il avait promis de me donner du travail pour ma nouvelle entreprise qui devait être crée en France. J’ai donc gardé mon logement à Dole et je suis venue habiter à Giez en Suisse dans sa maison. J’ai fait des travaux de secrétariat pour sa Société, des travaux d’élagage pour lui ; je n’ai jamais été payée. J’ai fait des mailings pour des installateurs chauffagistes. Il avait également promis, si je faisais des ventes, de facturer pour moi en nom propre. Je devais mettre son adresse mail pour la réponse. Je n’ai jamais su s’il avait vendu du chauffage avec mes mailings.. Je n’ai jamais su si cela l’avait aidé ou non.

J’étais pourtant très amoureuse et désireuse d’avoir une vie saine et heureuse. Malgré cela, j’acceptais toutes ses remarques aussi méchantes qu’elles étaient. Quand je parlais avec d’autres personnes, il me coupait la parole pour toujours dire “Non, ce n’est pas cela”. Quand je lui demandais qu’il arrête de me rabaisser, il insistait pour dire que je me faisais des idées, qu’il n’avait pas l’impression que… Ces paroles je les ai entendues toute ma vie avec lui. Et puis, être rabaissée toujours et toujours… ne dure qu’un moment…

Il me mentait...

Je n’avais plus confiance, ni en lui ni en moi.

Là, où ma première histoire amoureuse se termine : la fin de trente années de violences conjugales.

27 mars 2007. Je suis encore avec mon ex-mari. Après trois jours de séquestration dans la chambre, mon calvaire, mes trente années de violences conjugales s’arrêtent enfin. Trois jours pendant lesquels je n’ai pu appeler la police pour me sauver. Frappée, battue. La porte et les volets de la chambre sont fermés et puis... le coup de trop. J’ai mal, très mal ! Comment fuir ! J’entends quelqu’un qui sonne à la porte ! Oui, il y a quelqu’un qui arrive ! Mon bourreau va-t-il ouvrir ? Oui, j’entends la porte s’ouvrir. Un ami arrive. Ouf ! Il va me sortir de là...

La femme médecin assise près de moi me donne le verdict de la radio que je viens de passer “Fracture de la mâchoire”. Elle me rappelle les trop nombreuses présences au service des urgences de l’hôpital “la prochaine fois, vous serez dans la salle derrière, à la morgue. Quittez-le et portez plainte ! Je vais procéder au certificat d’usage. Demain matin, vous subirez une opération chirurgicale à Besançon”.

Je suis restée une semaine à l’hôpital. Huit jours durant lesquels j’ai pu réfléchir à ce que je devais faire, ce que j’allais devenir... Huit jours à pleurer... Huit jours à penser... psychiatres, assistante sociale, médecins...

Les appels téléphoniques de mes amis m’aident à garder le moral. Ça fait du bien dans la tête, beaucoup de bien. Et puis les autres, ceux qui sont présents : Lolo, Coco, Marie, Fifi, Gilles, Brigitte, Janik... Cette dernière est seule. Elle m’invite chez elle, le temps de me retourner, le temps de chercher un appartement mais aussi le temps de ma convalescence. Je n’oublierai jamais ces amis, et ce, malgré les tensions qu’il y a eu par la suite avec mon deuxième amour, dont je vous parlerai plus loin. Je m’excuse auprès d’eux, auprès d’elles. J’aurais aimé leur donner une explication, mais le PN était là, il veillait, épiait tout. C’est aussi pour toutes ces personnes que j’ai côtoyées que j’ai choisi d’écrire. Elles penseront ce qu’elles veulent. J’ai toujours été sincère mais comment se faire comprendre quand on vit avec un manipulateur pervers narcissique.

A la sortie de l’hôpital, ma fille est présente. Elle souhaite que je quitte enfin son père. Elle a peur pour moi. Elle veut me protéger. Plainte, associations femmes battues, assistantes sociales, juristes, avocate... Visite chez le juge des affaires familiales pour une séparation d’urgence... Visites d’appartements... Déménagement... Voilà ce qui m’attend pour les jours à venir... Mon mari est en maison de repos. Je suis tranquille un moment. Mais il n’a pas reconnu le coup fatal. La psychiatre qui le suit cherche à me joindre. Il est malheureux... Je pourrais peut-être attendre avant d’engager une procédure de divorce. Après tout, une gifle, ce n’est pas si grave que ça !

Une gifle qui m’avait brisée la mâchoire !...

Ces violences conjugales, je m’y habituais presque.