L'art (Fiche notion) - Alberto Molina - E-Book

L'art (Fiche notion) E-Book

Alberto Molina

0,0
9,99 €

-100%
Sammeln Sie Punkte in unserem Gutscheinprogramm und kaufen Sie E-Books und Hörbücher mit bis zu 100% Rabatt.

Mehr erfahren.
Beschreibung

Devenez incollable sur la notion d'art avec lePetitPhilosophe.fr !

Cette fiche propose une analyse approfondie de la notion d'art, avec une introduction générale, l'analyse des diverses approches philosophiques du concept et une synthèse de ce qu'il faut en retenir. La fiche est complétée par une liste de citations clés et une sélection des principaux sujets tombés au bac de philo ces dernières années en lien avec la notion.

• L'introduction présente les principales problématiques qu'implique le concept d'art.
• Ensuite, l'analyse se penche sur les approches des différents philosophes, en confrontant les points de vue de Platon, d'Aristote, de Hume, de Kant, d'Hegel et de Schopenhauer.
• Enfin, après un bref résumé de l'analyse dans lequel on se focalise sur l'essentiel, on trouve des citations assorties d'explications, ainsi que des sujets bac sur l'art.

Cette fiche est destinée avant tout à un public de néophytes et aux lycéens qui préparent le bac de philo. Retrouvez la collection complète sur lePetitPhilosophe.fr !

Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:

EPUB

Seitenzahl: 24

Veröffentlichungsjahr: 2013

Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



Introduction

La remise en question permanente des règles, des fonctions et de la signification de l’art fait qu’il est difficile d’en formuler une définition générale. On peut donc plutôt proposer une approximation historique :

pendant la préhistoire, l’art remplit des fonctions rituelles et magicoreligieuses ;dans l’Antiquité et jusqu’à la Renaissance, voire même jusqu’au XVIIIe siècle, il est considéré comme une simple compétence technique et les artistes sont assimilés à des artisans ;au XIXe siècle, il acquiert une dimension spirituelle, l’artiste devient un génie, et l’imagination et l’expression prennent le pas sur la représentation ;au cours du XXe siècle, tous les critères traditionnels sont balayés : la nouveauté et l’originalité deviennent presque les seuls traits distinctifs de la création artistique ;aujourd’hui, les artistes sont souvent assimilés à des producteurs de biens de consommation culturels et l’existence de l’art en tant que tel est remise en question.

La problématique philosophique de l’art tourne autour de deux thèmes récurrents : la beauté et la représentation. La beauté artistique est-elle dans les œuvres ou dans le regard ? Est-ce une caractéristique objective de la réalité ou une expérience subjective ? L’expérience esthétique est-elle un plaisir intellectuel ou sensoriel ? L’art vise-t-il à représenter des choses externes ou à exprimer des émotions internes ? La qualité d’une œuvre d’art est-elle proportionnelle à la perfection technique et au réalisme de sa représentation ? La représentation est-elle autre chose qu’une copie de la réalité ? Avec les moyens techniques actuels, l’art est-il à la portée de tout le monde ?

Niveaux de lecture :

*** : incontournable

** : à ne pas négliger

* : pour approfondir

Approches de la notion

L’évolution de la notion

BON À SAVOIR :

Le mot « art » vient du latin ars qui lui-même tire son sens du grec tekhnê (d’où procède notre « technique »). Dans la Grèce antique, la tekhnê est une activité basée sur la connaissance de certaines règles conduisant à la réalisation d’une œuvre bien faite. Elle fait référence à la fois à la sculpture, la peinture, la musique, le mime, le théâtre, la médecine, la rhétorique, la géométrie, la sagesse, la chasse, etc. Encore aujourd’hui, on l’emploie en ce sens dans des expressions comme « l’art de la guerre », « l’art de gouverner », « l’art de vivre », etc.

Un instrument au service de la vertu **

Dans La République, Platon (427-347 av. J.-C.) porte un jugement très négatif sur les créations artistiques qui imitent les formes sensibles (peinture, sculpture, poésie, théâtre, etc.), car ce ne sont à ses yeux que des copies dégradées des Idées. Celles-ci sont, dans sa philosophie, les modèles parfaits, éternels et immuables de toutes les choses sensibles. En imitant la nature, l’artiste ne saisit en effet qu’une apparence et non l’Idée qui en est le fondement. Par conséquent, d’après lui, cette forme d’art éloigne les hommes de la recherche de la vérité.

Cependant, étant donné le pouvoir de séduction qu’exercent les productions artistiques, le philosophe leur accorde une fonction éducative dans le cadre de la cité :