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On dit que les français sont fâchés avec l'économie. Ce livre a l'ambition de les réconcilier avec cette discipline indispensable pour comprendre le monde qui nous entoure, où l'économie décide de tout. Les discours des médias et des politiques vous semblent indéchiffrables? Vous ne comprenez pas pourquoi les économistes ne sont jamais d'accord entre eux? Faut-il pencher pour le libéralisme ou pour l'étatisme? Faites-vous votre propre idée, ne vous laissez plus guider vos choix ou vos votes par les autres! Le langage employé dans cet ouvrage est simple, les développements théoriques sont imagés, de nombreuses anecdotes ponctuent le texte, ainsi que des photos, schémas et même des QR codes renvoyant vers des vidéos de conférences de l'auteur! A titre d'exemple, savez-vous pourquoi vous trouvez encore des guichetiers dans les péages des autoroutes en Espagne alors qu'en France cela est fini depuis des années? Car le travail coute 70% plus cher en France qu'en Espagne. Savez-vous que contrairement aux idées reçues, les grecs travaillent bien plus que les allemands? Vous doutez-vous à quel point la France est assise sur une montagne de dettes? Cet ouvrage s'adresse à tous ceux et toutes celles qui veulent enfin se réconcilier avec l'économie pour ne plus avoir le sentiment d'être manipulés par les médias, les politiques et les "on-dit". Il s'adresse aussi aux lycéens ayant une épreuve d'économie au bac (le livre s'appuie largement sur les programmes des lycées), aux étudiants, et à ceux qui passent des concours administratifs. Des sujets habituellement tabous comme l'économie souterraine, l'économie collaborative ou le revenu universel sont largement abordés et analysés. Des dizaines de chiffres choc à avoir en tête pour les diners en ville ou pour impressionner des correcteurs, sont rassemblés en fin d'ouvrage. Un index complet rassemble 120 notions-clés de l'économie, de l'inflation au dark web, des business angels au jubilé de la dette, de Keynes à Marx, du Bitcoin au développement durable... Vous verrez que finalement, l'économie, il n'y a rien de plus simple!
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Seitenzahl: 171
Veröffentlichungsjahr: 2018
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- Ce que votre banquier ne vous dira jamais, JDH Editions, 2018.
- Réussir en bourse, c’est presque facile ! JDH Editions, 2017.
- Comment être rentier sans quitter la France ? Éd. 1001 Réponses, 2013
- La crise jusqu’à quand ? Éd. 1001 Réponses, 2012
- Le trading, Éd. Lextenso, 2012
- Les placements dans le vin, Éd. Lextenso, 2012
- Devenez l’homme qui bat le marché. Ed Lextenso, 2011
- La révolution technologique qui va bientôt nous surprendre, de Frédéric Granotier et Christophe Jurczak. 2018
- L’intelligence artificielle va-t-elle nous tuer ? de Jean-Claude Bourret. 2017
- Les traders sont de vrais communistes, de Benoist Rousseau. 2018
- Monter sa SCI, c’est presque facile ! de Christelle Poussier. 2018
- L’Europe de la dernière chance… de Jean-Louis Clergerie. 2018
Retrouvez JDH Editions sur
www.jdheditions.fr
Cette collection regroupe des écrits de professionnels de l'économie, à destination du grand public. Ces professionnels mettent en avant de manière pédagogique et accessible, un savoir particulier sur un thème ou sur le fruit de leurs recherches.
Les différents ouvrages sont uniques en leur genre et non substituables par des livres plus "académiques".
A mes élèves, et à tous les jeunes, car les enjeux de demain seront économiques.
A tous les Français, car il paraît que vous êtes fâchés avec l’économie !
Un grand merci à ma conseillère éditoriale !
Mot de l’auteur
1
INTRODUCTION AU CIRCUIT ECONOMIQUE
2
LES BESOINS FACE AUX RESSOURCES
3
POURQUOI DEUX ÉCONOMISTES NE SONT JAMAIS D’ACCORD ?
4
LA CROISSANCE
5
LES CYCLES ET LES CRISES
6
LES EFFETS DE L’INNOVATION
7
PRODUCTIVITÉ ET TEMPS DE TRAVAIL
8
LE DÉVELOPPEMENT DURABLE
9
L’OFFRE ET LA DEMANDE
10
LA CONCURRENCE
11
INTERNATIONALISATION ET CROISSANCE DES ENTREPRISES
12
LA COMPÉTITIVITÉ
13
LE SYSTÈME BANCAIRE ET LES BANQUES CENTRALES
14
LES TAUX DE CHANGE
15
LA BOURSE
16
MARCHES OBLIGATAIRES ET FINANCEMENT DES ÉTATS
17
CE QUE L’ÉTAT GAGNE ET DÉPENSE
18
INFLATION ET DÉFLATION
19
LE POUVOIR D’ACHAT
20
LE CHÔMAGE
21
INÉGALITÉS ET REDISTRIBUTION
22
L’ÉCONOMÉTRIE
23
LES INDICATEURS ÉCONOMIQUES
24
L’ÉCONOMIE COLLABORATIVE (OU « SHARE ECONOMY »)
25
L’ÉCONOMIE SOUTERRAINE
26
LES CRYPTO-MONNAIES
27
LE REVENU UNIVERSEL
28
L’EUROPE
INDEX DES 120 NOTIONS-CLES
INDEX DES ÉCONOMISTES
INDEX DES AUTRES PERSONNAGES DU MONDE ÉCONOMIQUE CITES
On dit perpétuellement que les Français sont fâchés avec l’économie. J’entends cela depuis mes années d’étudiant. Ce n’est pas faux : je l’ai largement constaté en tant qu’enseignant et en tant qu’acteur du monde économique. Il faut dire que certains médias et politiques en profitent pour distiller les messages qu’ils veulent bien faire passer !
Voilà pourquoi il me tenait à cœur depuis longtemps d’écrire un livre d’économie qui démocratise totalement cette science humaine peu enseignée, et de façon trop théorique. L’écrire pour un public le plus large possible, allant des élèves et étudiants à tous ceux qui s’intéressent à l’économie sans vraiment se repérer dans le dédale des notions régurgitées par la presse et les politiques. Des élèves de première/terminale aux retraités, en passant par les professions libérales, les ouvriers et employés, les étudiants, les actifs et inactifs, les fonctionnaires, les femmes et les hommes, ceux qui s’intéressent à la bourse et aux placements… mon ouvrage se veut universel, comme l’est l’économie ! Tous ceux qui tentent de passer des concours, y compris administratifs, où une épreuve d’économie est présente, trouveront avec ce livre un recueil parfait pour comprendre rapidement les principales notions que tout le monde évoque au quotidien, souvent sans les maîtriser.
Cet ouvrage est fédérateur de toutes mes activités professionnelles :
- Professeur de Sciences économiques et sociales.
- Auteur et Éditeur d’ouvrages économiques et sociétaux.
- Rédacteur en Chef de Francebourse.com, un média destiné à l’information boursière des particuliers.
- Consultant auprès d’entreprises. Et à ce titre en immersion permanente dans le monde économique.
Mon défi est donc de démocratiser au maximum l’économie, sans tomber pour autant dans le piège du simplisme. Cela dit, je sais par avance que je serai confronté à de nombreuses critiques venant de puristes qui réprouveront cette façon d’aborder les choses, car ils ne veulent tout simplement pas démocratiser ! Il est si facile de se dire spécialiste d’un domaine quand on rend son langage et ses concepts inaccessibles aux autres !
Le prestigieux Institut Sapiens a récemment indiqué qu’il fallait élever le niveau économique des Français. Ce livre a la prétention d’être là pour cela, mais en partant du postulat que pour élever ce niveau économique, il faut rompre avec un langage inaccessible ainsi qu’avec une théorisation excessive.
Oui : l’économie, accessible à tous, c’est maintenant ! Je tenterai dans les pages qui suivent des explications intuitives, non sans humour, dans une sorte de dialogue entre vous et moi, vous faisant part d’anecdotes de mon quotidien, que vous pourrez extrapoler au vôtre… Les principaux concepts exposés seront appuyés par des exemples ou des anecdotes vécues, des métaphores aussi… Créant ainsi une interaction entre l’auteur et le lecteur. Les mots-clés seront repris en fin d’ouvrage dans un index, tout comme une liste des économistes cités dans l’ouvrage.
Cet ouvrage rassemble une bonne centaine de concepts-clés de l’économie, organisés en 28 chapitres et regroupés en 7 parties indépendantes :
- L’économie : pourquoi et comment
- La croissance et ses enjeux
- Le monde de l’entreprise et des marchés
- L’argent, le nerf de la guerre !
- Les problèmes économiques du quotidien
- L’économie des économistes
- Les défis économiques d’aujourd’hui et de demain
L’ordre dans lequel les parties et les chapitres s’enchaînent est celui qui m’a semblé le plus logique. Ainsi, le livre pourra être lu de manière linéaire, mais vous pouvez aussi considérer que chaque chapitre qui vous inspire est une porte d’entrée. En effet, chaque partie est indépendante des autres. Cependant, lorsqu’un passage dans un chapitre exige peu ou prou d’avoir lu un chapitre précédent, cela sera indiqué.
Des sujets comme l’économie collaborative ou l’économie souterraine sont traités dans des chapitres à part entière, alors qu’en général les livres d’économie ne les abordent pas ou peu. Ils sont pourtant un enjeu énorme ! Mais demeurent assez tabous en France.
Dans chaque chapitre, un certain nombre de chiffres vous seront indiqués, des ordres de grandeur qu’il convient d’avoir en tête pour comprendre un peu plus le monde où l’on vit. On peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres. Voilà pourquoi la réalité de ces derniers devait, à mes yeux, être posée sans aucune idéologie.
Ces chiffres, ou du moins les plus marquants d’entre eux, seront rassemblés dans une annexe en fin d’ouvrage. De quoi alimenter vos réflexions personnelles, impressionner vos interlocuteurs, et même les examinateurs de ceux qui se présentent à des examens ou concours. De quoi ne plus jamais vous laisser berner par les chiffres que l’on vous indique autour de vous. Les notions-clés seront aussi en caractères gras, et vous en trouverez la liste dans l’index des notions-clés, en fin d’ouvrage. Ces notions-clés sont essentielles pour décrypter les discours des médias et des politiques, et pour comprendre l’économie enseignée dans les lycées, écoles et universités.
Je ne prétends pas faire de vous des économistes, mais simplement vous aider à mieux décrypter et comprendre les discours ambiants. Afin que vous ne vous fassiez pas piéger par des institutions qui profitent de la candeur du peuple en matière économique. Et qui n’hésitent pas à utiliser volontairement des éléments de langage destinés à vous perdre.
Je m’appuierai sur une libre interprétation des programmes enseignés au lycée, qui abordent les sujets-clés pour comprendre notre monde et que tout un chacun devrait connaître. Ils seront ici reformulés dans un sens qui soit accessible à tous les lecteurs, quelle que soit leur profession, quel que soit leur niveau culturel.
Bonne lecture !
Au commencement, il n’y avait rien.
Puis la vie est apparue. Et s’est perpétuée.
J’en fais partie, tout comme vous.
Je dois vivre, donc j’ai des besoins.
J’ai des besoins, donc je consomme.
Je consomme, donc j’achète.
J’achète, donc tu fabriques
Tu fabriques, donc tu travailles.
Ne pouvant tout faire seul, tu emploies de la main d’oeuvre pour t’aider à produire et à vendre. Ainsi vous travaillez.
Vous travaillez, donc vous percevez des revenus.
Vous avez des revenus, donc vous payez des impôts à l’Etat qui est une émanation de nous tous.
L’État paye ses fonctionnaires, qui eux-mêmes payent des impôts, consomment, etc.
Tout ce « petit monde » épargne, place son épargne, spécule, s’endette, car tout, est de plus en plus cher.
Certains se sont trop endettés, aux États-Unis, ce qui a engendré une énorme crise bancaire qui a failli tout faire basculer.
Pour sauver les banques, les États se sont lourdement endettés, ce qui peut engendrer une nouvelle crise.
Et l’État, désormais lourdement endetté, essaye de prévenir les prochaines crises, y arrivant tant bien que mal.
Des crises il y en a eu, il y en aura… Encore et toujours.
Comme vous le constatez au travers de ces quelques lignes qui s’enchaînent, l’économie part de chacun d’entre nous.
Nous sommes tous des agents économiques. Des ménages au sens des économistes et de l’INSEE. Que vous soyez célibataire, ou famille nombreuse, vous êtes un ménage, appelé aussi unité de consommation.
La consommation est un acte essentiel à la base de l’économie, qui répond à la satisfaction de besoins. C’est de cet acte que découle l’organisation d’une économie, forcément complexe vu que nous sommes plus de 65 millions en France et 120 fois plus sur la planète, avec des imbrications internationales de plus en plus grandes.
Face à la consommation, il y a la production puisque les biens et services que nous consommons ne tombent pas du ciel, telle une manne. La production est réalisée grâce au travail de l’Homme ainsi qu’aux outils et « machines » au sens large du terme. Ce sont le facteur travail et le facteur capital. Qui sont les deux facteurs de production. Pêcher un poisson est un acte de production. Le pêcheur fournit du facteur travail et la canne à pêche qu’il utilise, fut-elle rudimentaire, fait partie du facteur capital. Même un bout de bois aiguisé servant de harpon, c’est du facteur capital !
L’ensemble de la production réalisée doit être répartie entre nous tous. Et là se posera un certain nombre de problèmes qui font la science économique. Nous allons les examiner un à un !
Avez-vous des besoins à l’instant présent? Vous me direz que oui, car nous en avons tous. Et à chaque instant. Respirer est déjà un besoin. Dès qu’il y a vie, il y a besoin. La notion de besoin est contingente à celle de vie. Mais vous ne savez peut-être pas que si l’économie existe, si on l’enseigne, si l’argent existe, s’il y a des conflits à cause de l’argent… Tout ça est provoqué par vos besoins… par nos besoins !
Retour sur cette notion à la base même de tout.
Avez-vous entendu parler de Maslow ? Il n’était pas économiste, mais pourtant sa fameuse pyramide est très utilisée par les économistes. En un clin d’œil, vous comprendrez ce que veut dire cette pyramide :
Nous avons tous plusieurs catégories de besoins qui s’empilent. Lorsque nous avons satisfait les besoins primaires, nous attaquons les besoins secondaires, mais l’ultime d’entre eux, celui de réalisation est infini… Autrement dit, plus on en a, plus on en veut. C’est la nature humaine… Aucun pouvoir politique ne pourra la combattre sur du très long terme. C’est ce besoin de réalisation qui a poussé l’Homme à vouloir aller sur la lune, et qui le pousse aujourd’hui à vouloir aller sur Mars !
Un même bien ou service peut permettre de satisfaire plusieurs catégories de besoins. Imaginez-vous aisés. En allant dîner dans un restaurant étoilé, vous assouvissez votre besoin de manger (besoin primaire), mais aussi de vous réaliser. Voire de vous faire estimer. D’être vu. Faisant partie des gens importants. Besoins secondaires. Plusieurs besoins sont assouvis simultanément par cet acte de consommation.
Pour assouvir ses besoins, il faut donc consommer. Mais la population ne fait qu’augmenter ! Passée de 4 milliards d’âmes en 1975 à 7.5 milliards aujourd’hui, elle devrait dépasser les 10 milliards en 2050 !
Et comme chaque individu doit satisfaire ses besoins primaires, puis ses besoins secondaires, sans jamais être totalement satisfait… on se rend compte que tout cela fait beaucoup de choses à consommer ! Il n’y en aura pas assez pour tout le monde ! Car en face de ces besoins finalement illimités, les ressources à consommer pour les satisfaire sont, elles, limitées !
Besoins illimités… Ressources limitées… Il faut économiser les ressources. Le mot est dit. La raison d’être de l’économie est ici posée. Ne pas gaspiller.
Le problème des besoins illimités face aux ressources limitées s’est posé de tout temps à jamais. Les êtres humains, depuis que le monde existe, sont en compétition entre eux pour le contrôle des ressources. L’argent n’est finalement qu’un moyen de répartir les ressources entre consommateurs. Avec l’argent, corollaire de l’économie marchande, ce sont les plus munis en nombre de zéros sur leur compte bancaire qui seront prioritaires. Certains trouveront cela injuste. Finalement ce n’est pas pire que de répartir les ressources par les files d’attente (premier arrivé premier servi), par la loi du plus fort (imaginez une bagarre générale pour s’arracher quelques places au restaurant), ou encore par une attribution autoritaire qui existe hélas dans certaines dictatures (« toi, tu as droit à un bout de pain par jour, mais toi à un bifteck parce que j’en ai décidé ainsi »). Le système consistant à répartir les ressources via l’argent, chaque ressource ayant un prix, est le système d’économie marchande. Contingente au capitalisme. Cependant, à côté de cette économie marchande, il existe une économie administrée par l’État. Pas seulement dans les pays communistes, mais même en France. Surtout en France d’ailleurs. Par exemple, vous ne payez pas pour avoir une consultation médicale à l’hôpital. Mais vous devrez peut-être attendre des mois (même principe que les files d’attente mentionnées plus haut : premier arrivé, premier servi). En revanche, vous paierez pour voir votre médecin traitant. Mais il vous recevra aujourd’hui ou demain. Un exemple qui montre que toute une sphère de l’économie est non marchande, car régulée par autre chose que le marché et l’argent. Une autre façon de satisfaire des besoins illimités grâce à des ressources limitées. Mais qui ne tient plus vraiment très bien la route face à l’accroissement de la population.
Le problème des besoins illimités face aux ressources limitées, qui est donc à la base de l’existence de la science économique, se pose donc avec d’autant plus de force que nous sommes de plus en plus nombreux sur terre ! Voilà pourquoi nous sommes confrontés depuis quelques années à l’épuisement des ressources !
Selon l'ONG américaine Global Footprint Network, qui calcule chaque année le jour où la consommation mondiale de ressources naturelles dépasse ce que peut fournir la planète en un an, l'humanité avait, pour l’année 2018, puisé le 1er août dans la totalité de son stock naturel. Ensuite, elle s’est mise à consommer à crédit. En 2015, le point de bascule s'était opéré le 13 août. En 2000, il tombait le 1er octobre.
Pour subvenir à ses besoins annuels, l’humanité a aujourd'hui besoin de l'équivalent de 1,7 planète. C’est un fait. Face auquel les états cherchent des solutions comme les énergies renouvelables (puisque par définition on peut les renouveler), ou la réduction de consommation de viande (exemple de la Chine).
Les dirigeants politiques ne sont pas seuls à rechercher des solutions, c’est aussi le cas d’entrepreneurs comme Elon Musk (le patron de Tesla et de Space X) qui pense déjà à coloniser Mars.
Le problème des ressources limitées face aux besoins illimités est donc la base même, la raison d’exister de la science économique. Si cette question ne s’était jamais posée, que tout était abondant et infini comme l’air (qui est du coup gratuit), vous n’auriez pas ce livre entre vos mains !
Mais cette question ne se pose pas uniquement de manière collective, de manière macro-économique comme nous venons de l’évoquer ; elle se pose également à l’échelle de chaque individu, à l’échelle de chaque foyer ! De manière micro-économique dit-on. En effet, chacun d’entre nous a des besoins potentiellement illimités. Et ses ressources, qu’il s’agisse du temps ou de l’argent, sont limitées. Là encore chacun doit économiser ses ressources. Chacun subit la contrainte d’avoir des ressources limitées pour satisfaire ses besoins. Même Jeff Bezos (fondateur d’Amazon), l’homme le plus riche du monde, qui peut s’offrir à peu près tout ce qui est imaginable, doit faire des choix sous contrainte, car, comme pour vous et moi, son temps disponible est compté. Compté à l’échelle de ses journées et compté à l’échelle de sa vie. Les heures ne sont pas plus longues pour lui, et il ne vivra pas 500 ans ! Nous sommes tous à peu près égaux face au temps qui passe.
Les choix que nous faisons au quotidien sont donc des choix sous contrainte. Contrainte de temps (pour tout le monde) et d’argent (pour quasiment tout le monde). Certains préfèreront aller acheter leur pack d’eau minérale à 4€ ou 5€ à l’épicerie d’en bas de chez eux pour économiser du temps tandis que d’autres passeront un quart d’heure de plus à aller au supermarché faire la queue pour payer moitié prix. C’est une question de goût : combien vaut votre quart d’heure perdu à aller au supermarché ? Si vous estimez qu’il vaut plus de 2€, alors autant aller à l’épicerie d’en bas ! Évidemment quand vous avez plusieurs courses à grouper, le problème se pose autrement.
Les choix que nous faisons sont donc subjectifs et dépendent des goûts de chacun. Le temps est limité pour tous, il est une ressource rare… D’où le fait que l’humanité s’investit depuis des siècles à tenter de tout faire pour allonger l’espérance de vie ! Avec comme but ultime l’immortalité…
Un jour j’étais chez mon médecin pour un mal de gorge. Il a diagnostiqué une angine. Et, en lui parlant d’économie, il me dit :
« L’économie, je n’y comprends rien ! D’abord, car je n’ai pas fait les études qu’il faut… Et puis… je ne sais pas moi… Il y en a un qui dit blanc, l’autre qui dit noir et ils sont tous les deux économistes ! Alors, il faut qu’on m’explique ! ».
Remarque très pertinente. A laquelle j’ai répondu :
« La médecine, je n’y comprends pas grand-chose. Mais si je vais voir un confrère, il me diagnostiquera peut-être autre chose qu’une angine… je ne sais pas moi, une allergie par exemple… Et ne me donnera pas forcément le même traitement que vous ! »
Remarque très pertinente aussi.
Contrairement à la science physique qui est une science exacte (si vous laissez tomber ce livre de vos mains, tout physicien vous pronostiquera la même trajectoire), la médecine aussi bien que l’économie, ne sont pas des sciences exactes. L’interprétation personnelle a donc une part importante.
L’économie est une science humaine, et chaque économiste relèvera d’une école de pensée, et d’une vision qui ne sera pas forcément la même que celle de son voisin.
Vu que le problème de base est celui de la répartition de ressources limitées entre des êtres humains de plus en plus nombreux, certains économistes diront que c’est très bien d’avoir inventé la monnaie car la meilleure manière de faire est de laisser s’exprimer l’offre et la demande, afin que s’établisse un prix. Et plus c’est rare plus c’est cher. D’autres diront que le mieux serait que l’État, émanation de nous tous, possède tout et décide qui aura quoi. Voilà : le grand écart entre libéraux et communistes est posé.
Ainsi, en économie, on distingue plusieurs écoles de pensée. Chaque école de pensée inspirera aux responsables politiques (qui sont dans la mise en pratique des idées), différentes catégories d’actions.
- Il y a la pensée dite néo-classique, née en Angleterre au 18e siècle, avec de célèbres auteurs comme Adam Smith ou David Ricardo. C’est une pensée selon laquelle il faut laisser faire, laisser aller le marché, qui, par une sorte de « main invisible
