12,99 €
Les "small-caps" sont les entreprises de petites capitalisations cotées en bourse. L'histoire montre que sur le long terme, les cours boursiers de ces actions surperforment largement ceux des grandes entreprises. Ainsi, sur la bourse de Paris, le CAC SMALL gagne plus de 140% depuis le début du 21ème siècle alors que le CAC 40 ne gagne que 20%. L'histoire sélectionne aussi, parmi les small caps, les grands leaders de demain. En 1997, Amazon était une small-cap, aujourd'hui c'est quasiment l'entreprise la plus chère du monde. Le titre a été multiplié par 2000. Le particulier qui aurait placé 1000 euros sur Amazon en 1997 serait riche de 2 millions d'euros aujourd'hui. Revers de la médaille : les small-caps sont plus risquées et plus volatiles que les valeurs du CAC 40! Et il faut savoir bien s'orienter dans ce dédale des petites capitalisations cotées en bourse. Ce livre est le seul publié en France sur le sujet des small-caps. Il n'a pas la prétention de donner des recettes miracles, mais d'aider le lecteur à comprendre l'univers des small-caps, et à s'y orienter de manière optimale afin de mettre toutes les chances de son côté pour doper son portefeuille grâce à ce formidable atout ! Comment rechercher les small-caps? Comment les sélectionner? Comment les analyser? Comment utiliser le PEA PME? Comment investir sur ces actions? Peut-on les trader? Faut-il s'intéresser aux microcaps? Que penser des IPO? Quelles small-caps faut-il éviter? Autant de questions auxquelles ces pages répondront de façon directe. Le livre contient aussi trois "small-caps stories", des histoires réelles de petites sociétés cotées, desquelles l'auteur tire des conclusions que le lecteur mettra à profit.
Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:
Seitenzahl: 86
Veröffentlichungsjahr: 2019
- Tout le monde peut s’enrichir en bourse, de Jean-David Haddad. 2019
- Devenez Trader Pro ! de Benoist Rousseau. 2019
- Money Game de Sébastien Thiboumery. 2019
- Ce que votre banquier ne vous dira jamais… de Jean-David Haddad. 2019
- L’économie ? Rien de plus simple ! de Jean-David Haddad. 2018
- Les traders sont de vrais communistes… de Benoist Rousseau. 2018
Retrouvez tous les livres de la collection
« Business», « Les Pros de l’Éco » et bien d’autres sur
www.jdheditions.fr
INTRODUCTION
CHAPITRE 1 :
qu’est-ce qu’une small-cap ?
CHAPITRE 2 :
la performance des small-caps
CHAPITRE 3 :
small-caps : avantages et inconvenients
CHAPITRE 4 :
où trouver les small-caps ?
CHAPITRE 5 :
focus sur euronext access et euronext growth
SMALL-CAPS STORIES :
Lucibel
CHAPITRE 6 :
le money-management des small-caps
CHAPITRE 7 :
les microcaps
SMALL-CAPS STORIES :
Dietswell
CHAPITRE 8 :
comment choisir une small-cap ?
CHAPITRE 9 :
comment investir sur une small-cap ?
CHAPITRE 10 :
peut-on trader une small-cap ?
CHAPITRE 11 :
faut-il succomber aux ipo ?
CHAPITRE 12 :
les small-caps à fuir
SMALL-CAP STORIES :
Solutions 30
LES 10 CONSEILS AU « SMALL-CAP INVESTOR »
Alors que je rédigeais le livre générique « Tout le monde peut s’enrichir en bourse » qui se voudra être désormais une référence, je ne pouvais y faire l’impasse sur les small-caps, ces petites sociétés cotées en bourse qui réalisent souvent des performances remarquables. D’autant plus que les small-caps constituent aussi un des socles de mes recommandations boursières données sur Francebourse.com depuis 2001.
Tandis que je rédigeais un inévitable chapitre sur les small-caps, je me mis à rechercher une bibliographie sur ce sujet. Et là… stupeur… je m’aperçus que toute la littérature existante sur le sujet était en langue anglaise ! Pas un seul livre en français sur le sujet !
Il m’est alors de suite venu à l’idée de corriger le tir sans attendre, et me mettre à rédiger un livre sur les small-caps dans la foulée de « Tout le monde peut s’enrichir en bourse ». Un livre qui soit une sorte de spin-off de ce dernier, en ce sens qu’il en reprend un chapitre, le complète fortement et l’illustre, de façon à devenir un ouvrage autonome à lui seul.
C’est ce livre que vous avez entre les mains, seul livre présent et existant à ce jour en français sur les small-caps !
Nous commencerons par définir le concept de small-caps, car on peut y placer tout et n’importe quoi si on ne le définit pas précisément. Puis nous verrons successivement, la performance des small-caps, leurs avantages et leurs défauts, les différentes catégories, comment les appréhender (en termes de choix et en termes de façon d’investir), les notions connexes aux small-caps à ne pas confondre (penny-stocks par exemple), les IPO, la fiscalité et les pièges des small-caps.
Un ouvrage assez court, qui se veut percutant et efficace, allant droit au but, qui, encore une fois complètera à merveille « Tout le monde peut s’enrichir en bourse ».
Le livre sera ponctué par des histoires de small-caps cotées sur la bourse de Paris : les small-caps stories. De chaque histoire, nous tirerons des enseignements sur la manière de gérer un portefeuille de small-caps.
Ce livre s’adresse à tous ceux, allant du débutant au chevronné, qui apprécient le fait d’investir en bourse hors des sentiers battus et du CAC 40.
Encore un anglicisme, diront les puristes.
Small veut dire petit.
Cap veut dire capitalisation.
Small-cap (le trait d’union est souvent de rigueur quoique pas obligatoire) signifie donc très logiquement « petite capitalisation ».
Or, il convient ici de rappeler ce qu’est une capitalisation. La capitalisation boursière d’une entreprise cotée en bourse se calcule en multipliant à un instant donné, le prix de l’action par le nombre d’actions en circulation.
Les small-caps sont les sociétés qui ont une capitalisation boursière faible, par opposition aux big-caps, dites aussi blue-chips. Tout cela est du jargon mais il est indispensable de le connaitre.
On parle aussi de mid-caps pour désigner une moyenne capitalisation. Et de microcaps pour désigner les toutes petites capitalisations.
Mais bien souvent, le terme de small-caps est employé de façon générique, en incluant les microcaps et parfois même les mid-caps.
Il n'y a pas de seuil précis faisant dire qu'une entreprise cotée en bourse soit une petite, moyenne ou grande capitalisation boursière. Cependant, on s'accorde en général à considérer qu'en dessous de 250 millions d'euros de capitalisation boursière, on est devant une small-cap. Certains descendent ce seuil à 100 millions. Mais aux Etats-Unis c'est plutôt 1 milliard. En effet, sur les bourses américaines, il y a beaucoup plus que chez nous d'entreprises dépassant les 100 milliards de capitalisation (en France il n'y a que Total, Sanofi et LVMH), donc par effet de comparaison, le seuil en-dessous duquel on est dans le cadre d'une small-cap est plus élevé.
Idem, dans une population mesurant 1m85 en moyenne, une personne d’1m70 sera petite, alors qu’en France elle est considérée comme de taille moyenne, voire assez grande s’il s’agit d’une femme.
Tout est relatif, une fois de plus.
Comme vous le constatez, le critère retenu est celui de la capitalisation boursière et non celui du nombre de salariés ni du chiffre d’affaires. Pour rappel, il est communément admis de dire que la taille d’une entreprise se mesure à l’aune de son chiffre d’affaires et de son effectif. Evidemment, il y a une liaison assez forte entre la taille et la capitalisation mais il existe des cas d’entreprises de taille importante qui ont des capitalisations de small-caps, et à l’inverse, il existe des PME qui sont plutôt des midcaps.
Si on se base sur le critère de 250 millions de chiffre d’affaires de capitalisation boursière :
- La société Antalis est clairement une small-cap (75 millions d’euros de capitalisation boursière en septembre 2019) alors qu’elle n’est en rien une PME ! Cette société a réalisé en 2018 pas moins de 2.3 milliards d’euros de chiffre d’affaires et a un effectif de 5300 salariés. Il en s’agit en rien d’une PME ni même d’une ETI (entreprise de taille intermédiaire), les frontières de l’ETI s’arrêtant officiellement soit à 1.5 milliard d’euros de chiffre d’affaires, soit à 5000 salariés. Antalis pulvérise ces seuils et c’est pourtant une small-cap.
- La société Genfit, à l’inverse, capitalise près de 700 millions d’euros (presque 10 fois Antalis). Il s’agit d’une biotech (société biotechnologique). Pourtant cette entreprise n’a que 148 salariés et elle ne réalise même pas 100.000€ de chiffre d’affaires, soit moins que la boulangerie d’en bas de chez vous. Mais c’est une biotech et les biotech capitalisent beaucoup !
Nous verrons qu’en général, il n’est pas sain d’investir dans une small-cap qui ne soit pas une PME, car si une grande entreprise est une small-cap c’est que sa capitalisation boursière a énormément fondu en raison de difficultés. A l’inverse, une PME qui dépasse le stade de small-cap est une entreprise qui fait excessivement rêver et le rêve peut vite devenir cauchemar.
Cependant, la plupart des small-caps cotées sont des PME et la plupart des PME sont des small-caps. Il n’y a pas de statistiques à ce sujet, d’autant que les capitalisations boursières changent avec les cours de bourse, mais il y a tout de même une constate qui s’observe dans le temps.
Nous retiendrons donc le critère des 250 millions d’euros de capitalisation boursière, mais encore une fois il n’y a aucun seuil officiel. Evidemment si on choisit les 250 millions, il faudra faire preuve de souplesse intellectuelle : un titre qui a monté et grâce auquel la société dont il est l’emblème capitalise désormais 259 millions et non 250 millions, demeurera une small-cap !
Quelques mots, pour finir, sur les microcaps.
Ce sont de toutes petites capitalisations, disons en dessous de 10 millions d'euros. Bref, une capitalisation à un chiffre seulement. Le cas de ces sociétés est si spécifique que le chapitre 7 leur sera consacré.
Il est traditionnel de dire que les small-caps surperforment le marché. Pour s’en rendre compte, il faudra tout simplement observer des graphiques relatifs à des indices boursiers liés à ces valeurs.
Comme pour beaucoup de compartiments de la cote, il existe en effet des indices boursiers relatifs aux small-caps. En France le plus connu est le CAC SMALL. Cet indice comporte 190 valeurs (à la date du 20 septembre 2019). Il a pris le relais d’un ancien indice, le SMALL 90 qui, lui, comportait 90 valeurs. Dans cet indice on trouve des sociétés pesant largement plus de 250M€, mais qui faisaient déjà partie de l’indice avant que leur capitalisation ne s’envole. Une société comme Synergie, par exemple, leader du travail temporaire, capitalise près de 700 millions d’euros (septembre 2019). C’est une société qui capitalisait dans les 100 millions d’euros dans les années 2000. Elle est entrée dans l’indice et y est restée. A l’inverse l’indice compte aussi plusieurs sociétés capitalisant moins de 10M€ car leur capitalisation a fondu au fil des ans. Par exemple, Ymagis ou Union Technology.
Le CAC PME est un indice plus récent. Il a été créé en 2014 et il est composé de 40 valeurs qui sont sélectionnées. Le critère retenu est d’une part un critère de liquidité et d’autre part un critère d’éligibilité au PEA PME. Là encore, il n’y a pas que des capitalisations inférieures à 250 millions, il y a une société comme Trigano qui avoisine les 2 milliards ! Mais elle est une exception. Cet indice est encore trop jeune et ne correspond pas à une fusion avec un indice existant antérieurement, comme c’est le cas sur le CAC SMALL. Par conséquent, l’étude sur du très long terme est impossible.
Voilà pourquoi nous choisirons le CAC SMALL et le comparerons sur le long terme au CAC 40. Nous allons retenir plusieurs périodes de temps : 1 an, 5 ans, 10 ans, 20 ans.
Voici donc 4 graphiques, comparant le CAC SMALL au CAC 40 (le CAC 40 apparait en rouge et le CAC SMALL en noir).
SUR 20 ANS
SUR 10 ANS
SUR 5 ANS
SUR 1 AN
Cela appelle plusieurs commentaires.
Les petites capitalisations font mieux que les grandes sur le long terme mais pas forcément sur le moyen terme
On constate ainsi qu’en l’espace de 20 ans le CAC SMALL a gagné 144% alors que le CAC 40 a gagné un peu plus de 20%. Cela fait une moyenne de 4.5% par an pour le CAC SMALL et de moins de 1% pour le CAC 40.
