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L'élixir de vie: Conte magique de Jules Lermina explore les thèmes de l'immortalité et de la quête de sens à travers un récit enchanteur empreint de fantastique. Dans un style lyrique alliant poésie et prose, Lermina nous plonge dans un univers où le merveilleux côtoie le quotidien. Ce conte, publié au tournant du XXe siècle, s'inscrit dans le mouvement symboliste, où les métaphores et les symboles prennent une place prépondérante dans l'écriture, donnant vie à des réflexions sur la condition humaine et les désirs inassouvis. L'auteur utilise une narration immersive qui fascine le lecteur par sa richesse descriptive et son atmosphère onirique. Jules Lermina, écrivain français du XIXe siècle, était influencé par les courants littéraires de son époque, notamment le romantisme et le fantastique. À travers ses œuvres, il se questionne sur la nature de l'existence, des thèmes récurrents dans sa vie marquée par les voyages et les découvertes spirituelles. Loin d'être un simple récit d'aventure, L'élixir de vie reflète les préoccupations personnelles de Lermina sur l'éphémère et la recherche d'un absolu qui guide le destin humain. Recommandé tant aux amateurs de contes de fées qu'à ceux en quête de réflexions profondes sur la vie, L'élixir de vie s'impose comme une lecture fascinante. Ce livre invite les lecteurs à se perdre dans un monde où la magie et la philosophie se rencontrent, tout en les incitant à réfléchir sur leur propre rapport à la vie et aux mystères qui l'entourent. Lermina, par son écriture évocatrice, parvient à captiver autant par son récit que par les questions qu'il soulève.
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Veröffentlichungsjahr: 2020
Peut-on prolonger la vie humaine?
Telle est la question qui, secrètement ou non, se pose tôt ou tard devant l'esprit investigateur du savant, qu'il s'agisse d'un alchimiste ou d'un professeur du Collège de France.
Les écoles spiritualistes, qui considéraient la vie comme quelque chose d'immatériel, de complet et d'existant par soi-même, fournissaient aux audacieux de solides arguments de recherche. Mais la froide argumentation positiviste de l'École de Médecine de Paris vint détruire ces beaux rêves au nom de l'expérimentation pure, et la vie ne fut plus que le résultat plus ou moins parfait d'actes chimiques accomplis d'après des lois déterminées dans l'intimité des tissus.
Cette lutte entre les deux tendances opposées est bien curieuse à suivre.—Bichat sentant la puissance efficiente de la vie vient la définir: ce qui résiste à la mort; mauvaise définition pour le philosophe; excellente pour le médecin qui, tôt ou tard, constate la force curative de cette puissance mystérieuse.—Claude Bernard jure de savoir à quoi s'en tenir et, renversant la définition spiritualiste de Bichat, il fait de l'étude de la vie la préoccupation constante de ses recherches. De superbes résultats sur les fonctions particulières de divers organes sont acquis chemin faisant, mais le but à atteindre semble reculer sans cesse et le célèbre adversaire de Bichat se déclare vaincu dans un de ses derniers ouvrages[1]: (je cite de mémoire) «La vie, c'est ce qui fait qu'un oeuf de poule et un oeuf de rossignol, constitués chimiquement de même, produisent l'un une poule, l'autre un rossignol.»
[Note 1: Claude Bernard, Science expérimentale.]
Sans vouloir nous attarder plus que de mesure sur cette question qui touche trop aux «Causes Premières», constatons l'existence en l'homme d'une force qui renouvelle sans cesse les éléments usés et conserve la forme du corps.
Les expériences de Flourens, faisant manger de la garance aux animaux, sont venues en effet prouver que les cellules matérielles les plus dures et les plus résistantes du corps humain, les cellules osseuses, mettent au maximum un mois à se renouveler. Il en résulte, ainsi que le remarque Maldan[2], qu'une personne que nous voyons au bout de trois ou quatre mois n'est plus la même, matériellement parlant, que celle que nous avons vue quatre mois avant. Pourtant la physionomie n'a pas changé; la forme générale du corps non plus; il faut donc qu'il y ait dans l'homme une certaine force qui conserve les formes acquises indépendamment du renouvellement incessant des cellules.
[Note 2: Maldan, Matière et force, Dentu, 1882.]
Où se trouve donc cette force?
Dans l'homme, elle est charriée partout par un petit élément cellulaire, le globule sanguin, qui vient redonner la force aux organes qui en ont besoin et qui court ensuite quérir lui-même une nouvelle provision de cette force pour revenir de nouveau.—Cela s'appelle la circulation.
Empêchez le globule d'arriver à un organe, cet organe meurt bientôt, ce qui nous indique que le globule sanguin est bien le siège de cette force qui n'est autre que la vie.
Un premier moyen, bien grossier, de redonner la vie à celui qui en manque est donc de lui infuser directement une certaine quantité de globules sanguins vivants. Cela s'appelle la transfusion du sang et c'est là le procédé de rajeunissement de certains riches Orientaux.
Mais la force dans l'homme n'est pas seulement fixée sur cet élément qui circule toujours: la nature a ménagé un peu partout une série de réservoirs dans lesquels cette force vient se condenser, se mettre en tension, s'accumuler pour être répartie ensuite au fur et à mesure des besoins. Ces réservoirs sont des ganglions nerveux réunis souvent en plexus et leur ensemble constitue le mystérieux système de la vie organique représenté par le nerf grand sympathique.
Tout autour du coeur, tout le long de la colonne vertébrale, dans l'intérieur de l'abdomen se trouvent des centres de réserve de force vitale, centres sous l'influence desquels se meuvent tous les organes qui marchent sans subir l'action de notre volonté.
Or, un fait depuis longtemps connu des Indous et des Orientaux, c'est que la vie, ainsi mise en réserve peut sortir hors de l'être humain et venir agir à distance.
Celui qui possède le secret de cette action pourra donc, non plus soutirer le sang qui doit le revivifier, procédé tout au plus digne des ignorants, mais s'adresser aux réserves vitales et, invisiblement, attirer en lui la force qui lui manque.
A ceux qui douteraient de l'action de la vie hors de l'homme, je citerai les délicates et rigoureuses expériences de William Crookes, de la Société royale de Londres[3] sur la Force Psychique et son action à distance, action vérifiée par des appareils mécaniques enregistreurs.
[Note 3: William Crookes, Force Psychique.]
Nous voici donc retombés dans le domaine du Magnétisme animal et du Spiritisme, me direz-vous?
