L'inconnu du train - Tome 1 - Ninie C - E-Book

L'inconnu du train - Tome 1 E-Book

Ninie C.

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Beschreibung

Un jour ordinaire. Un simple trajet en train pour Alexandra. Pour Evan, c’est plutôt une corvée. Elle rêve encore du prince charmant et pense qu’il pourrait bien être celui qu’elle cherche depuis toujours. Rien ne semblait prédestiner ces deux-là à se rencontrer. Et pourtant, ce voyage va bouleverser leurs vies d’une manière inattendue, apportant son lot de surprises... pas toujours bonnes.

Un avenir est-il vraiment possible entre Alexandra et Evan ?


Plongez dans une romance captivante où chaque rencontre peut changer le cours de la vie.


À PROPOS DE L'AUTEURE


Ninie C. vit en région parisienne. Passionnée de lecture depuis toujours, elle a dévoré une multitude de livres, principalement des romances plus ou moins « hot ». Le goût de l’écriture lui est venu tardivement, et depuis deux ans, elle s’évade à travers ses propres histoires, trouvant dans l’écriture un moyen d’oublier un quotidien parfois compliqué. Peu sûre d’elle, Ninie C. n’aurait jamais imaginé être publiée un jour.

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Seitenzahl: 130

Veröffentlichungsjahr: 2022

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Ninie.C

L’inconnu

du train

Romance

Romance

Illustration Graphique : Graph’L

Images : Adobe Stock

Art en Mots éditions

Je dédie le 1er TOME de ma nouvelle histoire à mon homme, mon âme sœur, mon TOUT, parti beaucoup trop tôt…

Je sais que tu étais fier de ton écrivaine et que tu l’es toujours. Je continuerai pour toi…

À l’infini…

CHAPITRE 1

Moi, c’est Alexandra, trente ans, célibataire et je déteste Noël depuis que j’ai perdu mon papa d’une embolie pulmonaire. Ce matin, je fais le déplacement de plus de deux heures en train, pour passer les fêtes en famille. Si je le fais, c’est uniquement pour maman et pour ma sœur. De plus, cela fait au moins six mois que je ne les ai pas vus, c’est donc l’occasion. Mais franchement, je n’aurais pas eu de famille, je serai resté chez moi seule, à me morfondre et sûrement à boire également.

Afin de passer le temps, je sors ma lecture du moment « Pari amoureux », d’une jeune auteure encore méconnue, Je dois dire que le héros de l’histoire, Nick, m’insupporte au plus haut point. Je pourrais le baffer avec plaisir. Perdue dans mes pensées, je ne me suis même pas aperçu qu’un homme d’environ une trentaine d’années en costume trois pièces gris anthracite et avouons-le plutôt pas mal, s’était assis en face de moi.

Il a l’air tellement absorbé par son téléphone, que j’en profite pour le détailler sous toutes les coutures. Plutôt bien battit, propre sur lui, il est rare de rencontrer ce genre de beau mec. Il n’est sûrement pas du même milieu que moi, ça saute aux yeux.

Au bout d’un moment, il a certainement dû sentir mon regard sur lui, car ses yeux d’un magnifique vert s’encrent aux miens d’une façon des plus torrides et déstabilisante. Gênée qu’il m’ait prise en flagrant délit de matage, je baisse instinctivement les yeux sur mes mains qui tiennent toujours mon bouquin, puis sans que je m’y attende, sa voix rauque me fait sursauter.

— Mademoiselle, votre écharpe est tombée par terre.

Machinalement, je regarde au sol et la ramasse pour la poser sur mes genoux.

— Merci…

Ce sont les seuls mots qui sortent de ma bouche et en prime, j’ai le droit à un magnifique sourire. Oh la vache, qu’il est beau ! Holala, il faut vraiment que je me calme ou je ne survivrai pas à ces deux heures de train.

Finalement, le reste du trajet se passe le plus tranquillement du monde. Le beau gosse vaquant à ses occupations sur son ordinateur et moi, toujours dans ma lecture tout en écoutant de la musique sur mon portable. Malgré moi, je ne peux m’empêcher de lever les yeux vers lui. Il est tellement sexy, ainsi concentrer avec ses lunettes, posées sur le nez. Elles le rendent encore plus craquant. Je me demande ce qu’il peut bien faire dans la vie. En tout cas, ce qui est certain, habillé de ce costume, certainement hors de prix, je le vois bien en PDG d’une grande entreprise.

De toute manière, à quoi bon me casser la tête à me poser ce genre de questions, puisque de toute façon, je ne le reverrai sans doute jamais.

Le fait qu’il soit dans ce train aujourd’hui, est certainement juste une pure coïncidence. Il ne doit pas avoir l’habitude de prendre le train. Je le vois plus dans une voiture avec chauffeur. Inutile de me torturer l’esprit, alors je retourne à mon livre.

À peine quinze minutes plus tard, le conducteur du train nous annonce qu’on arrivera en gare à l’heure. Ouf, tant mieux… Car, croyez-moi si vous le voulez, mais être en face d’un tel spécimen est une torture pour moi. Surtout quand on sait que je suis célibataire depuis un bon moment, mes hormones commencent vraiment à s’affoler. Il est vraiment temps que je sorte de ce train ou je vais finir par lui sauter dessus. Oui, enfin, c’est ce que j’aimerai. Car jamais je n’aurai l’audace de faire une telle chose.

Arrivée enfin à destination, je range mon livre, me lève rapidement, enfile mon manteau et mon écharpe, tout en évitant le regard du beau brun. Une fois habillée, je me dirige vers la sortie, attendant patiemment que le train s’arrête et que les portes s’ouvrent, car j’ai vraiment l’impression d’étouffer. Machinalement, je regarde derrière moi et je peux apercevoir mon inconnu, qui se place non loin de là, attendant la même chose. Il est vraiment impressionnant ainsi à ma hauteur. Enfin, devrais-je dire, deux têtes de plus que moi, au moins. Étant assis depuis le début, je ne pensais pas qu’il était si grand.

Je détourne rapidement le regard, puis les portes s’ouvrent enfin. Je commence alors à descendre, lorsque je sens une main m’agripper le bras. Surprise, je vérifie derrière moi et je m’aperçois que c’est le beau brun qui me tient. Que me veut-il ?

— Désolé de vous importuner, vous allez sûrement me trouver très entreprenant, mais j’aimerai beaucoup vous revoir.

QUOI ?! Alors il rajoute.

— Je vous rassure, je ne suis pas un psychopathe ou autre malade… mais pour être honnête avec vous, vous me plaisez beaucoup.

Alors là, je peux vous dire que je suis sur le cul. Qui aurait pu prévoir ça ? En tout cas pas moi, c’est certain. Ne sachant pas trop comment réagir, je fais la seule chose que je sache faire. Je lui souris tout bêtement. Voyant alors que je ne réagis pas plus que ça, il fouille dans sa poche intérieure de son costume, puis me tend une carte de visite.

— Voici ma carte. Mon numéro de portable y est inscrit. N’hésitez pas à m’appeler, ça me ferait vraiment plaisir. Je suis ici pour affaire pendant quelques jours seulement.

Durant son monologue, il n’a pas cessé de me sourire et moi je suis resté telle une statue. Si je m’attendais à ça…

Malgré tout, je me saisis de la carte et au même moment, nos doigts se frôlent durant un court instant. Je ne sais pas trop ce qui se passe, mais une espèce de décharge électrique se fait sentir dans tout mon bras, que je retire aussi sec. Mais c’était quoi ça ?

— Vous l’avez senti également n’est-ce pas ? me demande-t-il d’une voix suave.

Je n’ai pas le temps de lui répondre que j’entends mon prénom au loin. Regardant alors sur le quai, j’aperçois ma mère et ma petite sœur qui accourent vers moi. Oubliant, mon inconnu, je descends rapidement de ce train.

— Maman, Élisa.

Arrivées à ma hauteur, elles me prennent toutes les deux dans leurs bras. C’est bon de les revoir et comme à son habitude, ma mère ne peut s’empêcher de me scruter sous toutes les coutures.

— Comme tu es jolie ma fille. Tu as perdu un peu de poids, non ? Mais ne t’en fais pas, je vais te remplumer tout ça durant ces quelques jours.

— Maman a raison, tu ne ressembles plus à grand-chose, me taquine ma chère petite sœur.

Toujours le mot gentil celle-ci. Mais on s’adore.

— Moi aussi, je suis heureuse de te revoir Élisa, je réponds avec un large sourire.

Après toutes ces embrassades, je me souviens que j’ai laissé mon inconnu en plan, attendant sûrement une réponse de ma part. Je me retourne, mais il s’est évaporé. Normal, me diriez-vous. Il n’allait pas rester là à regarder nos effusions. Sa carte toujours dans la main, je ne prends pas la peine de regarder ce qu’il y a écrit dessus. Je la range discrètement dans mon sac, puis nous sortons de la gare pour aller jusqu’à la voiture de maman. En fin de compte, je me dis que je suis heureuse d’être ici, ça va me faire du bien d’être en famille et d’oublier les soucis quotidiens.

CHAPITRE 2

Point de vue masculin

Lorsque j’ai su que je devais finalement prendre le train, je n’étais pas forcément de bonne humeur. Je n’aime pas prendre ce moyen de transport, surtout avec des personnes dites « normales ». Alors, j’ai fait comme tout le monde et je suis allé m’asseoir à l’une des seules places encore disponibles. Je remarque que je dénote complètement avec mon costume trois pièces. Je ne suis définitivement pas du même milieu que toutes ces personnes. Pas besoin d’être Einstein pour le remarquer.

Parmi les places encore libres, je suis irrémédiablement attiré par une jolie brune qui ne fait même pas attention à moi. Je ne la connais pas, mais elle arrive déjà à me vexer. Je vais donc prendre place en face d’elle, tout en la détaillant. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’elle me plaît bien et que je l’initierai bien à mes pratiques plus que douteuses.

À vue de nez, elle n’a pas l’air très grande, mais ça, une fois dans un lit, ça ne se voit plus. De beaux cheveux longs qui lui tombent sur les épaules et qui lui arrivent à hauteur de la poitrine… tout à fait le genre de femmes qui me fait bien bander. Il faut absolument que j’arrête de la mater ou je ne tiendrai jamais durant ces heures où l’on est obligé d’être « ensemble ». Toute façon, j’ai quelques petites choses à faire avant d’arriver à destination. Au moins, ça m’évitera de penser à la jolie brune en face de moi.

À un moment donné, je peux sentir le regard insistant de la brunette sur moi, alors je lève les yeux vers elle. Eh oui, ma p’tite, je t’ai chopée ! Intimidée, elle baisse alors son regard sur ses mains qui tiennent un livre.

— Mademoiselle, votre écharpe est tombée par terre.

Machinalement, elle regarde au sol et la ramasse pour la poser sur ses genoux.

— Merci…

Sa voix est toute douce et c’est le seul mot qui sort de sa bouche. Ah, sa bouche… Tellement de possibilités… Je l’intimide, vous croyez ? Car, elle n’ose plus me regarder. Finalement, le reste du trajet se passe le plus tranquillement du monde. Personnellement, je vaque à mes occupations sur mon ordinateur et elle, toujours dans sa lecture tout en écoutant de la musique sur son portable.

Je sais qu’elle ne peut pas s’empêcher de lever les yeux sur moi, mais je fais comme-ci de rien et je la laisse faire. J’adore que l’on me mate, alors qu’elle se fasse plaisir, autant qu’elle le souhaite. Au bout d’un certain temps, le conducteur nous annonce que le train arrivera en gare à l’heure. Heureusement, car franchement entre les gamins qui braillent et les personnes qui parlent trop fort au téléphone, j’ai vraiment hâte d’arriver.

Une fois à destination, je peux donc la regarder se lever pour enfiler son manteau et son écharpe, puis se diriger ensuite vers la sortie. Pourquoi, j’ai l’impression qu’elle fuit quelque chose… ou bien quelqu’un ? Alors à mon tour, je me lève pour la rejoindre et me positionner tout près d’elle. Ainsi placé, j’arrive à sentir son parfum. Hum, comment aussi peu, peut-il m’enivrer à ce point ?

Machinalement, elle regarde derrière elle et s’aperçoit que je suis juste derrière, me scrutant de la tête aux pieds. Oui, je sais, je suis impressionnant !

Au moment où les portes s’ouvrent enfin, je ne sais pas vraiment ce qui me passe par la tête, je lui agrippe le bras.

— Désolé de vous importuner. Vous allez sûrement me trouver très entreprenant, mais j’aimerais beaucoup vous revoir.

Je peux alors lire sur son visage la stupéfaction. Elle ne dit rien et ne fait que me sourire bêtement. La pauvre doit me prendre pour un pervers et elle aurait certainement raison, mais j’essaie de la rassurer du mieux que je peux. Machinalement, je fouille dans la poche intérieure de ma veste de costume, pour en sortir une carte de visite que je lui tends.

— Voici ma carte. Mon numéro de portable y est inscrit. N’hésitez pas à m’appeler, ça me ferait vraiment plaisir. Je suis ici pour affaire pendant quelques jours seulement.

Durant tout le temps où j’ai parlé, elle n’a rien dit et est restée telle une statue, se demandant pourquoi elle ! Finalement elle s’en saisit et au moment de l’attraper, je peux sentir une espèce de décharge électrique dans les doigts. La jolie brune l’a sentie également, car elle retire aussi sec son bras.

— Vous l’avez ressentie également, n’est-ce pas ?

Malgré moi, je n’ai pas pu m’empêcher de parler avec ma voix la plus sexy. Je sens bien que je la trouble, mais malheureusement, je n’ai pas le temps d’entendre sa réponse, car son prénom est crié au loin par deux femmes.

Je ne perds pas de temps à attendre qu’elle me réponde et je descends du train. Machinalement, je les regarde. Il y a tellement d’amour dans toutes ces effusions. Personnellement, je n’ai jamais été habitué à tout ça. Dès mon plus jeune âge, on m’a forgé pour être adulte, même si moi ça ne m’intéressait pas. Tout ce que je voulais, c’était jouer aux petites voitures avec ma nounou. Quand j’y repense, j’ai vraiment eu une enfance merdique et s’est pourquoi, maintenant, je suis devenu un être sans cœur. En fait, la seule personne que j’aime vraiment, c’est ma mère.

Je n’attends pas plus longtemps et je disparais de cette gare pour aller me trouver un taxi, qui m’emmènera à mon rendez-vous, qui je l’espère, finira par une signature de contrat. Malgré tout, je suis déçu de ne pas avoir eu de réponse de la part de ma jolie brune. J’espère sincèrement qu’elle me rappellera, car j’aurai de bien beaux projets pour nous deux…

Pour le moment, j’arrive enfin à mon rendez-vous. Le temps de monter jusqu’au dixième étage et me voilà devant une standardiste plutôt jolie à qui je pourrai bien faire des choses pas très catholiques. Oh, reprends-toi vieux, tu es là pour affaire, pas pour le plaisir !

— Bonjour Monsieur, avez-vous rendez-vous ?

— Oui, avec Mademoiselle Descamps.

— Oh oui, Monsieur Wilson. Veuillez vous asseoir, je la préviens que vous êtes arrivé.

Je vais alors m’installer sur l’un des canapés en cuir blanc. Ce que vous ne savez pas, c’est que notre chère Mademoiselle Descamps et moi, avons eu une relation, il y a longtemps. Depuis, nous avons chacun fait notre bonhomme de chemin et contrairement à moi, elle a trouvé l’amour et s’est mariée à un gars bien sous tout rapport. Tout le contraire de moi…

Au bout d’un quart d’heure, je peux entendre des talons claquer sur le sol. Je sais par avance à qui ils appartiennent. Natalia.

— Evan... tout en m’enlaçant.

— Bonjour Natalia.

— Viens, suis-moi. Ne perdons pas de temps.

Je la suis tout en matant son beau petit cul, qu’elle fait rouler exprès. Une fois dans son bureau, elle me sert ma boisson favorite : un bourbon. Elle s’installe derrière son bureau et commence à me relire le contrat pour lequel je suis ici.

— Donc, si tu es là, c’est que tu as l’intention de signer avec nous ?

— Pour quoi d’autre ?

— Oh, tu aurais pu simplement être là pour moi.

— Pas de chance, mais non.

— Dommage… Alors, tiens, en me tendant le contrat. Tu n’as qu’à signer et parapher au bas de chaque page.

Facile, ça je sais faire. Je signe à la va-vite, car franchement, je suis crevé et j’ai hâte de me retrouver à mon hôtel. Une fois que j’ai terminé, je lui tends celui-ci.

— Bien… nous voilà partenaires désormais, tout en se levant pour me serrer la main pour conclure cette signature. Ça te dit un restaurant, tous les deux ?

— Non… j’ai besoin d’aller me reposer. J’ai eu une dure semaine. Une autre fois, si tu veux, tout en allant vers la porte.

Natalia ne peut s’empêcher de me prendre dans ses bras et de m’embrasser sur les lèvres.

— Appelle-moi, avant de repartir.