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Sarah et Enzo s’apprêtent à accueillir un heureux événement, mais de nouveaux obstacles menacent leur bonheur...
Après avoir surmonté de nombreux défis, Sarah et Enzo espèrent enfin vivre sereinement la fin de la grossesse de Sarah. Mais leur bonheur est de courte durée. Dans ce dernier tome, le couple devra affronter de nouvelles épreuves qui mettront à l’épreuve leur amour et leur force. Soutenus par leur passion et les liens qui les unissent, Sarah et Enzo doivent faire face à des rebondissements inattendus. Leur amour sera-t-il assez fort pour surmonter les obstacles qui les attendent ?
Découvrez le dénouement de cette saga romantique à suspense, où amour, courage et résilience seront mis à l’épreuve jusqu’à la dernière page.
À PROPOS DE L'AUTEURE
Ninie.C, 42 ans, vit en région parisienne. Passionnée de lecture depuis toujours, elle a dévoré des centaines de livres, principalement des romances aux tonalités variées. Le goût de l’écriture lui est venu tardivement, et depuis environ deux ans, elle se consacre à l’écriture pour s’évader de son quotidien parfois difficile. Peu sûre d’elle, elle n’aurait jamais imaginé publier un jour, mais aujourd’hui, elle partage ses histoires captivantes et émouvantes avec ses lecteurs.
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Seitenzahl: 227
Veröffentlichungsjahr: 2019
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Nothing is forever
TOME 4
Ninie.C
Romance
Editions « Arts En Mots »Illustration graphique : © Val
CHAPITRE 1
ENZO
Ça fait maintenant deux jours que Lyana est arrivée aux urgences pour une tentative de suicide. Étant pédiatre et ami proche, je n'ai pas pu m'occuper d'elle. Malgré le fait qu'elle ait été prise en charge rapidement, pour le moment elle est toujours dans le coma. Sur le coup, je n'ai pas compris son geste, mais après avoir discuté avec Sarah, qui m'a expliqué que Gaby était parti, maintenant je comprends mieux. J'ai toujours pensé que Lyana était une personne forte, je peux vous dire que je me suis lourdement trompé.
Chaque jour, dès que j'ai un instant je vais au chevet de mon amie. Lui tenant la main, je lui parle de tout et de rien. Il paraît qu'une personne dans le coma peut entendre ce qu'on lui dit et que ça peut l'aider à se réveiller. Malgré le fait que je sois médecin, j'en doute fortement.
Sarah, elle, vient lui rendre visite lorsque je ne peux pas me libérer de mon travail. Elle lui parle de Fiona, des bébés également. Elle lui a donc annoncé qu'elle serait une marraine parfaite pour l'un d'entre eux.
A cause des problèmes de nos amis respectifs, Sarah se fait beaucoup de soucis. Ces jours-ci, elle ne mange pratiquement pas et pleure beaucoup également. A plusieurs reprises, elle a tenté de joindre Gaby, mais sans réel succès. Elle s’inquiète beaucoup, car il lui avait promis qu'il resterait joignable. J'ai tenté de la rassurer du mieux que j'ai pu en lui disant qu'il se trouvait peut être dans un endroit où il ne captait pas. Bien sûr, elle n'y croit pas du tout et pense plutôt qu'il a éteint son téléphone pour éviter d’être dérangé.
Au moment où je vous parle, j'essaie de me reposer de mes longues nuits de garde. Malheureusement, je suis très souvent sollicité.
— Docteur Agostino ?
— Oui Laure, que se passe-t-il ?
— Le docteur Costa demande à vous voir.
Le docteur Costa est le médecin qui s'est occupé de Lyana, alors je ne réfléchis même pas et pars sans remercier l'infirmière. S'il me demande, je ne pense pas que ce soit pour rien.
Arrivé devant la porte de son bureau, je frappe et entre dès qu'il m'y invite.
— Bonjour Enzo.
— Bonjour Dimitri.
— Vas-y assieds-toi.
— Que se passe-t-il, c'est Lyana ?
— En effet, si je t'ai fait demander c'est pour te parler de ton amie.
J'espère qu'il a de bonnes nouvelles la concernant. Je commence vraiment à avoir peur pour elle.
— On lui a refait un scanner ce matin, malheureusement ça reste inchangé pour le moment. La bonne nouvelle, c'est qu'on a réussi à lui retirer le respirateur. Elle arrive à respirer d'elle-même, ce qui est déjà beaucoup.
— En effet c'est déjà bien. Tu penses qu'elle se réveillera bientôt ?
— Je ne vais pas te mentir Enzo, tu sais autant que moi que ce n'est pas une science exacte.
— Oui je sais... En tout cas merci de m'avoir prévenu.
— C'est normal. Ne t'en fais pas, elle va vite aller mieux, j'en suis sûr.
— Je l'espère aussi...
Le remerciant une dernière fois, je retourne au chevet de Lyana. Prenant ma place habituelle, je lui prends la main et commence à lui parler.
— Coucou ma jolie. Je viens de voir ton médecin, il m'a dit que tu n'avais plus besoin du respirateur, et rien que ça c'est vraiment super. Ça prouve que tu te bats. Alors s'il te plaît continues de te battre. Accroche-toi...
Puis là sans que je m'y attende, je sens ses doigts se serrer entre les miens.
— Lyana ?
Je vois bien qu'elle essaie de toutes ses forces d'ouvrir les yeux, mais ce simple geste lui est difficile.
— Allez ma puce, je sais que tu peux y arriver.
Progressivement, ses beaux yeux s'ouvrent sur moi. Interrogatif, son regard balaie la pièce.
— En...Enzo ? prononce-t-elle difficilement.
— Oui ma puce.
— Que...qu'est-ce que je fais là ?
— Tu ne te rappelles pas.
— Je... tout est confus dans ma tête. J'ai... j'ai soif.
— Je vais d'abord allez chercher le médecin qui s'est occupé de toi. Je reviens.
Trouvant une infirmière, je la préviens que Lyana s'est réveillée et d'aller chercher le docteur Costa. En attendant, je retourne auprès de mon amie qui paraît perdue.
— Le médecin arrive. Comment tu te sens ?
— J'ai l'impression d'avoir dormi des jours.
— C'est un peu le cas. Lyana... tu es restée deux jours dans le coma.
À ces mots, elle paraît horrifiée.
— Quoi, comment ça ? Pourquoi ?
— Tu ne te rappelles vraiment pas ?
— Tout est un peu flou... J'ai du mal à me souvenir. Enzo dis-moi... pourquoi je suis ici ? Et où est Gaby ?
Au même instant, Dimitri arrive avec une infirmière.
— Bonjour je suis le Docteur Costa. Comment vous sentez-vous ?
— Bonjour...Je me sens bien. A part que je ne me rappelle pas comment je suis arrivée ici.
— C'est normal de ne pas vous souvenir, mais ça vous reviendra. Je vais vous ausculter, et si tout va bien, on vous retirera la perfusion.
Dimitri vérifie ainsi ses réflexes, écoute si son cœur bat normalement, puis s'en suit une prise de tension.
— Bon, en effet vous avez l'air d'aller bien. Vous n'avez plus besoin d’être perfusée. L'infirmière va donc vous l'enlever.
Lyana lui sourit gentiment, mais je vois bien qu'elle est contrariée de ne pas savoir pourquoi elle est à l’hôpital.
— Si tout va bien dans les prochains jours, je ne vois aucune contre-indication pour que vous sortiez. Maintenant, le mieux pour vous est de vous reposer et de reprendre des forces. Je reviendrai vous voir demain.
— Merci docteur...
Lyana est morose malgré le fait qu'elle aille bien. Je suis Dimitri dans le couloir.
— Dimitri ?
— Enzo.
— Lyana ne se rappelle pas pourquoi elle est ici, c'est normal ?
— Oui, mais rassure-toi, ça lui reviendra progressivement. Mais en aucun cas, tu la forces à se souvenir. Il faut que ça vienne d'elle.
— Bon...d'accord. Tu vas lui refaire un scanner de contrôle ?
— Oui en effet. Mais je ne m'inquiète pas pour elle. On se revoit bientôt Enzo.
— Merci Dimitri.
Retournant auprès de Lyana, je m'aperçois qu'elle s'est endormie. Je la regarde dormir un instant, puis referme la porte sans faire de bruit. J'en profite pour appeler Sarah et lui annoncer la bonne nouvelle.
— Allô... répond-elle d'une voix endormie.
— Salut ma puce, je te réveille ?
— Salut...hum, je m'étais assoupie.
— Alors excuse-moi. Si je t'appelle, c'est pour te dire que Lyana s'est réveillée.
— Oh c'est super. Comment elle va ?
— Physiquement elle a l'air d'aller bien. Psychologiquement, je ne sais pas trop. Elle est un peu déboussolée, elle se demande encore pourquoi elle est à l’hôpital.
— Ah bon ? Alors Lyana ne sait pas encore pour Gaby et elle c'est ça ?
— Non... Le médecin a dit que ça lui reviendrait progressivement et qu'il ne fallait pas la brusquer en lui révélant tout d'un coup.
— D'accord. Tu lui diras que je viendrai la voir demain après-midi.
— Bien sûr, je lui dirai avant de rentrer.
LYANA
Lorsque je me suis réveillée, je pensais être chez moi avec Gaby, au lieu de ça je me suis aperçue que j'étais dans un lit d’hôpital avec à mes côtés Enzo. Il m'a donc annoncé que j'étais dans le coma depuis deux jours. Sur le coup, j'ai été choquée, mais pourquoi ? Le plus étrange, c'est que Gaby n'était pas à mon chevet. Je sens bien qu'il se passe quelque chose, mais je n'arrive pas à me souvenir de quoi que ce soit, c'est tellement frustrant. Pour le moment, je me sens fatiguée, alors je me laisse tomber de nouveau dans le sommeil. Je me dis que peut-être à mon réveil, Gaby sera enfin à mes côtés.
Pendant mon sommeil, quelques bribes me reviennent concernant la préparation de mon mariage avec Gaby, mais rien sur le fait que je sois sur un lit d’hôpital.
Je suis réveillée par l'arrivée d'une infirmière dans ma chambre. J'ouvre les yeux péniblement en lui demandant l'heure qu'il est.
— Il est six heures trente. Vous avez quasiment dormi quinze heures d'affilée.
Quoi, j'ai dormi autant ?
— Comment vous vous sentez aujourd'hui ?
— Je me sens bien. Quand pourrais-je sortir de ce lit ?
— Il faudra attendre que le médecin donne son accord.
— Vous savez si mon fiancé est passé me voir ?
— Je ne pense pas avoir vu qui que ce soit à votre chevet, à part le Docteur Agostino et sa petite amie.
Je ne comprends pas. Pourtant Gaby serait la première personne à se trouver à mon chevet, mais depuis que je suis réveillée, aucun signe de lui. Il faudrait que j'en parle avec Enzo, car j'ai un mauvais pressentiment, je sens bien que quelque chose ne va pas, ça c'est certain.
CHAPITRE 2
SARAH
Je suis en route pour aller voir Lyana. Lorsque Enzo m'a annoncé qu'elle était réveillée, j'étais plus qu'heureuse de la savoir hors de danger. Le souci, c'est qu'elle ne se souvient absolument pas pourquoi elle se trouve à l’hôpital. Enzo m'a conseillé de ne rien lui dire, mais la connaissant, je sais pertinemment qu'elle me questionnera. Je ne suis pas certaine de réussir à me taire. Après tout, Lyana a le droit de connaître la vérité.
Arrivée devant la porte de sa chambre, je frappe un coup léger, au cas où elle se reposerait. J'entre et je l'aperçois debout face à la fenêtre. Se retournant pour me faire face, un large sourire s'étend sur ses lèvres.
— Sarah, dit-elle apparemment contente que je sois ici.
— Hey, dis-je en m'approchant d'elle.
— Je suis heureuse de te voir.Je commence à trouver le temps long.
— Tu sais quand tu pourras sortir ?
— Si tout va bien, demain je pourrai rentrer à la maison.
— C'est super.
— Oui. Dis donc, tu commences à avoir un peu de ventre.
Machinalement, je pose ma main sur mon ventre et lui souris.
— Enzo, t'a appris la nouvelle ?
— Non, il ne m'a rien dit. Qu'est-ce qu'il se passe ?
— Rien d’inquiétant ne t'en fais pas. En fait, on va avoir des jumeaux.
— C'est vrai ? Oh la vache, c'est génial. Je suis vraiment contente pour vous.
— C'est gentil et au fait, tu seras si tu le veux bien sûr, la marraine de l'un des deux.
— C'est vrai ? Bien sûr que je veux. Avec plaisir Sarah.
— Merci d'accepter. Tu dois te douter que ça compte énormément pour Enzo.
Après cette bonne nouvelle, je vois bien à son air que quelque chose la chagrine. Elle vient s'asseoir sur son lit, me regarde, puis me demande.
— Sarah...pourquoi Gaby n'est pas venu une seule fois me voir ?
C'est pas vrai. Je savais qu'elle me le demanderait. Je ne sais pas ce que je dois faire. Au fond de moi, je me dis qu'elle a le droit de savoir, mais Enzo m'a conseillé de ne rien lui dire.
— Lyana... écoute, je préférerai qu' Enzo soit là.
— Mais pourquoi ? Sarah, je t'en prie dis-moi ce qu'il se passe.
Je vois bien qu'elle est au bord des larmes et ça me fend le cœur de la savoir aussi triste. Au fond de moi, j'ai vraiment envie de lui dire, mais que se passera-t-il une fois qu'elle sera au courant ? Va-t-elle m'en vouloir, en vouloir à Enzo de ne lui avoir rien dit ? Après tout, elle a le droit d’être au courant.
— Lyana...
— Sarah... dis-moi...
— Tu ne te souviens vraiment pas pourquoi tu es ici ?
— Non... et c'est tellement frustrant. J'ai l'impression d’être la seule qui ne sache pas.
Je décide alors de m'asseoir à ses cotés sur le lit. Ne sachant pas vraiment comment commencer, je prends ses mains dans les miennes. Au final, je lui dis directement.
— Lyana...Gaby a décidé de partir quelque temps. Plus les préparatifs de votre mariage avançaient, plus il a pris peur.
— Peur?Mais pourquoi m'en a-t-il pas parlé avant ?
— Je ne sais pas trop. Il ne voulait pas te faire du mal je pense.
Lyana ne peut retenir ses larmes. Je m'en veux de la faire pleurer, mais elle devait connaître la vérité.
— Quand revient-il ?
— Franchement, je ne sais pas Lyana.
— Il va revenir n'est-ce pas ?
— J'en ai pas la moindre idée... désolée.
— Tu n'as pas à être désolée. Ce n'est pas de ta faute. Mais... ça n'explique pas ma présence ici.
— En fait, Gaby t'a laissé une lettre. Tu as tenté de te suicider en avalant des anti-dépresseurs.
— Quoi ? Non, c'est pas possible. Jamais je n'aurais fait ça.
— Malheureusement, c'est la vérité.
Lyana pleure de plus belle. Je m'en veux de la rendre aussi malheureuse. J'essaie de la consoler du mieux que je peux en la prenant dans mes bras pour la consoler. Elle se laisse faire sans rien me dire. Nous sursautons toutes les deux en entendant la porte s'ouvrir. Enzo.
— Qu'est-ce qui se passe ici ? dit-il en apercevant Lyana en pleurs.
Elle se lève alors du lit et fonce sur son ami comme une furie.
— Tu aurais dû me le dire ! crie-t-elle en le frappant de son poing sur son torse. J'avais le droit de savoir !
Me regardant, il fronce alors le front, comme pour me dire qu'il n'est pas content après moi.
— Putain Sarah ! Il a fallu que tu lui dises ! Je t'avais prévenue de ne rien faire. Quand vas-tu m'écouter bordel ?
— Mais.. .Lyana. Si je ne t'ai rien dit, c'était pour te protéger.
— Me protéger ! Me protéger ! Mais merde, on parle de mon fiancé, de ma vie, alors j'avais le droit de savoir, bordel !
— Désolé... je pensais bien faire.
Sur ce coup-là, Enzo se sent vraiment très mal. C'est vrai, il pensait la protéger en ne lui disant pas la vérité.
— Franchement Enzo, tu as merdé sur ce coup-là ! Tu n'imagines pas à quel point je t'en veux. Tu aurais dû et tu te devais de me le dire. Je pensais que tu étais mon ami !
— Mais c'est le cas...
Les paroles de Lyana le touchent beaucoup et le rendent triste. Ne voulant pas rester dans cette chambre, il décide de la quitter sans un mot.
— Enzo ! l'appelé-je.
— Laisse-le. Il reviendra.
— Tu n'aurais pas dû lui parler comme tu l'as fait. Il n'y est pour rien, c'est ton médecin qui lui a conseillé de ne rien dire.
— Alors pourquoi, m'as-tu tout dis ?
— Parce que tu me l'as demandé et tu avais le droit de savoir, tout simplement.
Lyana revient alors dans son lit et s'allonge.
— Je pense que je vais me reposer un peu. Je crois que j'ai besoin de réfléchir.
— D'accord. Je te laisse. Je vais voir si je peux trouver Enzo. Je reviens plus tard, si tu veux.
— Fais comme tu veux... Merci encore Sarah.
Je sors alors de cette chambre, prenant la direction du bureau d’Enzo. Arrivée devant sa porte, je frappe trois petits coups légers.
— Oui ! entends-je.
J'entre alors, très peu sûre de moi. Enzo a son regard posé sur moi. Il a l'air furieux contre moi.
— Qu'est-ce que tu veux ?
— Je voulais savoir si tu allais bien.
— Comme tu peux le voir, je vais bien. J'ai du travail, alors si tu n'as rien d'autre à me dire, tu peux t'en aller !
— Tu te fiches de moi ! Tu m'en veux, parce que j'ai dit la vérité à Lyana ?
— Putain Sarah, je t'avais dit que c'était à elle de se souvenir, et toi tu vas contre mon avis ! Tu n'es pas médecin que je sache !
— Non, je ne suis pas médecin, en effet. Mais ton amie se torturait l'esprit. De ne pas voir son fiancé à son chevet l'étonnait beaucoup. Alors, oui, je n'ai pas suivi ton conseil, mais elle avait le droit de connaître la vérité. Maintenant, excuse-moi, je rentre à la maison. Fais-moi signe lorsque tu seras calmé !
Sans attendre de réponse de sa part, je franchis la porte et sors en la claquant. Il m'a vraiment mis les nerfs avec cette histoire. Pour la peine, je vais me faire plaisir en allant m'acheter une gourmandise. Oui, lorsque je suis énervée, j'ai tendance à manger. En prenant la direction de ma voiture, je bute dans quelque chose ou devrais-je dire dans quelqu’un. Décidément, ça devient une habitude.
— C'est pas vrai !
— Sarah.
— Oh Thomas. Décidément...
— En effet. Comment tu vas ?
— Ça va.
— Que fais-tu ici ?
— Je suis venue voir une amie.
— Ah oui, Lyana, c'est ça ? J'ai entendu Enzo qui en parlait avec une infirmière.
— Oui c'est elle.
— Comment va-t-elle ?
— Elle va mieux.
— Tant mieux.
Je n'ai pas envie de m'attarder, j'ai ma gourmandise qui m'attend.
— Je te laisse, j'ai des choses à faire.
— D'accord. Je dois aller travailler de toute façon. A une prochaine fois...
— Oui c'est ça...
Je commence à trouver bizarre le fait de tomber sur Thomas aussi souvent. Je me demande s'il ne me suit pas. Sarah tu deviens parano ! C'est vrai, je dois sûrement me faire des idées. Mais le fait de l'avoir aperçu avec Elodie, me laisse perplexe depuis ce jour.
Je crois que depuis que je suis enceinte, je deviens maboule. Mes hormones me rendent complètement hystérique et parano. Je ne me reconnais plus en fait. J'ai l'impression d'avoir une double personnalité. Est-ce que toutes les femmes enceintes réagissent comme moi ? Je cesse de me torturer l'esprit et pars m'acheter mes gourmandises.
Une fois rentrée à la maison, je me suis installée tranquillement dans le canapé pour manger ma part de mille-feuilles. Malheureusement, après ça je ne me sens pas mieux par rapport à Lyana et Enzo. Depuis que j'ai quitté l’hôpital, je n'ai aucune nouvelle d'Enzo. Le savoir en colère contre moi me rend triste, j'aimerais tellement que Gaby soit là. Machinalement, j'attrape mon portable pour essayer de le joindre de nouveau. Étonnée, cette fois je ne tombe pas sur sa messagerie et il me répond enfin.
— Salut ma puce.
— Gaby ! Mais merde je commençais à m'inquiéter. Pourquoi tu ne répondais pas ?
— Désolé ma puce, j'avais besoin de me retrouver seul un moment pour réfléchir.
— Pourtant, tu m'avais promis que tu resterais joignable.
— Je sais...
— Où es-tu ?
— En fait, je suis chez mes parents. J'avais besoin de retourner à mes racines pour réfléchir au calme.
— Ça me soulage de te savoir là-bas. Gaby... il faut que je te dise quelque chose.
— Que se passe-t-il ? C'est les bébés ?
— Non, les bébés vont bien ne t'en fais pas. C'est Lyana...
— Lyana ? Que se passe-t-il ?
— En fait, elle est à l’hôpital depuis que tu es parti.
— A l’hôpital ? Mais pourquoi ?
— Elle a tenté de mettre fin à ses jours lorsqu'elle a lu ta lettre.
— Oh putain, mais qu'est-ce-que j'ai fait ? Dis-moi qu'elle va bien.
— Elle va mieux. Mais... elle est tout de même restée quelques jours dans le coma.
— Putain, fait chier. Je ne voulais pas ça, crois-moi.
— Je te crois Gaby, mais tu aurais dû en parler avec elle, au lieu de te sauver comme tu l'as fait.
— Oui je sais... je m'en rends compte maintenant. J'ai été lâche, j'ai eu peur et je me suis volatilisé comme un voleur.
— Gaby, dis-moi que tu vas revenir.
— Je ne sais pas ma puce. Je pense que j'ai encore besoin d'un peu de temps.
— D'accord.... Tu veux peut-être laisser un message à Lyana ?
— Dis-lui que je suis désolé, mais que je l'aime toujours.
— Je lui dirai, promis.
— Merci ma puce. Je dois te laisser, j'essaie de te rappeler.
— Tu as intérêt. Fais attention à toi, je t'embrasse.
— Moi aussi, à bientôt.
Je raccroche, heureuse d'avoir enfin pu parler à mon ami. Ça n’empêche pas que je lui en veuille toujours, mais il reste mon meilleur ami et que s'il a besoin de moi, je serai toujours là pour lui, quoi qu'il arrive.
CHAPITRE 3
ENZO
Je regrette de m’être emporté comme je l'ai fait contre Sarah, mais je suis à cran depuis que Lyana est arrivée aux Urgences. Putain, si Gaby a le culot de revenir, je vous assure qu'il se prendra mon poing dans la gueule. Il a fait du mal à mon amie et ça c'est impardonnable. Je l'avais pourtant prévenu.
A l'heure qu'il est, je devrais déjà être rentré, mais honnêtement j’appréhende de me retrouver devant Sarah. Je sais que j'ai joué au con en m'en prenant à elle et je m'en mords les doigts. Je décide donc d'aller voir Lyana avant de rentrer chez moi.
Devant la porte de sa chambre qui est légèrement ouverte, je peux apercevoir mon amie qui est en train de pleurer. La voir dans cet état, me fend le cœur. J'ouvre alors la porte pour me diriger vers elle. Relevant la tête vers moi, son regard embué de larmes me fait mal au cœur. La voir aussi malheureuse, me rend également triste.
— Hey. Allez, viens là, dis-je en lui ouvrant les bras.
Lyana ne se fait pas prier et vient se réfugier contre mon torse. Je fais de mon mieux pour tenter de la calmer en lui caressant les cheveux.
— Chut, calme-toi. Tout va s'arranger, tu verras.
Elle relève alors la tête vers moi.
— Non, rien ne va s'arranger. Gaby est parti, alors qu'on devait se marier. Comment je vais faire sans lui ?
— Jusqu'à maintenant tu as toujours rebondi quand ça n'allait pas. Je sais que tu peux y arriver.
— Non... pas cette fois, je le sais. Je n'ose même pas retourner à l'appartement.
— Écoute. Je te propose de venir chez moi quand ton médecin aura donné son accord. Comme ça, tu ne seras pas seule.
S'éloignant de moi, Lyana s'installe dans son lit.
— Enzo, je ne sais pas. Je ne voudrais pas créer de tensions entre Sarah et toi, et puis je t'en veux toujours de ne pas m'avoir dit pour Gaby.
Je soupire et viens m'installer à ses côtés.
— Je suis désolé, mais si je l'ai fait, c'était simplement pour te protéger.
— Tu n'avais pas à t'en prendre à Sarah comme tu l'as fait. Elle, au moins a été plus courageuse que toi. Tu es sûr que c'est toi qui as des couilles ?
Malgré tout je souris à sa réplique.
— Je te rassure, c'est bien moi qui ai une paire de couilles.
Un léger sourire s'étire enfin sur ses lèvres.
— Ah enfin un sourire. Ça fait plaisir. Tu réfléchiras à ma proposition ?
— Oui, promis.
— Je vais te laisser dormir. Je vais retrouver Sarah, en espérant qu'elle ne me fasse pas la gueule.
— Franchement, elle aurait raison de t'en vouloir.
— Ouais, je sais....
Je l'embrasse sur le crâne et me dirige vers la sortie.
— Dors bien et ne t'en fais pas trop, d'accord ?
— Je vais essayer... Bonne nuit Enzo.
Après avoir pris une douche pour retirer les odeurs de l’hôpital, je me suis quand même décidé à rentrer. Je me demande comment je vais être accueilli.
J'essaie de ne pas faire de bruit en entrant chez moi. Tout est calme et toutes les lumières sont éteintes. Avant de monter me coucher, je me sers un verre de whisky et pars m'installer sur la terrasse, c'est dans ces moments-là que je me fumerais bien une cigarette.
Après avoir avalé mon verre, le sommeil commence à se faire sentir. Je décide alors d’aller me coucher. Arrivé dans la chambre, je retire mes vêtements et je me couche enfin. Mais, quelque chose cloche, le lit est vide et froid à la place où devrait être Sarah. Me redressant, j’allume la lumière pour découvrir qu’en effet elle n’est pas dans notre lit. Putain, c’est pas vrai, où est-elle ?
— Sarah ?
Je vais donc voir dans la salle de bain, personne. Dans la salle de sport, personne non plus. Je commence sérieusement à avoir peur. Et si elle avait décidé de partir ? Non, elle ne ferait pas ça... enfin j'espère. J'entre dans la chambre de Lyana, pour y découvrir Sarah qui dort avec Fiona collée contre elle. Ouf, je suis soulagé. Je m'approche vers le lit en allumant l'une des lampes de chevet et m'assoie à ses côtés.
— Sarah ?
Elle ouvre alors les yeux, mais je peux voir que son regard est triste. Sans dire un mot, elle tourne alors la tête vers la fenêtre. Merde, fait chier. Je pense qu'elle m'en veut encore. Mais je ne vais pas la laisser dormir ici. Je veux qu'elle dorme avec moi, dans notre lit. Alors ni une, ni deux, je retire les couvertures qu'elle a sur elle, la découvrant à moitié nue, ce qui fait fuir Fiona.
— Mais t'es pas bien ?
— Sarah, ça suffit. Tu viens te coucher dans notre lit !
— Non ! Je n'ai pas envie.
— Tu es sûre ?
— Oui...
OK, elle veut jouer à ça, alors jouons. Je me place alors devant Sarah qui fait semblant de dormir, je me penche de façon à pouvoir l’attraper comme il faut et la mettre sur mon épaule. Bien sûr, la chipie se défend du mieux qu'elle peut.
— Enzo non ! Lâche-moi ! hurle-t-elle dans mon oreille.
— Pas question !
A force de se débattre, j'ai failli plus d'une fois m'étaler au sol. Arrivés dans notre chambre, je la jette sans ménagement sur notre lit. A peine a-t-elle atterri qu'elle essaie de s'enfuir. Je l'attrape alors par les pieds pour la ramener vers moi.
— Lâche-moi !
— Sûrement pas.
Étant au-dessus d'elle, je lui attrape alors les mains pour les mettre au-dessus de sa tête. La regardant amoureusement, je lui dis alors :
— Tu ne peux plus m'échapper.
— Je te déteste !
— Non, c'est faux et tu le sais.
Elle ne me répond pas, mais tourne la tête sur le côté. Ça me laisse donc tout le champ libre à son cou que j'embrasse langoureusement.
— Tu me détestes toujours ?
— Oui...
— Menteuse... Ton corps n'est pas de cet avis.
— Mon corps est un traître.
Ses répliques me font sourire, alors je continue à l'embrasser, tout en descendant sur sa poitrine, puis sur son ventre qui s'arrondit de jour en jour, pour terminer sur son Mont de Vénus. N'ayant qu'un léger shorty sur elle, je ne prends même pas la peine de lui retirer, je lui arrache directement. Surprise, elle m'aboie encore dessus.
— Mais t'es pas bien !
Tout en souriant, je commence à dévorer son petit minou. Je sais qu'elle ne restera pas indifférente longtemps à mes coups de langue.
— Enzo, c'est pas juste... dit-elle dans un souffle.
