Pari amoureux - Tome 1 - Ninie C - E-Book

Pari amoureux - Tome 1 E-Book

Ninie C.

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Beschreibung

En quête de liberté, Angèle se retrouve au cœur des désirs et des dangers d’un milieu qu’elle ne connaît pas…

Angèle quitte la maison de son beau-père alcoolique, abandonnant une mère qui refuse de s’éloigner de ce foyer toxique. En espérant trouver un nouveau départ, elle rejoint sa meilleure amie Jenna, rêvant d’une vie meilleure loin de la peur. Mais la réalité de ce nouveau monde est loin de ce qu’elle imaginait : jalousies, excès d’alcool, drogues et tentations la rattrapent rapidement. Au milieu de ce chaos, Nick, le mystérieux et séduisant bad boy tatoué, fait chavirer son cœur et la plonge dans des tourments insoupçonnés. Angèle saura-t-elle s’adapter à ce milieu tumultueux ? Résistera-t-elle au charme dangereux de Nick ou succombera-t-elle à ses propres désirs ? Plongez dans cette romance intense et captivante, où la recherche de liberté se heurte aux dangers d’une nouvelle vie.


CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE


"Une histoire merveilleuse qui nous fait du bien, j'ai adoré. Ninie nous fait passer un agréable moment, une romance qui nous laisse rêveur." -

simonepasquier7, Babelio


"Ninie C a écrit un roman addictif aux personnages attachants. [...] Je me suis vite laissée embarquer dans cette romance loin d’être simple. [...] Je vous recommande très très largement ce roman." -

Alienor-7, Booknode


"Une belle histoire, avec une écriture fluide et des personnages qui s'opposent autant qu'ils s'attirent." -

Silviana, Booknode


À PROPOS DE L'AUTEURE


Ninie C

- Âgée de 42 ans, Ninie vit en région parisienne. Passionnée de lecture depuis toujours, elle a dévoré une multitude de livres, principalement dans le genre de la romance. L’écriture est devenue une passion tardive, lui permettant de s’évader et d’oublier un quotidien parfois difficile. Peu sûre d’elle, elle n’aurait jamais imaginé être publiée un jour, mais aujourd’hui, elle partage ses histoires captivantes avec ses lecteurs, offrant des récits pleins de vie, d’émotions et d’intensité.

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Veröffentlichungsjahr: 2019

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PARI AMOUREUX 

 

Tome 1

 

 

Ninie C

 

RomanceEditions « Arts En Mots »Illustration graphique : © Val

 

 

CHAPITRE 1

 

 

ANGELE

 

Moi, c'est Angèle, j'ai vingt et un ans et je vis toujours chez papa-maman. Enfin pour ma part ce serait plutôt chez beau-papa, maman. Voilà maintenant cinq ans que je survis. Cinq ans que je vis un calvaire à cause de mon beau père. Cinq ans que ma mère fait semblant de ne rien voir et rien entendre. Cinq ans que j'ai envie de mourir pour pouvoir rejoindre mon père et surtout ne plus vivre ce cauchemar perpétuel.

Depuis le jour où ma mère s'est remariée avec un homme rencontré au supermarché, ma vie a radicalement changé, mais pas en bien. Pourtant durant deux ans tout se passait pour le mieux. Je m'entendais super bien avec mon beau père. Nous étions très complices jusqu’au jour où malheureusement tout a basculé. Le jour où il a perdu son emploi. Plus de vingt ans à travailler au même endroit, ça laisse forcément des traces.

Depuis ce jour, il reste dans le canapé à boire bière sur bière, allant même jusqu'à avaler des litres de whisky. Il est devenu vulgaire envers ma mère et moi-même et il l'a déjà frappée à plusieurs reprises. Elle ne dit rien, elle subit tout simplement car elle l'aime. Mais l'amour est parfois cruel.

Certain soir où il a bu plus que de raison, il s'introduit dans ma chambre juste pour me regarder dormir. J'entends sa respiration non loin de moi, je reste immobile sous mes couvertures attendant qu'il s'en aille enfin. J'ai terriblement peur.

Un soir où je commençais à m'endormir, j'ai senti un poids affaisser mon lit. J'ai cru que je rêvais, mais lorsque j'ai ouvert les yeux et aperçu mon beau père assis à côté de moi, j'ai paniqué. J'ai voulu sortir de mon lit, pourtant il a réussi à m'attraper par les cheveux et il s'est retrouvé à califourchon au-dessus de moi. J'avais beau me débattre, il était beaucoup plus fort que moi. Il empestait l'alcool et son sourire en disait long sur ses intentions. Ses grosses mains se sont baladées sur tout mon corps, j'avais peur et me voir pleurer le faisait rire. Je ne voulais pas qu'il arrive à ses fins et je ne voulais surtout pas que ce soit lui le premier. Fort heureusement, ma mère qui a dû m'entendre crier a déboulé dans ma chambre en hurlant et en le frappant de toutes ses forces avec un balai. Oui, c'est tout ce qu'elle a pu trouver.

— Sale porc, tu vas laisser ma fille tranquille ! Dégage ! Mais qu'est-ce qui te prends bordel ?

Rarement j'ai entendu ma mère être aussi vulgaire. À force de recevoir des coups il s'est finalement relevé et est il sorti de la maison en claquant la porte. Ma mère était en larmes et moi également. Elle m'a prise dans ses bras pour me réconforter.

— Chut, c'est fini mon bébé. Je ne le laisserais plus recommencer, je te le promets.

Tout en me parlant, elle me caressait les cheveux et je me suis endormie dans ses bras. Cette nuit-là, nous avons dormi ensemble. Le lendemain, il était revenu à la maison et malheureusement il n'a fait aucune excuse à aucune de nous deux. Depuis ce jour je ne lui ai plus adressé la parole. Je ne veux plus vivre de la sorte. Avoir peur d'une personne qui vit sous le même toit n'est pas une vie surtout à mon âge. Je devrais être heureuse, avoir des amis, mais je suis seule, plus personne n'ose venir à la maison. Ma mère peut rester vivre avec lui et subir ses excès de folie, mais me concernant je ne veux plus vivre la peur au ventre. Je n'ai pas encore parlé à ma mère de la décision que j'ai prise, car je sais que je vais lui faire beaucoup de chagrin et puis la laisser seule avec cet alcoolique me fait peur également. Malgré tout je dois penser à mon avenir et à ma sécurité.

Mon amie d'enfance Jenna, est au courant du calvaire que je vis, plus d'une fois elle m'a proposé de venir vivre avec elle dans son petit studio et j'ai toujours refusé par peur de laisser ma mère seule avec lui. Elle n'aime pas me savoir dans un environnement aussi tordu. Mais aujourd'hui, j'ai décidé d'accepter sa proposition et de partir loin de chez moi, même si ça me déchire le cœur de laisser ma mère seule. Je pourrai sûrement reprendre mes études de musique une fois installée. Il parait que je suis très douée à la guitare et que j'ai une très belle voix. Mais le soucis, c'est que je n'ose pas chanter devant qui que ce soit. Le trac me paralyse à tout les coups. Il n'y a que quand je suis seule ou lorsque je ne vois pas les personnes devant moi que j'arrive à sortir un son.

Pour l'heure, je dois parler avec ma mère et je sais que ça va être très dur. Elle est dans la cuisine en train de préparer le souper.

— Maman, je peux te parler ?

— Bien-sûr ma puce, que se passe-t-il ?

— J'aimerais que tu sois assise pour ce que j'ai à te dire.

Elle me regarde curieusement, cesse ce qu'elle était en train de faire et s’assoit en face de moi. J'ai la bouche sèche, j'ai peur de sa réaction, mais il faut que je me lance pour de bon. Je lui prends les mains tout en la regardant dans les yeux.

— Tu me fais peur Angèle, qui y a-t-il?

Allez je me lance.

— Maman...tu sais qu'à la maison ce n'est plus vivable n'est-ce-pas ?

— Oui ma puce, je le sais et j'en suis vraiment désolée.

À ces mots elle fond en larmes.

— Oh non maman, je t'en prie. Ce n'est pas ta faute, tu n'y es pour rien.

— Si un peu tout de même. Si je ne l'avais pas rencontré, on ne serait pas dans cette situation.

En fait elle a raison, mais je ne lui dirai pas. Je ne veux pas lui faire encore plus de peine.

— Je suis encore jeune et rester ici ne me fera pas avancer, tu le sais aussi.

Pour toute réponse, elle hoche tout simplement la tête. A son regard je sens qu'elle a compris où je voulais en venir.

— Maman, j'ai décidé de partir et de rejoindre Jenna.

Je n'aime pas faire souffrir ma mère, mais il faut que je termine ce que j'ai à lui dire.

— En attendant elle m'a proposé de vivre chez elle. Peut-être que je pourrai me trouver un travail à mi-temps et sûrement reprendre mes études.

Un léger sourire s'étire sur son visage, elle sait que j'aimais ça.

— Je suis désolée maman de te faire du mal. Ce n'est vraiment pas ce que je veux, mais il faut que je pense à moi. Tu veux que je sois heureuse n'est-ce pas ?

— Oh mais oui ma chérie et je suis contente que tu prennes ton envol, même si c'est loin de moi et surtout à cause de lui.

Son regard est de nouveau triste malgré son sourire.

— Tu sais, tu pourras venir me voir aussi souvent que tu le veux et on s’appellera tous les soirs. Puis si un jour Marc te frappe ou quoi que se soit d'autre, je débarque avec le copain de Jenna. Je t'assure qu'il ne fera pas le poids.

Je rigole rien qu'à cette idée.

— Ne t'en fais pas, je sais me défendre, dit-elle en me souriant. Je sais très bien me servir d'un balai.

Nous pouffons toutes les deux à ce souvenir.

— Tu ne m'en veux pas alors de te laisser seule avec Marc ?

— Ne t'en fait pas ma puce. Je te comprends tout à fait, même si au début ne plus t'avoir à la maison va me faire bizarre.

Je me lève et je serre ma mère fort dans mes bras. C'est la première fois que je vais partir loin d'elle. Mes larmes commencent à couler. Je ne veux pas qu'elle me voie pleurer, mais trop tard.

— Ne pleure pas ma puce, on va se revoir très vite.

J'esquisse un léger sourire.

— Oui promis. Je ne t'abandonne pas totalement tu sais.

— Sois heureuse, c'est tout ce qui compte.

Elle me caresse tendrement la joue et me demande.

— Tu pars quand ?

— J'ai réservé mon billet de train pour dimanche. Je n'ai plus qu'à préparer ma valise.

— Je t'aiderai si tu veux.

— Avec plaisir.

Ma mère me prend de nouveau dans ses bras lorsqu'une porte claque dans l'autre pièce, ce qui nous fait sursauter.

— Il y a quelqu'un dans cette baraque ?

Ma mère et moi, nous nous regardons et avant même que l'une de nous ne réponde, Marc débarque dans la cuisine en titubant.

— Oh, ma chère femme et sa fifille en train de se faire un câlin, comme c'est mignon. Moi aussi je peux en avoir un ? demande-t-il tout en se rapprochant de nous.

Pas question qu'il me touche de nouveau, je m'écarte de ma mère, le bouscule et monte dans ma chambre. Je peux les entendre se hurler dessus mais ma mère ne se laisse pas faire. J'aimerais tant avoir son caractère. Je décide d'appeler Jenna via Skype pour lui annoncer la nouvelle. J'espère qu'elle n'est pas au travail. Une sonnerie, puis deux et à la troisième je l'aperçois enfin.

— Salut ma belle, alors comment tu vas ?

— Coucou Jenna. Ça va. Écoute, j'ai bien réfléchi à ta proposition et je t'annonce que je débarque dimanche, enfin si ta proposition tient toujours.

Un large sourire s'étire sur ses lèvres.

— Bien-sûr qu'elle tient toujours, c'est génial. Tu en as parlé à ta mère ?

— Oui c'est fait. Je pensais qu'elle le prendrait mal, mais finalement elle va même m'aider à faire ma valise.

— Ah tu vois. Tu as une mère en or, je te l'avais dit.

— Oui je sais, mais la laisser seule avec lui m'effraie un peu.

— T'en fais pas, s'il se passe quoi que se soit on débarquera avec Vince.

Je souris et lui avoue.

— C'est exactement ce que je lui ai dit.

— Tu vois. Je suis certaine qu'on était sœur jumelle dans une vie antérieure.

Nous rigolons toutes les deux, ça fait un bien fou.

— Jenna tu as encore changé de couleur de cheveux !

— Comment tu trouves ça ? Pas mal non ?

— C'est joli oui.

Pendant plus d'une heure on a papoté, mais on a été interrompu par Vince qui voulait que Jenna le rejoigne au lit.

— Salut Angèle, dit-il en prenant la place de Jenna.

— Salut Vince.

Ce gars est vraiment sympa malgré son look un peu spécial. D'ailleurs dans l'entourage de Jenna, ils ont quasiment tous ce look, tatouages, piercings, à commencer par ma meilleure amie.

— Dis, tu peux me rendre ma p’tite amie ? J'ai besoin d'elle pour qu'elle me fasse une p’tite pipe. Ah oui c'est vrai tu ne sais pas ce que c'est toi, dit-il en se moquant.

— Mais laisse-la tranquille. Tu ne vois pas que tu la gène la pauvre.

— Laisse Jenna ce n'est rien. Il va falloir que je m'habitue si je viens vivre avec toi.

— Quoi, j'ai bien entendu ? demande-t-il.

— Et oui, tu vas avoir deux filles sur le dos, répliqué je.

— Cool, on va pouvoir faire des trucs à trois et je t'apprendrai des tas de choses.

Jenna lui met une claque sur le crane, ce qui me fait rire.

— Mais tu arrêtes tes conneries ! Va te coucher, j'arrive.

— Alors grouille-toi Jenna. Bonne nuit Angèle. À bientôt alors.

— Salut Vince. Bonne nuit.

Vince partit, elle reprend le contrôle de son ordinateur.

— Ma puce, je vais te laisser et aller faire la pipe de Monsieur.

— Soyez sage tout de même. Bonne nuit. Je te tiens au courant de quand j'arrive.

— Oui, super. À bientôt ma belle, j'ai hâte de te revoir, je t'embrasse. Fais attention à toi.

Nous quittons Skype en même temps. Je sens que je ne vais pas m'ennuyer une fois que j'aurai emménagé chez Jenna. Malgré tout, je pense que c'est la bonne solution. Un nouveau départ, c'est ça qu'il me faut. Je bâille, il est temps pour moi d'aller me coucher. Je ne suis même pas descendue pour manger. Pas grave, j'ai l'habitude. Tout est calme dans la maison, j'en profite pour descendre me chercher un verre de lait. Mon petit rituel avant de m'endormir.

 

Habituellement, je tombe sur Marc qui ronfle sur le canapé, mais cette fois il n'y est pas. Tant mieux, je n'ai pas envie de le voir. Du coup je prends mon temps, je m'installe tranquillement sur la terrasse et sort de ma poche mon paquet de cigarettes. Je sais que je ne devrais pas, surtout lorsque l'on sait que c'est cette saloperie qui a tué mon père. Je vous rassure, je ne fume pas à longueur de journée, juste une de temps en temps, histoire de me détendre un peu, comme ce soir.

Forcément, je repense à mon père. Il me manque vraiment beaucoup. C'était un homme bien, un bon père et un bon mari. Mais il a fallu que cette saleté de cancer l'emporte à seulement quarante-neuf ans. Une larme coule le long de ma joue. Je l'essuie rapidement, je ne veux pas pleurer en pensant à lui. Je ne veux garder que les meilleurs souvenirs que l'on a eus ensemble. Ma cigarette terminée, je remonte dans ma chambre, me brosse les dents et me couche l'esprit un peu plus léger. Maintenant que ma mère est au courant de mes projets, je me sens mieux. J'ai hâte de faire ma valise et de partir loin de cette ambiance qui me gâche la vie. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi elle reste avec ce type. L'amour fait faire vraiment n'importe quoi. Je me suis promis que je ne tomberai pas dans ce piège de l'amour. Ce n'est pas pour rien que je sois encore vierge à mon âge. Je suis très méfiante et timide avec le sexe opposé. Ma mère va terriblement me manquer, ça c'est certain et je lui manquerais également. Je ne suis jamais partie de la maison. En pensant à ma nouvelle vie j'arrive à m'endormir assez vite et mon sommeil fut très calme.

 

CHAPITRE 2

 

 

Dimanche est arrivé à grands pas. Depuis le jour où j'ai annoncé à ma mère que je partais, je n'ai quasiment pas vu Marc. En fait, je fais tout pour ne pas me retrouver dans la même pièce que lui. Je me suis réveillée tôt tellement je suis pressée de partir. J'ai déjà commencé à faire ma valise. Pour le moment je ne prends pas toutes mes affaires, je reviendrai chercher le reste avec Jenna.

Hier, je lui ai envoyé un SMS pour lui dire que j'arriverai vers seize heures. Elle sera là à mon arrivée pour m’accueillir. J'ai hâte de la revoir. Ça va bientôt faire un an qu'on ne s'est pas vu. Quelle idée aussi d'habiter aussi loin.

Ma mère arrive dans ma chambre l'air un peu triste.

— Besoin d'un coup de main ma puce ?

— Oh oui je veux bien, car j'ai l'impression que je vais oublier quelque chose.

Elle me sourit, regarde ce que j'ai déjà préparer.

— Pense à prendre ton nécessaire de toilette.

— Oui c'est vrai. Maman, je ne prends pas toutes mes affaires maintenant. Je pense que je reviendrai avec Jenna pour récupérer le reste.

— D'accord pas de soucis. Je serai heureuse de la revoir.

Ma mère s'assoit sur le lit, me regardant finir de remplir ma valise. Je vois bien qu'elle est soucieuse, alors je m'assois à ses côtés.

— Maman, tu es sûre de ne pas m'en vouloir de partir ?

— Oh non pas du tout. Je te l'ai dit, je suis heureuse que tu puisses voler de tes propres ailes. Bien sûr je suis triste que tu partes, mais en aucun cas je ne t'en veux.

Pour seule réponse, je prends ma mère dans mes bras, la serrant de toutes mes forces.

— Houla doucement ma puce, tu vas finir par m'étouffer.

Nous nous sourions affectueusement.

— Alors ça y est tu nous quittes ? demande mon beau père.

— Qu'est-ce que ça peut te faire ? Tant que je suis loin de toi, c'est le principal.

Je le vois qui commence à bouillir. Il n'aime pas qu'on lui tienne tête.

— Eva, tu diras à ta fille chérie de me parler sur un autre ton !

Ma mère n'a pas le temps de lui répondre que je prends la parole. Je me place à quelques centimètres de lui, droite et fière. De là où je me trouve, je peux sentir qu'il put encore l'alcool.

— Sinon quoi ?! Tu n'es pas mon père alors ne t' avises pas de lever la main sur moi ou je te jure que tu le regretteras !

Je constate à son air étonné qu'il ne s'attendait pas à ce que je lui réponde de cette façon. Ma mère se retient de ne pas rire. Sur ces belles paroles, je retourne à mon occupation et mon beau père ne prend même pas la peine de me répondre puis sort de ma chambre.

— Je suis fière de toi ma puce. Tu as eu raison de lui répondre.

— Je ne sais pas. J'espère qu'il ne s'en prendra pas à toi une fois que je serai partie.

— Arrête de t'en faire pour moi. Pense un peu à toi, d'accord ?

— Je vais essayer, mais tu sais que je m’inquiéterai toujours pour toi.

— Viens dans mes bras ma fille.

Je ne me fais pas prier et plonge dans ses bras réconfortants. J'en profite car ma maman je ne l'aurai plus pour me faire des câlins.

— Ta valise est prête ?

— Oui je crois.

— Allez, ne t'en fais pas tout se passera bien pour nous deux.

Je lui souris tendrement et boucle ma valise.

Après le déjeuner, l'heure de partir est enfin arrivée. Je ne prends pas la peine de dire au revoir à Marc. Je suis certaine qu'il ne s'apercevra pas de mon absence.

C'est ma mère qui m'emmène à la gare et durant tout le trajet, nous restons silencieuses. Ma mère me prend la main et la serre fort tout en esquissant un léger sourire.

Nous sommes arrivées à la gare, maman se gare et nous sortons de la voiture. Je composte mes billets et allons sur ma voie de départ. Une voix annonce que mon train va arriver.

— Bon, je crois que cette fois on y est. Tu vas me manquer horriblement, tu sais.

— Toi aussi tu vas me manquer mon bébé. Surtout fais bien attention à toi et tu m'appelles lorsque tu arrives.

— Oui maman ne t'en fais pas.

— Viens me faire un gros câlin, dit alors ma mère en m'ouvrant ses bras.

Je prends ma dose de réconfort lorsque j'entends mon train entrer en gare. Je m'éloigne à contrecœur de ma maman. J'essaie de garder le sourire, mais mon cœur est triste de me séparer d'elle. Malgré moi, les larmes commencent à couler.

— Oh ma puce, ne pleure pas. On se revoit très vite, d'accord ?

— Oui d'accord et je t'appelle dès que suis arrivée.

Le train stoppe devant nous, les portes s'ouvrent et les voyageurs comment à grimper à bord.

— Cette fois, il faut vraiment que j'y aille. Je ne voudrais pas rater mon train.

Nous nous étreignons une dernière fois.

— Je t'aime maman.

— Je t'aime aussi ma fille, prends bien soin de toi. Tu passeras le bonjour à Jenna.

— Bien sûr oui.

Cette fois je n'attends pas plus longtemps et je monte dans le train. Une fois à l’intérieur, je cherche ma place puis je m'assois, cherchant ma mère du regard. Je m’aperçois qu'elle est en train de pleurer. Elle a attendu que je parte pour fondre en larmes. La voir aussi triste me déchire le cœur. S'apercevant que je suis en train de la regarder, elle essuie ses larmes avec le revers de sa manche. Elle me fait un signe de la main, je lui réponds la même chose.

Le train commence à avancer lentement. J'essaie de garder ma mère dans mon champ de vision le plus longtemps possible, jusqu'à ce que je ne la vois plus.

Je m'affaisse dans mon siège et mes larmes se mettent à rouler sur mes joues. Je sais, maman ne voudrait pas me voir dans cet état, alors j'essuie mes yeux avec un mouchoir trouver dans mon sac.

Je décide de prévenir Jenna que je suis partie.

— Coucou Jenna, je te préviens que je suis dans le train, enfin. J'arriverai dans deux heures environ. Dis-moi si c'est OK pour toi, autrement je prendrai un taxi.

Bisous.

Même pas le temps de remettre mon portable dans mon sac qu'un bip se fait entendre. Je regarde qui m'envoie un SMS. Jenna. Elle n'a pas perdu de temps pour me répondre.

Coucou Angèle. Super, j'ai hâte de te voir et Vince aussi d'ailleurs. T'inquiète pas je serai là pour t'accueillir. Bisous ma belle.

Génial, vivement que j'arrive à destination. Je vais profiter d'avoir deux heures à tuer pour me reposer un peu.

 

Je suis réveillée par le train qui freine. La vache je ne pensais pas dormir autant. Je me redresse dans mon siège et essaie d’apercevoir Jenna sur le quai. Apparemment elle n'est pas encore là. À vrai dire je ne suis pas étonnée. Je lui envoie quand même un SMS pour être certaine qu'elle va venir.

— Mon train est arrivé en gare. Tu es où ?

— J'arrive, j'ai mis une plombe à trouver une place. Je suis bientôt là poulette.

Je descends alors du train en attendant que Jenna vienne me retrouver.

— Angèle ! Angèle !

En entendant mon prénom je me retourne et j’aperçois une Jenna différente de la dernière fois que l'on s'est vues. Elle a encore changé de couleur de cheveux, du rose, elle est passée au blond. Elle ne cessera jamais de m'étonner. Je la laisse donc arriver vers moi. Elle s’arrête devant moi complètement essoufflée.

— Salut toi, me dit-elle en essayant de reprendre son souffle.

Je la laisse reprendre une respiration normale.

— Salut. Comme je suis contente de te voir, dit-elle en me serrant dans ses bras.

— Je suis contente aussi, tu n'imagines pas à quel point.

Me scrutant de partout, elle me demande :

— Dis donc, tu n'aurais pas perdu du poids ?

— Si sûrement...

— Sûrement ? Mais tu plaisantes, tu n'as plus que la peau sur les os ! Je vais te remplumer moi, tu vas voir.

Voyant que mon seul bagage, elle s'en étonne.

— Tu n'as que ça ?

— Oui pour le moment. J'irai chercher le reste plus tard.

— Ok. On y va alors ?

— On est parti. Attends, j'envoie juste un petit message à maman pour la rassurer.

»Maman, je suis bien arrivée à destination. Jenna est là et nous allons à son appartement. Je t'appelle bientôt, je t'aime. »

Ces quelques mots à ma mère me filent le bourdon. Jenna s'en aperçoit et vient me consoler.

— Ben alors ma puce, tu ne regrettes pas d’être partie quand même ?

— Non non, mais c'est la première fois que je laisse ma mère, en plus avec cet alcoolo. J'ai un peu peur qu'il lui fasse du mal.

— Allez, ne t'en fais pas, ta mère sait ce qu'elle fait en restant avec lui.

— Oui tu as sûrement raison. On y va ?

— Alors c'est parti. Tu sais, je suis vraiment super heureuse que tu sois là.

— Moi aussi je t'assure. Oh au fait j'aime beaucoup ta nouvelle couleur.

— Merci ma chérie.

Je suis restée silencieuse jusqu'à ce qu'on arrive à sa voiture.

— Tu as changé de voiture ? demandé-je à Jenna.

— C'est celle de Vince, la mienne est au garage.

Je grimpe alors à l'intérieur, attache ma ceinture et Jenna démarre. Son studio se trouve à quelques kilomètres. Je pense à ma mère et au fait que je l'ai laissée seule. Ça m’embête vraiment beaucoup, mais il fallait que je pense avant tout à moi.

Je suis sortie de mes pensées lorsque Jenna me pose une question.

— Alors, dis-moi, tu sais ce que tu vas faire en attendant d'avoir ton propre appart' ? C'est pas que tu me déranges, tu le sais, j'adore quand tu es là. Mais je pense que tu voudras avoir ton propre chez toi.

Elle a raison et si je veux avoir mon chez moi, il va falloir que je travaille.

— En fait je pensais reprendre mes études de musique, mais je crois qu'avant tout il va falloir que je me trouve un p’tit boulot, même à mi-temps.

Je constate que Jenna réfléchit et pousse un « j'ai trouvé » !

— Tu as trouvé quoi ?

— Ça te dirait de venir bosser avec moi ?

— Avec toi ? Mais je n'y connais rien, je sais même pas comment on prépare un mojito, tu le sais bien.

Je ne vous ai pas dit, Jenna est gérante d'un bar où des groupes peuvent se produire. Honnêtement, je n'y ai jamais mis les pieds et puis je ne me sens pas très à l'aise dans ce genre d'endroit. J'ai la sensation que tout le monde me regarde.

— Mais je pourrai t'apprendre, tu sais, ce n'est pas si compliqué.

C'est vrai que ce serait l'idéal de travailler avec elle, comme ça, j'aurai mon appart plus tôt que prévu.

— Jenna, je ne sais pas. Tu me laisses y réfléchir ?

— Bien sûr, et puis je te l'ai dit, je kiffe quand tu es à la maison.

Je vais me laisser une semaine ou deux pour prendre le temps de bien réfléchir à sa proposition.

Nous arrivons enfin au studio de Jenna. Nous sortons de la voiture et je récupère ma valise.

— Tu es certaine que tu ne veux pas d'aide ?

— Non, ça ira merci.

— Ok.

Je suis alors Jenna jusqu'à son appartement. En ouvrant la porte, je trouve qu'il y fait bon vivre. L'ambiance est très zen. Ça va me faire du bien de vivre dans un environnement sain. Les couleurs chaudes aux murs sont très apaisantes.

— On a repeint ta chambre, j'espère que la couleur te plaira.

J'avance alors dans le couloir jusqu'à arriver à ma chambre. En ouvrant la porte, je constate qu'elle a été repeinte en jaune très clair. Je vais avoir l'impression d'avoir le soleil en permanence. Jenna derrière moi me demande alors.

— Ça te plaît ?

— Beaucoup oui. Ça va me changer du gris de chez moi.

J'entre alors et pose ma valise sur le lit.

— Tu veux ranger tes affaires maintenant ou tu veux boire un truc avant ?

— Oh je veux bien boire quelque chose de frais s'il te plaît.

— Ok ça marche je te sers ça.

Jenna s'en va en cuisine et je m'aperçois qu 'elle a mis des photos de nous deux sur le mur. Que de chemin parcouru, enfin surtout pour elle, car moi je n'ai pas vraiment avancé.

— Au fait Vince n'est pas là ? demandé-je à Jenna.

— Non, il me remplace au bar. Comme ça on peut rester un peu entre filles pour un temps. Alors Angèle, toujours pas de petit ami ?

Personnellement, je n'aime pas parler de ce sujet, mais avec Jenna je peux parler de tout.

— Jenna tu sais bien qu'à la maison ce n'est pas toujours simple. Depuis que Marc picole, plus personne ne vient à la maison. Les seuls amis que j'avais, ont pris peur en le voyant devenir agressif avec eux et puis je n'ai pas forcément envie de tomber dans les pièges de l'amour.

Elle s'assoit à mes côtés et me dit :

— Tu sais, l'amour n'est pas un piège pour tout le monde. Regarde Vince et moi, personne n'aurait parié sur notre couple et pourtant tout roule entre nous.

— Vous êtes l’exception même. Je ne sais pas si je trouverai un jour l'amour. Tout ça me fait peur.

— Ne désespère pas. Peut-être qu'en étant ici tu trouveras un mec bien. J'ai quelques amis que je pourrai te présenter si tu veux.

— Je ne sais pas. Tu sais qu'avec les mecs je suis plutôt timide, alors si tu me présentes des mecs...dans ton genre je pense que ce sera pire.

Jenna se met à rire.

— Ma puce, arrête d'avoir des préjugés. Regarde avec moi, tu n'en as rien faire de mon genre .

— Oui mais toi c'est pas pareil, tu es mon amie d'enfance et je t'ai vu évoluer au fil des années.

— Tu sais quoi ? Tu es désespérante. On verra bien en temps voulu, surtout que j'ai quelques gars en tête à qui tu pourrais plaire. Mise à part mon Vince bien sûr.

Je me mets à rire car honnêtement Vince n'est absolument pas mon genre. Il gentil, un peu casse-pied mais ça s’arrête là. J'ai plutôt une préférence pour les blonds aux yeux bleus. Classique me diriez-vous, oui sûrement, mais c'est ce que je préfère.

— Pourquoi tu pouffes comme une pintade ?

— Je te rassure, ton Vince je n'y toucherai jamais, même par désespoir.

À ces mots, elle éclate de rire et je la suis. Ça fait du bien de rigoler et de ne plus me soucier de quoi que ce soit. Une porte claque et Vince fait justement son apparition.

— Salut les meufs. Angèle content de te revoir.

Je me lève pour aller lui dire bonjour.

— Salut Vince, contente également. Dis donc, toi aussi tu as un problème avec tes cheveux ?

Avec Vince, on aime bien se charrier et c'est jamais méchant.

— Ouais comme tu vois, le reste de mes cheveux a atterri dans la barbe.

Alors je vous explique, Vince les cheveux très courts, voir même tondu et une barbe assez fournie. Tout comme Jenna il est tatoué de partout et percé aux lobes d'oreilles avec de gros anneaux. Je ne sais pas comment on appelle ça, j'y connais rien, un petit anneau dans le nez, comme les vaches et des bagues pratiquement à chaque doigt.

— En effet c'est ce que je vois. Tu dois en mettre partout dans ta barbe lorsque tu manges.

Il se met à rire généreusement et demande à Jenna :

— Au fait, en parlant de manger. On bouffe quoi ce soir.

Jenna se lève et lui dit :

— Déjà, tu auras à manger quand tu m'auras embrassée. Tu dis bonjour à Angèle et pas à moi, dit-elle de son air boudeur.

— S' il n'y a que ça pour te faire plaisir, réplique-t-il tout en s'avançant vers Jenna.

Il attrape son visage à pleine main et l'embrasse goulûment. Je préfère sortir de la pièce et les laisser seuls.

En arrivant dans le salon, je suis attirée par une boule de poils noirs. Je m'approche doucement et je vois un petit chat noir. Comme il est mignon.

— Petit petit, viens.

Il s'approche alors craintivement. Je m'accroupis et le caresse doucement. La dernière fois que je suis venue, il n'était pas là.

— Angèle je te présente Pikachu. On l'a recueilli il y a quelques mois alors qu'il errait en bas de chez nous, m'explique Vince.

— Il est très beau.

— Angèle tu m'aides à faire à manger ? Monsieur a faim et quand Monsieur a faim, il vaut mieux ne pas le faire attendre.

Je souris et rejoins Jenna en cuisine.

Après avoir rempli l'estomac de Vince et accessoirement le notre, nous avons papoté une bonne partie de la soirée. Me voyant bâiller comme une carpe, Jenna me dit :

— Angèle tu devrais aller te coucher. Tu as l'air complètement naze.

— Oui je vais y aller. Les amoureux je vous laisse et vous souhaite une bonne nuit et à demain.

— Bonne nuit ma puce repose-toi bien.

— Bonne nuit Angèle, rêve pas trop de moi.

D'un revers de la main, Jenna lui met une claque sur le crane.

— Arrête tes conneries et vient te coucher aussi Vince chéri.

Ces deux là me font rire. Je me dirige vers ma chambre, Jenna et Vince en font autant. Je me prépare pour aller au lit, je passe à la salle de bain pour me brosser les dents lorsque je tombe nez à nez avec Vince.

— Oh la vache, tu m'as fait peur.

— Tu as peur du grand méchant loup ?!

— Hahaha, très drôle. Bonne nuit Vince.

— Bonne nuit Miss coincée.

Venant de lui je sais que ce n'est jamais méchant. De retour dans ma chambre, je peux enfin apprécier ce silence et ne plus entendre maman et Marc se disputer. Je commence doucement à tomber dans les bras de Morphée lorsque j'entends des gémissements. Je peux discerner la voix de Jenna.

— Oh oui, vas y continue mon loup.

Les gémissements se font de plus en plus intenses et Jenna crie vraiment fort. Ça va être gai si c'est comme ça tous les soirs. Je pense qu'il va falloir que je m'achète des boules quies.

— Oui oui oui.

Les bruits cessent enfin. J'entends leur porte de chambre s'ouvrir et se refermer peu de temps après.

Enfin, je vais pouvoir dormir. Je suis vraiment heureuse d’être ici, c'est vraiment ce qu'il me fallait. Je sens que ce nouveau départ me sera bénéfique. De toute façon, ça ne peut pas être pire qu'à la maison, même si ma mère me manquera terriblement.

 

CHAPITRE 3

 

 

Ça fait maintenant deux semaines que je suis arrivée chez Jenna et Vince. Tout se passe très bien, malgré leurs parties de jambes en l'air bruyantes. Même leur chat Pikatchu m'a adoptée. Il me tient compagnie, je commence à me sentir seule enfermée ici. Je sors que très rarement.

J'appelle souvent ma mère pour la rassurer que je vais bien. Elle, à la maison c'est toujours pareil, rien ne change, malheureusement.

Depuis maintenant une dizaine de jours, je scrute les petites annonces pour essayer de me dégotter un petit boulot. Malheureusement rien ne correspond à ce que je recherche. Je commence sérieusement à me demander si je vais réussir à trouver quelque chose de sympa.

J'entends du bruit dans la salle de bain, Jenna est enfin debout. Elle a travaillé tard encore cette nuit, comme toutes les nuits d'ailleurs. La voilà qui apparaît, les cheveux tout ébouriffés, la mine complètement défaite. Elle arrive vers moi en traînant des pieds et s'écroule à côté de moi sur le canapé.

— Salut toi. Toujours dans tes recherches de boulot.

— Salut. Oui toujours. Je ne pensais pas que vouloir travailler serait si dur.

— Tu vas finir par trouver, j'en suis sûre. Et puis, tu sais que tu es la bienvenue au bar. N'hésite pas à me le faire savoir si tu changes d'avis.

À vrai dire, sa proposition de travailler avec elle, j'y pense de plus en plus. Ce serait tellement plus simple.

— Franchement Jenna, je ne sais pas trop. J'ai peur de ne pas me sentir dans mon élément dans ton bar.

— Écoute. Viens avec moi ce soir et tu verras par toi même. En plus il y a un super groupe qui chante tous les soirs. Je suis certaine que tu vas adorer.

Elle a l'air tellement sûre d'elle.

— Bon d'accord, mais si je le fais c'est juste pour te faire plaisir, ok ? Si vraiment je ne me sens pas à l'aise, je rentrerai.

Fière d'elle, Jenna applaudit comme une gamine qui a réussi à négocier avec sa mère.

— Génial. Tu verras on va bien s'éclater. Il y a toujours une bonne ambiance et le groupe est vraiment super cool puis si tu veux, je pourrai même t'apprendre à faire quelques cocktails.

— Tu n'abandonnes jamais toi. On verra bien.

Au même moment Vince fait son apparition.

— Salut les filles.

— Salut Vince, répondis-je.