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Enzo et Sarah ne peuvent résister l’un à l’autre, mais leur amour naissant est menacé par des secrets et des dangers…
Après une première nuit passionnée, Enzo et Sarah semblent destinés à vivre une belle histoire. Mais leur idylle vacille lorsque Sarah commence à recevoir des lettres anonymes inquiétantes. Déterminée à tout arrêter pour se protéger, elle pense s’éloigner d’Enzo. Pourtant, Enzo refuse de la laisser partir et fera tout pour la garder auprès de lui. Ensemble, ils devront faire face à bien d’autres défis, car la vie est loin d’être un long fleuve tranquille. Entre mystères, menaces et sentiments grandissants, leur amour pourra-t-il survivre à toutes les épreuves ?
Plongez dans le second tome de cette romance captivante et découvrez les surprises que la vie réserve à Sarah et Enzo.
EXTRAIT
Je me lève du canapé pour l’enlacer. — Tout va s’arranger, ne t’inquiète pas ma belle. Tu seras bien à la maison. Pour l’instant, ne dis rien à Gabriel. On verra si tu reçois encore ces lettres. Elle se recule légèrement et acquiesce. — Alors, on y va. N’oublie pas de fermer à clé. Je prends son sac, Fiona nous suit de près. Un peu nostalgique, Sarah ferme la porte derrière nous. En descendant les escaliers, je lui prends la main pour lui montrer que je suis là, que je la protège. Elle me sourit, et c’est déjà ça de gagné. Arrivés à ma voiture, elle ne peut s’empêcher de sourire en la voyant. Les femmes, je vous jure… Je lui ouvre la portière, et elle s’installe, Fiona à ses pieds, toujours fidèle. Sarah reste silencieuse, sûrement perdue dans ses pensées, se demandant pourquoi je fais tout ça pour elle. Moi-même, je n’ai pas toutes les réponses, mais quelque chose en moi m’interdit de trop y penser. Peut-être parce que je ne veux pas m’avouer que je tombe amoureux de ma jolie Sarah, petit à petit.
CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
"En attente du tome 3 avec impatience !!! On est tout de suite captivé par l'histoire et on n'a pas envie de la finir. Une histoire bien écrite, sans longueur !!!" — Virgie27, Booknode "La suite de l'histoire est encore plus géniale et l'intrigue autour de Sarah et Enzo fait que la romance est sublime." — simonepasquier7, Babelio
À PROPOS DE L'AUTEURE
Ninie.C, 42 ans, vit en région parisienne. Passionnée de lecture depuis toujours, elle a dévoré des tonnes de livres, surtout de la romance. L’écriture est venue plus tardivement dans sa vie, mais elle y a trouvé un moyen d’évasion et de bonheur. Malgré ses doutes, Ninie.C a persévéré et est aujourd’hui une auteure publiée, partageant ses histoires captivantes avec ses lecteurs.
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Seitenzahl: 271
Veröffentlichungsjahr: 2019
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Nothing is forever
Ninie.C
TOME 2
Romance
Editions « Arts En Mots »Illustration graphique : © Marion F
CHAPITRE 1
ENZO
Ce matin, lorsque je me suis réveillé j'ai longuement observé Sarah dormir, elle était tout simplement magnifique. Les rayons du soleil à peine levésléchaient son corps avec douceur. Elle a dormi dans mes bras toute la nuit, en sécurité.
Finalement, j'ai décidé de la laisser dormir. Je me suis levé tout doucement, je me suis habillé et à pas de loup je suis sorti de chez elle pour retrouver Fiona qui doit se sentir bien seule depuis hier. Je n'ai pas encore de nouvelles de Lyana depuis hier soir ou devrais-je dire depuis cette nuit. C'est sûrement parce qu'avec Gabriel ça c'est bien fini.
Un SMS me sort de ma rêverie en pensant que ça doit être Sarah, mais non ce n'est que l'une de mes blondes, Alexandra qui me demande si un plan cul m’intéresse. Ça aurait été il y a quelques jours, je lui aurais dit oui tout de suite, mais je ne peux pas aller en voir une autre alors que je sors de chez Sarah et surtout je lui ai déclaré qu'elle pouvait me faire confiance. Je n'ai pas envie de la décevoir et passer pour un menteur ou autre. Je stipule à Alexandra que je ne suis pas disponible. Elle trouvera bien quelqu'un d'autre, je ne m'en fais pas pour elle.
À mon appartement, Fiona est heureuse de me revoir. La pauvre n'a pas dû comprendre pourquoi je suis reparti cette nuit. Je vais rester un peu avec elle et m'en occuper comme il se doit. Après la promenade du matin, la dose de nourriture avalée et son quota de caresses, je décide d'appeler Sarah, mais aucune réponse. Bizarre, elle dort peut-être encore.
J'en profite pour aller prendre ma douche. Après cette nuit, mes muscles sont tout endoloris. Pourtant je suis habitué aux séances de « baises » intenses. Mais je ne sais pas...Il s'est passé quelque chose cette nuit. Je ne sais pas encore quoi, mais c'est clair que ce quelque chose me fait peur et me ravit également. Je ne sais pas si je suis fait pour être l'homme d'une seule femme. Vais-je réussir à ne pas continuer avec mes blondes? Il faut que j’arrête de me poser trop de questions, je verrai bien au fur et à mesure.
Je sursaute en entendant mon portable sonner. Ah Sarah, enfin elle me rappelle. J'ai dit que j'étais impatient ?
—Bonjour ma jolie Sarah, bien dormi ?
—Bonjour Enzo. Oh oui très bien. Je ne t'ai même pas entendu partir. Tu aurais dû me réveiller, tu sais.
—Peut-être oui, mais je n'aurai pas pu résister à l'appel de ton corps nu qui s'offrait à mes yeux.
—Tu reviens chez moi après ou tu as autre chose de prévu ?
—Je vais revenir. Je ne sais pas encore vers quelle heure. J'ai quelques petites choses à faire avant. Tu as intérêt à être en forme, parce que j'ai très envie de toi.
Je l'entends soupirer. D'impatience j'espère.
—Sarah, tu es toujours là ?
—Oh ! Euh...oui oui. C'est juste que j'ai du mal à me faire à ton franc parler. Tu dis toujours ce que tu penses et j'avoue que tu me perturbes.
—Ah bon, je te perturbe ? Pourtant sous la douche tu n'avais pas l'air d’être perturbée ma coquine, lui dis-je en repensant à sa bouche sur Gus.
—Enzo, il faut que je te laisse, j'ai un double appel.
—OK ma belle, je te dis à tout à l'heure. Je t'embrasse partout, hummm.
—Enzo ! Bisous à tout l'heure.
Elle me fait rire à jouer les prudes, alors que cette nuit elle m'a plutôt surpris. À la voir on ne s'imagine pas qu'elle soit aussi coquine. C'est loin de me déranger, bien au contraire. J'espère qu'au fil du temps de notre relation, je pourrais me comporter différemment. Plus dominant et essayer des choses plus hard avec Sarah. Mais pour ça, il faut qu'elle me fasse confiance à 100%.
Une heure s'est écoulée depuis son appel. J'ai eu le temps de m'occuper des papiers que j'avais laissé en suspens depuis des jours. Je décide donc d'aller rejoindre ma belle, je la préviens que je serais chez elle dans environ trente minutes. Fiona me regarde me préparer, elle me fait de la peine avec ses yeux tout tristes. Finalement, je décide de la prendre avec moi. Sarah n'y verra pas d'inconvénient je le sais bien. Mon petit boudin adore aller se balader en voiture. Elle a des goûts très spéciaux, elle est comme moi au final.
Sur la route, je reçois un SMS, je sais que ce n'est pas bien mais je regarde tout de même de qui il vient. C'est Elodie. Elle me demande si un soir je pouvais passer à son restaurant, goûter leur nouvelle carte qui vient d’être changée. La connaissant ce n’est pas que pour ça. Je lui réponds donc que je passerai peut-être, mais que je ne sais pas quand exactement. Je pourrai y aller avec Sarah, elle avait aimé manger là-bas la dernière fois. On verra.
Je suis devant chez Sarah, je descends de voiture, Fiona me suis, heureuse de pouvoir sortir de l'appartement. La porte du hall étant ouverte, je monte directement. Ma grosse a du mal à me suivre, elle me fera toujours rire. Devant sa porte, j'attends que Fiona me rejoigne enfin. Je frappe, j'attends quelques secondes et une Sarah avec les yeux rougis m'ouvre la porte. Je m'attendais à la voir épanouie et heureuse de me revoir, mais là il se passe quoi ?
—Sarah, qu'est-ce qui se passe ? Tu as pleuré ?
Elle ne me répond pas immédiatement, elle me laisse entrer et sourit enfin en voyant Fiona.
—Tiens bonjour ma belle, comment tu vas ? dit-elle en se baissant pour caresser ma chienne.
Sarah me regarde, esquissant un léger sourire.
—C'est bien d'avoir pris Fiona avec toi, elle devait s'ennuyer toute seule.
—Oui et puis j'ai pensé que ça ne te dérangerait pas. Sarah, tu ne m'as pas répondu, que se passe-t-il ? Tu regrettes cette nuit, c'est ça ? je lui demande alors presque paniqué qu'elle ne me réponde pas.
Elle se dirige alors vers sa table basse, pour y prendre un bout de papier, puis me le tend. Intrigué, je déplie la feuille et ce que j'y lis me terrifie. Ce n'est pas vrai, qui peut lui en vouloir à ce point ?
—Tu as reçu ça quand ?
—Après t'avoir appelé. Tu sais, j'ai vraiment peur. Qui peut m'en vouloir au point de me menacer ? Écoute, apparemment il s'agit de quelqu'un qui te connaît bien. Je ne peux pas continuer à vivre dans la peur. Ce rapprochement entre nous n'était pas une bonne idée finalement, me dit-elle en s'asseyant les yeux pleins de larmes. Enzo...je ne sais pas si c'est une bonne chose de continuer tous les deux...
—Sarah, stop ! Je ne veux plus entendre ça de ta bouche.
Je la rejoins, m'assoie à ses côtés et la prend dans mes bras pour essayer de la réconforter, mais se met à pleurer à chaudes larmes. Merde, qu'est-ce que je peux faire ? Une idée de génie, enfin si on veut, me traverse l'esprit. Dis donc tu en as des idées de génie en ce moment, toi, réplique mon p'tit diablotin. J'avoue que cette fois il n'a pas tort.
—Sarah écoute moi s'il te plaît. Tu prépares un sac avec quelques affaires et tu viens à la maison le temps que cette histoire se tasse. Je ne veux aucun refus, je ne veux pas que tu restes seule ici et puis Fiona sera heureuse de ne pas être toute seule à l'appartement lorsque je serai à l’hôpital, lui dis-je en lui souriant.
—Mais Enzo, c'est à peine si on se connaît !
—Et bien ce sera l'occasion d'apprendre à se connaître, encore mieux.
—Je ne sais pas...Tu sais j'ai mes habitudes ici, et puis ...vivre avec toi... Tu es sûr de toi Enzo ?
—Bien sûr, autrement je ne te l'aurai pas proposé ! Aller, va préparer tes affaires, je t'attends. S'il te manque quelque- chose, on reviendra le chercher.
Elle se décide enfin à m'écouter. Je sais être persuasif quand je le veux vraiment. Finalement, je ne suis pas convaincu que ce soit une bonne idée. Je n'ai jamais invité de femmes chez moi et encore moins à y vivre, même si ce n'est que provisoire. Je déconne vraiment depuis que je connais Sarah...Mais pour le moment je n'ai trouvé que cette solution. Je veux qu'elle évite de rester seule un temps. Je me demande qui peut s'amuser à lui envoyer ce genre de menace. Ça peut vraiment être n'importe qui. Je suis perdu dans mes réflexions lorsque Sarah revient avec un sac bien rempli.
—Je pense que j'ai tout ce qu'il me faut, me dit-elle l'air toujours aussi triste.
Je me lève du canapé pour venir l'enlacer.
—Tout va s'arranger, ne t'inquiètes pas ma belle. Tu seras très bien à la maison. Pour le moment, ne dis pas à Gabriel que tu seras chez moi quelques temps. On verra si tu reçois de nouveau ce genre de lettre.
Elle se recule légèrement et me dit qu'elle est d'accord.
—Alors, on y va. N'oublie pas de fermer à clé.
Je prends alors son sac, Fiona me suit de près. Un peu nostalgique et perdue, Sarah ferme bien derrière nous. En descendant les escaliers, je lui prends la main comme pour lui dire que je suis là pour la protéger. Elle me sourit légèrement. C'est déjà ça de pris. Arrivés à ma voiture, elle ne peut s’empêcher de sourire en la voyant. Ah je vous jure les femmes. Je lui ouvre la portière côté passager, elle s'installe avec Fiona à ses pieds qui ne la lâche plus. Elle va se sentir moins seule avec une femme à la maison. Je me poste au volant et je démarre. Sarah reste silencieuse, se demandant sûrement pourquoi je fais ça pour elle. Moi-même, je ne sais pas vraiment, bon j'en ai une petite idée malgré tout, je ne suis pas idiot, mais quelque chose en moi m'interdit de penser à ça et surtout je pense que je ne veux pas m'avouer que je tombe amoureux de ma jolie Sarah petit à petit.
CHAPITRE 2
ENZO
Durant le trajet qui mène jusqu'à chez moi, Sarah n'a pas dit un mot. Elle est restée murée dans son silence. De temps en temps Fiona lui réclame des caresses, Sarah lui en donne avec plaisir. Au moins à ma chienne, elle ne lui refuse rien.
Nous sommes devant chez moi. C'est la première fois que j'emmène une femme à mon appartement. Je pense que j'ai fait le bon choix, je ne pouvais pas la laisser seule chez elle alors qu'une personne la menace et tout ça à cause de moi. Sarah descend de la voiture toujours en silence avec Fiona qui la suit. Je récupère son sac dans le coffre. Elle m'attend ne sachant pas où aller. Je lui tends la main qu'elle prend sans hésiter.
—Suis moi princesse.
Princesse ! T'es sérieux ?! Elle sourit discrètement, cette fichue lettre l'a bien secouée. Qui ne serait pas perturbé par des menaces aussi fortes.
Devant la porte d'entrée de l'immeuble, je compose mon code. Je le donnerai à Sarah pour les jours où je travaillerais. Nous montons les deux étages toujours en silence. Son mutisme m'inquiète, la voir dans cet état me fait mal.
J'ouvre la porte de chez moi et je la laisse entrer en premier avec Fiona qui continue de la suivre. Je crois qu'elle s'est faite une nouvelle amie. Je laisse Sarah avancer dans l'appartement qu'elle découvre.
—Et bien, ça n'a rien à voir avec mon ridicule petit appartement. C'est...grand pour une personne seule.
Au moins elle n'a pas perdu sa langue. J'avance avec elle et je lui dis :
—Oui c'est grand, j'aime avoir de l'espace et puis il y a une chambre supplémentaire à l'étage lorsque Lyana est dans le coin. Tu viens, je te montre le haut, lui dis-je en grimpant l'escalier.
Nous arrivons alors dans un couloir avec plusieurs portes.
—Alors là tu as ma chambre, à côté la chambre de Lyana. Ici, la salle de bain et les toilettes. Les autres portes n'ont pas grand intérêt, à part si tu veux faire un peu de sport.
Nous retournons à ma chambre où je dépose son sac. Sarah me regarde et me dit timidement :
—Si ça ne te dérange pas, j'aimerais me retrouver un peu seule et ne pas dormir dans ton lit. J'ai besoin de réfléchir un peu, m’avoue-t-elle tristement.
Je suis tout de même un peu surpris qu'elle ne veuille pas de ma présence. Je ne vais pas la contrarier et je vais déposer son sac dans la chambre de Lyana, mais j'avoue que ça m’embête un peu de la laisser seule.
—Je voudrais me reposer un peu si ça te va, dit-elle en s'allongeant tout en me tournant le dos.
—Sarah, tu veux que je ferme les volets ?
—Oui s'il te plaît, merci, me répond-elle d'une toute petite voix.
J'actionne donc les volets roulants qui se ferment tout seul.
—Reposes-toi bien ma jolie Sarah, si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas, je reste dans le coin.
Elle ne me répond pas. Je la laisse tranquille, je ferme doucement la porte derrière moi. Ça me contrarie vraiment de la laisser seule, dans le noir et surpris, je m'aperçois que Fiona est là postée devant la porte de la chambre.
—Mais qu'est-ce que tu fais là toi ? Allez viens laisse Sarah tranquille, dis-je en repartant vers le salon.
La chipie n'a pas envie de me suivre et s'allonge devant la porte.
—OK, j'ai compris, dis-je en rouvrant la porte.
—Sarah, en murmurant au cas où elle dormirait.
—Hum, répond-elle.
Je m'approche d'elle et je lui demande.
—Ça te dérange si Fiona reste avec toi ?
—Oh non pas du tout, au contraire. En souriant légèrement
—Fiona, viens ici ma grosse.
Elle ne se fait pas prier et grimpe sur le lit tout contre Sarah. Moi aussi j'aimerais m'allonger tout contre elle...
—Àtout à l'heure ma belle. Tout en l'embrassant légèrement.
Je les laisse donc entre filles, je vais en profiter pour me reposer également. Je m'allonge sur mon canapé, heureux de ne pas aller au boulot aujourd'hui. Je somnole un peu lorsque j'entends des clés dans la serrure. Une seule personne a les clés de chez moi en sa possession. Lyana. Je ne pensais pas la revoir avant demain, au moins. Du coup je me lève, tant pis pour la petite sieste.
—Tiens, tu es chez toi ? Je pensais que tu serais chez Sarah, me dit-elle surprise de me voir ici.
—Bonjour à toi aussi Lyana ! Comme tu peux le voir, oui je suis chez moi.
Elle s'avance vers moi, me fait un câlin comme elle seule a le droit de m'en faire.
—Oui désolée bonjour. Où est ton p'tit boudin ? D'habitude, c'est la première à venir me dire bonjour.
—En fait elle est dans ta chambre.
—Ah bon ! Mais elle fait quoi dans ma chambre ? Elle n'y va jamais, à part lorsque je suis là.
J'appréhende de lui dire que Sarah est ici et surtout pourquoi. Du coup, histoire de faire diversion, je lui tourne le dos pour aller me chercher un truc à boire.
—Tu veux boire quelque chose ?
—Enzo ! Que se passe-t-il ? Toi tu me caches quelque- chose, j'en suis sûre ! Allez dis-moi. Tu sais que tu ne peux rien me cacher.
Je soupire un bon coup et je lui avoue alors.
—Sarah est ici, dans ta chambre. Elle se repose.
D'ordinaire très bavarde, là Lyana reste muette comme une carpe, les yeux grands ouverts.
—Tu te fiches de moi, c'est ça ?
—Non, elle est vraiment ici.
Lyana a l'air de ne pas en revenir. En même temps il y a de quoi, puisqu'elle est la première que je ramène chez moi. Stupéfaite, elle s'assoit.
—Je ne comprends pas. Tu ne devais pas la ramener chez elle cette nuit ?
—Si si et c'est ce que j'ai fait. En fait j'ai passé la nuit chez Sarah, je lui dis en souriant.
Elle me regarde et un grand sourire se dessine sur son visage.
—HA!Je le savais, j'en étais sûre qu'il se passait un truc entre vous deux ! Vas-y raconte, je veux tout savoir.
Malheureusement, je pense que je ne vais pas y échapper. Je soupire et je m'installe à côté d'elle.
—Comme convenu je l'ai raccompagnée jusque chez elle. J'avais décidé de ne pas la brusquer et d’attendre un peu avant de coucher avec elle. Je n'avais pasenvie de faire d'erreur avec Sarah. Je suis donc rentré et je me suis couché.
Je fais exprès de faire une pause, histoire de la faire râler un peu.
—Enzo, ne me dis pas que ton histoire s’arrête là !
Je rigole et je continue donc.
—N'arrivant pas à trouver le sommeil, j'ai envoyé un SMS à Sarah qui d'ailleurs n'arrivait pas à dormir.
—Logique comment vous vous êtes chauffés ce soir-là, me dit-elle moqueuse.
—C'est bon je peux continuer ?
—Excuses-moi, vas-y continue.
—Je lui donc écrit que j'arrivais. Elle n'a pas eu le temps de me dire non.
—Waouh, mais il t'a pris quoi de débarquer chez elle comme ça en pleine nuit ?
—Je ne sais pas trop, je n'avais pas envie de la quitter lorsque je l'ai ramenée. Elle était dans ma tête et mon esprit continuellement. On va dire que j'ai cédé à une pulsion.
—D'accord et alors vous avez enfin franchi le pas ?
Elle me fait rire, une vraie curieuse. Mais en même temps, je m'y attendais un peu.
—Au risque de te décevoir, non. Comme un con dans la précipitation, j'ai oublié les préservatifs.
—HAHAHA ! Mais t'es vraiment con toi ! Pfff non mais franchement. Du coup, vous n'avez rien fait du tout ? C'est dommage quand même.
—Tu me laisses finir s'il te plaît.
—OK, OK je ne dis plus rien, dit-elle en se calant dans le canapé.
—Malheureusement, il a fallu que je refasse un putain de cauchemar, ce qui bien sûr, a réveillé Sarah. Elle m'a réconforté comme elle a pu. Un baiser en entraînant un autre, je l'ai ramenée jusqu'au lit. Je lui ai dit qu'il valait mieux s’arrêter, mais Sarah m'a surpris en me disant qu'il fallait céder à nos pulsions.
—Sans capotes ?
—Oui. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle me propose ça. J'y ai beaucoup réfléchi et finalement j'ai fini par céder.
—Mais t'es dingue, tu ne pouvais pas laisser ta queue dans ton futal pour une fois ! C'est dingue ça quand même. Vous êtes tous les mêmes finalement.
—Lyana tu me saoules, tais-toi que je puisse finir ou je m’arrête là et tu ne connaîtras pas la fin de l’histoire !
Je pense que cette fois, je vais pouvoir terminer.
—Alors oui, j'ai couché sans capote. Tu sais que je suis clean, j'ai toujours été prudent et Sarah n'a pas eu de relation depuis un bon bout de temps. Pour être franc, je ne regrette absolument pas de l'avoir fait. Ça a été un moment délicieux, tu n'imagines même pas à quel point. Tu sais que d'ordinaire, je baise, et bien là, j'ai réellement fait l'amour. Si si je te jure.
—Waouh, Enzo je crois que tu es fichu ! Sarah a su faire fondre ton cœur de macho, me dit-elle toute contente.
—Peut-être, je ne sais pas trop. Une chose est sûre, je suis vraiment bien avec Sarah.
—Bon écoute, pour le moment vis le moment présent sans te prendre la tête. Tu verras bien ce que l'avenir te réserve.
—Ouais, on verra…Bon et toi dis-moi avec Gabriel, petite coquine.
Oh tiens, voilà que Lyana se met à rougir. Merde alors, pourtant il lui en faut beaucoup.
—Ça s'est bien passé. Non, en fait la nuit a été torride. Un vrai dieu au lit, je te jure il m'a fait des choses que je ne connaissais même pas et pas qu'une fois dans la nuit, m'avoue-t-elle en rigolant.
—Je suis content pour toi, au moins nous avons passé une super nuit tous les deux.
—Oui en effet ! Bon dis-moi, que fait Sarah ici chez toi, là où aucune autre n'est jamais venue. Et pourquoi dans ma chambre et non dans la tienne, je ne comprends pas.
Je vais être obligé de lui dire la vérité. Je me lève et je vais me poster devant la fenêtre et je commence à lui raconter.
—Sarah reçoit des lettres anonymes menaçantes depuis qu'elle me connaît. Ce matin, c'était la troisième qu'elle recevait. Je n'ai pas pu la laisser seule chez elle avec un ou une dingue qui la menace. Voilà pourquoi elle est ici. Elle a préféré rester seule pour réfléchir et se reposer. Si ça se trouve, elle va vouloir tout arrêter entre nous…alors que c'est à peine commencé.
Lyana se lève et se retrouve derrière moi.
—Merde, mais qui pourrait faire ça, une de tes ex ?
—Je ne sais pas du tout. Nous n'avons aucune piste pour le moment, mais je ne vais pas laisser cette histoire foutre la merde entre Sarah et moi.
—Allez ne t'en fais pas, tout ira bien. Tu es là pour la protéger n'est-ce pas ? Bon, si je suis venue, c'était pour te dire au revoir. Je reste encore quelques jours mais je vais les passer avec Gaby. On va essayer de se connaître un peu mieux.
—Tu as bien raison. Mais fais attention à toi, d'accord, je lui dis en la prenant dans mes bras.
—Bien sûr, ne t'en fais pas. Et toi fais attention à Sarah. Je suis certaine que vous êtes faits pour être ensemble tous les deux. Il n'y a que vous qui niez l'évidence pour le moment.
—C'est gentil, on verra bien...Au fait, ne parle pas de cette histoire de lettre à Gabriel. Je ne veux pas qu'il s'inquiète pour son amie.
—Oh ! Oui bien sûr. Je ne dirai rien, promis. Aller je te laisse, je vais retrouver mon prince charmant.
—Soit prudente et pas trop de folies de ton corps.
—Alors là je ne te promets rien, dit-elle en allant vers la porte. Bisous mon Enzo, je te dis à bientôt.
J'espère que tout ira bien pour elle. Elle mérite d’être heureuse, tout comme moi d’ailleurs. Ma jolie Sarah sera-t-elle la bonne ? Au fond de moi je l'espère. J'ai passé l'âge de jouer. Les blondes, je pense que c'est terminé pour de bon. Même si je ne me l'avoue pas, je pense que mon petit cœur est en train de succomber aux charmes de Sarah. Je ne sais pas ce que l'avenir nous réserve, mais le mien je le vois bien à ses côtés, avec pourquoi pas un bébé ou deux. J'aurai enfin une famille. MA famille.
Vous pensez sûrement que je divague, je le pense aussi. Avant que mon rêve devienne réalité, il faudrait peut-être que je lui dévoile mes sentiments. Mais ça, je trouve que c'est le plus dur à faire. Surtout pour un macho tel que moi qui n'a jamais su aimer qui que se soit, à part moi-même.
CHAPITRE 3
SARAH
Je suis réveillée par quelque chose d'humide sur ma joue. J'ouvre les yeux et Fiona est là en train de me lécher.
—Ben alors ma belle, tu commençais à te sentir seule ?
Je la caresse et elle grimpe quasiment sur moi.
—Eh, doucement Fiona.
Au moins, cette chienne me fait un peu oublier pourquoi je suis ici. Cette dernière lettre m'a vraiment retournée. J'ai peur que cette personne s'en prenne vraiment à moi physiquement. Je soupire, je me demande ce que je dois faire. Tout arrêter avec Enzo et m'éloigner le plus possible de lui ? C'est pourtant ce que je devrais faire, mais mon cœur me dicte le contraire malgré ces menaces. Plongée dans mes pensées, je n'entends même pas la porte s'ouvrir sur Enzo.
—Ah ! Tu m'as fait peur, je ne t'ai pas entendu arriver.
Il s'approche et s'assoit au bord du lit.
—Je vois ça, à quoi tu pensais ?
Je soupire, je n'ai pas très envie de lui avouer que je songe à tout arrêter avec lui.
—Rien de spécial, je réfléchissais.
—Sarah ! Ne me mens pas s'il te plaît ! Je sais que tu t'inquiètes par rapport à ces lettres que tu reçois et c’est compréhensible. Mais tant que tu seras ici, il ne t'arrivera rien, je te le promets, me dit-il tout en se rapprochant de moi.
Fiona râle un peu et décide de descendre du lit laissant sa place à Enzo.
—Dis-moi franchement, tu penses qu'il est préférable qu'on arrête tous les deux ?
—Tout arrêter, non ! Je t'assure, c'est la dernière chose dont j'ai envie. Mais...j'ai peur. Et si un jour cette personne s'en prenait vraiment à moi ?
Je sens les larmes monter. Je ne veux pas qu'il me voit pleurer, alors je m'allonge tout en lui tournant le dos. Je l'entends soupirer et s'allonger à mes côtés tout en entourant ma taille.
—Sarah, ne pleure pas je t'en prie. Tout s'arrangera je te le promets, dit-il en me caressant les cheveux.
C'est agréable, il arrive à me calmer.
—Lyana est passée tout à l'heure. Elle pensait que je serai chez toi aujourd'hui. Je lui ai donc expliqué que tu étais ici et pourquoi.
Je me tourne vers lui presque paniquée.
—Il ne faut pas qu'elle parle de cette histoire à Gaby, je ne veux pas l'inquiéter.
—Ne t'en fais, je lui ai dit exactement la même chose.
—D'accord, merci.
—De rien jolie Sarah, dit-il en me caressant la joue.
Ce simple geste me procure des milliers de frissons me parcourant tout le corps. Je baisse la tête, comme pour éviter qu'il me voie rougir. De son doigt, il me relève la tête et effleure mes lèvres d'un tendre baiser.
—Même si j'ai très envie de rester dans ce lit avec toi, je voudrais te faire visiter l'appartement si tu veux. J'aimerais que tu te sentes comme chez toi ici.
—D'accord, je lui réponds en me levant du lit.
—Allez viens, me dit-il à son tour.
Je le suis alors dans le couloir où se situent les chambres et la salle de bain.
—Comme tu le sais déjà, ici c'est la salle d'eau et là ma chambre, qui est également la tienne, en espérant que tu dormiras avec moi cette nuit....
Je ne lui réponds pas, car je ne sais pas encore si je dois continuer à être aussi proche de lui malgré que je lui aie dit que je ne voulais rien arrêter avec lui. Il stoppe devant une porte et moi tout de suite je pense à une « salle de jeux » version Grey. Je souris toute seule, Enzo s'en rend compte et me demande pourquoi.
—Ce n'est rien...tout en me retenant de rire.
—Oh ! Je vois, encore ce cher Christian Grey, n'est-ce pas ? Décidément, il me poursuit celui-là.
—Désolée, mais c'est plus fort que moi, je n'ai pas pu m’empêcher de penser à ça lorsque tu t'es arrêté devant cette porte.
J'essaie de reprendre mon sérieux lorsqu' Enzo me dit :
—Un de ces jours, il faudra qu'on regarde ensemble les aventures de ton Grey. Je suis curieux de savoir pourquoi vous êtes toutes folles de lui, dit-il tout en ouvrant la porte.
Bon un peu déçue tout de même. C'est bien une salle de jeux, mais c'est surtout pour faire du sport. Des tapis et divers appareils de torture s'y trouvent. Une télé y est également installée.
—Si un jour tu as envie de te dépenser ou tout simplement passer le temps, tu peux venir ici quand tu veux. On pourrait même en faire à deux uns de ces jours.
—Tu viens souvent ici ?
—Comment tu crois que j'ai sculpté ce corps de rêve ? me répond -il en se moquant.
En même temps, il n'a pas tort. Un corps de malade...
—Allez viens on continue, en me prenant par la main.
Nous repassons devant la salle de bain que je n'ai pas encore visité. Enzo ouvre la porte et là je suis stupéfaite.
—Oh merde !
Cette salle de bain est tellement grande, au moins le double de la mienne. Une grande douche à l'italienne se trouve sur notre gauche, en face une vasque à deux robinets et le top du top c'est la baignoire en plein milieu de la pièce ancrée dans le sol. Waouh, je n'en reviens pas.
—Tu aimes ?
—Tu plaisantes!? J'adore! Cette salle de bain est...superbe. Et cette baignoire est un appel à se jeter dedans.
Je le vois se rapprocher en me caressant les bras.
—Si tu veux, on pourra prendre un bain ensemble, me dit-il avec son air coquin.
—Oui si tu veux, je réponds alors timidement.
—Sarah arrête de rougir, je connais ton corps par cœur maintenant.
—Je n'y peux rien, tu m'intimides. Tu le sais bien.
—Et malgré que l'on se soit réunis, tu me trouves toujours intimidant ?
—Encore plus, maintenant que tu m'as vue nue.
—Tu sais, il va vraiment falloir que tu arrêtes avec tes complexes. Surtout que tu n'as aucune raison d'en avoir. Je te l'ai dit, tu as un corps de malade ma belle. Et puis franchement, ce matin sous la douche tu n'avais aucun complexe, me dit-il en me taquinant.
Il se rapproche encore un peu plus de moi, il est tellement proche que je peux sentir tous ses muscles, oui oui j'ai dit tous ses muscles. Il a le don de m'exciter juste en me touchant du bout du doigt. Grrr, il m'énerve à me faire rougir.
—Ce rouge te va à ravir, tu sais.
J'essaie de me ressaisir mais c'est très dur lorsqu'il est collé à moi de cette façon.
—Alors, on essaie cette baignoire maintenant ?
—Quoi, t'es pas sérieux ?
—Oh si, je suis très sérieux, me répond-il en commençant à déboutonner mon chemisier.
—Enzo, je ne pense pas que...Je n'ai pas le temps d'en dire davantage qu'il m'embrasse avec une telle fougue que je suis obligée d'y répondre tout en m'accrochant à son cou.
—Tu disais Sarah ?
Du coup, je reste muette. Pourquoi lui dire non alors que je sais pertinemment comment tout ça va se terminer.
—Ne bouges pas, me dit-il tout en allant ouvrir le robinet pour remplir la baignoire.
Je ne bouge pas et je le regarde déambuler dans sa salle de bain.
—Avec plein de mousse, je lui dis alors.
D'abord étonné par ma requête, il finit par acquiescer.
—Soit, ce que femme veut, femme a !
Il disperse alors des sels de bain dans toute la baignoire et la mousse commence à apparaître. Le temps qu'elle se remplisse, il revient vers moi tout en retirant son tee shirt. Je ne peux pas m’empêcher de le regarder comme s'il était la septième merveille du monde.
—Ce que tu vois te plaît ?
Je me racle la gorge pour lui répondre.
—Mmm, oui oui pas mal, dis-je alors pour le taquiner.
—Juste pas mal hein et si je retire mon pantalon ?
Sur ses paroles, il commence à déboutonner son jean lentement. Il sait que je continue à le mater, alors il le descend sur ses cuisses, puis arrive à ses pieds, il réussit à le retirer sans problème. À croire qu'il a fait ça toute sa vie. Il se retrouve donc en caleçon, avec un Gus qui commence à être très à l'étroit. Je souris.
—Alors, le juste pas mal est-il devenu un waouh ? demande-t-il en se rapprochant de nouveau.
Je fais mine de réfléchir et je lui réponds.
—Je pense que tu peux encore mieux faire, lui dis-je taquine.
—Oh, je vois ! En fait tu veux revoir Gus c'est ça ?
