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230 recettes pour retrouver la forme et la vitalité, dans le plaisir et sans privation, grâce à une assiette 100 % nature !
La Cuisine de l’Énergie est basée sur une alimentation équilibrée, non transformée, adaptée à nos besoins, regorgeant de nutriments essentiels, de légumes oubliés et d’aliments étonnants. Elle propose des associations alimentaires réfléchies, une préparation facile et des modes de cuisson qui respectent la nature des aliments. 30 jours de détox gourmande pour une nouvelle jeunesse cellulaire et métabolique.
Martine Fallon propose un coaching de 30 jours en cuisine. 30 jours pour supprimer une à une nos mauvaises habitudes, 30 jours pour sortir de sa fatigue. 30 jours pour rentrer dans un nouveau paradigme alimentaire qui nous changera la vie. 230 recettes irrésistibles et inratables à adopter au quotidien.
La Cuisine de l’Énergie est ludique et savoureuse : mousse de truite au wasabi, jus au chou kale et à la poire, crème de mangue à la vanille, calamars au curry, risotto de quinoa au coulis de poivron rouge, caviar d’artichaut au citron vert, smoothie aux fruits de la passion, etc.
Un guide incontournable pour retrouver la forme grâce à une alimentation saine et équilibrée !
À découvrir dans ce livre :
• les smoothies
• les caviars et humus
• les bouillons, gaspachos et veloutés de légumes
• les entrées et plats de la mer
• les plats de céréales
• les plats à base de viande
• les plats froids pour les lunch boxes
• les légumes d'accompagnement
• les coulis saveur douce
• les sauces et coulis saveur salée
• chutney, mayonnaises et légumaise
• les jus
La cuisine de l'Énergie, une philosophie de vie :
Déclinée dans un contexte d’abondance et de plaisir, la Cuisine de l’Energie valorise les meilleurs ingrédients (ceux qui luttent contre l’oxydation), les combinaisons et les méthodes de cuisson optimales. Mis au point par Martine Fallon, ces trucs, astuces et recettes ne se réduisent pas à un régime, il s’agit ici et maintenant d’une autre manière d’aborder son alimentation, basée sur l’énergie, anti-âge, anti-kilos, anti-déprime.
A la clef : pêche d’enfer et teint superbe, affinement progressif du corps et mental d’acier, amélioration de la concentration, de l’humeur et de la libido, meilleure immunité et ralentissement du vieillissement.
CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
[...]véritable mine d'or pour qui cherche à manger sainement tout en mangeant gourmand. -
Aurélie Wehrlin,
Le Vif Week-end
J’ai transformé ce livre de cuisine en « livre de chevet ». D’où une forme olympique (et un amincissement général) et l'envie de manger du bon pour le goût et pour soi-même : c'est l'effet magique de ce gros livre jaune soleil ! -
Aurore Vaucelle, La Libre.be
À PROPOS DE L'AUTEURE
Déjà très connue en Belgique,
Martine Fallon cherche à sensibiliser le public aux enjeux alimentaires via des cours et des formations en cuisine vivante, des conférences et des cures détox.
La Cuisine de l'énergie est son quatrième livre.
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Seitenzahl: 352
Veröffentlichungsjahr: 2015
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Martine Fallon place en tête de son livre une citation de Gandhi : « Sois le changement que tu voudrais voir dans le monde. » Elle aurait pu également citer Hippocrate, le père de la médecine moderne : « Que l’aliment soit ton remède ! » ou Jean-Paul Sartre prônant la suprématie de l’existence, c’est-à-dire du choix !
Tout ceci est tellement évident que seuls les enfants comprennent bien aujourd’hui « que nous sommes ce que nous mangeons » et on pourrait ajouter « comme nous mangeons ». C’est donc à l’école et avec les parents qu’il faudrait commencer l’éducation diététique, culinaire et nutritionnelle. Le monde en serait changé et les cantines ne pourraient continuer à servir de la « bouffe au meilleur prix ». Des études et des essais ont largement démontré que bien se nourrir ne devrait pas coûter plus d’un euro par jour sans parler des économies de santé, de temps et de « mal-être » qui, à terme, changeront totalement notre vie.
Martine a donc parfaitement raison d’attirer notre attention sur le choix des aliments, l’attention que nous devons porter à leur qualité, leur provenance, leur variété et à la façon de cuisiner.
Depuis plus de quarante années, j’exerce une médecine parfois curative et activement préventive vis-à-vis de ces grandes pathologies chroniques comme les maladies cardiovasculaires, les cancers ou les maladies de dégénérescence du système nerveux et j’observe qu’une bonne alimentation est toujours à l’origine d’une amélioration immédiate de notre vie et d’une prévention à terme de beaucoup de souffrances, quelles que soient nos prédispositions génétiques.
Les dégâts de la « malbouffe » sont irréparables pour nous-mêmes et la planète. Il y a des années, Jean-Michel Lecerf, de l’Institut Pasteur de Lille, attirait l’attention sur les coûts et les dangers d’une alimentation trop carnée qui non seulement nous prédispose à de multiples affections, mais affame et empoisonne la planète du fait de la consommation des animaux d’élevage et de la pollution occasionnée par leurs traitements aux antibiotiques et leurs déjections. Il développait le concept d’alimentation équilibrée à base de protéines végétales associant céréales et légumineuses apportant à l’organisme les mêmes combinaisons d’acides aminés que l’on trouve dans les produits carnés. Avec cette consommation de « viande végétale », on économise beaucoup d’énergie pour digérer et beaucoup de terres agricoles pour mieux nourrir l’humanité !
La doctoresse Catherine Kousmine, précurseur de la prévention et de la supplémentation nutritionnelle moderne, insistait sur l’importance d’une bonne consommation de corps gras naturels, c’est-à-dire d’acides gras insaturés qui s’opposent à l’inflammation chronique de l’organisme à l’origine de toutes les grandes maladies de la civilisation actuelle. Nous vivons plus longtemps mais avec beaucoup de maladies en fin de vie, de handicaps et de souffrances malgré les progrès de la chirurgie et de certains traitements médicaux dont nous devons souvent supporter les effets secondaires.
Réfléchir à la façon de s’alimenter et aux nutriments qu’apporte (ou n’apporte pas) notre ration alimentaire quotidienne (vitamines, minéraux, acides gras, acides aminés), choisir ses aliments de préférence dans l’agriculture biologique ou de proximité, consommer au moins un litre et demi par jour d’une eau « dynamisée » dont les propriétés physico-chimiques se rapprochent d’une eau de source, réduire la part acidifiante de son alimentation, bannir (sauf exception) tout aliment industriel et plat préparés avant tout pour leur rentabilité et non pour leur qualité, consommer au moins 700 grammes de légumes variés par jour, les cuisiner à la vapeur douce pour conserver leurs précieux nutriments, notamment les minéraux, se détoxiquer : un jour par semaine, ou trois jours par mois en supprimant temporairement les excès de protéines, de mauvaises graisses et de sucres non naturels. C’est ce programme proposé par Martine auquel nous ne pouvons qu’adhérer.
Alors, permettez-moi quelques confidences : comme elle, je commence ma journée par un citron pressé chaud et j’y ajoute du vinaigre de pomme bio pour l’enrichir en potassium et mieux m’alcaliniser. Comme elle, au fil des ans, j’ai de moins en moins envie de consommer de la viande et préfère les associations de céréales et légumineuses. Comme elle, je consomme les fruits entre les repas et tout au long de la journée et j’aime bien la terminer par une soupe épicée au curcuma (un des plus puissants anti-inflammatoires naturels) et au gingembre frais moulu. J’y ajoute de la levure alimentaire qui l’enrichit en vitamines B et en minéraux, et au final, je la saupoudre de persil frais qui apporte de la vitamine C.
Pour prévenir et ralentir les phénomènes d’inflammation chronique et de stress oxydant à l’origine de toutes les maladies chroniques, il faut entretenir sa flore intestinale, y éliminer ainsi le phénomène d’allergie à IgG, et donc réduire la perméabilité de la paroi de l’intestin grêle.
Car tout le monde ne tolère pas les mêmes aliments ! C’est le principe de l’immunonutrition ; l’éviction de certains aliments pour lesquels nous développons des allergies à IgG que l’on nomme improprement « intolérances alimentaires » est à la base d’une bonne assimilation et d’une prévention primaire de la majorité des maladies auto-immunes, dont le diabète, les thyroïdites et les inflammations articulaires.
Du fait des modifications trop rapides de notre environnement, depuis la Seconde Guerre mondiale, comme l’intensification des cultures, les modifications génétiques des céréales, les procédés de panification privilégiant l’apparence et l’élevage industriel, beaucoup de personnes ne tolèrent plus ni le gluten contenu dans les céréales (à l’exception du riz et du sarrasin), ni les laitages et fromages industriels, ni certains additifs indispensables auxquels on ne peut échapper. Quelques gouttes de sang sur un buvard permettent de déterminer nos allergies à IgG.
Réfléchir à son alimentation, la varier, mettre en place une « rotation alimentaire » en ne consommant ni de façon monotone ni trop répétitive les mêmes aliments est déjà une bonne façon d’augmenter sa vitalité, ses capacités de prévention vis-à-vis de ces maladies chroniques, de ralentir son vieillissement et d’atteindre ses pleines capacités mentales et psychologiques.
La plupart d’entre nous prennent plus de temps à s’occuper de leur ameublement ou de leur voiture que de leur santé. Quel gâchis ! Nous conduisons, régulièrement, notre véhicule en révision et nous en faisons beaucoup moins pour notre santé ! C’est ici que le propos de Martine est intéressant. Sa conception de la préparation culinaire dynamique est essentielle. C’est cela qu’elle enseigne à travers ses séminaires. Elle nous montre le chemin d’une réalisation culinaire, simple, goûteuse, préservant la bonne santé des aliments pour notre vitalité au présent et en devenir.
Ainsi resterons-nous au top de ce qu’une bonne maîtrise de l’environnement nutritionnel peut nous offrir. Ainsi nous protégerons-nous mieux des risques de pollution, d’infections et des méfaits du stress.
Ainsi nous bâtissons les fondations d’une véritable « nutrition orthomoléculaire » à laquelle je suis attaché depuis quarante années : ni trop ni trop peu de nutriments, mais tout et exactement ce dont nos cellules et nos métabolismes ont besoin.
Ainsi nous guérissons, nous renaissons… c’est ce que j’ai observé chez de nombreuses personnes qui ont parcouru ce chemin et ont réussi à laisser derrière elles souffrances, handicaps et désespoirs.
Je terminerai en citant le Dalaï-Lama à qui on avait demandé : « Qu’est-ce qui vous surprend le plus dans l’humanité ? » Il répondit : « Les hommes, parce qu’ils perdent leur santé pour accumuler de l’argent, ensuite ils perdent de l’argent pour retrouver leur santé et penser anxieusement au futur. Ils oublient le présent de telle sorte qu’ils finissent par ne vivre ni le présent ni le futur… Ils vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir et meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu. »
Avec sa « force tranquille », pleine d’énergie, sereine et expérimentée, Martine nous invite à suivre cette voie gourmande à la portée de tous. Elle contribue ainsi à la santé de la planète et de ses habitants de bonne volonté.
DR DOMINIQUE RUEFF
Je suis tombée dans les casseroles de l’énergie il y a vingt-cinq ans dans des circonstances assez banales. Je me trouvais, six mois après la naissance de ma première fille, en plein baby blues, soit dans un état de perte d’énergie totale, un état motivé surtout par la folle décision que j’avais prise à l’époque de travailler jusqu’au jour de mon accouchement (je dirigeais alors une affaire de prêt-à-porter) et de reprendre mes activités professionnelles et ma vie d’avant le plus tôt possible, soit deux jours après la naissance de mon adorable petite fille. Je ne vous raconte pas la déconvenue…
Je menais à l’époque (pas si belle que cela) une vie semblable à celle de beaucoup de femmes, je courais dans toutes les directions comme une poule sans tête, menant de front et à tambour battant pour mériter mes galons de femme idéale une vie privée de type geisha, une vie sociale de people et une vie professionnelle d’executive woman. Quant à mes critères de bien-être personnel, j’étais nettement plus centrée sur le contenu de ma garde-robe que sur celui de mon frigo, sur la coupe de mes cheveux que sur celle de mes poireaux et sur le profil de ma Maserati décapotable que sur celui de ma rate décapotée.
Épuisement oblige, je suivis les consignes de la diète énergétique, découvrant la magie austère du riz complet et du poisson vapeur, la saveur terreuse du jus de betterave, le plaisir triste du navet et du chou rave tout en me noyant, pour éviter toute pulsion gourmande, dans des bains de tisane, antiacide les jours pairs, gros intestin les jours qui ne l’étaient pas.
S’ensuivit une période trouble où, ayant découvert une énergie nouvelle et totalement inespérée, je naviguais entre de multiples états contradictoires, cumulant mes rythmes d’avant, le travail, la maison, le mari, mon bébé et la nouvelle chasse à la courgette et au poulet bio. Je n’avais rien compris. Plutôt que de remettre en question des choix de vie inadaptés, j’avais choisi, happée par d’ataviques réflexes, de mettre cette nouvelle force de frappe au service de mes besoins de paraître, de convaincre, de séduire et de diriger tout en restant parfaitement aimable dans un système qui me broyait.
Le 21 septembre 1991, c’est l’accident. Un crash frontal entre deux taxis sur une route de campagne au fin fond de la Turquie. Le visage comme une meringue écrasée. Une deuxième grossesse à peine commencée. Les compteurs, panne oblige, à zéro. Cette fois-ci, plus d’histoires à se raconter, fini de caracoler entre deux avions, deux cocktails et deux secrétaires, d’assurer avec panache… sauve qui peut, c’est la guerre.
D’abord nous remettre à vivre, moi et ma petite fille de 3 ans, piégée elle aussi dans ce tas de ferraille. Ensuite, protéger mon nouvel enfant à naître, sept mois de femme-serre, une paille fichée entre des mâchoires cadenassées, deux yeux bleus perdus dans un faciès défiguré, bonjour Frankenstein. Résiliente dans l’âme – merci ma nouvelle énergie, merci mon papa aussi –, je me battrai pour me reconstruire, moi et mon visage, double puzzle aux pièces, avec une infinie patience, une à une réajustées, me recadrer avec mes filles, comprendre ce qui m’arrive, remettre enfin de l’ordre dans ma vie et trouver un nouveau souffle.
Commence un voyage initiatique qui me poussera à découvrir les arcanes de la diététique énergétique et de l’alimentation vitale. Épicurienne et cherchant sans arrêt les chemins de traverse, pour mon propre plaisir et celui des miens, j’inventerai une cuisine gourmande, métisse et légère, antioxydante à souhait, faisant la part belle aux légumes et aux fruits, aux sauces et aux coulis 100 % nature, aux poissons et aux viandes de qualité tout en cherchant dans les divines épices l’inspiration subtile pour donner enfin le glamour tant attendu à ces produits nature travaillés tels qu’ils sont et qui nous font tant de bien.
Je reviendrai de loin : par manque d’élan, de longer trop souvent les murs d’une histoire sans cesse décousue, cherchant en permanence dans le regard de l’autre le droit d’exister, de me contenter de plans barbouillés, de choix désajustés et de fausses croyances, je ferai, le jour où l’énergie déboula dans ma cuisine, une lente et irrépressible bascule : loin des anciennes peurs et des vieilles contraintes, jour après jour et irrésistiblement, je me mis à me dessiner des promesses inédites et des désirs libérés, puisant dans une nouvelle et incroyable vitalité la force pour les faire aboutir.
Vingt ans plus tard, grâce en belle partie à mes légumes et à mes aliments merveilleux, mon visage et mon énergie enfin reconquis, j’affiche aujourd’hui une forme et une détermination qui peuvent surprendre. Mes espaces se sont grand ouverts, j’y ai mis plein de projets, de plénitude, de sérénité, de plaisir et de partages délibérément heureux. Comme celui dans lequel je vous propose d’entrer, pour conquérir une fois pour toutes et en toute gourmandise le meilleur au cœur de vous-même et de votre vie.
La cuisine de l’énergie, c’est d’abord une arme anti-âge et antistress, antikilos et antidéprime. Loin d’un quelconque régime hasardeux, frustrant ou inutile, c’est une nouvelle émotion en cuisine, simple, naturelle et terriblement gourmande, qui nous projette dans une vitalité ahurissante et nous chamboule la vie.
Cette cuisine, en me rendant mon énergie, m’a changé la vie. Et m’a donné ensuite l’impulsion de créer des outils pour vous aider à changer la vôtre. Afin que vous puissiez à votre tour, en quelques tours de main, larguer cette forme de pacotille qui fut aussi la mienne un jour et gagner une vitalité inouïe dont vous ne pouvez même pas, faute de l’avoir vécue, imaginer la puissance d’action. Et les résonances magnifiques qu’elle aura immanquablement dans votre vie et dans celle de ceux que vous aimez.
Merci Benoît pour tes précieux conseils
«ÉNERGIE ». Jamais ce mot n’a été autant prononcé, car jamais l’énergie ne nous a autant manqués : dépressions déclarées ou latentes, fatigues symptomatiques ou chroniques, allergies et intolérances alimentaires, inconforts digestifs, kilos en trop, et, surtout, ce manque de tonus au quotidien…
Certains d’entre nous se sont tournés vers les spécialistes, médecins et diététiciens, qui leur ont expliqué les règles alimentaires de base, ce qu’il faut manger, comment et pourquoi. On nous a d’abord bassinés avec les laits écrémés qu’il fallait éliminer, les margarines sans graisses saturées, les pyramides à l’endroit et les pyramides à l’envers, les œufs qui riment mal avec le cholestérol, les régimes pauvres en graisses, les produits light, les cinq fruits et légumes par jour, les sachets hyperprotéinés, la nécessité de manger du poisson et de boire de l’eau, celle du robinet pour certains et puis en bouteille pour d’autres.
Ensuite, on nous a asséné que les margarines, même biologiques, sont farcies de graisses perfides, que le beurre n’est pas si mauvais pour l’organisme, que le gras il en faut, que l’on peut manger des œufs même avec un taux de cholestérol dans le rouge, que le cholestérol ne serait pas si mauvais que cela, qu’on en aurait même besoin1, que le lait n’est pas bon pour la santé, que les fruits et légumes si convoités pourraient être contaminés, que l’aspartam n’est pas innocent, qu’aucun régime n’a jamais fait maigrir personne, que nous mangions mieux au temps du Paléolithique, que l’on est intolérant au gluten, que les poissons sont contaminés, que l’eau du robinet est polluée et que les eaux minérales pourraient nous encrasser… Il y a de quoi se sentir perdu.
À force d’avoir été déjouées, nos pratiques alimentaires sont en perte de repères. Il est donc urgent de retrouver les postulats de base, ceux qui donnèrent à nos ancêtres cette énergie magnifique qui nous a désertés aujourd’hui.
Depuis plus de cinq mille ans, en Chine, les notions d’alimentation et d’énergie sont intimement liées : pas d’énergie possible si les aliments n’en contiennent pas, pas d’humeurs équilibrées si l’énergie n’y est pas. Le chaînon manquant et le pari de mon livre est de vous aider à trouver ou à retrouver, à travers une reconsidération totale de votre assiette et quel que soit votre âge, une énergie qui déménage. Le tout en découvrant, c’est évident, des émotions irrésistiblement gourmandes.
Selon les principes de la médecine chinoise, l’énergie se puise à trois sources : les gènes, l’alimentation et la respiration. La première source d’énergie, notre patrimoine génétique, est déterminée à notre naissance. Nous naissons avec un capital énergie que nous avons hérité de nos parents et dont le contenu dépend de l’hygiène de vie qu’ils auront eue. Or de génération en génération, la qualité de l’environnement et de l’alimentation des hommes n’a cessé de baisser, entraînant par là même une décroissance du capital énergétique de nos gènes. Malheureusement, cette première source d’énergie, en tant qu’héritage, ne dépend pas de nous. C’est donc en travaillant essentiellement sur la seconde source – notre alimentation – que la Cuisine de l’Énergie va conjurer le sort.
Comment ? En optant pour une assiette débordante de fruits et légumes de saison, frais et naturels, d’huiles pures et non trafiquées, de quelques protéines de qualité et de céréales non transformées. Une assiette dont on aura banni les produits chimiques et acidifiants, les graisses dénaturées, les cuissons agressives et les préparations inadaptées. Notre point de départ est le suivant : pour retrouver notre énergie ancestrale, nous devons avoir accès à une alimentation qui regorge de nutriments essentiels (enzymes, vitamines, minéraux, protéines, acides gras, sucres lents, eau vitale) indispensables pour remplir nos besoins fondamentaux et sans risque de « polluer » notre organisme. En somme, une alimentation de nature essentiellement basique et riche en vitalité. Explications.
Les Chinois furent les premiers à l’énoncer : notre énergie dépend de l’énergie des aliments que nous mangeons. Cette connaissance intuitive des principes de la bio-énergétique fait écho aux observations que fera, dans les années 1950, un ingénieur français du nom de Simoneton2. Partant du constat que tout être vivant émet des vibrations sous forme d’ondes, il démontrera (cette fois-ci scientifiquement) que le niveau vibratoire d’un individu en bonne santé se situe entre 6 200 et 9 000 angströms3 (Å). Mais lorsque celui-ci consomme des aliments qui affichent une vibration en dessous du seuil minimal (soit inférieure à 6 000 Å), l’homme perd son niveau vibratoire de référence pour rentrer graduellement dans des dysfonctionnements métaboliques. Simoneton en vient donc à établir une typologie des aliments en fonction de leur radiovitalité. Au sommet se trouvent les aliments « supérieurs », dont la qualité vibratoire se situe entre 6 500 et 10 000 Å.
Il s’agit des fruits et légumes frais, des céréales complètes, des flocons d’avoine, des oléagineux, du sel de mer, et des miels extraits à froid, des poissons et crustacés frais et du jambon fumé à l’ancienne. Viennent ensuite les aliments de « soutien », dont la radiovitalité varie entre 4 000 et 6 000 Å. Ils regroupent les fruits et légumes déshydratés, les galettes, les œufs frais, les viandes biologiques, les poissons de rivière, le vin (sic) et les produits laitiers au lait cru. En troisième position se placent les aliments « inférieurs » dont l’énergie varie entre 1 000 et 3 000 Å. Ils regroupent les produits industriels dans leur quasi-totalité, les fruits et les légumes défraîchis ou ayant subi des modes de préparation inadaptés (congélation, cuisson, traitements industriels, etc.), les viandes et les produits laitiers industriels, les poissons ayant plus de trois jours de pêche, le sel de table, le pain blanc, les confitures et les eaux minérales en bouteille. Tout en bas du classement se trouvent les aliments dits « morts », c’est-à-dire pourvus d’une radiovitalité nulle (0 Å). Il s’agit des produits industriels, des margarines, des fromages fermentés, des alcools, du café, des thés et de l’eau du robinet. Des petits pois en conserve, un steak haché surgelé, un morceau de baguette, du beurre de laiterie, accompagnés d’un verre d’eau du robinet et suivis d’un café… Voilà un repas à un taux vibratoire total de 0 Å. Pris à répétition, et l’on est bon pour le plongeon !
Pour être en bonne santé et faire le plein d’énergie, nous devons consommer des aliments dits « supérieurs », gorgés de vitalité, c’est-à-dire qui ont fait le plein d’énergie solaire, par exemple les fruits et les légumes de saison, locaux, naturels ou bio, cueillis à pleine maturité et consommés dans les trois jours en respectant des modes de préparation et de cuisson dits « doux ».
La Cuisine de l’Énergie prend ainsi le contre-pied absolu de nombreux néo-rites alimentaires. L’énergie des aliments et des boissons dont nous parlerons ici est bien vibratoire : elle ne se compte pas en calories, et n’a donc rien à voir avec les mentions indiquées sur les emballages des produits industriels, sur lesquels se focalisent les régimes dits « minceurs » (et qui n’ont jamais fait maigrir personne.).
Notre corps a besoin d’acides gras pour fabriquer de bonnes cellules, renforcer son immunité, avoir un cerveau et un mental de champion. Il a besoin d’acides gras pour produire les hormones nécessaires à notre survie et l’essor de nos élans, pour produire du cholestérol (et du bon !), et pour – contre les idées reçues – assurer la perte définitive des kilos en trop. Reste à choisir « les bonnes graisses », et donc à faire la distinction entre deux grandes familles d’acides gras, les acides gras saturés et les acides gras insaturés.
Les acides gras saturés sont les mauvaises graisses. Ils sont présents dans les produits d’origine animale (beurre et produits laitiers, viandes et charcuteries), mais on les trouve aussi dans les différentes variétés de margarine, l’huile de palme, ainsi que toutes les huiles ayant subi un procédé d’hydrogénisation, même partiel (celui-ci étant officiellement reconnu comme un facteur cancérigène). Ces acides gras saturés sont des acides gras transformés. Ils ont perdu leur configuration naturelle (nommée « cis ») pour prendre une forme dénaturée (nommée « trans ») et ne peuvent plus être correctement métabolisés par l’organisme. Autrement dit, nos enzymes ne les reconnaissent pas, donc ils risquent de stagner dans nos vaisseaux et d’entraîner des dépôts de cholestérol, une mauvaise circulation sanguine et des réactions inflammatoires.
Nous avons néanmoins besoin d’un minimum de graisses saturées (env. 1 cuillère à soupe/jour/pers.) pour assurer le maintien entre autres de la partie extérieure de la membrane cellulaire. Ces bons acides gras4 (sous leur forme « cis ») se trouvent dans le beurre de ferme au lait cru ou la crème fraîche au lait cru, les fromages de chèvre ou de brebis au même lait cru, et dans les viandes dites « maigres ».
Les acides gras insaturés sont au contraire indispensables et ce, contrairement aux précédents, en grandes quantités (env. 4 cuillères à soupe/jour/pers.). On les classe en deux familles : les mono-insaturés et les polyinsaturés. Les mono-insaturés (huile d’olive, huile d’arachide, certaines huiles de tournesol), riches en acide oléique, vont réduire le mauvais cholestérol tout en maintenant élevé le taux de bon cholestérol. Les acides gras polyinsaturés, aussi appelés acides gras essentiels (AGE), regroupent les oméga-6 (tournesol, maïs, sésame, noisette, carthame, amande, pépins de raisins ou de courge, germe de blé, argan, etc.), et les oméga-3 (huiles de poisson, poissons gras, algues, noix, colza, lin, chanvre, herbes sauvages, pourpier et chair des animaux ayant consommé ces derniers), lesquels exercent une action favorable sur le cholestérol et le système immunitaire. Pour ne pas perdre leur qualité nutritionnelle, leur consommation doit cependant respecter certains principes de base, que nous analyserons en détail (voir partie II), mais dont voici l’essentiel : il est indispensable de prélever ces acides gras sur des huiles de première pression à froid, de ne pas les cuire (à l’exception de l’huile d’olive et de la graisse de coco) et, toujours à l’exception de l’huile d’olive et de la graisse de coco, de les garder au réfrigérateur dans des bouteilles en verre foncé et de les consommer dans les six mois après ouverture (un mois et demi pour l’huile de lin).
Cette distinction entre bonnes et mauvaises graisses se retrouve au niveau du glucose. L’organisme a besoin de glucose comme combustible pour alimenter ses besoins en énergie, mais alors de bon glucose. Il faut donc distinguer deux grandes sources de glucose.
Des bonbons empoisonnés
Présents dès notre enfance puis à chacun de nos anniversaires, synonymes de moment de bonheur et de fêtes, les sucres ajoutés sont en réalité une arme de destruction massive. Personne n’ignore aujourd’hui que les sucres diminuent le bon cholestérol et augmentent les taux de triglycérides (mauvaises graisses) dans le sang, faisant ainsi courir à notre cœur et à nos artères des risques majeurs. Parallèlement, les sucres boostent la production d’insuline, l’hormone sécrétée par le pancréas qui leur permet de migrer du sang vers les cellules (voir plus haut). Épuisé, le pancréas finit par plonger et c’est la porte ouverte au diabète insulinodépendant (diabète de type II).
Les sucres rapides (confiseries, sucres blancs, viennoiseries, plats industriels, biscuits, pizzas, céréales blanches, alcool, jus industriels, sodas, etc.) sont constitués de molécules simples et très vite métabolisables. En effet, pour réguler la glycémie (soit la concentration de glucose dans le sang), le pancréas produit de l’insuline, une hormone qui permet la transformation du glucose en glycogène, processus indispensable pour assurer l’assimilation du glucose au niveau cellulaire. Comme leur nom l’indique, les sucres dits « rapides » sont donc beaucoup trop rapidement métabolisables pour être utiles à l’organisme. Ils vont induire des effets « yo-yo », tiraillant le métabolisme entre une hyperglycémie, qui se traduit par des états d’agressivité-nervosité-euphorie, et une hypoglycémie, qui se manifestera par des états réactionnels d’épuisement, d’apathie, voire de dépression.
Mais le diabète et l’épidémie d’obésité ne sont que les phénomènes les plus flagrants des effets destructeurs des sucres ajoutés. Derrière leur douce saveur, les sucres sont de nature extrêmement acidifiante, donc oxydante et déminéralisante. Leur acidité a notamment pour conséquence de bloquer la production des hormones de croissance et d’augmenter le stress oxydatif, accélérant par là la dégénérescence cellulaire et induisant de ce fait des risques élevés de cancérisation cellulaire.
Les sucres sont donc d’autant plus dangereux qu’ils agissent de manière insidieuse : nous voilà de plus en plus fatigués, affichant un comportement excessif (hyperactivité, agressivité), et notre organisme vieillit plus rapidement. La consommation de sucre, qui s’élevait à environ deux kilos par an et par habitant au début du XXe siècle, a atteint (voire dépassé) aujourd’hui les 50 kilos. Certains industriels osent encore prétendre, via des messages publicitaires trompeurs qui visent principalement les enfants (et leurs parents), que le sucre et ses dérivés sont de l’énergie. À quand un comité d’éthique nutritionnelle indépendant, dont la mission serait de neutraliser une telle désinformation ? Quel genre d’amour donnons-nous à nos enfants en les laissant se gaver de sucre ?
La solution est donc : exit les sucres blancs, roux, cassonades, confitures, corn flakes, jus de fruits en cannettes, sodas, biscuits, sucrés ou salés (ces derniers contenant également des sucres), crèmes chocolatées et consorts. On les remplace, à doses homéopathiques, par du sirop d’agave (dont l’indice glycémique5 est très bas), du miel d’acacia de qualité et sans sucre ajouté, du sirop d’érable, du sucre de canne non chauffé, ou du rapadura6. Quant à l’aspartam, on l’oublie car il est – au même titre que le glutamate – un puissant toxique. En effet, sa teneur en méthanol (identique au venin de fourmi !), en phénylalanine (effet négatif sur la sérotonine, hormone de la bonne humeur) en formaldéhyde (puissant cancérigène) en fait le poison le plus douceâtre de notre assiette ou de notre verre.
Évidemment, l’alimentation que je vous propose ne renonce pas au goût sucré, mais elle s’applique à le retrouver dans des aliments sains et naturels. Ainsi, l’on peut remplacer l’aspartam par le xylitol qui est extrait de la banane, de la framboise ou du chicon (endive), ou encore par le stevia, herbe sucrée des Indiens d’Amérique du Sud, qui a enfin obtenu l’agréation de l’Agence fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux (la FDA américaine7).
Dire non aux sucres rapides, c’est dire oui aux sucres lents, constitués de molécules complexes et riches en fibres. Ces dernières font écran au glucose et permettent de ralentir sa métabolisation par l’organisme. D’où une bonne gestion de l’insuline par le pancréas, et une énergie stable tout au long de la journée. Où trouve-t-on ces sucres lents ? Dans les fruits et légumes à fibres (poires, pommes, mangues, poireaux, avocats, oignons, céleris, artichauts, fenouils), les oléagineux (amandes, noix de cajou, sésame, noix, noisettes), les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots blancs ou rouges) et les céréales complètes, peu acidifiantes et pauvres en gluten (riz complet, sarrasin, quinoa, millet, amarante, épeautre, polenta8).
Concernant le blé, la règle est de rester prudent, car il contient énormément de gluten. Or le gluten est une substance protéique insoluble qui peut induire, selon les métabolismes, soit des intolérances (somnolence, fatigue, ballonnements, baisse de moral, inconfort métabolique), soit des allergies qui seront d’ordre cutané (eczémas, psoriasis, pellicules, etc.), respiratoire (insuffisance respiratoire, affections rhino-pharyngées) ou cellulaire (neurones, articulations, etc.). En effet, au départ, le gluten attaque sournoisement la paroi intérieure de l’intestin, la rendant perméable aux toxines, aux inflammations, et hypothéquant en conséquence l’équilibre immunitaire et métabolique de l’individu. Or le gluten est aujourd’hui très exploité par l’industrie alimentaire et ce, pour des raisons n’allant pas vraiment dans le sens du consommateur.
En effet, du point de vue des industriels, le gluten donne d’une part au pain une légèreté providentielle, en permettant à la céréale de bien lever en cours de cuisson, et contient d’autre part du glutamate, qui agit comme exhausteur de goût (ce qui donne au blé sa saveur si particulière). C’est donc bingo pour l’industrie, soutenue par les semenciers, qui vont chercher à produire des dérivés hybrides de plus en plus concentrés en gluten. La conclusion est tout autre pour le consommateur.
Outre ses conséquences sur le système immunitaire, le gluten a un effet « opiacomane » sur le cerveau. En effet, bien connu déjà du temps des Romains qui en faisaient usage pour remonter le moral de leurs troupes, le gluten induira chez le consommateur lambda un faux état de bien-être mental qu’il recherchera à reproduire d’autant plus qu’il sera stressé ou déprimé. Au final, le consommateur est soumis à des comportements addictifs, avec des risques maniaco-dépressifs, et le cercle vicieux est enclenché.
Si nous sommes tous intolérants au gluten – et que nous devrions donc tous être très prudents face aux céréales qui en contiennent –, ceux qui y sont allergiques ont quelque part plus de chance, car la zone de tolérance zéro dans laquelle ils se trouvent les oblige à se tourner vers des céréales ne contenant pas de gluten, et nettement plus digestibles. Un test simple consiste à supprimer totalement le gluten de son assiette pendant trois semaines. Les résultats parlent d’euxmêmes : perte de poids, gain d’énergie, plus belle peau, sommeil, mental et digestion meilleurs, confort articulaire retrouvé…
Si donc le gluten peut être considéré, à côté du sucre, comme une véritable drogue qui est encore cautionnée par l’État, il nous faut être vigilants. Soyons d’accord : être vigilant ne signifie pas tomber dans des comportements excessifs : il n’est pas question de diaboliser le débat, et un plat de pâtes ou de lasagne reste un délice culinaire… Mais de temps en temps. Le tout est de mesurer les quantités consommées et de les associer avec plein de bons légumes. Quant au pain, on se tournera vers un pain à base d’épeautre (céréale ancestrale contenant très peu de gluten) et cuit au levain, ce dernier ayant pour mission énergétique d’aller casser l’acide phytique contenu dans l’enveloppe du grain.
Avoir dans son assiette les acides gras et le glucose nécessaires à son organisme est un premier pas vers la production d’énergie. Mais cela ne suffit pas : encore faut-il pouvoir les métaboliser. Cela est possible grâce aux vitamines et aux minéraux, dont une des nombreuses fonctions est d’assurer la bonne métabolisation des acides gras et de neutraliser les risques d’acidose métabolique, véritable porte ouverte à l’oxydation, au vieillissement et à l’épuisement de l’organisme. Au-delà de cette première fonction, les vitamines et les minéraux participent de manière très importante à la construction et à l’équilibre cellulaire, immunitaire, hormonal et neurologique de l’individu. Des fonctions qui ne sont malheureusement plus correctement remplies, du fait que nous manquons tous – et de manière criante – des unes et des autres…
Pourquoi ? Surcharge de stress, habitacles confinés, acidose métabolique, alimentation déficiente, manque de sommeil, de repos et de grand air. Il suffit, pour s’en convaincre, de regarder les études évaluant nos apports quotidiens, en fonction des apports recommandés (AJR). Les résultats sont constants depuis bientôt trente ans : en 1986 et 19919, les Français ont une carence en zinc qui varie entre 80 et 90 %, une carence en cuivre qui atteint 80 % pour les femmes (en raison notamment de la pilule contraceptive) et 55 % pour les hommes, un manque en magnésium de 80 % pour les femmes et de 60 % pour les hommes, un déficit en calcium qui oscille entre 20 et 30 %, entre 25 et 65 % pour la vitamine C, et qui atteint 95 % pour le fer !
Cette étude réalisée dans le Val-de-Marne remonte à vingt-cinq ans, mais les chiffres ne se sont pas améliorés depuis, bien au contraire : ils doivent encore être revus à la baisse. À nous donc de nous poser les bonnes questions : la pandémie de maladies immunitaires actuelles ne serait-elle pas finalement due essentiellement à une assiette totalement carencée en nutriments essentiels ?
Et ce n’est pas en faisant le plein de vitamines et minéraux en comprimés, tablettes pastilles « tout-en-un » que nous allons y remédier. En effet, pris sous forme synthétique, tout complément est difficilement métabolisable, et arrivera donc péniblement à destination. Il risque même de laisser des dépôts dangereux au niveau du tissu cellulaire. En outre, pour être métabolisée sans provoquer de déséquilibres, une molécule doit être présente, avec celles qui lui sont liées, dans des rapports de quantités précis. On préférera donc, en plus d’une assiette bardée de fruits et de légumes10, un concentré énergétique 100 % naturel, qui sera pris, selon les individus et leurs besoins, soit au quotidien, soit à un rythme plus saisonnier. Dans tous les cas, le plus important est d’assurer une bonne réfection de l’intestin puisque c’est là que tout se passe (voir « Les dangers de l’acidité », p. 49).
Au premier rang de ces sources concentrées d’énergie naturelle se trouvent bien évidemment les jus fraîchement pressés. Ces derniers n’ont rien à voir avec les jus en bouteille des grandes surfaces (même bio) qui, généralement pasteurisés, ont perdu une bonne partie de leurs vitamines, minéraux et enzymes d’origine, et ne présentent donc plus aucune valeur énergétique. En outre, leur teneur en sucres ajoutés en fait de vrais faux amis. À l’opposé de tous ces jus industriels, j’ai créé pour vous une carte de jus frais à la fois riches en énergie (vitamines, enzymes, minéraux), absolument délicieux, et qui se préparent en un temps record grâce à des extracteurs de compétition (voir p. 83). Ces jus frais, qui se dégustent tout au long de la journée, permettent ainsi d’avoir, en toute facilité, son quota de vitamines, de minéraux et d’enzymes.
Deuxième bombe énergétique, les graines germées. D’aucuns disent que les Romains auraient conquis la Gaule en consommant des graines qu’ils faisaient pousser dans des chausses suspendues à la selle de leurs chevaux… Inutile pour autant d’attacher des sacoches à votre bicyclette : les graines germées sont désormais en vente dans la plupart des magasins biologiques et dans les grandes surfaces. On en met dans les salades, pour décorer les assiettes, ou dans l’extracteur. On les consomme plutôt le matin ou au déjeuner, et plus tard, uniquement si l’on veut être en forme toute la soirée !
À côté du jus d’orge germé (extrait à partir de jeunes pousses d’orge), communément appelé outre-Atlantique Green Magma (et considéré par la communauté de la raw food11 comme la potion magique des nouveaux bionic people), je voudrais quant à moi accorder une mention spéciale à la merveilleuse spiruline, une microalgue d’eau douce, dont le pH de niveau 10 augure les plus belles résurrections métaboliques.
À cela s’ajoute un profil nutritionnel hors concours : exceptionnellement riche en fer végétal (qui est mieux absorbé que le fer animal s’il est pris conjointement avec de la vitamine C), en vitamine A, en antioxydants (dont le précieux sélénium), en manganèse, en chrome, en vitamine B12 (encore un bon plan complémentaire pour les végétaliens pur jus), en vitamine K2 (effet antirides et construction osseuse), en lutéine (protection oculaire) et en protéines végétales. Comparée au Green Magma, elle est trois fois plus riche en lutéine, en fer, en vitamines A et B12. Idéale pour la détox du foie (métaux lourds, médicaments, radiations), sa forte teneur en phycocyanine (pigment bleu naturel) permet en outre de renforcer les défenses immunitaires… et de donner des couleurs originales aux veloutés et aux mayonnaises ! L’essentiel est de l’acheter non pas en poudre ou en comprimés (séchage à trop haute température et atomisation des particules), mais sous forme de paillettes, de confettis, ou de cristaux séchés à basse température, ce qui assure le maintien de la vitalité d’origine, en provenance de cultures sous serre (pas de risques de pollution atmosphérique) et si possible du commerce équitable. Pas d’accoutumance, génial pour les femmes enceintes et les nourrissons. Seules contre-indications : excès de fer et traitement anticoagulant.
La détox, pourquoi ?
Depuis toujours, les civilisations ont observé des rites de purification corporelle, que ce soit lors de changements de saison ou de fêtes et préceptes religieux, comme le ramadan, le carême, le vendredi maigre, Yom Kippour, etc. Poussés par la société de consommation et les nouvelles habitudes alimentaires, nous avons petit à petit perdu le sens et la pratique de ces rites. Mais notre organisme ne s’est pas pour autant soustrait aux pollutions, comme le montrent les « poubelles métaboliques » (kystes, poches à cellulites, par exemple) qui se forment sur notre corps. D’où la nécessité d’un « nettoyage organique » régulier, dont l’intensité et la cadence doivent varier en fonction de notre mode de vie et de notre état métabolique. Les effets sont assez sidérants, on peut parler d’un véritable rajeunissement à tous les niveaux : la peau et les cheveux se régénèrent, la vision s’éclaircit, l’intestin se remet au pas, le sang recircule, les nuits sont à nouveau sereines et le moral rebondit. On fait comment ? Plusieurs pistes sont possibles.
Mais la liste des boosteurs énergétiques ne s’arrête pas là : extrait pur d’acérola (vitamine C naturelle), Aloe vera ferox (idéal en été, génial pour l’intestin, surtout en association avec la spiruline), jus de noni, ginseng (rouge de Corée, idéal en hiver mais à éviter en cas d’hypertension), baies de goji, pollen (si possible frais et congelé), élixir de grenade (véritable must pour les libidos défaillantes), ou encore gelée royale…
Ces complexes naturels vont recharger l’organisme en douceur, sans risque de déséquilibre, et n’auront de cesse d’entretenir notre belle mécanique intérieure, prévenir l’acidose, garantir notre jeunesse cellulaire, immunitaire et neurologique. Je vous les recommande tout particulièrement lors des changements de saison, en soutien d’un événement induisant un supplément de stress ou de fatigue (déménagement, séparation, surcharge professionnelle, accident, convalescence, postaccouchement, etc.), ou pendant une cure détox.
À l’extrême minceur, on trouve la détox « dure », où l’on se nourrit exclusivement de bouillons, d’eau chaude, de tisanes et, dans les meilleures options, de jus frais. Elle peut être effectuée durant un à quinze jours, mais, passé une semaine, sous contrôle médical. Pour éviter toute carence ou tout excès d’acidose résultant d’une évacuation importante de toxines, on rajoutera dans son alimentation une bombe énergétique (comme la spiruline). Moins radicale, la détox douce rajoute à la première option du riz complet et des légumes vapeur. Idéal pour une détox mensuelle de deux ou trois jours. Troisième possibilité : la détox « gourmande », qui peut se pratiquer au quotidien, se vit dans le plaisir et dans l’abondance. Pour savoir comment la suivre, ce n’est pas compliqué, vous l’avez entre les mains !
Les cures visant à supprimer les toxines se font essentiellement, comme nous venons de le voir, à partir d’un élément : l’eau. Ce n’est pas un hasard bien sûr puisque notre corps est constitué à 80 % d’eau et que nos cellules, y compris celles de notre cerveau, baignent dans l’eau. Outre le fait que celleci remplira sa fonction drainante, l’organisme y puisera des informations vitales, essentielles à son équilibre, sa croissance, sa jeunesse, sa vitalité et son immunité. Plus précisément, l’eau est la seule boisson – avec les jus fraîchement pressés – capable d’optimaliser les fonctions cellulaires et métaboliques, de réguler la température (transpiration) et l’homéostasie de l’organisme, de protéger l’estomac de l’acide chlorhydrique (il faut boire beaucoup d’eau en cas de retour d’acidité, de brûlures d’estomac, voire d’ulcères), de lubrifier les os, de transporter les éléments nutritifs et d’évacuer les déchets. Bien plus, ces dernières années, les scientifiques ont mis en lumière – notamment grâce aux travaux de Masaru Emoto12 – la capacité de mémoire de l’eau et les effets positifs qu’elle produit. Mais pour cela, l’eau que nous buvons doit être parfaite.
Une eau parfaite est avant tout une eau propre, c’est-à-dire exempte de tout polluant chimique. Elle doit aussi observer une structure moléculaire cohérente, soit hexagonale, afin de pouvoir pénétrer au cœur de la cellule pour l’hydrater (cette eau-là est la première garante de la jeunesse de notre peau), l’informer positivement et y assurer sa fonction drainante. Or l’eau commune, dite « potable » (qu’elle soit du robinet ou en bouteille), présente une forme structurelle pentagonale qui l’empêche d’atteindre sa cible, le cœur de la cellule.
Mais approfondissons cet état des lieux. Commençons par analyser l’eau la plus consommée, celle du robinet. Si l’eau du robinet est normalement pure de toute bactérie, elle regorge cependant de résidus de produits organiques et chimiques (nitrates, calcaire, chlore, minéraux de synthèse non métabolisables, pesticides, fluor, cuivre, plomb, dérivés de médicaments, sulfates d’aluminium, etc.), dont la concentration varie d’un endroit de captation à l’autre. C’est notamment le cas du chlore, qui est introduit dans le traitement des eaux pour neutraliser les risques bactériels. Or le chlore modifie la structure de l’eau, et l’empêche donc, pour les raisons qui viennent d’être évoquées, de remplir ses fonctions vitales. Cette eau est donc dite « potable » parce qu’elle peut se boire sans faire courir de risque majeur immédiatement décelable, mais elle ne saurait garantir, au vu des polluants qu’elle peut contenir – et ce, quelles que soient les affirmations que l’on peut asséner officiellement – le maintien du corps en bonne santé, et encore moins nous permettre d’atteindre un état de santé optimal13. Face à ce premier constat, l’alternative serait de consommer des eaux en bouteille, qui sont de deux types : les eaux minérales ou les eaux de sources.
