La guerre d'Algérie - Marie Fauré - E-Book

La guerre d'Algérie E-Book

Marie Fauré

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Beschreibung

Découvrez enfin tout ce qu'il faut savoir sur la guerre d’Algérie en moins d'une heure !

Quand deux régions de l'Algérie française se soulèvent le 1er novembre 1954, personne ne s'imagine que commence alors une guerre sanglante qui marquera durablement des générations de Français et d'Algériens. Huit ans plus tard, l'Algérie prend son indépendance, tandis que des centaines de milliers de pieds-noirs rejoignent la métropole.

Ce livre vous permettra d'en savoir plus sur :
• Le contexte politique et social de l'époque
• Les acteurs majeurs du conflit, tels que le FLN, de Gaulle ou Ahmed Ben Bella
• Le déroulement de la guerre d'Algérie et sa chronologie
• Les répercussions de la guerre

Le mot de l'éditeur :
« Dans ce numéro de la collection « 50MINUTES | Grandes Batailles », Marie Fauré nous plonge dans le déroulement de la guerre d'Algérie, depuis le déclenchement des hostilités en 1954 jusqu'aux accords d'Evian en 1962, avant d'analyser les répercussions de cette guerre, dont les remous se font encore sentir aujourd'hui. » Laure Delacroix

À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Grandes Batailles
La série « Grandes Batailles » de la collection « 50MINUTES » aborde plus de cinquante conflits qui ont bouleversé notre histoire. Chaque livre a été pensé pour les lecteurs curieux qui veulent tout savoir sur une bataille, tout en allant à l'essentiel, et ce en moins d'une heure. Nos auteurs combinent les faits, les analyses et les nouvelles perspectives pour rendre accessibles des siècles d'histoire. 

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Seitenzahl: 51

Veröffentlichungsjahr: 2017

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La guerre d’Algérie

Quand ? Du 1er novembre 1954 au 18 mars 1962Où ? AlgérieContexte ? DécolonisationBelligérants ? Le Front de libération nationale (FLN)L’État et l’armée françaisActeurs principaux ?Le Front de libération nationale (FLN), mouvement nationaliste puis parti politique algérienAhmed Ben Bella, homme d’État algérien (1916-2012)Le général de Gaulle, homme d’État français (1890-1970)L’Organisation armée secrète (OAS), organisation politicomilitaire clandestine françaiseIssue ? Indépendance de l’AlgérieVictimes ? Environ 400 000 morts

La guerre d’Algérie est l’un des deux conflits armés de la décolonisation française, avec la guerre d’Indochine. Elle a irrémédiablement marqué des générations de Français et d’Algériens – plus profondément que son pendant indochinois – et conditionne encore aujourd’hui les relations entre les deux pays. Les plaies largement ouvertes peinent à se refermer.

Cette guerre qui refuse de dire son nom, puisqu’officiellement et jusqu’en 1999, la France ne qualifie l’épisode algérien que d’« événements », oppose dès 1954 les « rebelles » nationalistes du FLN à l’armée envoyée par Paris. L’Algérie étant composée de départements français à part entière, il s’agit bien d’une guerre civile, qui divise profondément durant près de huit ans et même au-delà la société française encore traumatisée par les atrocités de la Seconde Guerre mondiale. La spécificité de la guerre d’Algérie tient également à la présence massive d’une population européenne dans ces départements, présence qui conditionne fortement l’attitude adoptée par les différents gouvernements qui se succèdent à la tête du pays. À cela s’ajoute la volonté de conserver ce qu’il reste de la splendeur perdue de la France.

Ainsi, quand les Aurès et la Kabylie se soulèvent le 1er novembre 1954, personne ne s’imagine que commence alors une guerre sanglante qui ira jusqu’à mettre en péril la République elle-même, et qui verra huit ans plus tard la conclusion des accords d’Évian et l’indépendance de l’Algérie, ainsi que le départ de près d’un million d’Européens vers la métropole.

Contexte politique et social

Une colonie de peuplement

La présence française en Algérie débute en 1830 avec la prise d’Alger le 5 juillet. Avant cette date, Charles X (roi de France, 1757-1836) n’a aucune volonté de colonisation du territoire algérien. La Régence d’Alger est à cette époque un État vassal de l’empire ottoman, dirigé par un dey, avec lequel la France entretient des relations commerciales.

Le saviez-vous ?

De manière générale, la France a toujours préféré aux colonies de peuplement la mise en place d’établissements mercantilistes assurant un lien économique avec les territoires, nettement moins coûteux financièrement et humainement.

Si les Français changent de stratégie en 1830 et décident de conquérir Alger, c’est avant tout pour des affaires de politique intérieure. L’élément déclencheur est une histoire de créances entre les négociants juifs d’Alger, le dey et le gouvernement de Charles X. Ce dernier se sert d’un incident diplomatique anodin pour lancer une expédition contre Alger. Il espère ainsi en retirer le prestige nécessaire pour remporter les futures élections de la Chambre.

Les Français se heurtent sur place à une résistance farouche menée par le jeune émir Abd el-Kader (1808-1883), qui finira par se rendre le 23 décembre 1847.

Reddition d’Abd el-Kader.

Afin d’asseoir plus fermement la présence française, le gouverneur général Bugeaud (1784-1849) entame en 1840 une politique de colonisation des territoires d’Afrique du Nord, s’appuyant sur l’armée qui œuvre au défrichage des terres et à la mise en place de voies de communication. C’est le début d’un vaste mouvement d’immigration. En 1847, on dénombre déjà la présence de près de 109 000 colons français ou étrangers (Espagnols, Italiens, Allemands et Maltais).

L’État français tente de contrôler le mouvement migratoire en procédant à la distribution de terres issues d’expropriations et de spoliation des populations locales. En 1930, les terres issues de cette colonisation « officielle » représentent 1 500 000 hectares sur les 2 300 000 possédés par les Européens, les 800 000 hectares restants étant issus d’une colonisation dite privée, c’est-à-dire de particuliers ayant acheté directement les terres aux populations locales ou s’étant installés sur des terres abandonnées sans intervention de l’État français.

La violence au service de la colonisation

Après avoir signé avec Abd el-Kader le traité de Tafna le 30 mai 1837, le général Bugeaud est nommé gouverneur de l’Algérie en 1840. Il met en place une politique de contre-guérilla et de la terre brûlée, détruisant tout sur son passage. Il utilise également la technique dite de l’enfumage, qui consiste à asphyxier les personnes réfugiées ou enfermées dans les grottes en allumant des feux à l’entrée de celles-ci, consumant ainsi l’oxygène et emplissant les grottes de fumée.

Il parvient à faire plier Abd el-Kader en 1847, mais est remplacé à la tête de l’Algérie par Henri d’Orléans, duc d’Aumale (militaire et homme politique français, 1822-1897).

Malgré de nombreuses hésitations, l’Algérie est administrativement assimilée à la France et placée sous l’autorité d’un gouverneur général. Elle est divisée en trois départements, Oran, Alger et Bône, composés de « communes de plein exercice », à population majoritairement européenne et dirigées par un maire élu, et de « communes mixtes », à population à forte majorité musulmane et confiées à des administrateurs civils non élus. Les droits civiques sont exclusivement réservés aux colons français. En 1871, le décret Crémieux donne automatiquement la nationalité française à tous les juifs algériens, tandis que la loi du 26 juin 1889 met en place la naturalisation systématique de tous les fils de colons étrangers nés en Algérie.

La population musulmane reste quant à elle en situation de domination : les musulmans âgés de 21 ans et plus peuvent en effet demander la nationalité française, mais cette disposition ne sera que rarement appliquée dans les faits. Cette distinction est réaffirmée en 1881 par le Code de l’indigénat, qui prononce l’exclusion des dits indigènes de tous les droits civiques. Ils sont également soumis à des impôts spécifiques nommés « impôts arabes » et astreints au service militaire.