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Ce carnet de voyage retrace le parcours d'Alexandre lors de son périple en Jordanie. Une histoire vraie qui démontre que l'aventure n'est jamais très loin pour celui qui sait ouvrir les yeux. A bord de sa Mitsubishi, Alexandre fait des rencontres improbables et riches de sens. Un parcours hors des sentiers battus dans lequel Alexandre vous raconte comment il s'est retrouvé à dormir à l'intérieur d'une des sept merveilles du monde moderne. Pour allier le voyage à l'aventure, ce livre vous embarquera dans une expédition de 3 jours au beau milieu du désert.
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Seitenzahl: 77
Veröffentlichungsjahr: 2022
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Alexandre THINON est un élève-avocat qui voue passion et énergie à défendre des causes qu'il considère comme justes. Originaire de Tours, il a toujours eu l'envie d'explorer le monde et de s'intégrer aux populations qui le peuple.
Pour ce faire, Alexandre voyage accompagné de son sac à dos et d'un grand sourire.
Pour son premier roman, il a choisi de raconter le voyage qui l'aura le plus façonné : la Jordanie.
Aux Jordaniens et aux voyageurs qui m’ont ouvert leur cœur pour rendre ce voyage inoubliable.
A.T.
JOUR 1 – PARIS
JOUR 2 – LE GRAND DEPART
JOUR 3 – RENCONTRE SUR LES BORDS DE LA MER MORTE
JOUR 4 – FRAYEURS NOCTURNES
JOUR 5 – DANS LE DESERT 1/3
JOUR 6 – DANS LE DESERT 2/3
JOUR 7 – DANS LE DESERT 3/3
JOUR 8 – PETRA 1/2
JOUR 9 – PETRA 2/2
JOUR 10 – WADI ARABA
JOUR 11 – DERNIER JOUR AVEC LES BDOUL
L’aventure peut enfin commencer. Cela fait près d’un an et demi que je ne suis pas parti en vacances, entre la covid-19 et les études… Je m’appelle Alexandre, j’ai 23 ans et je suis élève-avocat. Mais ce qui m'anime le plus dans la vie, ce n'est pas le prétoire, mais le voyage et tous les imprévus qu'il renferme. En bref, plus ma vie est pimentée, plus je la croque à pleine dents ! Nous sommes le 30 novembre 2021, j’enfile mon sac à dos lourd d’une tente, d’un duvet, de saint-nectaire et de comté. Quelques caleçons et une chemise anti-UV feront l’affaire. Je suis sur le quai de la gare de Tours, l'agitation des voyageurs ferroviaires et les coups de sifflet n'empêche pas ma mère de verser une larme en me regardant partir vers un territoire entouré de pays instables : la Jordanie.
Il est 10h lorsque la gare de Paris-Montparnasse m’ouvre ses portes. Je déambule dans les rues parisiennes dans l’attente de ma navette pour l’aéroport de Beauvais à 19h. Les Invalides, la Concorde et Le Louvre passent tour à tour devant mes yeux ébahis. Certains passants m’abordent, curieux de connaitre le parcours de mon gros sac à dos décoré d’une quinzaine de drapeaux. La journée défile à une vitesse folle, surtout en cette période de l'année où la capitale est aux couleurs de Noël. La magie de la place Vendôme ou encore le marché de Noël bondé situé au jardin des Tuileries m'envoutent au plus profond de moi. Mais la réalité vient rapidement me frapper à la découverte du prix du vin chaud.
Le cadran de ma montre affiche 18h50, je suis dans la file d’attente pour prendre la navette pour Beauvais. J’entends une conversation aux consonnances slaves animée par trois femmes. Je décide de les aborder, le temps d’attente ne pourra qu’en être écourté. Elles viennent de Russie. L’une d’entre elles, du nom de Christina, m’invite à m’asseoir à ses côtés dans ce bus de voyageurs, dévorant l’envie de parcourir le globe. C’est à ce moment précis que Christina me demande :
- « A quelle heure est ton avion ? »
- « Demain matin, à 6h. »
- « Mais où comptes-tu dormir ? »
- « Dans l’aéroport, je ne veux pas réserver une nuit d’hôtel pour n’y rester que quelques heures »
Etonnée, Christina me propose de dormir avec elle et ses amies dans un Airbnb. L’invitation me touche énormément. Je ne la connais pas et pourtant, elle refuse de me laisser dans cette situation.
- « Merci pour cette invitation Christina mais tu sais, lorsque je voyage, ce qui me fait vibrer, c’est sortir loin, très loin de ma zone de confort. Cette nuit ne sera qu’un avant-goût de ce qui m’attend en Jordanie. »
L’heure est aux adieux, mes amies Russes gagnent leur appartement, moi le ciment de l’aéroport. Je commence à m’installer. A 22h30 une voix portée par hautparleur m’extirpe de mes songes et invite les voyageurs à quitter l’aéroport qui ferme ses portes. Mince. Je n’avais pas prévu le coup. J’ai déjà dormi dans de nombreux aéroports sur les bancs des « duty free » sauf que là, je suis resté dans le hall d’entrée… Quel imbécile, j’aurai pu y penser avant !
22h45, je suis dehors. Le froid de l'hiver enveloppe mon corps, je ne vais quand même pas dormir dehors. J’appelle vainement Christina, celle-ci dormait déjà. L’aventure commence réellement. En face de l’aéroport, un champ. Je m’y dirige et vérifie être en sécurité, c’est-à-dire loin de toute activité humaine. Le vent et la pluie s’invitent au froid, je dois faire vite. Je monte ma tente, m’installe dedans, trempé, frigorifié. J’essaie de fermer les yeux, aller, dans 5h le réveil sonne, bonne nuit.
Bip, bip, bip, je me réveille, la nuit a été courte, trop courte. Si seulement Christina me voyait… Bref ! Direction l’aéroport, l’enregistrement, accrochez vos ceintures : décollage immédiat. L'avion embrasse les nuages et subit quelques turbulences. Après 4h30 de vol nous atterrissons sur le tarmac. Je découvre par le hublot des terres rouges à perte de vue. Je sens que ce pays va me plaire.
11h40, température extérieure 20°, Welcome to Jordan. Les douaniers vérifient mon passeport et l’incontournable test PCR pour enfin laisser mon pied se poser sur le sol du Royaume Hachémite de Jordanie. Je dois désormais trouver une voiture de location pour arpenter ce pays dans la plus totale des libertés. Pour ce voyage, j'ai décidé d'aller à l'encontre de mes habitudes en… m'organisant ! J'avais donc au préalable comparé chaque entreprise de location pour trouver le véhicule le moins coûteux et j'avais trouvé une pépite ! A 200 € la semaine, j'entrais parfaitement dans mon budget. A mon grand désespoir, en renseignant l'adresse de l'entreprise sur Google maps, je m'aperçois qu'elle n'est absolument pas située à Amman. Mince ! Après une nuit fatigante, je me coltine la lourde tâche de comparer pendant près de 40 minutes chaque entreprise de location pour finalement louer une magnifique Mitsubishi. Elle porte fièrement un aileron sur le coffre et tente honteusement de dissimuler les égratignures de sa carrosserie. J’ai tout de suite compris que la conduite dans ce pays du Moyen-Orient allait me donner des sueurs froides. Je ne me suis pas trompé.
12h30, à bord de ma berline je sors de l’aéroport. A peine quelques centaines de mètres parcourus que me voilà déjà projeté sur une voie rapide. Je ne ressens pas la fatigue, l’adrénaline me maintient éveillé. L’absence de clignotant des autres usagers, les queues de poisson, les changements de file imprévus, les voitures qui doublent par la droite comme par la gauche m’ont bien impressionné. Mais j’étais loin, très loin d’être au bout de mes surprises. Une voiture roule en contresens sur une route à 80km/h ! A cheval sur la bande d’arrêt d’urgence et ma voie, je l’esquive de peu. Je commence à perdre mon sang-froid et me reconcentre rapidement sur ma conduite. Quelques secondes d’inattention peuvent m’être fatales, surtout ici. Une fois arrivé à Amman, la capitale, la circulation empire, congestionne, se densifie. Quinze longues minutes n’ont presque pas été suffisantes pour sortir d’un simple rond-point. Les voitures se frôlent sans se toucher. Il était temps que j’arrive à l’auberge.
14h00, à peine arrivé à la réception qu’une voix résonne derrière mon dos. Une jeune femme typée Mauricienne me dit - en anglais - qu’elle m’a vu à l’aéroport. Décidément, mon gros sac à dos avec tous ses drapeaux attire l’attention. Nous échangeons quelques phrases avant de comprendre, l’un comme l’autre, que nous sommes tous deux français. Cette jeune femme répond au nom de Bilkiss. Elle compte séjourner deux nuits dans cette auberge. Elle me propose de la suivre :
- « Viens avec moi, je vais te présenter Benjamin, c’est avec lui que je voyage. Je vais aussi te présenter Marie, elle était à côté de moi dans l’avion et a réservé la même auberge que nous, quelle coïncidence ! ».
Bilkiss a 27 ans et travaille dans une agence touristique qui organise des voyages de luxe. La Jordanie est son 34ème pays. Benjamin a 38 ans, père d’un petit garçon et marié, il est aujourd’hui éducateur spécialisé. Quant à Marie, elle est âgée 24 ans et aime le danger. A 19 ans elle est tout de même partie 3 mois seule en Inde. Marie a bien baroudé elle-aussi, elle en a presque fait une vocation en travaillant pour différentes ONG.
Nous passons tous ensemble la journée dans Amman. Deux fois plus d’habitants qu’à Paris et de manière assez étonnante, les rues n’étaient pas bondées, certaines d’entre elles étaient même vides. L'ambiance qui y règne est apaisante, on s'y sent en sécurité, on a l'impression d'être plongé dans un livre d'histoire avec tous ces monuments historiques. Rien ne ressemble à la France, que ce soit les boutiques, les mosquées ou encore les habitants. Il y a les femmes voilées et celles qui ne le sont pas, les hommes qui portent un turban et ceux qui n'en portent pas. Il y a de petites ruelles et les marchés où l'on hume les parfums d'orient et les grandes avenues où l'on suffoque de la pollution incessante. Nous nous attardons dans l’imposant amphithéâtre romain de 6000 places, car oui, la Jordanie a connu l’occupation romaine. A vrai dire, Amman
