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L'usage millénaire de l'opium se retrouve dans les textes les plus anciens. D'abord utilisé comme médicament sous diverses formes et très prisé en Grande-Bretagne, l'opium devient une monnaie d'échange avec la Chine. Au 19e siècle, il sera sacré « fée noire » par les intellectuels. Ce livre, illustré par une magnifique iconographie, nous conte l'histoire savoureuse de cette drogue mythique inscrite dans notre imaginaire. Le lecteur prendra plaisir à découvrir un monde d'échanges entre l'Orient et l'Occident. Un livre qui plaira à tous les curieux !
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Seitenzahl: 57
Veröffentlichungsjahr: 2024
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Donald Wigal
LA
MYSTIQUE
DE L’OPIUM
Auteur : Donald Wigal
Traduction : Karin Py
© 2024, Confidential Concepts, Worldwide, USA
© 2024, Parkstone Press USA, New York
© Image-Barwww.image-bar.com
© 2024, Cocteau, Artists Rights Society, New York, USA / ADAGP, Paris
© 2024, F. Devos
Tous droits d’adaptation et de reproduction réservés pour tous pays.
Sauf mention contraire, le copyright des œuvres reproduites se trouve chez les photographes qui en sont les auteurs. En dépit de nos recherches, il nous a été impossible d’établir les droits d’auteur dans certains cas. En cas de réclamation, nous vous prions de bien vouloir vous adresser à la maison d’édition.
ISBN: 978-1-63919-842-9
Sommaire
I. Debuter: Introduction
Allumer: La Beaute Du Danger
La Decouverte De L’opium: Hippocrate Etait Hip
Suivez L’argent: Les Guerres De L’opium
II. S’accoutumer: Rituel Et Pratique
Inhaler Ou Se Shooter: Avoir Du Nez
Fumeries D’opium: Ou Tout Le Monde Connait Ton Jeu
Des Hauts Et Des Bas: Tous Sur Le Flanc!
III. Decrocher: Tabous Et Illusions
L’attrait De L’exotisme: Du Laudanum A Laurent
Histoire D’o: Cherchez La Femme
Ô, Douce Mort: Mourir Pour Un Fix
IV. Atterrir: S’ouvrir A La Realite
La Piste Du Pavot: L’histoire Se Repete
Le Refuge De La Plume: The Beat Goes On
Pavot Et Pop-Corn: Rencontre Cinematographique Avec O
Trafic: Les Drogues N’etaient Que Le Commencement
Références
Liste Des Illustrations
CRÉDITS ET DEDICACE
Merci à Jim Cullina du ArtSleuth, Ontario, Canada pour ses recherches artistiques ; à Bautista et William Kuhns pour le grand nombre de références fournies ; à Fr. James Heft, S.M. et John Spellman pour leurs conseils ; à Joseph Maurer pour son soutien généreux ; à Mariena Montoya pour la gestion administrative ; à Mel Kuhbander pour avoir prêté ses yeux ; à James Robert Parish et George Sullivan pour leurs conseils ; et tout particulièrement à Catherine O’Reilly pour son aide indispensable à la rédaction.
Ce travail est dédié à mes collègues passés et présents qui sont ou ont été dépendants de la religion ou de la drogue.
— Donald Wigal
L’éditeur tient à remercier M. et Mme de Corbez pour leurs photographies.
« Les drogues n’étaient que le commencement. »
Thème de la bande annonce
« Traffic, The Miniseries »
En 1984, une surprenante découverte dans la forêt de Redwood près de Mendocino, sur la côte nord de la Californie, suscita un intérêt intense pour The Frolic, un clipper transporteur d’opium. On y trouva des tessons d’objets de céramique chinoise qui avaient été façonnés en pointes de flèches par les Indiens. Les pièces taillées furent découvertes parmi de nombreuses caisses de produits chinois provenant du Frolic destinés à être vendus aux « 49ers », ces mineurs optimistes qui se ruèrent vers la Californie en quête d’or au milieu du XIXe siècle. [1*]
{*} Les chiffres correspondent à ceux listés dans les références.
Le clipper avait passé les six années précédent son naufrage à faire de la contrebande d’opium en provenance du nord de l’Inde entre Bombay et la Chine. Le bâtiment fabriqué à Baltimore était conçu pour être exceptionnellement rapide. Il pouvait se déplacer à une vitesse saisissante de 14 à 15 nœuds, le rendant ainsi capable d’échapper aux meilleurs vaisseaux chinois. Le Frolic fut le dernier des bateaux sortis des ateliers de Baltimore à donner du mal aux embarcations britanniques plus lentes durant la guerre de 1812. [10]
En longeant la côte californienne d’aujourd’hui, les amateurs de sensations auront le plaisir d’apercevoir des pavots sauvages. Qu’y a-t-il de plus excitant que de trouver une chose capable de produire la drogue miraculeuse glorifiée par les scientifiques et les poètes, les médecins et les hédonistes à travers l’histoire ? Cela pourrait être comparable à l’excitation qu’ont probablement ressentie les Indiens il y a 150 ans en découvrant le trésor du Frolic.
Il a été démontré que l’opium soulage la douleur, modère la faim et la soif, induit un sommeil réparateur et réduit l’anxiété. Cependant, à l’instar d’autres grands cadeaux faits à l’humanité, l’opium peut être bénéfique ou fatal, selon la manière, le moment et la raison pour laquelle on l’utilise.
J. Le Moyne de Morgues, Pavot d’Opium (Papaver Somniferum), vers 1568. Victoria and Albert Museum, Londres.
Le clipper Ly-ee-moon. Tiré du London Illustrated News, 14 juillet 1860, p.37.
Les rêveurs californiens qui cueilleront des coquelicots sur le bord des chemins se verront ramenés à la réalité après quelques recherches. Ils découvriront que le dénommé pavot californien [Escholtzia californica] est en fait une fleur sauvage de la famille des renoncules. Il ne produit pas de capsule et n’est donc pas de la famille du pavot, bien qu’au premier abord il ressemble indubitablement à son cousin porteur de capsules.
Il est manifestement nécessaire de rappeler quelques faits basiques et d’émettre quelques considérations sur le pavot et l’opium, même si la plupart des gens ont certainement déjà en mémoire quelques bribes du quotidien de la culture pop. Il est presque impossible de regarder les films grand public récents ou de lire de la « littérature de gare » en ignorant que l’opium est un narcotique.
Lors d’études plus approfondies, les chercheurs ont appris que l’opium s’obtient à partir du jus des fruits immatures du pavot oriental. Des observateurs attentifs constateront que les pavots à opium typiques possèdent quatre pétales blancs, violets, roses ou rouges. Ils entourent un pistil en forme d’étoile duquel s’épanouissent de 5 à 16 ’rayons’. Un unique pistil [contenant 150 à 200 étamines] est entouré de cinq cercles concentriques. Une fécondation produit de 800 à 2000 graines. [12]
La véritable plante productrice d’opium, Papaver somniferum L., est un membre de la famille des pavots Papaveraceae. Il existe plus de 100 espèces dans cette famille, nombre d’entre elles possédant plusieurs variétés. La plupart se trouvent dans les zones tempérées d’Asie et en Europe centrale et méridionale, et non dans les prairies californiennes.
Lorsqu’on étudie les pavots à opium, de nombreuses variétés utilisées pour la production de graines de pavot et d’huile destinées à la pâtisserie ne sont pas prises en considération. Seul un petit nombre de ces multiples espèces contient les alcaloïdes propres à l’opium. [20]
Parmi la vingtaine d’alcaloïdes naturels de l’opium, la morphine et la codéine sont les plus familiers et les plus utiles. De nombreuses drogues synthétiques ont été élaborées à partir de l’opium, y compris la meperidine, plus connue sous le nom de DemerolTM.
Pavot d’Opium, (trois variétés), Papaver somniferum ; Pavot des champs, Papaver rhoeas. XVIe siècle. Aquarelle. Collection de Theodorus Clutius.
William Alexander, Marin chinois fumant dans sa jonque, 1795. Aquarelle sur papier, 22 x 19 cm. The Makins Collection.
Celui-ci agit plus rapidement, mais ses effets sont de moindre durée que la morphine. C’est aussi un narcotique et il engendre une accoutumance. N’oublions pas de mentionner également l’élixir parégorique et le laudanum. [39]
L’héroïne, diacétylmorphine,
