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Ce livre n'est pas seulement un récit détaillé du Dernier Repas du Christ. Il est aussi une invitation à demeurer auprès du Sauveur, à s'asseoir parmi les apôtres, à L'écouter, à contempler Ses gestes et à en comprendre le sens profond. Plus qu'un récit, Il est un chemin de foi pour aujourd'hui à parcourir à la Lumière du Christ. "C'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra" (Mt 24,44).
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Seitenzahl: 615
Veröffentlichungsjahr: 2025
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Dédicace :
A Notre Père des Cieux, à L’Esprit-Saint qui sanctifie et qui fait vivre, à Notre Très Saint Seigneur Jésus-Christ, Notre Sauveur et Notre Rédempteur, à Notre Très Sainte Mère, Marie, L’Immaculée Pleine de grâce et à ses enfants1
La vie éternelle, c’est qu’ils Te connaissent, Toi Le Seul Vrai Dieu, et Celui que tu as envoyé, Jésus-Christ
(Jean 17,3)
1 Ce livre leur est un témoignage d’amour
Dieu Le Fils, nous a laissé un héritage par Sa Vie et par Ses Œuvres. Cet héritage Notre Rédempteur et Sauveur, Le Fils de Dieu fait homme, nous l’a donné essentiellement Le Vendredi Saint et Le Dimanche de Pâques, Jour de Sa Glorieuse Résurrection, mais aussi par anticipation de Sa Douloureuse Passion2 : Le Jeudi Saint lors de Son Dernier Repas.
C’est de Ce Dernier Repas et de cet héritage dont nous voulons particulièrement vous confier les détails et les secrets.
Jésus, ayant aimé les Siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.
(Jean 13,1)
2 Le Dernier Repas du Christ a eu lieu le même jour que La Passion, selon la manière religieuse juive de compter les jours, puisqu’un jour va de 18h la veille à 18h le lendemain. Comme Le Dernier Repas du Christ commença le jeudi à 19h environ, nous étions déjà le vendredi du point de vue religieux et plus le jeudi. En conséquence, du point de vue religieux, Le Dernier Repas du Christ eut lieu Le Jour de La Passion, Le Vendredi Saint. Nous continuerons cependant à parler du Repas du Jeudi Saint, par simplicité.
L’Église a gardé la mémoire de cette chronologie dans sa prière eucharistique (numéro trois) : « La nuit même où il fut livré Il prit Le Pain, en Te rendant grâce Il dit la bénédiction, Il rompit le pain, et Le donna à Ses disciples, en disant : “Prenez, et mangez-en tous : Ceci est Mon Corps livré pour vous. “ ».
Le jeudi saint est le trait d’union entre Le Vendredi Saint de La Passion et Le Dimanche de Pâque de La Résurrection.
Ce Jeudi saint est comme un pont, un trait d’union spirituel, situé entre les deux. Dans une guerre, ce sont les ponts qui sont le plus souvent attaqués par l’ennemi, car ils sont des moyens privilégiés de progresser dans le pays. Or, il y a bien une guerre aujourd’hui et qui dure depuis des millénaires, une guerre spirituelle qui aujourd’hui fait rage (et atteindra bientôt un paroxysme) si bien qu’elle est de plus en plus visible, même par ceux qui disent ne pas croire en Dieu.
Dans cette guerre spirituelle, il y a une attaque aussi discrète qu’efficace : cacher l’importance du Jeudi Saint et spécialement du Dernier Repas du Christ. Oui, Satan et ses démons jurant notre perte et nos malheurs, cherchent à nous éloigner des trésors incalculables que recèle ce Jeudi Saint et à en cacher l’importance.
Lucifer tente aussi de le faire aussi avec Le Vendredi Saint, mais il ne peut y parvenir comme il le veut (quoiqu’il y parvienne quelque peu avec les évangélistes qui sous-estiment l’importance de La Passion au profit de La Résurrection). En effet, La démonstration de L’Amour de Dieu Les Bras Ouverts sur La Croix et Le Cœur Transpercé est trop évidente pour beaucoup. De plus, La Sainte-Écriture est très explicite sur La Valeur Infinie des Souffrances du Fils de Dieu et Le Sacrifice de La Croix 3 : « Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils Unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3,16).
Le Cœur de La Mission Terrestre de Jésus-Christ est Sa Vie offerte par Amour pour nous et pour Le Père.
Notre nature aimante est si faible que nous devons regarder Les Mérites que Notre Seigneur a acquis par Sa Vie et Sa Mort comme s’ils avaient été entrepris uniquement pour nous sauver. Car, si un seul homme ou une seule femme avait pu être sauvé(e) par L’Incarnation, Le Fils de Dieu aurait résolument pris chair de La Vierge Marie et Se serait fait homme. Et, Il aurait enduré Toutes Ses Souffrances pour le sauver ou la sauver.
Toutes ces considérations rendent Le Vendredi Saint inattaquable, du moins en théorie (et dans la pratique aussi pour ceux qui compatissent aux Souffrances atroces du Rédempteur).
Satan peut encore moins s’attaquer au Dimanche de Pâques,4 car ce jour est bien trop grandiose et porteur d’une trop grande espérance pour que ses attaques soient réellement efficaces. En effet, tous les évangiles témoignent unanimement de sa réalité. De plus, c’est cette réalité qui fonde l’espérance chrétienne 5 et qui donne Le Sceau de vérité aux promesses de Dieu de nous donner la vie éternelle6.
Il reste donc au diable le jeudi saint que l’ennemi de Dieu essaie misérablement de minimiser, voire de faire complètement oublier.
C’est pourquoi, ayant constaté ces attaques sournoises et le peu de connaissances approfondies de nos frères bien-aimés sur ce jour, nous nous sommes résolus à écrire sur ce sujet grave du Jeudi Saint et spécialement du Dernier Repas du Christ 7 pendant Lequel, Le Fils de Dieu : lave les pieds de ses apôtres, institue La Très Sainte Eucharistie et avec le sacerdoce chrétien, prononce de merveilleux discours sur lesquels saint Jean insistera particulièrement 8; où Il évoque aussi la trahison de Judas, et…où Il entre dans Sa Passion…
Nous sommes bien conscients que cette entreprise est délicate ; mais « Celui qui cherche trouve et celui qui demande reçoit » dit Notre Seigneur (Mt 7,7-11).9 Cette œuvre est aussi une bien modeste contribution à cette lutte immense qui nous dépasse, mais « si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ! » (Romains 8, 31).10
Les évangiles canoniques ne relatent en définitive que brièvement Ce Dernier Repas du Christ, dont l’importance est extrême, comme nous allons le montrer.11 Ils sont suffisants au sens strict pour acquérir le salut. Toutefois, celui qui aime désire plus. Il désire tout savoir de l’être aimé et de ce qu’il a vécu. Telle est la loi naturelle de l’amour !
L’amour vrai est exigeant… Nous désirons en savoir davantage ! Nous voulons connaître beaucoup mieux les événements qui se déroulèrent en Ce Dernier Soir de La Vie du Sauveur et que les évangélistes ont rapporté en quelques lignes seulement.
Nous voulons : vivre en Sa présence Ses Derniers Moments, être à Ses Côtés parmi les apôtres, recevoir Ses enseignements, Le consoler, ressentir, s’il était possible, ce que Notre Seigneur a ressenti, autant que nous le pourrons. Nous aspirons vivement à entrer dans ces Heures de La Passion et de Ce Dernier Repas en compagnie de Notre Sauveur, car Elles sont bien trop importantes pour ne pas les connaître. En effet, ce sont ces Heures qui scellent définitivement notre destinée éternelle.12
Nous nous sommes donc fixés d’atteindre plusieurs objectifs.
Le premier est de demeurer13aux Côtés du Sauveur par la pensée et le cœur grâce aux descriptions.14 Ces descriptions, assez précises, soutiennent la visualisation des scènes qui se sont succédées. Elles sont données autant pour savoir ce que Jésus-Christ a dit ou a fait pendant Son Dernier Repas que pour faciliter la communion d’amour avec Lui et par ce moyen de réaliser Sa Demande : « Demeurer dans Mon Amour ». (Jean 15,9).15
Nous pourrons ainsi dire ce qui s’est passé, décrire les Gestes et les Paroles de Notre Seigneur et les commenter.16 De ces commentaires découleront naturellement la mise en évidence de l’importance du Jeudi Saint et leur implication dans notre vie de tous les jours.
Il y a de très nombreux points de méditations à considérer pour ce Jeudi Saint : Le Lavement des pieds, 17 Les discours de Jésus-Christ, L’Institution de La Très Sainte Eucharistie, L’Institution du sacrement de l’ordre (le sacerdoce), La trahison de Judas, la chronologie exacte des évènements et du déroulement du dernier Repas en accordant les quatre évangiles entre eux et avec les mystiques. Il y a de plus d’autres points d’une grande importance que nous allons aborder, mais que nous tenons pour l’instant voilés…
Tous les points que nous avons cités 18 nous semblent amplement suffisants pour justifier un livre,19 d’autant que le Jeudi Saint est certainement le moins connu et le moins documenté des jours Saints.20
Le deuxième but principal de cet ouvrage est le dévoilement de certains mystères contenus dans ce Dernier Repas.
Nous voulons terminer par un avertissement et une confidence. Quand nous avons entrepris ce livre, nous n’avions pas imaginé qu’il prendrait une telle extension que ce soit dans le temps ou dans la pagination. Concrètement, l’extension considérable qu’a pris l’ouvrage, nous a contraint pour des raisons de volume à le scinder en deux. Nous avons donc choisi de suivre l’ordre chronologique des évènements de ce soir-là qui est l’ordre le plus naturel. Nous avons fixé la borne de ce premier opus au Lavement des pieds qui se trouve donc dans ce premier ouvrage.
Quant au second, il couvrira toute la fin du Dernier Repas et ira jusqu’à ce verset célèbre de saint Jean : « Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit ».21 (Jn 13,30). Nous irons même un peu plus loin, pour exposer La Réaction de Jésus-Christ face à ce départ et les Déclarations qu’Il en fera. Dans ce deuxième opus, Nous poursuivrons donc jusqu’au verset Jn 13,35 : « À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes Mes Disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » ; c’est alors que nous conclurons.
L’entreprise de ce livre est pour nous des plus précieuses et des plus sérieuses. C’est pourquoi nous y avons mis toute notre attention, et celle de plusieurs à notre suite. Voici comment nous avons procédé. Premièrement, Nous avons commencé par la prière et l’écoute pour connaître Le Désir Souverain de Dieu. Puis nous avons pris les évangiles comme ligne directrice et nous y avons incorporé les récits de mystiques catholiques reconnues : La Vénérable Marie d’Agreda (abbesse de l’ordre des Franciscains, 1602-1665, auteur de “la Cité Mystique de Dieu“) ; la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich (1174-1824, religieuse de l’ordre de saint Augustin, dont l’écrivain Clément Brentano rapporta les visions) ; Maria Valtorta (1897-1961- Mystique du Tiers ordre “des Servites de Marie“, qui a rédigé : “l’évangile tel qu’il m’a été révélé“) ; et Luisa Piccarreta qui lui était contemporaine (1865-1947, auteur de nombreux écrits centrés sur l’union avec Dieu et “La Divine Volonté“) ; et encore sainte Faustine Kowalska, saint Alphonse de Liguori et quelques d’autres.
Nous avons pris soin de faire à chaque fois le lien entre les évangiles et ces révélations privées. Ces révélations privées ne viennent pas contredire la sainte-écriture. Au contraire, il nous semble même qu’elles s’accordent parfaitement avec ce que dit Notre Seigneur dans les évangiles : « J'aurai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l'instant vous n'avez pas la force de les porter. Quand Il viendra, Lui, L'Esprit de vérité, Il vous guidera vers la vérité tout entière. En effet, ce qu'Il dira ne viendra pas de Lui-même [...]. Il Me glorifiera, car Il reprendra ce qui vient de Moi pour vous le faire connaître ». (Jean 16, 12-14). Ces révélations privées s’accordent aussi avec ce que dit le catéchisme de l’Église catholique : « Même si la Révélation est achevée, elle n'est pas complètement explicitée ; il restera à la foi chrétienne d'en saisir graduellement toute la portée au cours des siècles. » (Cath. n° 66).
Nous avons donc pris au sérieux ce que dit la sainte Église catholique à la suite de cette déclaration Solennelle de Notre Seigneur Jésus-Christ au soir de La Sainte-Cène.
C’est avec ces sources multiples agrémentées de nos commentaires et de ceux des saints que Nous avons composé l’ouvrage que nous espérons le plus bénéfique possible à nos frères et sœurs, qui comme nous sommes en pèlerinage sur la Terre.
Nos bien-aimés lecteurs peuvent donc considérer ce livre au final comme un compte-rendu amoureux et minutieux du Dernier Repas du Christ dont le but est la connaissance et par là la vie éternelle : « la vie éternelle, c’est qu’ils Te connaissent, Toi, Le Seul Vrai Dieu, et Celui que Tu as envoyé, Jésus-Christ ». (Jean 17,3).
En effet, bien savoir ce qui s’est passé durant Le Dernier Repas du Christ, bien le comprendre et surtout le faire sien (bien le faire connaître aussi), c’est déjà nous placer dans une situation très favorable pour Le Paradis, car l’éternité a déjà commencé. Notre vie sur Terre est en vérité la première étape de la vie éternelle. Sa brièveté ne doit pas en faire oublier l’importance ! Au contraire !
Notre situation sur Terre, vis-à-vis du Ciel, ressemble à celle d’une naissance physique telle que nous la connaissons. À l’échelle d’une vie entière, la naissance est un passage bref. Que sont ces quelques heures devant toute la vie, qui est de plus de cinquante ans pour beaucoup et pour les plus vigoureux dépasse la centaine d’années ! Et pourtant, ces heures brèves de la naissance sont d’une extrême importance pour toute la vie à venir. Elles conditionneront beaucoup de ce qui suivra. Si l’accouchement se passe bien, l’enfant sortira a priori en bonne santé et sa vie sera bien partie, du moins du point de vue de la santé. À l'inverse, si la mise au monde est compliquée, les conséquences peuvent être durables et néfastes, nous le savons. Il en est de même pour notre vie qui est semblable à une naissance du point de vue de la vie éternelle.22
Car notre mort elle-même est aussi un passage : celui de la vie terrestre à la vie éternelle. Il y a là aussi une naissance à une autre vie, à la vie éternelle. Ce passage de la mort, tout comme celui de la naissance, est bref à l’échelle d’une vie : quelques heures, quelques jours tout au plus.
Pourtant, ici encore, comme pour la naissance, ce passage sera déterminant pour la suite et pour la suite éternelle : joie, bonheur, douceur, extase, enchantement et félicité d’un côté et de l’autre : horreur, tristesse, douleur et désolation pour l’éternité. Ce n’est pas un jeu…
À l’échelle de l’éternité, notre vie terrestre est plus brève qu’un éclair dans la nuit, mais c’est cette vie, aussi brève soit elle devant l’éternité, qui déterminera, après sa juste appréciation par Dieu,23 si nous serons conduits aux lieux enchanteurs du Paradis ou au dans les gouffres sordides et nauséabonds de l’Enfer, là où tout est terreur, douleur et haine.
L’état d’amitié ou mieux d’amour que nous aurons avec Dieu et nos frères aura déterminé notre futur pour l’éternité. Les mêmes rapports qui existent entre la qualité de la naissance et la qualité de la vie terrestre visà-vis de la santé, existent aussi entre la qualité de notre mort et la qualité de notre vie éternelle, la vraie vie finalement, parce qu’infiniment plus longue que la vie sur Terre.
C’est cette vie éternelle et ce futur qui viendront obligatoirement, que nous voulons, le meilleur possible pour vous (et pour nous). Ce livre est une contribution à cette vie de béatitude infinie, parce qu’il permettra de faire grandir la connaissance de Dieu, la seule qui importe pour l’éternité ! Cette connaissance de Dieu est déjà le commencement de la vie éternelle : « La Vie éternelle, c’est qu’ils Te connaissent Toi Le Seul Vrai Dieu et Jésus Christ, Celui que Tu as envoyé. » (Jean 17,3). De sorte que chercher à bien connaître Dieu, c’est œuvrer pour son salut et commencer sa vie éternelle sous de bons auspices.
Nous voulons terminer notre avant-propos en disant que : L’élément central de toute messe et de toute vie chrétienne est La Très Sainte Eucharistie. Or, cette Très Sainte Eucharistie est Le Don de Dieu Luimême. Ce Don, Jésus-Christ L’a fait à La Croix. Cette Croix dressée au milieu du monde est l’aboutissement terrestre de La Mission Rédemptrice et Salvatrice de Jésus en tant que Christ Rédempteur, Sauveur et Sanctificateur des hommes. Par conséquent, Le Centre de la vie chrétienne devrait être Jésus Crucifié et Le Saint Sacrifice de Jésus-Christ, dont la sainte Messe est une actualisation. Et aussi La Résurrection qui Se manifeste, Elle aussi, lors de la même sainte Messe. Car, si Le Christ n’était pas Ressuscité, nous serions encore dans nos péchés, déclare saint Paul : « Si Le Christ n’est pas Ressuscité, vaine est votre foi, vous êtes encore dans vos péchés » (1 Co 15,17).
La Résurrection est La Victoire finale24 de Jésus-Christ et Le Sceau qui atteste de Sa Divinité. 25 Cette Glorieuse Résurrection est la preuve irréfutable que ce que Jésus-Christ a promis (aller nous préparer une place auprès du Père ; Jn 14,2) Il est assez Puissant pour le réaliser.
Il nous faut donc méditer à la fois sur La Passion et sur La Croix, sur Jésus-Christ Souffrant, Le Serviteur et encore sur La Glorieuse Résurrection, Jésus-Christ, Roi des rois, Roi de Gloire. Ce sont ces deux aspects de Sa Divinité et de Sa Sainte Humanité qu’il nous faut tenir ensemble sans lâcher ni l’un, ni l’autre. Il nous faut donc considérer le Vendredi Saint et Le Dimanche de Pâques, et comme nous l’avons dit auparavant, le Jeudi Saint aussi qui leur est intimement lié.
Cependant, ce n’est pas tout ! Il y a encore parmi les jours saints un autre qui est fort délaissé, c’est le samedi saint où toute l’espérance de L’Église reposait en un seul cœur : celui de Marie. 26
Nous voulons finir par une confidence. Nous avions initialement pensé intituler ce livre : La Sainte Cène, parce que quand on évoque le Jeudi Saint, on pense immanquablement à L’Institution de La Très Sainte Eucharistie. (Il est vrai que Ce Sacrement se place au-dessus de tous les sacrements et que tous les autres lui sont reliés d’une manière ou d’une autre 27). Cependant, Le Sauveur nous a personnellement montré que durant Son Dernier Repas Son Œuvre ne se limita pas ce soir-là, à ce Sacrement, aussi admirable soit-il. Notre Seigneur fit encore beaucoup d’autres choses qui sont dans ce livre. Nous voulons les faire découvrir à ceux qui ne les connaissent pas encore. Et pour ceux qui pensent (déjà) les connaître (déjà), peut-être est-ce possible, ils puiseront ici, de plus grandes lumières encore, car Les Mystères de Dieu sont inépuisables. Le bien aimé lecteur aura compris que pour ces raisons, Nous ne pouvions plus, en conséquence, garder le titre auquel Nous avions pensé au commencement et induire par-là le lecteur en erreur, en lui laissant croire que nous ne parlerions “que“ de La Sainte Eucharistie, d’autant que par la suite nous avons été comme contraint de faire deux livres. C’est pourquoi au final nous avons intitulé l’ouvrage : « Le Dernier Repas du Christ », avec cette mention du Lavement des pieds pour le premier, ce qui est plus exact.
Nous espérons pour finir, que ce livre fera entrer ceux qui le liront et le méditeront, dans une plus grande intimité avec Notre Seigneur et Père Jésus-Christ, Notre Rédempteur et Sauveur aussi, et encore Notre Ami et Sanctificateur.28
Notre nature aimante étant si faible, nous devons regarder Les Mérites que Notre Seigneur nous a acquis comme s’ils étaient faits uniquement pour nous. En effet, si un seul homme ou une seule femme avait pu être sauvé(e) par Toutes Ses Souffrances, Le Rédempteur Se serait Incarné pour le sauver par les mérites de Sa Vie et de Ses Douleurs expiatoires librement acceptées. Bénis soit Dieu : Le Tout-Puissant a fait pour nous de grandes choses, Saint est Son Nom. 29
Bénédictions fraternelles, au Nom de Notre Seigneur Jésus-Christ Belles et saintes lectures, saintes méditations, Guy-Noël AUBRY &
3 Voir par exemple ces déclarations de saint Paul apôtres aux corinthiens :
-« Le langage de La Croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour ceux qui vont vers leur salut, pour nous, il est Puissance de Dieu ». (1 Co 1, 18). Citation biblique qui peut servir de grave avertissement à ceux qui méprisent La Croix ou la minimise, puisque l’apôtre leur dit qu’ils vont à leur perte !
-« 22 Alors que les Juifs réclament des signes miraculeux, et que les Grecs recherchent une sagesse, 23nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes. 24 Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient Juifs ou Grecs, ce Messie, ce Christ, est Puissance de Dieu et Sagesse de Dieu. 25 Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes ». (1 Corinthiens, 1). Le Messie Crucifié est l’expression non seulement de L’Amour de Dieu, mais encore Il est Sagesse de Dieu. Qui donc s’opposera à La Sagesse de Dieu ! Ce Messie est aussi Puissance de Dieu et doublement. Premièrement parce qu’Il sera Ressuscité par la suite, ce qui aurait été impossible s’Il n’avait pas été mort auparavant (Il est donc passé de la vie à la mort, puis de la mort à la vie) et deuxièmement, et de manière plus subtile, parce que Ce Messie qui est sur La Croix est Dieu et qu’Il aurait pu user de Sa Propre Puissance Divine pour Se soustraire à la torture ; or Il ne l’a pas fait ce qui est le signe d’une grande maîtrise, le signe d’une grande Puissance Intérieure qui a été contenue.
-Et enfin : « Je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ, et Jésus-Christ Crucifié ». (2 Corinthiens 2,2). Phrase que nous trouvons la plus radicale de toutes, puisque Seul Jésus-Christ Crucifié suffit à l’apôtre. Il est vrai qu’à partir de cette connaissance et de cet amour toute la vie religieuse et mystique est alimentée, car ici se trouve La Source de toutes les grâces du Sauveur.
4 Le Diable connaissant notre tendance naturelle à éviter la souffrance, et tout ce qui y a trait, essaye d’exploiter cette répugnance humaine pour nous détourner du Vendredi Saint. Cette stratégie qui fonctionne malheureusement quelque peu vis-à-vis du Vendredi Saint est inopérante sur Le Dimanche de Pâques ; c’est pourquoi le dimanche de La Résurrection est moins attaqué.
Ce délaissement relatif du Vendredi Saint se vérifie malheureusement dans beaucoup d’églises chrétiennes séparées. Nombreuses sont celles qui ne célèbrent pas Le Vendredi Saint, mais elles sont unanimes à fêter le Dimanche de Pâques. Elles ne considèrent donc que La Victoire et La Gloire et laissent de côté le moyen d’y parvenir… Étranges attitudes et manières de penser que Notre Seigneur n’approuve pas et dans lesquelles Il ne rentre pas, puisque même après Sa Glorieuse Résurrection Il a tenu à garder en Son Corps Glorieux les marques de La Croix (cf. Jn 20,27) de sorte que La Croix est éternellement présente dans Son Corps. Même après La Résurrection, La Croix n’est pas à écarter, puisque Le Christ Lui-même L’a conservée.
5 « Si Le Christ n’était pas Ressuscité, vaine serait votre foi et vous seriez encore sous l’emprise de vos péchés. » (1 Corinthiens 15, 17).
6 « 1 Que votre cœur ne se trouble pas : vous croyez en Dieu, croyez aussi en Moi. 2 Dans la maison de Mon Père il y a de nombreuses demeures ; sinon vous auraisje dit : “ Je pars vous préparer une place “ ? 3 Quand Je serai parti vous préparer une place, Je reviendrai et Je vous emmènerais auprès de Moi, afin que là où Je suis, vous y soyez vous aussi. » (Jean, 14). Voir aussi Jean 17,24 et 1 Th 4,17.
7 Dernier Repas avant Sa Mort. Pour ce qui est d’après La Résurrection du Christ, il y eut un autre Repas (plus frugal et moins codifié) : voir Jean chapitre 21. Au Ciel, il y aura un autre Repas un Repas Grandiose avec Dieu : Les Noces de L’Agneau dont ce Dernier Repas était aussi une préfiguration. (Cf. Apocalypse 19,17).
8 Voir saint Jean dans ses chapitres 13 à 17. Ces discours du Sauveur sont un Testament d’Amour. C’est dans ceux-ci que se trouve la loi Nouvelle : « Aimezvous les uns les autres, comme Je vous ai aimé.
9 Voir aussi Luc 11,9-13 pour un autre contexte et la notion d’insistance.
10 La réponse est évidente : Satan et tous ces sbires…
Et malheureusement parmi eux aussi quelques-uns de nos frères que nous aurions voulu sauver de ces griffes.
11 Cette brièveté en accroît d’autant l’importance. C’est aussi pour éveiller notre désir de Le chercher et de Le découvrir, ainsi que Ses Secrets que Le Fils de Dieu n’a pas tout dit par Ses évangélistes, mais uniquement ce qui était nécessaire au salut.
12 Du moins potentiellement, puisque Dieu a entièrement effacé notre dette sur La Croix : « Le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur ». (Romains 6,3). Ou encore : « 13 Dieu vous a donné la vie avec le Christ : Il nous a pardonné toutes nos fautes. 14 Il a effacé le billet de la dette qui nous accablait en raison des prescriptions légales pesant sur nous : il l’a annulé en le clouant à la croix ». (Colossiens, 2).
Nous avons deux choses à faire principalement pour effectivement toucher notre héritage : Reconnaître Jésus comme Seigneur et Sauveur : « 9 Si tu confesses de ta bouche Le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé. 10 Car c'est en croyant du cœur qu'on parvient à la justice, et c'est en confessant de la bouche qu'on parvient au salut » (Romains, 10) – Croire qu’Il est Le Fils de Dieu et agir comme Il nous l’a demandé : « 22 Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de Lui, parce que nous gardons Ses Commandements et que nous faisons ce qui Lui est agréable. 23 Et c'est ici Son Commandement : que nous croyions au Nom de Son Fils Jésus-Christ, et que nous nous aimions les uns les autres, selon Le Commandement qu'il nous a donné. » (1 Jean, 3).
Notre situation est similaire à celle d’un héritier classique. Il faut une filiation ou un lien de parenté ou une désignation, c’est le baptême chrétien qui assure ce lien. Il faut encore ne pas être en prison pour jouir véritablement de l’héritage, autrement dit, être dégagé de liens occultes et s’être confessé, et enfin accomplir les démarches demandées par la loi, c’est-à-dire dans notre cas obéir aux lois de Dieu, principalement aimer Dieu et son prochain comme soi-même (Marc 12,2931 ; Jean 13,34). Notre Père, donc a travaillé durement, mais nous aussi nous avons notre part, même si elle est plus modeste : « Dieu qui t’a créé sans toi ne te sauvera pas sans toi. » (Saint Augustin).
13 Ce thème de “demeurer“ auprès du Christ est très cher à saint Jean. Voir par exemple son récit de la première rencontre où se verbe est employé : « 38 “Rabbi où demeures-Tu ? “ 39 Jésus leur dit : “ Venez et voyez “. Ils allèrent donc et ils virent où Il demeurait, et ils restèrent auprès de Lui ce jour-là. » (Jean 1,39). Il faut comprendre dans cette notion de “demeurer“ plus qu’une simple présence physique, mais la notion de communion.
14C’est comme si nous étions l’un des Douze qui mangions avec Le Sauveur lors Son Dernier Repas.
15 Cette dimension de communion traverse tout l’évangile de saint Jean et culmine selon nous dans ces deux déclarations du Christ : « 9 Comme Le Père M’a aimé, Moi aussi Je vous ai aimés. Demeurez dans Mon Amour. 10 Si vous gardez Mes commandements, vous demeurerez dans Mon Amour, comme Moi, J’ai gardé les commandements de Mon Père, et Je demeure dans Son Amour ».
Ce n’est pas seulement dans son évangile que ces notions trouvent toute leur importance, mais aussi dans ces lettres. Voir par exemple la première lettre de saint Jean : « 2 Oui, La Vie S’est manifestée, nous L’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la Vie éternelle qui était auprès du Père et qui S’est manifestée à nous .3 Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Or nous sommes, nous aussi, en communion avec Le Père et avec Son Fils, Jésus Christ ». (1 Jean 1).
Toute La Trinité est communion, tout Le Ciel est communion. L’Amour c’est l’unité : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi… ». (Jean 17,21).
16 Nous ferons ces descriptions et ces commentaires à l’aide des évangiles, des saints et des mystiques et d’autres sources encore comme le catéchisme de l’Église catholique et des lumières que nous avons nous-mêmes reçues au cours de ces dix-huit mois de méditations.
17 Relaté par saint Jean uniquement.
18 Ces points n’ont pas été donnés dans l’ordre chronologique, comme nous le montrerons. Il y a encore au moins deux autres points de méditations importants que Nous n’avons pas indiqués ici pour ménager le suspense et l’intérêt du lecteur. En ceci nous imitons Notre Seigneur qui dévoile Ses Secrets au fur et à mesure.
19 Pour tout dire, un seul de ces cinq points justifierait à lui seul un livre entier.
20 Nous avons mis de côté le samedi Saint, le jour du grand Silence, qui est encore moins documenté que le jeudi Saint. Peut-être Dieu nous donnera-t-Il la grâce de davantage le dévoiler quand le temps sera venu.
21 Ce verset important marque indéniablement un tournant dans la soirée, car par la suite, ce n’est plus Le Repas proprement dit, mais un autre temps d’échange entre Le Christ et Ses onze apôtres fidèles. Nous consacrerons un autre livre à ce temps postérieur d’échanges après Le Repas, si Dieu nous l’accorde. En effet nous désirons aussi en savoir plus sur La Dernière Nuit du Christ qui fut à la fois sainte et horrible et qui aboutira à Sa Crucifixion et Sa Mise au Tombeau.
22 Nous avons proposé ici une analogie qui a ses forces et ses faiblesses, comme toutes les analogies. La véritable naissance à la vie éternelle ne se fait pas en réalité à la naissance naturelle, mais au baptême. Et cette vie est conservée par une union au Christ et l’évitement du péché. Chaque Sacrement de la réconciliation fait en sincérité de cœur où l’absolution est reçue est une Résurrection. Car « le salaire du péché, c’est la mort » et ce merveilleux Sacrement efface nos péchés !
23 Nous ne voulons pas entrer ici dans une trop longue discussion sur La Justice et La Miséricorde de Dieu, ni sur les raisons du mal qui objectivement existe sur la Terre. Nous donnons cependant ici quelques éléments : Celui qui aura enduré une plus grande épreuve sera aussi celui qui recevra une plus grande récompense, s’il réussit à la surmonter. Mais Dieu lui en donne les moyens, parce que Dieu est juste : « Dieu qui est juste ne nous accablera pas au-delà de nos forces en cette vie ». (1 Corinthiens 10,13). Il limite le mal en durée, en fréquence, en extension et en intensité ; c’est ce que montre fondamentalement Le livre de Job. Si Satan avait réellement les pleins pouvoirs sur la Terre, l’enfer serait déjà ici ; il ne les a pas et heureusement. Ainsi, le mal qui existe sur Terre est un tremplin potentiel vers Le Ciel, pourvu que nous y réagissions comme Le Christ nous l’a enseigné.
Le bénéfice de notre victoire individuelle sera non seulement pour nous, mais encore pour notre descendance, comme le montre l’histoire d’Abraham et du sacrifice de son fils Isaac (cf. Genèse 22) ou pour nos frères. Abraham a agi et la bénédiction fut pour tous. La Sainte-Écriture dit concernant nos actions : « Sache donc que c'est L'Éternel, Ton Dieu, qui est véritablement Dieu. Ce Dieu Fidèle garde Son Alliance et Sa Miséricorde jusqu'à la millième génération envers ceux qui l'aiment et qui observent Ses Commandements ». (Deutéronome 7,9). Ainsi nos bonnes œuvres s’étendent non seulement sur toute notre vie, mais jusqu’à la millième génération de nos descendants, soit approximativement 30 000 ans ! 24 Première victoire. La seconde sera à la Parousie et sera plus grandiose encore ; cf. : 2 Th (1,7-10) ; Marc (13,24-27) ; Matthieu (24,30 et 25,31-46) ; Apocalypse (1,78 et 20,11) ; …
25 Jésus de Nazareth est à la fois Vrai Dieu et Vrai homme : Il est Le Verbe fait chair (Jn 1,14), autrement dit : Dieu fait homme.
Pour le récit de l’Incarnation du Fils de Dieu dans le sein virginal et immaculé de La Vierge Marie, voir Luc (1,26-38) ; voir aussi le prologue de saint Jean pour une vision plus théologique de l’Incarnation.
26 Que Dieu nous donne la grâce de recevoir Ses Lumières sur ce jour très saint, que nous les communiquions à Nos frères. Pour ce qui est de l’espérance qui reposait dans l’Église en ce jour intermédiaire, peut-être que cette espérance était aussi en Jean l’évangéliste, lui qui est devenu le fils de Marie par Le Don de Dieu du haut de La Croix (cf. Jn 19,26 et 19,27). Nous ne le savons pas assurément, mais nous le pressentons. Il l’a reçu de Marie par intuition, devant sa sérénité retrouvée, après son immense désolation de voir son Divin Fils et Rédempteur mourir.
27 Ce Sacrement est au-dessus de tous les sacrements parce que Notre Seigneur s’y donne Lui-même et tout entier. Nous développerons ce point ultérieurement.
28 Nous justifierons toutes ces appellations au cours de ce présent livre. Nous commençons brièvement par L’appellation de “Père“ pour Jésus-Christ. Bien qu’elle soit rare, puisque Notre Seigneur S’est plutôt présenté en tant que “fils de l’homme“ (cf. Mc 2,10 & 10,45 ; Lc 9,22 ; Mt 24,30 & 25,31 …), elle est cependant parfaitement vraie, puisque : Le Père et Le Fils ne font qu’un (Jn 10,30). Ainsi, Si Dieu (Le Père) est Père, alors Dieu Le Fils l’est aussi du fait de L’Indivisibilité de La Trinité. De plus, le prêtre est le représentant de Jésus-Christ ; or nous l’appelons “père“. Ce fait montre bien que Notre Seigneur a aussi une dimension de Père !
29 D’après la déclaration de Marie en Luc 1,49 : « Le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est Son Nom ».
Un mot des auteurs
Avant-propos
Table des matières
Ouvrages du même auteur
Introduction
1) Jésus-Christ va voir Marie avant Son dernier Repas. Pourquoi ? Les sentiments de Jésus et de Marie ? Du Mystère de L’Eucharistie et de L’Amour
2) Quelle prière secrète Jésus-Christ fit-Il en se rendant au Cénacle ? Était-Il seul ?
3) L’onction de Béthanie, quelle est son importance, pourquoi nous en parlons ? Les motivations de Judas
4) La préparation du dernier Repas. Qui prépara Le Dernier Repas du Christ ? Comment fut désignée la maison et pourquoi ? À qui appartenait cette maison ? Quel est le sens mystique de la préparation de ce Repas ?
5) Pour quelles raisons importantes Jésus-Christ devait-Il célébrer la Pâque juive ?
6) Le Dernier Repas du Christ selon les quatre évangiles
7) Commentaires plus approfondis sur les trois évangiles abordant La Très Sainte Eucharistie
8) Comment ce Repas de fête se déroulait-il traditionnellement chez les juifs ?
9) Les quatre agneaux (trois plus un) du Dernier Repas du Christ – Présentation et interprétation
10) Le quatrième agneau du Dernier Repas du Christ – Qui immola L’agneau principal ? Comment ? Où ? Pourquoi les choses se passèrent ainsi et quelles en sont les significations profondes ?
11) Qu’a fait Jésus-Christ du sang de l’agneau immolé et pourquoi ? Que signifie Ses Gestes ?
12) L’arrivée de Judas
13) Trois groupes répartis dans trois salles
14) Comment les apôtres étaient-ils disposés autour de la Table et comment les places furent-elles attribuées ?
15) La première coupe de bénédiction
16) Jésus offre le pain rituel
17) Les quatre saucières et des quatre coupes de bénédiction rituelle – Symboliques et interprétations spirituelles
18) La Prière de Jésus - Les deux bâtons remis à saint Pierre et à saint Jean
19) Les questions rituelles et les Enseignements du Christ à Ses Disciples en cette occasion
20) La partie centrale du Repas légal et La Deuxième coupe rituelle
21) Le Seigneur découpa encore un agneau, qui fut porté aux saintes femmes
22) Juste après la deuxième coupe rituelle : “J’ai désiré d’un ardent désir manger cette Pâque avec vous. “
23) “ Que de Princes dans Ma Maison… “
24) “ Nous avons persévéré jusqu’à la fin “
25) Que fit Jésus-Christ Juste après les discussions aboutissant aux épées sorties et avant la troisième coupe ?
26) Le lavement des pieds selon les évangiles. Judas était-il présent ? Le Christ lui Lavat-Il les pieds ?
27) Le lavement des pieds selon Marie d’Agreda - Commentaires
28) Les prières secrètes de Jésus avant Le Lavement des pieds ?
29) Le Lavement des pieds selon Anne-Catherine Emmerich. Commentaires
30) Le Lavement des pieds selon Maria Valtorta. Commentaires
31) Quel est le sens profond du lavement des pieds ?
32) Un commentaire du Lavement des pieds par Notre Seigneur en Personne
Conclusion
Annexes
Principales saintes, bienheureuses ou servantes de Dieu ayant reçu des révélations sur La Vie de Notre Seigneur et sur Sa Passion
Prières
Prière à réciter après chaque communion (Âme du Christ) :
Litanies du Sacré-Cœur.
Remerciements
30 Tous les Livres sont aux éditions BOD.
Quelques heures avant Sa Mort, Jésus-Christ anticipant Le Don qu’Il ferait de Lui-même sur Le Bois de La Croix, S’offre à Ses apôtres au soir du Jeudi Saint, établissant par Ce Don, la première messe et le sacerdoce chrétien. Le Sauveur allait bientôt mourir Le Cœur Transpercé,31 après trois ans et quelques32 d’un ministère public éprouvant.33 Mais, avant d’être Cloué sur La Croix, entre le ciel et la terre34 Il désirait répandre une fois de plus Son Amour et cela d’une manière éternelle. Il savait que bientôt Il ne serait plus libre de Ses mouvements ; Il serait très bientôt livré par l’un de ses plus intimes ; puis : battu, torturé, enchaîné, flagellé et finalement après tous ces tourments, crucifié. Il allait perdre Sa Vie, mourant entre deux brigands, sous les cris et les regards d’une foule hostile,35 au milieu de laquelle se trouvaient heureusement quelques âmes dévouées que l’on pouvait malheureusement compter sur les doigts, 36 comme Marie, Marie-Madeleine ou saint Jean.
Ce débordement de bestialité des hommes devait être précédé, selon La Sagesse de Dieu, d’un débordement d’Amour de Dieu où Il allait Se donner dans La Très Sainte Eucharistie mettant ainsi en actes le commandement qu’Il avait Lui-même édicté sur la montagne des béatitudes : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent. ». (Luc 6, 27-28).
Car, si dans l’Ancienne Alliance Dieu était au-dessus de tous, dans La Nouvelle Alliance Dieu est parmi nous et en nous. Il est à la foi le Fils de l’homme et l’Emmanuel. Dans la Loi Ancienne, Dieu était extérieur à l’homme. L’homme devait se soumettre à Dieu par une relation qui ressemblait davantage à une forme de soumission empreinte de peur (Exode, 20,18-20) qu’à une relation d’amour. Il devait encore obéir à un ensemble de rites très codifiés (cf. Lévitique), se faire circoncire, offrir des sacrifices… c’était une relation basée sur des prescriptions et des règles. C’était le temps de la loi.
Avec Jésus-Christ, c’est L’Amour et La Grâce sans limites de Dieu qui sont mis en avant : « La Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ ». (Jean 1,17). Dieu allait Se donner à l’homme. Et cette Loi Nouvelle allait principalement insister sur La Miséricorde de Dieu, Son Amour et Son Immanence, 37 plus encore que sur Sa Justice et Sa Transcendance : « Et Le Verbe S’est fait chair, Il a habité parmi nous, et nous avons vu Sa Gloire, La Gloire qu’Il tient de Son Père comme Fils Unique, plein de Grâce et de Vérité ». (Jean 1,14). C’est au cours de Son Dernier Repas avec Ses Amis38 que Le Fils de Dieu allait Se donner avant de Se donner sur La Croix. Ce Dernier Repas, Le Christ Jésus l’a attendu intensément : « J’ai désiré d’un ardent désir manger cette pâque avec vous avant de souffrir ». (Luc 22,15).
Ce soir-là, les apôtres pensaient célébrer uniquement la Pâque juive : le seder de Pessah. Jésus devait manger en toute quiétude ou presque 39 vers 19h, entouré de Ses intimes, dans la chambre haute d’une maison accueillante.40 Tel était du moins le programme annoncé. Mais Le Sauveur, Maître de toute chose, allait réserver bien des surprises à Ses apôtres au cours de Ce Repas qui était en fait Le Dernier avant Sa Mort.
Cette Pâque juive41 était normalement célébrée tous les 14 Nissan42 à la tombée de la nuit, quand on ne pouvait plus distinguer un fil blanc d’un fil noir tenu à bout de bras. Cependant, Notre Seigneur sachant qu’Il ne pourrait célébrer la Pâque le vendredi 14 Nissan43 la célébra, comme l’autorisait la loi pour les Galiléens un jour avant, soit le jeudi 13 Nissan.44
Chacun des quatre évangélistes a relaté à sa manière ce dernier Repas. Leur récit dans leur convergence et leur diversité est semblable aux souvenirs que racontent ceux qui ont partagé un même moment et qui selon leur sensibilité ont davantage retenu un point ou un autre.45
Tous les évangélistes synoptiques racontent L’Institution de La Très Sainte L’Eucharistie,46 mais pas saint Jean qui est le seul à ne pas la relater. A l’inverse, saint Jean est le seul à rapporter le Lavement des pieds que les autres auteurs sacrés ont passé sous silence. On peut se demander pourquoi les évangélistes synoptiques ont passé sous silence le lavement des pieds ? Et pareillement, pourquoi saint Jean, en écrivant son évangile plus tard, a insisté sur ce point, faisant même de ce moment le point de départ de son récit du Dernier Repas ?
Ce choix de saint Jean (que nous justifierons par la suite) n’est pas sans soulever quelques difficultés chronologiques pour la conciliation de l’ensemble des récits évangéliques. Par exemple : Quand le lavement des pieds a-t-il eu lieu exactement ? Comment ce lavement est-il chronologiquement situé vis-à-vis de l’institution de La Très Sainte Eucharistie : avant ou après ? Et peut-on en être certains ? Nous verrons que les réponses à ses questions sont à la fois certaines et cohérentes. Nous verrons aussi à cette occasion : Quelles sont les quatre principales raisons pour lesquelles Jésus-Christ a lavé les pieds de Ses apôtres ?47
Nous avons comparé l’évangile de saint Jean aux synoptiques, mais même la comparaison des évangiles synoptiques entre eux semble soulever plusieurs difficultés de chronologie et non des moindres. À titre d’illustration, le moment où Notre Seigneur institue L’Eucharistie ne semble pas le même quand on lit les évangiles de saint Matthieu (26, 2035) et de saint Marc (14, 17-26) ou celui de saint Luc (22, 14-38).
Pour saint Luc L’Institution semble s’être faite en deux temps séparés, et spécialement pour ce qui est du Vin après Le Repas : « 19 Ayant pris du pain et rendu grâce, Il le rompit et le leur donna, en disant : “ Ceci est Mon Corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi. “ Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant : “ Cette coupe est La Nouvelle Alliance en Mon Sang répandu pour vous. “ ». (Luc, 22). Les deux consécrations, celle du pain et celle du vin, apparaissent donc bien séparées, selon saint Luc.
Saint Marc et saint Matthieu semblent avoir une chronologie différente. L’institution sous les deux espèces se fait au cours du Repas et l’une après l’autre sans qu’aucune séparation ne soit explicitement mentionnée. Ainsi, saint Matthieu écrit : « 26 Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit et, le donnant aux disciples, Il dit : “ Prenez, mangez : ceci est Mon Corps. “ 27 Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, Il la leur donna, en disant : “ Buvez-en tous, 28 car ceci est Mon Sang, Le Sang de L’Alliance, versé pour la multitude en rémission des péchés “ ». (Matthieu, 26).
Saint Marc pareillement partage cette même chronologie : « 22 Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : “ Prenez, ceci est Mon Corps. “ 23 Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, Il la leur donna, et ils en burent tous. 24 Et Il leur dit : “ Ceci est Mon Sang, Le Sang de L’Alliance, versé pour la multitude. “ ». (Marc 14,22-24).
On peut légitimement se demander : quand se sont donc exactement produit ces consécrations, c’est-à-dire l’Eucharistie : pendant le Repas (au début, en son milieu ou à la fin) ou après ? En deux temps ou en un seul ?
Nous verrons que les réponses à ces questions légitimes sont très intéressantes. Nous les justifierons par deux évangiles synoptiques et confirmerons les réponses par l’évangile de saint Jean et accessoirement par les récits des mystiques.
En plus du Lavement des pieds et de L’Institution de la Très Sainte Eucharistie, Le Jeudi saint est aussi resté dans l’histoire comme le soir de la trahison de Judas.
Tous les évangélistes évoquent cette trahison qui peina beaucoup Notre Seigneur et occupa grandement Son Esprit, comme nous allons le montrer. Aussi, nous ne pouvons la passer sous silence vu son importance, d’autant que cette trahison est comme “la clef qui ouvre la porte de la Rédemption et amorce La Passion du Sauveur“. 48
Concernant cette trahison, la lecture en parallèle des évangiles plonge dans l’embarras de très nombreux commentateurs,49 car selon l’évangile considéré l’annonce de la trahison ne semble pas se faire au même moment.
Par exemple, saint Matthieu montre clairement (du moins en apparence) que Jésus-Christ évoque d’abord la trahison de Judas (plus exactement d’un des douze) : « Pendant le repas, Il déclara : “ Amen, je vous le dis : l’un de vous va Me livrer. “ ». Matthieu (26,21). Ce à quoi tous réagissent : « Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : “ Serait-ce moi, Seigneur ? ». Prenant la parole, Jésus leur répond : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que Moi, celui-là va Me livrer ». (Mt 26,23). Ensuite seulement Jésus institue La Très Sainte Eucharistie. L’Institution est racontée aux versets postérieurs (Matthieu 26, 26-27).
Saint Marc suit le même ordre pour, la trahison de Judas qui est elle aussi évoquée pendant le repas : « 17 Le soir venu, Jésus arrive avec les Douze.18 Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient, Jésus déclara : “ Amen, Je vous le dis : l’un de vous, qui mange avec Moi, va Me livrer. “ » Marc (14,17-18).
Pareillement, L’Institution de l’Eucharistie est racontée par la suite (Marc 14, 22-24).
Pour saint Luc, l’ordre est exactement inversé (selon toute vraisemblance), puisque l’évocation du traître est faite seulement après le repas et après l’institution du Vin : « 20 … Après le repas, Il fit de même, en disant : “ Cette coupe est La Nouvelle Alliance en Mon Sang répandu pour vous. 21 Et cependant, voici que la main de celui qui Me livre est à côté de Moi sur la table. “ ». (Luc, 22).
Quelle est donc la bonne chronologie ? L’évocation de la trahison de Judas Iscariote par Notre Seigneur s’est-elle faite au début du repas et avant l’Institution de La Très Sainte Eucharistie, comme le disent saint Marc et saint Matthieu ou à la fin du repas et après cette institution, comme le dit saint Luc ?
Est-il possible de concilier ces récits ? Et que disent encore les mystiques ?
Ce questionnement chronologique de l’évocation du traître par rapport à L’Eucharistie peut être lié à une autre question d’importance : Judas a-til communié : oui ou non ? Et si oui, l’a-t-il fait sous les deux espèces, celles du Pain et du Vin, puisque selon saint Luc elles sont séparées et que selon saint Jean, Judas est parti immédiatement après que Le Christ lui ait donné la bouchée de pain (Jean 13,30) ? Cette deuxième question est, en effet, pleinement justifiée dans le cas où l’institution de l’Eucharistie se serait effectivement déroulée en deux temps séparés. On peut poser la question autrement : À quel moment exactement du Repas est parti Judas ?
Nous savons effectivement et de manière certaine que Judas est parti à un moment donné, puisque saint Jean nous dit que Jésus-Christ désigna le traître en lui tendant une bouchée de pain et qu’il s’en alla immédiatement après : « Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit ». (Jn 13,30). Et en même temps saint Matthieu désigne le traître, semble-t-il, bien avant : « 23 Prenant la parole, Jésus dit : “ Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. 24 Le Fils de l’homme S’en va, comme il est écrit à Son Sujet ; mais malheureux celui par qui Le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! “ 25 Judas, celui qui le livrait, prit la parole : “ Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « c’est toi-même qui l’as dit ! “ » (Matthieu, 26).
Comment donc au final se sont déroulés les évènements ? Avons-nous même bien posé le problème ? 50 Que disent encore les mystiques ou encore les doctes et les sages de toutes ces questions ? Et nous ?51
Précisons dès à présent que l’enjeu de ce questionnement chronologique sur l’évocation de la trahison de Judas et sur le moment exact de l’institution de l’Eucharistie ne va pas jusqu’à modifier la solidité de notre foi. Car, que cette évocation se soit déroulée au début du Repas, à la fin ou au milieu, cela ne remet pas en cause le plus important : Dieu est venu dans la chair pour nous donner la Vie éternelle.52 Notre Salut vient de L’Amour de Dieu et des mérites infinis du Rédempteur, en particulier Son Sacrifice sur La Croix. Les évangiles, même s’ils ne disent pas tout, comme le dit saint Jean dans sa conclusion,53 sont cependant suffisants pour assurer notre Salut.54
Il y a encore d’autres questions qui émergent de la lecture des évangiles. A titre d’exemple, selon la loi : l’agneau devait être mangé en famille et éventuellement avec les voisins : Où était donc La Vierge Marie pendant Le Dernier Repas du Christ ? Notre Reine et Mère a – t-elle secrètement participé au Repas ? Était-elle présente sans que les évangiles n’en disent rien ? Marie a-t-elle communié ? Jésus a-t-il lavé ses pieds, comme aux apôtres ?
Ce sont des questions intéressantes et importantes qui méritent une réponse. N’est-ce-pas ?
Au final, quelles profondes vérités attendent d’être découvertes et dévoilées ?
Ces vérités, il est vrai, ne sont pas pour tous (même si nous aimerions qu’il en soit ainsi), parce que Dieu dans Sa Sagesse a déterminé d’avance le niveau minimum d’amour et de patience55 qu’il faut avoir pour accéder à Ses Secrets. Ils ne sont pas donnés à tous … Ces connaissances et ces mystères sont semblables à la mariée recouverte de son voile au jour des noces que l’on peut découvrir parce qu’on a pris le temps de la séduire. Au jour du mariage
Le mari soulève délicatement le voile avec amour56 pour lui donner un baiser… Les découvrir c’est posséder un trésor qui était enfoui et bien caché et que trouve seulement le chercheur patient. À lui Le Ciel et la gloire… Du moins nous l’espérons, car il est bien parti.
Bénis êtes-vous donc, si vous lisez ces pages ; c’est un privilège que Dieu n’a pas donné à tous. 5758
Tous les remèdes dont l’humanité a tant besoin peuvent être trouvés dans Ma Vie et Ma Passion59
31 Ce n’est pas le coup de lance, qui a ouvert Le Sacré-Cœur, qui est à l’origine de La Mort du Christ, car Notre Seigneur était Mort avant. Ce coup a été donné du point de vue historique pour bien s’assurer de Sa mort. Une des conséquences est que le centurion n'a pas eu à Lui briser Les Jambes. Par ce fait, le psaume 34 est accompli : « 19 Le malheur atteint souvent le juste, Mais l'Éternel l'en délivre toujours. 20 Il garde tous ses os, Aucun d'eux n'est brisé. ». Saint Jean souligne ce lien (cf. Jn 19,36). De plus sont aussi remplies les prescriptions de la loi qui exigeait que L’Agneau pascal ne devait pas avoir d'os brisé (cf. Ex 12,46)
32 Cette durée vient des trois fêtes de Pâque relatées dans l’évangile de saint Jean Un grand nombre d’exégètes et de pères de l’Église y adhèrent.
Ces trois ans et demi de ministère sont à mettre, selon-nous, en parallèle avec les durées de 1260 jours, 1290 jours et surtout pensons-nous 1335 jours du livre de Daniel et de l’Apocalypse. Ces nombres de jours correspondent tous à trois ans et demi environ, durée du ministère du Sauveur.
En particulier, la plus importante à notre avis, celle de 1335 jours équivaut à 3,65 ans, nombre frappant qui donne une impression fractale si on le compare à une année, 365 jours environs.
33 Marc 6,31b : « … Ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger ».
34 Cette position entre ciel et terre c’est-à-dire du point de vue spirituel et mystique entre Ciel et Terre est celle que Le Christ occupe encore actuellement (1 Timothée 2,5). Jésus est encore placé entre Le Ciel et la Terre, car nul ne va au Père que par Lui (Jean 14,6). Jésus est La Porte (Jean 10,7), le passage obligé (Luc 13,24). Et celui qui nie Le Christ, nie Le Père (1 Jean 2,23) et ne peut pas avoir la vie éternelle (1 Jean 4,9). Ainsi, Jésus est encore entre ciel (Ciel) et terre (Terre) cependant non pas comme une Victime, mais comme une Offrande expiatoire (Marc 10,45 ; 1 Pierre 2,24 ; Apocalypse 1,5) et de propitiation (1 Jean 2,2), comme un Avocat (1 Jean 2,1) et Juste Juge des vivants et des morts (Crédo ; 2 Corinthiens 5,10) et un Grand Prêtre éternel (Hébreux 4, 14-16) qui prie Le Père en Notre faveur, comme Il l’a fait sur La Croix : « Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23,34).
35 Selon nous, cette foule hostile est aussi une image prophétique du monde tel qu’il sera vis-à-vis de Dieu quand Le Fils de Dieu reviendra sur la Terre. Ce sera une Terre où la foi aura presque entièrement disparu. La question de Jésus : « Le Fils de l’homme, quand Il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? (Luc 18,8b) le laisse entendre. Et aussi le livre de l’Apocalypse avec le traitement réservé aux dépouilles des deux témoins de Dieu (Ap 11,7).
La lecture, même assidue, de la sainte Écriture à elle seule ne suffira pas dans ces temps apocalyptiques, et l’autorité de l’Église aura sombré, comme l’atteste l’absence de saint Pierre, figure de L’Église dans son aspect institué.
Ceux qui auront tenu bon dans leur fidélité à Dieu fait homme seront ceux qui auront un amour de prédilection pour La Vierge Marie et qui auront reposé sur Le Cœur de Dieu comme saint Jean.
36 Ces âmes étaient : La Très Sainte Mère de Dieu, saint Jean, le disciple bien-aimé, Marie-Madeleine et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas (cf. Jn 19,21).
37 Nous illustrons ces diverses déclarations sur La Loi Nouvelle par quelques citations : « Aimez-vous les uns les autres comme Je vous ai aimé. » (Jn 13,34) – « Dieu est amour ». (1 Jean 4,8) - …
Il n’y a pas à rejeter l’Ancienne loi dans ses fondements divins, puisque jusqu’à aujourd’hui il faut suivre les dix commandements : n’avoir qu’un seul Dieu, l’adorer, l’honorer ; respecter le jour du Seigneur ; honorer ses parents ; ne pas commettre de meurtre ; ne pas voler, ni mentir, ni commettre d’adultère, ni convoiter la femme de son voisin ou ses biens… et tous les commandements. Mais il faut rejeter l’Ancienne loi dans ses fondements humains, car Notre Seigneur a dit à la fois : « Ne croyez pas que Je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; Je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. » (Mt 5,17). Et : « Malheur à vous, docteurs de la loi ! Parce que vous avez enlevé la clef de la science ; vous n’êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché d’entrer ceux qui le voulaient ». (Luc 11,52). Ou encore : « Ils [les scribes et les pharisiens] attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. » (Mt 23, 4).
L’apôtre Paul affirme : « L’amour est l’accomplissement parfait de la loi. » (Romains 13,10). Pour celui qui aime, il n’est pas difficile d’éviter le meurtre, de consacrer du temps à Dieu, à ses parents et à ses devoirs d’états, de ne pas blesser son prochain en lui volant sa femme ou ses biens.
38 « Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais Je vous ai appelés amis, parce que Je vous ai fait connaître tout ce que J’ai appris de Mon Père ». (Jean 15,15). - « J'ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous » (Luc 22,15) -.
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