Les besoins humains - Maurice Halbwachs - E-Book

Les besoins humains E-Book

Maurice Halbwachs

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Beschreibung

Les besoins de l’homme constituent le moteur de toute activité économique et par conséquent le point de départ de toute la science économique. Tout être humain, pour se développer et atteindre ses fins, a besoin de demander au monde extérieur certains secours. Ces objets extérieurs, l’individu désire se les approprier parce que leur possession lui procure une certaine satisfaction, de même que leur privation lui cause une certaine souffrance, en sorte qu’à tout besoin correspond un désir, ou plutôt ce ne sont là que deux expressions, l’une positive, l’autre négative, d’une même idée...
Il en est des besoins de l’humanité comme de ceux de l’enfant. À sa naissance, il n’en a point d’autres qu’un peu de lait et une chaude enveloppe, mais peu à peu des aliments plus variés, des vêtements plus compliqués, des jouets, lui deviennent nécessaires ; chaque année fait surgir quelque besoin, quelque désir nouveau. Plus nous voyons, plus nous apprenons, plus notre curiosité s’éveille, et plus aussi nos désirs grandissent et se multiplient. De même aussi, nous éprouvons aujourd’hui mille besoins de confort, d’hygiène, de propreté, d’instruction, de voyage, de correspondance, inconnus à nos aïeux, et il est certain que nos petits-fils en ressentiront davantage encore...
Ce livre traite des besoins humains et explore les théories sociologiques pouvant rendre compte de ces besoins dont la satisfaction intéresse toute activité économique.

À PROPOS DES AUTEURS

Maurice Halbwachs (1877–1945) est un sociologue français influent de l’école durkheimienne. Agrégé de philosophie et docteur en droit et lettres, il explore les classes sociales, les statistiques et la mémoire. Son œuvre majeure, "Les Cadres sociaux de la mémoire", fonde la sociologie de la mémoire collective. Professeur à Strasbourg, la Sorbonne, puis au Collège de France, il milite contre le nazisme. Déporté à Buchenwald pour faits de résistance, il y meurt en 1945. Son œuvre connaît un regain d’intérêt contemporain.

Charles Gide (1847–1932) est un économiste français, figure majeure du mouvement coopératif et du christianisme social. Fondateur de l’École de Nîmes, il défend une économie solidaire fondée sur l’association et la coopération, contre le libéralisme et le collectivisme. Professeur à Montpellier, Paris et au Collège de France, il écrit un manuel influent, "Principes d'économie politique", et coécrit "Histoire des doctrines économiques". Dreyfusard, sioniste et humaniste, il prône une économie éthique et sociale au service du progrès collectif.

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Seitenzahl: 150

Veröffentlichungsjahr: 2025

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Les besoins humains

 

 

 

 

 

Les besoins humains

Traité de sociologie

 

 

 

 

 

 

Maurice Halbwachs

Charles Gide, &al.

 

 

 

 

 

 

 

Humanités et Sciences

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Introduction

Les besoins de l’homme et les principes d’économie politique{1}

 

 

Les besoins de l’homme constituent le moteur de toute activité économique et par conséquent le point de départ de toute la science économique.

Tout être, en effet, pour se développer et atteindre ses fins, a besoin de demander au monde extérieur certains secours. De la plante, peut-être même de la molécule inorganique, jusqu’à l’homme, à mesure que l’individualité grandit, cette nécessité grandit aussi. Ces objets extérieurs, l’individu désire se les approprier parce que leur possession lui procure une certaine satisfaction, de même que leur privation lui cause une certaine souffrance, en sorte qu’à tout besoin correspond un désir, ou plutôt ce ne sont là que deux expressions, l’une positive, l’autre négative, d’une même idée.

Les êtres vivants n’ont, autant que nous pouvons le savoir, que des besoins conformes à leur nature et à leur destinée : l’instinct, sans être infaillible, est un guide sûr. L’homme seul fait exception. Seul il présente cette particularité, par exemple, de boire quand il n’a pas soif. De là la distinction entre les besoins naturels ou plutôt normaux de l’homme et les besoins artificiels ou dépravés, entre ceux qui peuvent servir ou ceux qui peuvent contrarier son développement physique, intellectuel ou moral, son « bien-être », dans le sens vrai et profond de ce mot.

Les économistes de l’école classique renvoient cette distinction aux moralistes en déclarant qu’elle ne les regarde pas. Cependant elle a un grand intérêt même au point de vue de l’économie politique pratique, soit par exemple qu’il s’agisse de déterminer le juste salaire, c’est-à-dire la rétribution nécessaire pour suffire aux besoins normaux du travailleur, soit de protéger dans un pays les industries utiles, c’est-à-dire celles qui peuvent par la nature de leurs produits concourir à la prospérité du pays, soit encore de taxer ou de dégrever certains objets de consommation, par exemple, l’alcool ou le vin. Et l’hygiène publique et municipale qui prend un si grand et si heureux développement par tout pays civilisé répond à cet ordre de préoccupations.

Le « bien-être » de l’homme est lui-même un état très complexe. Il suppose non seulement beaucoup de conditions physiques, mais aussi beaucoup de conditions morales. Le bien-être ne consiste pas seulement à être bien nourri, bien vêtu, bien logé, bien soigné si l’on est malade, à se tenir au chaud l’hiver et au frais l’été, mais aussi, par exemple, à avoir l’esprit en repos au sujet de l’avenir.

De plus, à partir d’un certain degré de civilisation, la richesse n’est plus recherchée seulement comme fin en soi, mais comme moyen d’atteindre des fins supérieures et surtout de procurer la puissance, c’est-à-dire la supériorité sur les autres. Le sens étymologique du mot richesse est assez clair (Reich, empire). Et si certaines richesses ont été si particulièrement et si ardemment convoitées, la terre autrefois, l’argent aujourd’hui, c’est qu’à un plus haut degré que toute autre, celles-ci confèrent à celui qui en est investi, ce pouvoir, ce commandement sur les autres.

Quelques économistes pensent que ce besoin de supériorité a été et restera le plus puissant facteur de l’initiative individuelle. Sans méconnaître que ce sentiment essentiellement individualiste n’ait pu constituer, sous le régime de la lutte pour la vie, un facteur important du progrès, il est à souhaiter qu’il s’affaiblisse et soit remplacé progressivement par le sentiment inverse d’une solidarité de plus en plus étroite et voulue avec nos semblables. Autant il est raisonnable de désirer être bien, autant il est déraisonnable de désirer être mieux que les autres. Et pour une âme noble, au contraire, le bien-être individuel n’est complet que par le bien-être d’autrui, non seulement de nos proches, mais de nos concitoyens, de tous les hommes.

 

Les besoins dont nous venons de parler présentent un double caractère : ils sont illimités en nombre et limités en capacité.

 

Pourquoi les besoins sont illimités en nombre ?

Ils sont illimités en nombre, en ce sens qu’à chaque étape de la civilisation leur nombre grandit. Chaque idée nouvelle crée un besoin nouveau.

Il est vrai qu’il en est dans le nombre qui ne persistent pas et qui, après avoir duré quelques générations ou peut-être quelques jours seulement, tombent comme les feuilles caduques qui se détachent de l’arbre, soit que le même caprice qui les a fait naître tes abandonne, telles les éphémères créations de la mode, soit qu’un besoin nouveau et inconciliable avec le précédent vienne détrôner celui-ci. Mais, somme toute, le nombre de besoins qui disparaissent est loin de balancer le nombre de ceux qui naissent et, de même que dans les générations humaines, c’est une foule qui va se multipliant d’âge en âge.

Il en est des besoins de l’humanité comme de ceux de l’enfant. À sa naissance, il n’en a point d’autres qu’un peu de lait et une chaude enveloppe, mais peu à peu des aliments plus variés, des vêtements plus compliqués, des jouets, lui deviennent nécessaires ; chaque année fait surgir quelque besoin, quelque désir nouveau. Plus nous voyons, plus nous apprenons, plus notre curiosité s’éveille, et plus aussi nos désirs grandissent et se multiplient. De même aussi, nous éprouvons aujourd’hui mille besoins de confort, d’hygiène, de propreté, d’instruction, de voyage, de correspondance, inconnus à nos aïeux, et il est certain que nos petits-fils en ressentiront davantage encore. Si nous pouvions connaître dans quelque planète un être supérieur à l’homme, nous découvririons certainement en lui une infinité de besoins dont nous ne pouvons nous faire en ce monde aucune idée. Civiliser un peuple, ce n’est rien de plus que faire naître chez lui des besoins nouveaux. Malheur aux races satisfaites à trop bon marché, qui n’étendent pas leur désir au delà du cercle étroit d’un horizon prochain et qui ne demandent qu’une poignée de fruits mûrs pour vivre et un pan de mur pour y dormir à l’abri du soleil ! Elles ne tarderont pas à disparaître d’une terre dont elles n’ont pas su tirer parti.

Il est facile de comprendre en vertu de quelle loi les besoins de l’homme tendent ainsi à se développer. C’est chez un seul homme d’abord ou dans un petit groupe d’hommes que le besoin s’éveille, timide et incertain encore, chez ceux-là seulement qui, par leur position privilégiée, peuvent déjà satisfaire amplement aux premières nécessités de la vie et tournent alors leurs désirs vers un horizon nouveau. Tout besoin est le résultat d’une idée nouvelle, disons d’une invention.

Mais l’homme est par excellence un être imitatif : l’imitation propage aussitôt le besoin. Comme une épidémie, il rayonne de proche en proche. Chacun le ressent ou croit le ressentir, et s’ingénie pour trouver les moyens d’y satisfaire. Au fur et à mesure que les progrès de l’industrie permettent d’obtenir cette satisfaction plus aisément et à moins de frais, le nombre des imitateurs va sans cesse grandissant, et ce qui n’était d’abord qu’un caprice de luxe, réservé aux privilégiés de la fortune, gagne bientôt les dernières couches de la société.

D’autre part, si le besoin s’étend en surface, il gagne aussi en profondeur. L’homme n’est pas seulement, en effet, un être imitatif, c’est aussi un être à habitudes : le désir, une fois ressenti et satisfait régulièrement, se fixe peu à peu, prend racine, et ne peut plus être arraché sans un ébranlement douloureux. Il devient, comme le dit si justement le langage courant, « une seconde nature ». Il fut un temps où les ouvriers ne portaient ni linge, ni chaussure, où ils n’avaient ni café, ni tabac, où ils ne mangeaient ni viande, ni pain de froment, mais aujourd’hui ces besoins sont si bien invétérés que l’ouvrier qui ne pourrait plus les satisfaire et qui se trouverait ramené brusquement à la condition de ses pareils au temps de saint Louis ou de Henri IV, périrait sans doute.

Si l’on ajoute enfin qu’une habitude transmise pendant une longue suite de générations, ne tarde pas à se fixer par l’hérédité, que les sens deviennent plus subtils et plus exigeants, on comprendra quelle puissance despotique peut acquérir à la longue le besoin qui paraissait le plus futile ou le plus insignifiant à l’origine.

Cependant une école considérable de moralistes qui se recrutent dans des camps très différents — les cyniques comme Diogène avec son tonneau, les stoïciens, les chrétiens plus ou moins ascétiques, les mystiques comme Tolstoï — jugent cette évolution funeste aussi bien au point de vue de la paix sociale que du bonheur individuel. Leur thèse, c’est qu’il faut s’appliquer « non à augmenter les richesses, mais à diminuer les besoins ». Heureux celui qui peut dire avec le sage : Mecum omnia porto ! Si au contraire, au fur et à mesure qu’un besoin est satisfait, quelque autre surgit, l’homme poursuit un but qui fuit sans cesse devant lui il ne trouve jamais le bonheur et le repos d’esprit. Et on peut citer comme exemple frappant l’état d’âme de nos classes ouvrières où l’envie et l’exaspération vont grandissant à mesure que leur bien-être augmente.

Cette thèse est noble, mais repose, croyons-nous, sur une confusion d’idées. Elle suppose que moins un peuple aura de besoins et plus il aura de temps et de forces à consacrer aux spéculations désintéressées de l’esprit ou à la vie intérieure. Mais l’expérience nous montre que les choses se passent d’une façon inverse et que moins les peuples ont de besoins, plus, au contraire, ils sont dominés par les instincts grossiers. Ce qui importe, ce n’est pas de supprimer les besoins, c’est de remplacer ceux qui sont inférieurs et brutaux par d’autres d’un ordre supérieur. Ici surtout, il est vrai de dire qu’on ne détruit que ce qu’on remplace.

De plus, il faut remarquer que même au point de vue moral, chaque besoin nouveau constitue un lien de plus entre les hommes et par là augmente le sentiment de la solidarité, ce qui est pour nous le critérium du progrès. L’homme qui n’a pas de besoins, l’anachorète se suffit à lui-même : c’est justement ce qu’il ne faut pas. Et en ce qui concerne les classes ouvrières, il faut se réjouir, non s’attrister, que des besoins et des désirs nouveaux sans cesse les tourmentent ; sans cela, elles seraient restées dans une éternelle servitude.

 

Pourquoi les besoins sont limités en capacité ?

Ainsi les besoins sont illimités en nombre, mais par contre, ils sont limités en capacité. C’est ici une des propositions les plus importantes de l’économie politique puisque, comme nous le verrons, c’est sur elle que se fonde la théorie de la valeur.

Les besoins sont limités en capacité en ce sens que pour satisfaire l’un quelconque d’entre eux, une certaine quantité d’un objet quelconque suffit. Il est clair qu’il ne faut à l’homme qu’une certaine quantité de pain pour le rassasier et une certaine quantité d’eau pour le désaltérer.

Il y a plus. Tout besoin va décroissant en intensité au fur et à mesure qu’il se satisfait, jusqu’au point où il y a satiété, c’est-à-dire où le besoin s’éteint et est remplacé par le dégoût ou même la souffrance. C’est le pire des supplices que de souffrir du manque d’eau mais c’était aussi une des pires tortures du moyen âge que celle « de l’eau quand on l’ingurgitait de force dans l’estomac du supplicié.

Plus le besoin est naturel, je veux dire physiologique, et plus la limite est nettement marquée. Il est facile de dire combien de grammes de pain et de centilitres d’eau sont nécessaires et suffisants pour un homme. Plus le besoin est artificiel, je veux dire social, et plus la limite est élastique. Il n’est assurément pas facile de dire exactement quel est le nombre de chevaux pour un sportman, de mètres de dentelles pour une femme du monde, de rubis pour un rajah de l’Inde, et surtout de pièces d’or ou d’argent pour un homme civilisé quelconque, qui pourra être considéré comme suffisant et auquel il s’écriera : assez ! Cependant on peut affirmer que même pour ces biens il y a une limite, que la satiété pour eux aussi existe, et, en tous cas, qu’à chaque nouvel objet ajouté à ceux qu’il possède déjà, le plaisir ressenti va décroissant rapidement.

Les besoins sont d’ailleurs d’autant plus limités qu’ils sont plus nombreux et plus variés, et par là ces deux lois psychologiques se répondent et n’en font qu’une. Nos héros modernes ont un bien moindre appétit que ceux d’Homère, mais leurs menus sont bien plus variés. Nos maîtresses de maison étalent sur leur table bien moins d’argenterie que leurs grand-mères, mais elles les décorent de bien plus de faïences, de fleurs, de cristaux, de lumières.

 

 

Première partie

Théorie sociologique des besoins{2}

 

Chapitre I

La théorie individualiste

 

On peut classer les besoins des hommes de beaucoup de manières. Nous aurions dû, semble-t-il, nous demander, avant d'étudier les habitudes consommatrices des ouvriers, si la distinction de leurs besoins en quatre ou cinq catégories (nourriture, logement, etc...) correspondait à quelque réalité. Mais nous étions bien obligés de l'accepter, puisque c'est sous ces chefs que leurs dépenses nous sont présentées dans toutes les enquêtes. Au reste, si cette classification a été choisie par les enquêteurs, acceptée par les enquêtés, elle doit avoir une raison d'être. Enfin, elle nous a conduit à constater des rapports certains entre les diverses catégories de dépenses ainsi distinguées et telles ou telles conditions sociales. Si cette division était tout artificielle, comment les expliquer ? – Il nous faut maintenant chercher quelle en est la base, et quelle théorie des besoins peut en rendre compte.

Nous allons d'abord supposer qu'il n'y a pas de consciences ni de représentations sociales, qu'il n'y a point, non plus, de besoins sociaux, c'est-à-dire de besoins qui ne s'expliquent pas simplement par l'addition, la juxtaposition, la combinaison de besoins individuels. Il faut écarter alors provisoirement tout l'appareil de la vie sociale, et chercher dans la seule conscience individuelle les principes et la réelle nature de tous les besoins. C'est là un effort bien difficile. Les psychologues qui y ont le mieux réussi nous apprennent qu'à mesure qu'on fait abstraction des habitudes contractées dans la société, on aperçoit qu'à des catégories et divisions simples et tranchées se substitue toute la diversité des tendances individuelles. Plaçons-nous un moment à ce point de vue.

Nous parlons du besoin nourriture ; mais pourquoi n'en point séparer le besoin de boisson, et encore le besoin de légumes, le besoin de viande, le besoin de charcuterie, le besoin de lait, le besoin de pain, le besoin d'épices, le besoin de sucre, etc.? On dira que ce sont là autant de moyens différents de satisfaire un même besoin. Mais rien n'est plus arbitraire. Certains de ces besoins spéciaux ont un développement indépendant, peuvent se subordonner tous les autres, au moins leur imposer de sérieuses limitations. Entre eux il y a souvent conflit, puisque d'une part on ne possède pas les moyens pécuniaires de les satisfaire tous s'ils s'exagèrent, que, d'autre part, l'organisme lui-même ne supporte pas que tous s'accroissent extrêmement. – De même on distinguera du besoin nourriture celui qui se rapporte à la façon dont les mets sont préparés et servis, à la quantité et à la qualité de la vaisselle, à l'emploi d'une nappe, et, pour les classes sociales plus élevées, aux divers ornements de la table, à l'éclairage de la salle à manger, au nombre des domestiques, etc. On verra là autant de besoins accessoires, d'une autre origine que les besoins élémentaires rassemblés, et arbitrairement rattachés, sous le nom de besoin nourriture. C'est par habitude que nous les aurions associés à ceux-ci.