Les Corsaires - Pierre Soudry - E-Book

Les Corsaires E-Book

Pierre Soudry

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Beschreibung

Description très pittoresque à bord des bateaux durant les périodes de guerre ou de piraterie.

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Seitenzahl: 34

Veröffentlichungsjahr: 2016

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Tout d’abord que signifie le mot corsaire ? Un corsaire nous dit Monsieur Larousse qui est toujours bien renseigné, est « tout navire armé en guerre » ou encore le capitaine qui le commande. Retenons l’étymologie qu’il nous donne : corsaire vient du mot latin « corsa » qui veut dire course.

On donnait donc le nom de corsaire à un bâtiment de commerce armé en guerre et appartenant à un particulier, ou mieux à celui qui commandait le bâtiment. En dépit de cette définition, il faut se garder de confondre les corsaires avec les pirates et de les englober dans la même réprobation.

Les pirates étaient de véritables brigands qui opéraient en temps de paix comme en temps de guerre, qui pillaient leurs compatriotes comme les étrangers et qu’animait seul le désir du butin.

Après la découverte de l’Amérique, de hardis marins, anglais et hollandais pour la plupart, coururent sus aux galions espagnols, en enlevèrent un grand nombre et réalisèrent de gros bénéfices. Du moins eurent-ils presque toujours scrupule d’attaquer les bâtiments qui battaient pavillon de leur pays d’origine.

A ces pirates vinrent bientôt se joindre les « flibustiers », association d’hommes intrépides qui dévastèrent la mer des Antilles pendant tout le XVIIème siècle. Aidés par des français émigrés, les boucaniers, chasseurs de bœufs sauvages, que les espagnols avaient pourchassés, [c’est sans doute ainsi que commencèrent les corsaires], les flibustiers établirent leur quartier général dans l’île de la Tortue, au nord de Saint Domingue et sous la direction de chefs intrépides tels que Laurent de Graff, Michel de Grandmont, Raveneau de Lussan et Henry Morgan, enlevèrent tous les navires de commerce qui passaient à leur portée, osant même parfois s’attaquer aux vaisseaux de guerre et engager avec 2 ou 3 de ces bâtiments des batailles disproportionnées. Quelques-uns d’entre eux tentèrent avec bonheur des descentes sur la terre ferme et brûlèrent les villes des côtes.

A la même époque, d’autres pirates écumaient la Méditerranée et on se souvient des expéditions dirigées contre les pirates barbaresques par Charles Quint et Philippe II au XVIème siècle et par Louis XIV en 1669 et 1683.

Peu à peu, le métier de corsaire devient un métier régulier consacré par l’usage et garanti en quelque sorte par les souverains. Aussitôt que la guerre était déclarée entre 2 puissances maritimes, les plus hardis navigateurs recevaient pour la durée des hostilités des « lettres de Marque » qui leur donnaient officiellement le droit de rechercher, harceler et capturer les vaisseaux de commerce de la nation ennemie et de mettre en vente les marchandises enlevées. Ces « lettres de marque » ou « lettres de représailles » étaient délivrées dans les ports de France par le ministre de la Marine et par les gouverneurs dans les colonies.

Comme la vente du butin, quand il s’agissait de marchandises de valeur, rapportait des sommes considérables, c’était un placement fort recherché qu’une mise de fonds dans ces entreprises. Pendant la première guerre faite à la Hollande par Louis XIV (1672 à 1678), on vit toute la cour s’engouer pour ce genre de spéculations et Louvois ainsi que le Marquis de Seignelay, fils du Grand Colbert, donner l’exemple en contribuant de leurs deniers à l’armement de plusieurs frégates.

Nettement distincte de la «piraterie» qui écumait les mers en tous temps et s’attaquait à tout navire quel que fut son pavillon, sans autre but que le pillage, la « course » ne s’exerçait qu’en temps de guerre contre les bâtiments de nationalité ennemie ou les neutres suspects de les aider. Cette « course » était régie par des principes et des usages qui avaient créé une sorte de législation.

Les hostilités déclarées, on autorisait l’armateur à mettre au service de l’Etat les navires qu’il employait normalement au trafic maritime. Tantôt l’armateur se bornait à aménager ses transports en navires de guerre, tantôt il construisait à ses frais des frégates très légères, rapides, bien armées et tenant admirablement la mer.