Masques VS Pas masques - Jean-Jacques Erbstein - E-Book

Masques VS Pas masques E-Book

Jean-Jacques Erbstein

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Beschreibung

Mesdames et Messieurs, dans le coin gauche : le tenant du titre, poids lourd de la médecine générale, l'homme qui délivre des ordonnances à ses adversaires, le vengeur masqué de l'opinion publique, l'homme pro masque, accusant sagesse à la pesée, j'ai nommé, le grand, l'inégalable Docteur, the Doctor Jean-Jacques Erbstein ! Dans le coin droit : le challenger, le diplômé du premier rang, le psychologue cognitif aux doubles crochets, la fausse patte de la faculté, le marteau pneumatique des sciences humaines, l'ingénieur du KO technique, accusant liberté à la pesée, l'homme anti-masque au sourire ravageur ! J'ai nommé Mathieu Ning le futur roi du ring !

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Seitenzahl: 60

Veröffentlichungsjahr: 2020

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Sommaire

Préface

OUI AUX MASQUES !

NON AUX MASQUES !

Préface

Par Jean-David Haddad, Professeur Agrégé de sciences économiques et sociales.

Président-fondateur de JDH ÉDITIONS.

Septembre 2020. La société française est traversée par des tensions. Non entre patrons et salariés. Non entre fachos et gauchos. Non entre gilets jaunes et gilets bleus. Mais entre pro-masques et anti-masques. Combien d’incidents, de cas de violence en cette fin d’été ? Un chauffeur de bus pro-masque a perdu la vie à Bayonne sous les lâches coups des anti-masques. Il était temps de porter le débat avec des plumes et non avec des armes.

En tant qu’éditeur, je me devais non pas d’informer nos lecteurs de manière partiale, mais de manière impartiale. Comment pouvais-je le faire ? En ressuscitant le débat écrit. Celui que vous ne zapperez pas. Celui dont vous ne direz pas avec approximation : « j’ai entendu un médecin à la télé qui disait que le masque pouvait contenir des virus ». Quel médecin ? Quels arguments déjà ? Avez-vous enregistré ledit débat ? Non. Votre cerveau, comme le mien, fera très vite des approximations, dans le sens qui vous arrange.

Le seul débat qui vous aidera à vous situer, est le débat écrit. Celui dans lequel vous pourrez vous plonger trois semaines après l’avoir lu pour y retrouver les arguments qui vous auront interpellés préalablement.

J’ai choisi deux grands auteurs pour vous offrir ce débat dont vous avez besoin : dans mon coin gauche, Jean-Jacques Erbstein, médecin généraliste pro-masque ; dans mon coin droit, Mathieu Ning, diplômé en psychologie cognitive et ingénieur d'étude en sciences humaines, anti-masque. Chacun avec sa plume ! Vous déciderez qui a gagné. Vous déciderez si c’est un match nul. Un livre qui fera date ; et qui, dans tous les cas, et par les quatre plumes qui l’écrivent, s’accorde à dénoncer la gestion catastrophique de la crise sanitaire.

OUI AUX MASQUES !

Pamphlet.

Par le Docteur Jean-Jacques Erbstein, auteur de « Je ne pouvais pas les laisser mourir » (JDH Éditions).

Versailles, 1789

« - Le peuple a faim, majesté, il veut du pain !

- Qu’on lui donne de la brioche ! »

À l’aube de la Révolution, ce dialogue probablement apocryphe attribué à la reine Marie-Antoinette échangeant avec l’une de ses suivantes, aurait aussi très bien pu se dérouler de nos jours à l’Élysée. On retrouverait ainsi en conciliabule le président Macron et son ministre de la santé. Seulement, nous serions cette fois en pleine crise sanitaire liée au coronavirus. Avec naturellement, quelques modifications sémantiques tout en gardant toujours le même esprit de naïveté méprisante.

Paris, 2020

« - Le peuple a peur, Monsieur le Président, il veut des masques !

- Qu’on lui donne Sibeth ! »

Pauvre Sibeth Ndiaye jetée alors en pâture à une population incrédule. Le peuple français se retrouvant du jour au lendemain propulsé dans la plus improbable des séries B de fins de soirée d’une chaîne de la TNT. Un virus mortel ! Tout le monde enfermé. Comme pendant les grandes épidémies de peste noire. Comme les cardinaux élisant un pape. En conclave. Inquiets, coincés entre quatre murs. Les enfants sortis des écoles. Les facs fermées. En télétravail pour les plus chanceux, au chômage partiel pour d’autres, à leur poste de besogne pour les plus indispensables. La France a peur et guette les dernières nouvelles diffusées par des chaines d’infos en continu qui se gargarisent de la moindre parcelle de scoop médical distillée par des médecins à paillettes.

Vraiment, pauvre Sibeth, obligée de porter une doxa gouvernementale totalement opaque, contradictoire et incompréhensible. Pataugeant dans des tentatives d’explications alambiquées frisant souvent le ridicule.

L’histoire retiendra que le peuple voulait des masques et qu’il eut Sibeth !

Avec en prime, le croque-mort en chef de la Direction Générale de la Santé égrenant de sa voix spectrale et monocorde des statistiques brutales qui finissaient par tomber dans la sauce bolognaise des pâtes du diner, pour disparaître ensuite dans l’oubli de l’ennui. Alors que le gouvernement comptait les morts, les Français n’avaient qu’une seule revendication. « Du pain ! », criait le peuple révolutionnaire en famine, « Des masques ! », répondaient en écho les Français de 2020.

Des masques ? Encore eût-il fallu qu’il y en ait. Et pourtant, il aurait été si courageux de révéler la vérité à ce moment-là.

Parce qu’aujourd’hui, en prenant un peu de recul, on s’aperçoit que par l’entremise de sa porte-parole, jamais le gouvernement n’a eu le cran d’avouer que la situation était totalement désespérée en matière de protection individuelle. Jamais le gouvernement n’a voulu clairement répondre aux médecins demandant des explications sur la pénurie du plus essentiel des barrages antiviraux. Jamais le gouvernement n’a cru bon apporter des réponses honnêtes et cohérentes aux inquiétudes légitimes des Français, préférant mentir ou plutôt calfeutrer la vérité. Les masques ? Patientez braves gens, ils sont en route. On les entrevoit. On les attend. On les espère. Bientôt...

« - Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?

- Je ne vois que Sibeth qui plussoie et Salomon qui rougeoie. »

Parce que des masques, il n’en y avait pas. Ou trop peu. Ou plus du tout. Ou pas pour tout le monde. Un petit malin à la plume économe n’avait pas cru bon renouveler les stocks stratégiques. Le gouvernement peu prévenant n’avait pas non plus réagi assez rapidement. Et le peuple, les médecins, les infirmières, les malades eurent beau en demander, bien qu’on les eût régulièrement promis, tout comme l’Arlésienne, on en entendit beaucoup parler sans en voir vraiment la couleur.

Les Français eurent alors la désagréable impression d’être livrés à eux-mêmes sans protection ni pour eux, ni pour leur soignant. Les médecins cachaient leur maigre trésor de masques FPP2 dans des coffres forts, de peur des cambriolages, tant cet accessoire pourtant anodin de la panoplie d’un soignant était devenu une denrée rare.

La population, dans des élans de générosité, distribuait des protections à des professionnels de santé désœuvrés et épuisés.

Quelle gabegie ! L’évidence était pourtant élémentaire. Des masques pour tout le monde auraient probablement permis d’éviter des morts et surtout de se passer de ce confinement moyenâgeux dont les conséquences néfastes à la fois économiques, médicales et psychologiques se révèlent déjà. Les pays asiatiques l’avaient bien compris et rapidement mis en action.

Alors, comme il n’y avait pas de masques, il ne restait qu’à croire Sibeth qui les promettait.

« Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent », disait avec une prudence toute radicale, Henri Queuille. Le gouvernement actuel, en cynique hommage aux précédents et aux prochains, devrait faire graver en lettres d’or cette belle citation sur le fronton de l’Élysée.

Je ne tiens pas à faire du poujadisme facile teinté d’une démagogie vomitive. Cependant, force est tout de même de constater que la gestion politique de cette crise aura été un modèle d’impéritie menant à la banqueroute collective d’un état que l’on espérait stratège mais qui s’est juste avéré bricoleur juste bon à connaître les Fourches Caudines.

Allez, on oublie tout. Ce n’était pas si simple. On peut faire preuve d’un peu de compréhension patriotique pour ces femmes et ces hommes politiques qui ont fait ce qu’ils pouvaient. Et malgré les « Y’a qu’à, faut qu’on », pas sûr que d’autres eussent fait mieux.