Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
Suivez l'auteur tout le long de son année sabbatique, de sa prise de décision à son retour au pays.
« Et si je prenais une année sabbatique ? »
Qui ne s’est jamais posé cette question ? Par défiance, par envie, par rêve ou pour échapper à une certaine routine, elle vous a sûrement déjà traversé l’esprit. Pour ma part, j’ai dû me la poser au moins des centaines de fois… Jusqu’au jour où je suis passé à l’action ! Décision immature synonyme d’un mal-être ? Pas du tout. C’était au contraire mûrement réfléchi, pour donner un réel sens à ma vie. J’avais pourtant tout pour « réussir » et « gravir les échelons dans une grande boite », le soi-disant but ultime à atteindre dans notre société. Mais je savais au fond de moi que mon bien-être personnel s’atteindrait autrement... Luttant contre tous les clichés et les peurs qui ont pu se mettre en travers de ma route jusqu’au grand départ, j’ai choisi de relater l’intégralité de mon parcours. Les longs mois de préparation avant de me lancer, puis le récit des expériences de voyage qui ont bouleversé ma vie à tout jamais. Sans oublier une phase que l’on omet bien souvent : le retour au pays et la reprise d’un tout autre quotidien après avoir sillonné le monde pendant un an.
En plus d’être une invitation à explorer la planète, ce témoignage nous amène à nous interroger sur notre existence moderne. Alors, oserez-vous également partir en année sabbatique ?
Explorez le monde et interrogez-vous sur notre vie moderne et les clichés de notre société, grâce à ce témoignage des plus inspirants qui vous aidera à remettre votre bien-être au centre de vos préoccupations.
EXTRAIT
L’achat des billets d’avion nous a révélé cette bizarrerie qu’il semblait obligatoire de prendre un vol aller-retour pour des voyages longue durée. Cette information provenait tout droit d’Internet, mais le problème en surfant sur son ordinateur, c’est que l’on trouve tout et son contraire. En effet, certains voyageurs n’évoquaient aucun souci, mais d’autres expliquaient sur des forums comment ils s’étaient retrouvés bloqués aux douanes, impossibilité d’embarquer. Pas de billet retour signifie passager clandestin et voilà comment on pouvait rester au point de départ, retenu à l’aéroport de Nice : l’horreur, pour rien au monde ! Alors on a commencé à avoir peur – pour la première et la dernière fois de l’année – et la peur fait commettre des actions stupides… Nous avons donc pensé au retour, avant même le départ. Que le système me semblait absurde, on désirait simplement de l’évasion au plus vite, mais il fallait s’embêter avec toute une ribambelle d’étapes de planification. On voulait avancer, sans se préoccuper du reste et puis, en farfouillant, une autre bizarrerie des compagnies aériennes est apparue : c’était moins cher avec le vol retour. Nous n’avions plus aucune raison de ne pas l’acheter, ce foutu billet retour !
CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
Florent Catanzaro, dans un style fluide et qui sent le vécu, nous emmène dans un mélange de récit de voyage et de réflexions plus existentielles sur le développement personnel [...] C’est vraiment un livre que je recommande, où Florent Catanzaro narre cette aventure humaine avec humour et avec des anecdotes savoureures. Sans oublier, et c’est peut-être là l’essentiel, le cheminement personnel que cette année de voyage a permis à l’auteur de réaliser et dont il nous livre l’analyse. -
Régis Marée, blog Les Zebres voyageurs
Ce livre est une véritable ode à la liberté et au voyage. -
catanz13, Babelio
À PROPOS DE L'AUTEUR
Florent Catanzaro, jeune trentenaire et ingénieur de formation, se définit plutôt comme un utopiste optimiste et un aventurier dans l’âme. Il constate que son année sabbatique enrichit encore quotidiennement sa vie.
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 434
Veröffentlichungsjahr: 2019
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
© La Boîte à Pandore
Paris
http ://www.laboiteapandore.fr
La Boîte à Pandore est sur Facebook. Venez dialoguer avec nos auteurs, visionner leurs vidéos et partager vos impressions de lecture.
Retrouvez également l'auteur sur Facebook : facebook.com/florent.catanzaro
ISBN : 978-2-39009-358-9 – EAN : 9782390093589
Toute reproduction ou adaptation d’un extrait quelconque de ce livre par quelque procédé que ce soit, et notamment par photocopie ou microfilm, est interdite sans autorisation écrite de l’éditeur.
Illustrations intérieures : Aurélia Thomas.
Florent Catanzaro
Oser prendre une année sabbatique
À Sylvain, aventurier d’un autre temps
Prologue
Cela fait déjà plusieurs mois que nous sommes séparés de la famille et des amis, bien loin de notre pays douillet appelé la France. Plusieurs mois que nous sommes sur la route, et cette route est petit à petit devenue un chemin de terre qui semble interminable. Là où nous nous trouvons, au beau milieu du désert, nous demeurons seuls, face à nous-mêmes. Mon téléphone, je ne l’ai plus allumé depuis de nombreuses semaines. Au début, je le gardais tout de même dans ma poche, par habitude, mais à quoi bon ? Je ne sais même pas s’il y a du réseau, ici. J’avais parfois l’impression de le sentir vibrer. Peut-être cherchait-il vainement à attirer mon attention… Stop ! Humaniser un portable, ç’en devenait pathétique. Heureusement, le sevrage avait commencé. Alors, avec le temps, bien que cela me semblât impossible en France – il fallait que je le regarde régulièrement, pensant en avoir besoin pour planifier ma vie à la seconde près, ou simplement pour me distraire si les transports en commun avaient une once de retard – j’ai enfoui mon smartphone au fond du sac… Et je me suis rendu compte que je pouvais m’en passer, que j’arrivais à me laisser vivre sans cet objet auquel j’étais en train de me subordonner. J’arrivais surtout à profiter de l’instant présent, sans chercher à combler un vide en espionnant mes pseudo-amis sur Facebook ou en lisant les dernières nouvelles sportives d’Euro-sport. Quel intérêt de perdre son temps pour de telles futilités ? J’avais pu constater par moi-même que je ne retenais même pas un dixième de ces informations quotidiennes.
Voilà donc plusieurs semaines que je suis parvenu à lever les yeux de mon écran pour les poser sur le monde qui m’entoure. J’ai tout simplement réussi cette cure de désintoxication et décroché du téléphone. De toute façon, ça fait un mois que je ne peux pas l’allumer, un mois qu’il n’a plus de batterie, car là où je suis, il n’y a pas d’électricité. Je sillonne la Patagonie à vélo avec mes deux meilleurs amis, équipés seulement d’une tente pour camper la nuit. Nos repas sont très frugaux afin de nous encombrer le moins possible et nous passons littéralement nos journées en selle. Chaque fois, le paysage parait plus beau que la veille et pédaler, sans se préoccuper de rien d’autre, nous fait éprouver une incroyable sensation de liberté. Qu’il est étrange ce mot, « liberté », régulièrement utilisé dans nos sociétés actuelles pour justifier toutes sortes d’actes ou de lois ayant peu de sens à mes yeux, n’aboutissant en fin de compte qu’à nous en priver un peu plus… Bercé par la bonne vieille devise française Liberté, Égalité, Fraternité, j’avais un temps eu la conviction que ce n’était qu’au sein des frontières de mon pays que l’on pourrait éprouver ce fameux sentiment. Pourtant, je ne ressens le vrai sens de la liberté que depuis mon départ de France, depuis que nous avons commencé notre année sabbatique et que nous nous affranchissons des limites territoriales, depuis que nous sommes devenus des citoyens du monde. Définitivement, ce mot prend tout son sens à travers les voyages.
Notre périple en vélo, débuté il y a quelques semaines, se révèle être le paroxysme de la liberté. Quoi de plus agréable que de côtoyer toute la journée ses deux amis d’enfance, d’échanger sur ce qui nous traverse la tête et ne se soucier de rien d’autre, si ce n’est pédaler dans la direction choisie ensemble ? Mais, même comme cela, liberté peut aussi rimer avec difficulté et cette journée a été bien plus dure que d’habitude, la faute à la traversée d’un col montagneux, très éprouvante physiquement. Épuisés, le campement a été établi à la va-vite au beau milieu de cette montée sans fin, au bord de la route, encore en altitude. Nous voulons juste dormir, mais la nuit est un véritable calvaire. Réveillé en pleine tempête par le vent qui secoue dans tous les sens notre pauvre tente fluette, je commence sérieusement à en avoir ras le bol… Je n’ai plus mangé un bon repas digne de ce nom depuis le moment où j’ai lâché mon maudit téléphone et cela fait à peu près autant de temps que je n’ai plus vu mon visage dans un miroir. Pour autant, je sais que mes traits sont tirés, usés par le vent, le soleil et surtout la fatigue de faire environ dix heures de vélo par jour pour atteindre notre objectif. Justement, notre objectif, je me demande à présent : quel est-il ? Qu’est-ce qui a bien pu nous pousser à nous retrouver en pleine tempête dans ce col interminable au sommet de la cordillère des Andes, à ne rien pouvoir faire d’autre qu’attendre – trempés et frigorifiés dans la nuit noire sous notre abri – que la nature soit plus clémente avec nous ? Cela devient tout de suite beaucoup plus oppressant et le petit confort d’antan commence presque à me manquer, moi qui me revendique pourtant maintenant comme un homme libéré de cette ancienne emprise matérielle. Mille et une questions parcourent mon esprit à la seconde, mille et une idées pour agir et s’enfuir de cet endroit. Mais dans l’obscurité totale de la nuit sauvage, je ne peux rien faire à part rester blotti dans mon duvet, serré entre mes deux compagnons de voyage. Heureusement, Alexis et Elie sont avec moi. Malgré les difficultés, nous savons qu’à trois il ne peut rien nous arriver, nous pouvons tout surmonter. Du moins, c’est ce que l’on se dit pour se rassurer, c’est ce que l’on espère intérieurement en entendant gronder au-dehors cet orage, toujours plus assourdissant, et en voyant les flashs des éclairs frapper de plus en plus près de nous…
—Mais putain, qu’est-ce que je fous ici ?
Oser prendre une année sabbatique, pour plonger dans l’inconnu en faisant fi des difficultés. Ici : quelque part sur la route de Patagonie.
