Portraits de Montréal - Julien Valat - E-Book

Portraits de Montréal E-Book

Julien Valat

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Beschreibung

Découvrez Montréal à travers les yeux de ses habitants !

Portraits de Montréal, c'est la rencontre avec Sébastien alias Barbada, Sonia, Soo, Luc, Anne-Krystel, Jonathan, Catherine, Julien... Une mosaïque composée de dix portraits qui reflètent la diversité et l'esprit d'ouverture montréalais. Humoriste, entrepreneuse, boulanger, drag-queen, professeur, serveuse, fonctionnaire, musicien, ils se revendiquent tous montréalais bien que brésilien, français, coréen, franco- canadien, canadien, québécois... Ils vous racontent leur histoire, la ville de l’intérieur, le melting-pot culturel et social, les saisons dans la cité, comment ils sont devenus des Montréalais.

Chaque portrait livre sa sélection originale de lieux qu’il juge incontournables: comment choisir un restaurant dans la ville qui en compte le plus par habitant ? Où se promener, quelles visites privilégier ? Quelles sorties culturelles, festives, familiales ? Le livre propose ainsi plus de 250 adresses à découvrir, toutes choisies et commentées par leurs habitués : leurs meilleurs restaurants, leurs meilleures sorties, leurs meilleures visites, leurs meilleurs hôtels et leurs meilleures adresses pour magasiner. En découvrant leurs histoires, vous n’aurez qu’une envie : embarquer pour Montréal et foncer dans ces lieux qu’ils ont confiés comme à leurs meilleurs amis.

Un guide à plusieurs voix rempli d'adresses utiles !

À PROPOS DE LA COLLECTION « VIVRE MA VILLE »

Vivre ma ville, ce sont des livres de voyage avec supplément d'âme. Ils donnent les clés, les conseils, les bonnes adresses, grâce à l'expérience de ceux qui vivent sur place, là où les autres guides se contentent d'auteurs professionnels de passage. Ils offrent aussi des histoires, une chair littéraire par les interviews-portraits d'une dizaine de personnes qui présentent leur lieu de vie. Chaque portrait est un roman. Chaque portrait a un enjeu : comprendre le choix de cette vie-là. Chaque portrait permet aussi au lecteur de s'identifier, et donc de choisir ses destinations en fonction de ses affinités, en fonction du personnage qui résonne le plus en lui.

À PROPOS DE L'ÉDITEUR

Hikari Éditions est un éditeur indépendant, dédié à la découverte du monde. Il a été fondé par des journalistes et des auteurs vivant à l'étranger, de l'Asie à l'Amérique du Sud, souhaitant partager leur expérience et leurs histoires au-delà des médias traditionnels.

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Seitenzahl: 338

Veröffentlichungsjahr: 2017

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PORTRAITS DE MONTRÉAL

Julien Valat

PORTRAITS DE MONTRÉAL

par Julien Valat

Un livre de la collection Portraits de ville.

Directeur de la publication : Anthony Dufour.

Éditrice : Marie Duchaussoy.

Photographie de couverture : © Sébastien Filion et Julien Valat.

Photographies pages intérieures : © Julien Valat et Sébastien Filion, sauf page 7 (Anne-Krystel)

© Fly Foto, page 117 (Sébastien/Barbada) © ariane db - www.arianedb.ca. Tous droits réservés.

Hikari Éditions© Hikari Éditions, octobre 2014.4, avenue Foch, 59000 Lille (France).eISBN 978-2-36774-050-8ISBN 978-2-36774-042-3www.hikari-editions.comISSN 2265-3082

Toute reproduction partielle ou intégrale, faite sans l’accord préalable et écrit de l’auteur et de l’éditeur, est strictement interdite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque (article L. 122-4 du Code de la Propriété intellectuelle). La copie sur support papier à usage privé de ces différents objets de droits est autorisée conformément à l’article L122-5 du Code de la Propriété intellectuelle. Aucun guide n’est parfait, des erreurs se sont peut-être glissées dans celui-ci malgré tout le soin apporté à la rédaction comme à l’édition. Des informations peuvent également avoir été modifiées entre l’écriture de ce guide et le moment où le lecteur le prend en main. Montréal est une ville où tout change très vite… Merci de nous suggérer toute correction utile que nous pourrions intégrer dans la prochaine édition en nous écrivant à [email protected].

Portraits de ville

Portraits de Montréal est un livre dans lequel ceux qui vivent dans la ville vous en donnent les clefs. Mieux qu’un guide de tourisme, mieux qu’un récit d’expatriés, nous allons dresser ici une dizaine de portraits, à la première personne, dans lesquels vous découvrirez l’histoire de ceux qui vivent ou qui ont décidé de venir vivre à Montréal.

Chaque voyage, chaque départ, a sa propre histoire. On s’exile par amour, pour travailler, pour fuir, pour découvrir. C’est une aventure permanente qui a un immense mérite pour celui qui la pratique : ouvrir les yeux.

Certains de celles et ceux que vous allez découvrir dans les prochaines pages sont des personnalités de Montréal. D’autres, de parfaits inconnus. Pour ce livre, nous avons pris le temps d’écouter leur histoire.

L’objet littéraire qui suit est donc hybride : entre le récit et le guide pratique. Il s’adresse aux visiteurs, aux touristes, à ceux qui veulent vivre à Montréal. Il s’adresse à celles et ceux qui sont curieux et veulent trouver des idées dans les parcours de leurs semblables.

Ce livre est écrit en toute indépendance. Les lieux proposés dans ces pages sont ceux de nos invités, ceux qu’ils partagent avec vous, dans la plus grande liberté, en toute subjectivité.

Contents

ANNE-KRYSTEL GOYER

Les adresses d’Anne-Krystel

JULIEN REIGNIER

Les adresses de Julien

SOO SEO

Les adresses de Soo

LAURA MERCES

Les adresses de Laura

JONATHAN ROBERGE

Les adresses de Jonathan

SONIA FRANGEUL

Les adresses de Sonia

SÉBASTIEN POTVIN

Les adresses de Sébastien

CATHERINE HARDING

Les adresses de Catherine

LUC LOPEZ

Les adresses de Luc

JULIEN VALAT

Les adresses de Julien

Classement des adresses

Montréal en un clin d’œil

Montréal pratique

Dans la même collection

«Ma passion pour la mode remonte à l’enfance. Quand j’étais toute petite, ma grand-mère m’a appris à coudre et à tricoter, je dessinais des vêtements et j’en fabriquais pour mes poupées Barbie.

Je m’épanouissais déjà dans l’artistique, dans la création de toute sorte. Je faisais des bijoux, des chandelles, et je les vendais en pharmacie alors même que je n’étais encore qu’à l’école primaire. En fait, j’avais déjà ce côté entrepreneur que je devais tenir de mon père, un homme d’affaires qui avait sa compagnie de pétrole indépendante. Je pense que j’ai hérité de lui ma vision et mon besoin d’entreprendre.

J’ai grandi à Saint-Eustache, sur la Rive-Nord, avec ma mère pour qui les valeurs écologiques – la récupération, la santé, le bien manger – étaient très importantes. Mon éducation primaire, je l’ai faite dans une école publique alternative, où l’apprentissage diffère du système traditionnel. Puis c’est dans un externat privé, géré par des frères, que j’ai débuté mon secondaire.

Lors de cette première année d’études secondaires, alors que j’avais tout juste 13 ans, mon père est décédé. Évidemment, ç’a été une période très difficile et j’ai souhaité me détacher un peu de ma famille en partant étudier dans un pensionnat, le Collège Bourget. Finalement, j’ai encore changé deux fois d’école secondaire pour me retrouver plus proche de ma ville, et je retiens que cette étape tumultueuse et douloureuse de ma vie m’a fait grandir et m’a beaucoup appris.

La mode est venue prendre plus de place par la suite, lorsque j’ai décidé de faire des études supérieures au Collège Lasalle, où l’enseignement de la mode est internationalement réputé. Moi, j’avais choisi d’étudier la gestion de production pour satisfaire mon côté leader et en apprendre davantage dans ce domaine. En parallèle, je développais une autre passion : le mannequinat. J’ai tenté des castings pour faire la « vraie mannequin » dans des compagnies de mode. Malgré mon 1,72 mètre, je n’étais pas assez grande et surtout, j’étais un peu trop grosse. Ça n’a pas fonctionné, mais je n’ai pas abandonné. J’ai persévéré et j’ai pu faire des photos pour toutes sortes de compagnies : des marques de bières, de sodas, pour le Grand Prix de Montréal, etc. Je représentais ces produits, mais d’une certaine façon, à vrai dire, je le faisais surtout pour me représenter moi-même, Anne-Krystel, pour me mettre en avant et prendre une petite revanche sur le fait d’avoir été refusée dans des agences plus classiques de mannequinat.

C’est avec cette motivation, alors que je n’avais pas plus de 20 ans, que j’ai osé approcher le photographe Paul Buceta. À cette époque-là, il était l’un des rares photographes du célèbre magazine américain Playboy. Je ne le connaissais pas personnellement mais je rêvais de faire des photos avec lui, alors je l’ai simplement contacté et il a m’accordé un rendez-vous à Toronto. Il a aimé mon apparence et mon style, il a même dit que j’étais l’une des plus belles femmes qu’il avait vues. Bien sûr, ce n’était que son goût personnel, mais c’était tout de même flatteur parce qu’il avait vu et photographié beaucoup de belles femmes dans sa vie.

Ce jour-là, il m’a encouragée à me rendre au casting pour Playboy, qui se tenait justement à Toronto le lendemain. Tous les responsables du magazine s’étaient déplacés et des centaines de filles avaient pris des rendez-vous depuis déjà longtemps. Le casting était booké à la minute près et pourtant, Paul a réussi à me trouver une place ! Je m’y suis donc présentée sans grande attente parce qu’on m’avait dit qu’il me faudrait patienter deux mois avant d’avoir une réponse, et surtout, la sélection était difficile au vu du nombre de filles qui tentaient leur chance ! Je me suis retrouvée devant les responsables du casting, me suis fait photographier, puis après quelques minutes, l’éditeur en chef s’est approché de moi, m’a serré la main et m’a dit : « Bienvenue dans la famille Playboy ». C’était tellement inattendu ! La fierté que j’ai ressentie à ce moment-là était folle. Je vivais l’un des plus beaux moments de ma vie et ce fut un tournant incontestable.

Quelque temps après, je me retrouvais en couverture d’une édition de Playboy. Il y a eu d’ailleurs pas mal d’agitation médiatique autour de ça et j’ai parfois regretté que beaucoup de gens me jugent uniquement sur ces photos. Est-ce que poser nue était une grande réussite ? Peut-être pas. Ce que j’accomplis aujourd’hui en tant qu’entrepreneuse l’est sans doute bien plus à mes yeux. Mais je me sens à l’aise de dire que j’en suis fière, parce qu’il faut avouer que Playboy est un magazine légendaire et prestigieux. De grandes femmes – et beaucoup de mes idoles – en ont fait la couverture, comme Cindy Crawford, Madonna ou Marilyn Monroe ! En plus, à cette époque, j’étais encore une fille complexée, mais ma nudité ainsi exposée m’a permis d’apprécier mon corps et de comprendre que personne ne pouvait être physiquement parfait. J’acceptais enfin d’être parfaitement imparfaite.

Grâce à cette expérience, j’ai eu la chance d’avoir plusieurs propositions, certaines au cinéma ou à la télévision pour des petits rôles. J’en ai beaucoup accepté, surtout pour me faire un début d’expérience dans ce domaine. J’adore jouer un rôle, entrer dans la peau d’un personnage et être dirigée devant la caméra, cela me permet de me laisser aller beaucoup plus que dans ma vie quotidienne.

Malgré ces différentes opportunités, la mode m’intéressait toujours autant et développer ma propre marque était devenu un souhait professionnel. Ayant posé dans des magazines pour plusieurs entreprises de lingerie et de maillots de bain, je commençais à avoir une idée de grandeur de ce milieu. J’ai décidé de me lancer dans ce domaine. Alors que je réfléchissais à trouver un nom pour mon projet, une amie m’a incitée à utiliser mon prénom, du fait de la petite popularité que je m’étais bâtie grâce à Playboy. Était-ce une bonne ou une mauvaise idée ? Je ne sais pas, mais j’ai fait ce choix et c’est ainsi que l’idée de la marque de lingerie et maillots de bain Anne-Krystel est née.

Cependant, je n’ai pas eu le temps de débuter quoi que ce soit car, au printemps 2010, j’ai reçu un e-mail venant d’une boîte de production française qui me proposait de participer à un show de téléréalité à Paris. Je ne regarde pas du tout la télévision, et encore moins la télévision française, alors je ne savais absolument pas de quoi il s’agissait. À vrai dire, je trouvais plutôt stupide le principe des shows réalité en général, ça ne m’intéressait pas d’y participer. Je leur ai répondu que je n’avais pas le temps, que je souhaitais démarrer ma propre compagnie… Mais ils ont insisté et m’ont dit que l’émission aiderait au succès de mon entreprise. C’est un peu ce qui a fait pencher la balance, alors j’ai fini par accepter, pour vivre l’expérience. Et quelle expérience !

Ainsi je me suis retrouvée dans l’émission Secret Story, seule Québécoise, enfermée dans un grand loft avec des inconnus qui étaient pas mal plus jeunes que moi. Je me suis fait ma place en silence, je voulais presque que les gens m’oublient. Mon but était de rester authentique et sincère, sans crier, sans chercher la chicane et surtout, sans prendre trop de place, parce qu’évidemment, tout le monde voulait voler la vedette et se faire voir. Quitte à ce que le public français me connaisse, je voulais qu’il me voie telle que je suis réellement et je pense que j’ai réussi.

La production de l’émission était un peu déçue de moi parce qu’ils étaient assurément venus me chercher par rapport à mon photo shoot sur Playboy. Ils s’attendaient à voir arriver la fille qu’ils imaginaient à travers les photos, du genre bimbo sans cervelle. En plus, je leur coûtais cher parce qu’ils s’étaient engagés à payer une paire de billets d’avion à chaque émission pour ma famille. Ils s’attendaient peut-être à ce que je reste quelques jours seulement, mais je ne suis sortie qu’une semaine avant la fin du jeu ! J’y suis restée quatre mois et ça n’a pas été facile tous les jours, enfermée, observée un peu comme un animal entre quatre murs. Nous étions en petit nombre, je n’avais aucun contact avec ma famille, pas de téléphone ni d’Internet, pas d’accès à l’actualité et seulement un peu de musique le soir, mais là encore, c’est la production qui la choisissait. Nous étions vraiment déconnectés du monde et vers la fin de l’émission, j’étais tout le temps en train de pleurer…

J’ai été éliminée du jeu à la date où il aurait dû se terminer, mais la production avait décidé de le prolonger d’une semaine du fait des bonnes audiences. Quand je suis sortie du loft pour rejoindre le plateau de télévision, les gens dans la foule criaient et en passant je touchais les mains qu’ils tendaient vers moi, jusqu’à ce qu’un d’eux m’attrape, me tire vers lui et me fasse presque tomber. Là, ç’a été un vrai choc, et une fois que j’ai pu sortir dans la rue, tout était « trop » : trop de bruits de la ville, trop de gens qui parlent autour, c’était assourdissant et je n’y étais plus habituée !

Dans les jours qui ont suivi, je me souviens que l’on m’avait conseillé de ne pas sortir de mon hôtel parisien sans gardes du corps et de me déplacer en taxi. Mais j’étais avec mon ex-copain, venu me rejoindre à Paris, donc je suis quand même sortie dans la rue en pensant que tout ça était un peu exagéré. Nous avons marché quelques minutes avant de passer à côté d’un collège. Des élèves étaient en train de sortir, ils m’ont aperçue. Ils ont couru vers moi en une seule masse… Je me suis retrouvée complètement figée, je n’avais jamais vu ça de ma vie. Ils m’entouraient et me poussaient contre la clôture en arrière de moi pour avoir des autographes et prendre des photos. Je demandais à mon ex-chum de faire quelque chose, je pensais qu’il ferait un peu comme un garde du corps, mais lui aussi se faisait demander des autographes !

J’en ris maintenant, avec le recul, mais c’était plutôt difficile à gérer. Sans parler des paparazzis qui te tournent autour. D’ailleurs il y en a un, connu en France, qui est venu me proposer de faire un photo shoot et inventer une histoire entre moi et deux autres anciens candidats pour les magazines people. Il me proposait 35 000 euros ! Mais j’ai refusé, je n’en étais pas capable, par rapport à ma famille, mon copain, mais aussi par rapport à moi. Je voulais rester honnête et qu’on ne me reproche pas d’avoir inventé des conneries. En fait, j’ai préféré m’effacer un peu de tout ce qui tournait autour de la téléréalité parce que ce n’était pas moi, je ne voulais pas profiter de cette popularité pour faire n’importe quoi. C’est particulièrement pour cette raison que j’ai rapidement pris la décision de rentrer à Montréal.

C’est peut-être étrange à dire, mais je pense qu’il m’a fallu presque un an pour me réadapter à la société. J’étais complètement perdue. Ç’a été aussi problématique avec mon copain car il m’en voulait beaucoup. Pourtant, j’avais été super intègre au cours de l’émission mais peut-être que des petites choses que j’ai pu dire et qui avaient été diffusées d’une certaine manière ne lui avaient pas plu. Alors nous nous sommes finalement séparés après neuf ans ensemble. En plus, il s’était passé beaucoup de choses pendant que j’étais enfermée là-bas, il fallait que je reprenne ces quatre mois écoulés, mais je n’avais pas l’énergie de le faire. J’ai donc pris un break et j’ai réfléchi sur l’image que je voulais avoir aux yeux des gens ainsi qu’à mes propres yeux. J’ai dû me remettre en question. Je savais ce que je voulais faire de mon avenir mais j’avais besoin de recul, de tranquillité et surtout de me retrouver. Je voulais être professionnelle, gérer ma propre entreprise, faire de la création de mode… Ce sont des choses dont j’avais déjà envie avant mais je n’avais peut-être pas pris les bons chemins pour m’y rendre, même s’ils m’ont permis de grandir et d’arriver où je suis aujourd’hui. Quand on essaie des choses, on se plante parfois, mais on se relève et on apprend !

Alors j’ai fini par lancer officiellement la compagnie de lingerie et maillots de bain de ma marque. Je me suis consacrée entièrement à ce projet et j’ai investi toutes mes économies pour avoir un super bel atelier à mon image sur la rue Chabanel à Montréal. J’ai eu la chance de pouvoir m’entourer de personnes talentueuses, telles que le designer Pascal Labelle et la corsetière Marie-Ange Sabatier, mon mentor, qui m’a emmenée présenter ma collection à Paris, New York et Las Vegas ! Alors que ma compagnie était toute jeune, mes pièces de lingerie se sont retrouvées aux côtés des grandes marques comme Aubade ou Chantelle. La première fois que j’ai vu les créations de ma marque dans ces défilés, j’ai eu envie de pleurer de joie. C’était un véritable accomplissement, je me sentais valorisée et enfin à ma place.

Née en 2011, l’entreprise n’est encore qu’à ses débuts mais je suis faite forte et je persévère chaque jour. L’année 2014 fut la première où j’ai eu l’opportunité de présenter une importante collection et faire une plus grosse confection. Jusqu’alors nous ne produisions que de très petites quantités pour plusieurs boutiques de mode haut de gamme au Canada, au Japon, en France et aux États-Unis. C’était déjà excellent mais c’est en train de grandir encore plus et tant mieux, parce que je ne me fixe pas de limite !

Montréal, place de la mode

Dans le monde de la mode, Montréal ne peut encore être comparée à Paris, Londres ou Milan, mais elle fait de gros efforts pour jouer dans la cour des grands et la mode montréalaise prend son envol. Montréal, c’est d’abord une industrie de la mode qui, malgré des hauts et des bas, reste parmi les plus fortes d’Amérique du Nord. De nombreuses marques grand public – telles que Rudsak, Aldo, Le Château, m085 et bien d’autres – ont vu le jour dans la métropole et s’exportent bien aujourd’hui. Si vous cherchez des créateurs de renom, Montréal en compte aussi plusieurs, de Marie Saint Pierre à Philippe Dubuc en passant par Dinh Bá et Denis Gagnon. Pour les fashionistas branchées, www.alamodemontreal.com ou www.tonpetitlook.com (TPL) sont deux exemples que la bloguosphère locale est au top. Enfin, le Festival Mode & Design qui existe depuis 2000 vient asseoir la belle réputation de Montréal en attirant plus d’un demi-million de curieux chaque année.

J’aime la vie à Montréal mais c’est certain que pour faire des affaires dans la mode, il s’agit encore d’un véritable défi. Je sens bien que ça commence à bouger depuis quelques années mais il est encore nécessaire d’éduquer les consommatrices montréalaises, surtout par rapport à la lingerie. En France par exemple, les mères emmènent leurs filles magasiner et leur apprendre de quelle façon porter un soutien-gorge, comment le choisir, quitte à dépenser beaucoup d’argent pour avoir des produits de qualité. Ici, les Québécoises n’en parlent quasiment pas et dépensent peu en lingerie. Alors c’est tout un travail au quotidien pour que les femmes intègrent l’importance d’une lingerie plus confortable avec une confection de grande qualité. Mais une fois qu’elles essayent une des pièces de ma collection, elles comprennent et ne sont plus capables de s’en passer.

Je suis fière de mes origines et en tant que Québécoise, il est important pour moi de réussir dans mon pays. Je veux évidemment que ma marque connaisse le succès à l’international, mais m’imposer ici est un objectif personnel primordial. Je pense sincèrement que Montréal est l’une des plus belles villes du monde, je m’y sens tellement bien, surtout du fait de sa diversité, de toutes les cultures qui y cohabitent. Nous sommes dans la tolérance et l’acceptation de la différence. C’est magnifique car ce sont des qualités rares. Je me sens moi-même différente et spéciale, mais je pense que les Québécois sont reconnus pour être comme cela. Montréal nous permet de nous exprimer tels que nous sommes, grâce à cette ouverture d’esprit, sans jugement.

En fait, je suis fière de pouvoir mener ce projet professionnel auquel je rêve depuis si longtemps, même si en ce moment ma vie se résume presque uniquement à travailler et dormir ! J’ai au moins réussi à me réapproprier mon image, une image d’entrepreneuse qui me correspond enfin. Dans quelques années, lorsque mon entreprise aura un bon roulement, je pourrais me permettre plus de choses, et aller vers le cinéma, pourquoi pas ? Je me souviens que lors du casting pour l’émission de télévision française, on m’avait demandé si je croyais encore au Père Noël. J’avais alors répondu que oui… Et c’est encore le cas aujourd’hui car j’aime l’idée que tout soit possible. »

Les créations d’Anne-Krystel : anne-krystel.com

Les adresses d’Anne-Krystel

LES RESTAURANTS D’ANNE-KRYSTEL

GRINDER

Steakhouse

J’ai récemment déménagé dans un magnifique appartement dans les Condos Griffix de Griffintown, c’est un quartier que j’adore et qui est devenu récemment l’un des plus branchés de la ville ! Le Grinder est un de ces restaurants en vogue, à la fois chaleureux, avec une bonne ambiance, une décoration qui mêle vintage et modernité et une belle terrasse pour l’été. On peut y aller entre amis, manger aussi bien des hamburgers que des huîtres ou du tartare… C’est toujours excellent.

1708 rue Notre-Dame Ouest

GRIFFINTOWN

Tél. : (+1) 514-439-1130

@ : [email protected]

www.restaurantgrinder.ca

Ouvert du lundi au vendredi de midi à 15h, du lundi au mercredi de 17h30 à 23h, du jeudi au samedi de 17h30 à minuit. Fermé le dimanche.

GLOBE

Cuisine internationale

Mon ami Joao en est le propriétaire et il offre toujours un service hors pair. Demandez et vous l’aurez, peu importe ce dont vous avez besoin à Montréal, il le trouvera ! De nombreux artistes, comme Angelina Jolie par exemple, ont mangé là. C’est un bon restaurant, pas excessivement cher, mais j’adore surtout y aller pour son atmosphère. L’endroit est magnifique, convivial et confortable, et puis les serveuses sont canons et toujours classes, on croirait des mannequins. J’y vais souvent, même toute seule, parce qu’il n’est pas difficile d’y rencontrer des gens, c’est toujours plein.

3455 boulevard Saint-Laurent

PLATEAU MONT-ROYAL

Tél. : (+1) 514-284-3823

@ : [email protected]

www.restaurantglobe.com

Cuisine ouverte du dimanche au mercredi de 18h à 23h, du jeudi au samedi de 18h à minuit. Fermé le lundi.

LE RICHMOND

Gastronomie italienne

Encore un excellent restaurant qui se trouve dans mon quartier. La nourriture est délicieuse, ce qui renvoie au style haut de gamme du restaurant, sans pour autant être excessivement cher. On y mange des mets typiquement italiens, fins et frais, dans un design soigné et typique du quartier. C’est un endroit branché, parfait pour un repas entre amis.

377 rue Richmond

GRIFFINTOWN

Tél. : (+1) 514-508-8749

@ : [email protected]

www.lerichmond.com

Ouvert du mardi au vendredi de 11h30 à 15h, du lundi au samedi de 17h30 à minuit, le dimanche de 9h à 17h.

FLYJIN

Brasserie asiatique, club

C’est un endroit sophistiqué, j’aime y manger car les plats asiatiques sont délicieux. Et le bar propose de nombreux alcools japonais. Mais j’adore également y aller pour leur club, où il y a toujours une très bonne ambiance. C’est un endroit tendance où de nombreux mannequins se donnent rendez-vous pour passer la soirée. C’est certainement l’un des endroits les plus branchés de Montréal.

417 rue Saint-Pierre

VIEUX-MONTRÉAL

Tél. : (+1) 514-564-8881

@: [email protected]

www.facebook.com/flyjinMTL

Ouvert du mercredi au samedi de 19h à 23h. Fermé du dimanche au mardi.

MAESTRO S.V.P.

Fruits de mer

Si on aime les fruits de mer, alors c’est LE resto où aller à Montréal. Moi, j’adore les huîtres et le crabe frais, alors quand je suis en bonne compagnie, j’aime me commander un plateau de fruits de mer. Tout est toujours ultra-frais et délicieux, on ne peut pas se tromper. Et en plus, c’est un endroit chaleureux.

3615 boulevard Saint-Laurent

PLATEAU MONT-ROYAL

Tél. : (+1) 514-842-6447

@ : [email protected]

www.maestrosvp.com

Ouvert du lundi au dimanche de 16h à 22h.

PORTUS CALLE

Cuisine portugaise, tapas

C’est Richard Boudreault, mon directeur artistique, qui m’a fait connaître cette place. Il s’agit de l’une des meilleures cuisines que j’ai goûtée de ma vie ! Je voyais même cuisiner l’excellent chef depuis ma table, avant que le serveur nous amène plein de petites bouchées… Le restaurant est au cœur du quartier portugais de Montréal et l’ambiance y est vraiment conviviale.

4281 boulevard Saint-Laurent

PLATEAU MONT-ROYAL

Tél. : (+1) 514-849-2070

@ : [email protected]

www.portuscalle.ca

Ouvert du lundi au vendredi de 11h45 à 15h et de 18h à 23h, le samedi de 18h à 3h. Fermé le dimanche.

AUBERGE SAINT-GABRIEL

Cuisine de terroir, du marché

C’est un restaurant chic, parfait pour aller manger en amoureux. On peut y déguster de bons plats dans une ambiance tranquille et sélect. Et après un bon souper, on peut aller boire un verre au Velvet, le club qui se trouve au soussol. L’un des copropriétaires, plutôt discret, n’est autre que Guy Laliberté, le créateur du célèbre Cirque du Soleil.

426 rue Saint-Gabriel

VIEUX-MONTRÉAL

Tél. : (+1) 514-878-3561

@ : info@aubergesaint-gabriel.com

www.aubergesaint-gabriel.com

Ouvert le mardi et le mercredi de 18h à 22h, le jeudi et le vendredi de 11h30 à 14h30 et de 18h à 23h, le samedi de 18h à 23h. Fermé le dimanche et le lundi.

LE 20

Tapas

C’est à Laval (donc pas sur l’île de Montréal), à quelques minutes seulement de la station de métro Montmorency. J’aime les restaurants chaleureux et confortables, et cet endroit, c’est exactement ça. L’ambiance est branchée et luxueuse, avec un très bon DJ et des sofas pour tout le monde. Leurs tapas sont raffinés et délicieux. Ça vaut le déplacement.

1600 boulevard Le Corbusier

VILLE DE LAVAL

Tél. : (+1) 450-934-9320

@ : [email protected]

www.restaurantle20.com

Ouvert du mardi au vendredi de 11h à 1h, le samedi de 17h à 1h. Fermé le dimanche et le lundi.

LES SORTIES D’ANNE-KRYSTEL

L’ASSOMMOIR SUR BERNARD

Cuisine internationale, tapas

Il porte bien son nom parce que tu vas en sortir généralement assommé ! Leurs drinks sont spectaculaires, leur carte de cocktails est énorme et selon moi, ils ont le meilleur barman flair de la ville (cet art du jonglage avec les shakers à cocktails). En plus, les plats y sont excellents et le service est super attentionné, c’est agréable.

112 rue Bernard Ouest

MILE-END

Tél. : (+1) 514-272-0777

@ : [email protected]

www.assommoir.com

Ouvert du lundi au mercredi de 16h à minuit, le vendredi de 16h à 1h, le samedi de 10h à 1h, le dimanche de 10h à minuit.

VELVET SPEAKEASY

Club branché underground

Ce club est situé juste en dessous du restaurant l’Auberge Saint-Gabriel. C’est magnifique, on descend comme dans une grotte, sous-sol fait de murs de pierre, un plafond bas et des candélabres qui éclairent le passage. C’est une clientèle jeune, avec de la musique électro plutôt underground. L’ambiance est unique.

426 rue Saint-Gabriel

VIEUX-MONTRÉAL

Tél. : (+1) 514-995-8754

www.velvetspeakeasy.ca

Ouvert du jeudi au samedi de 22h à 3h.

TERRASSES BONSECOURS

Bar, club

Si tu veux avoir du fun l’été, c’est sûr que tu dois aller au moins une fois aux Terrasses. Elles sont en plein dans le Vieux-Port, juste au bord de l’eau. Le design extérieur est fait essentiellement de métal et il n’y a pas vraiment de murs : on profite simplement de l’air frais et de la super vue sur le fleuve Saint-Laurent. C’est un endroit magnifique avec une des ambiances les plus branchées de la ville.

364 rue de la Commune Est

VIEUX-PORT

Tél. : (+1) 514-613-2303

@ : [email protected]

www.terrassesbonsecours.com

Ouvert tous les jours de 22h à 3h.

NEW CITY GAS

Club

La première fois que j’y suis allée, je faisais la ring girl pour un combat de boxe ! Ça ressemble plutôt à un grand hangar avec une salle rectangulaire, sans balcon et un haut plafond cathédrale. Ce club est bien différent des endroits où je vais habituellement : c’est immense et il peut y avoir plus de 3 000 personnes ! Mais il y a toujours de la bonne musique, d’excellents jeux de lumière et surtout, de talentueux DJ, même internationaux comme David Guetta par exemple.

950 rue Ottawa

GRIFFINTOWN

Tél. : (+1) 514-879-1166

@ : [email protected]

www.newcitygas.com

Ouvert le jeudi de 17h à 23h, le samedi de 22h à 3h.

LE 6-49

Club, musique latine

J’ai beaucoup d’amour pour les danses latines, je les trouve chaleureuses et caliente ! Je vais dans ce club pour danser la salsa et le meringue. À chaque fois, c’est comme si je faisais un tour en Amérique Latine, et comme j’aime voyager et danser, je m’y sens parfaitement à l’aise. C’est une des rares places en ville où l’on trouve des danseurs professionnels. De plus, beaucoup d’écoles de danse s’y donnent rendez-vous : excellente ambiance assurée et c’est magnifique à voir.

1112 rue Sainte-Catherine Ouest

CENTRE-VILLE

Tél. : (+1) 514-868-1649

@ : [email protected]

www.club649.com

Ouvert du lundi au dimanche de 21h à 3h.

LES VISITES D’ANNE-KRYSTEL

CIRQUE DU SOLEIL

Spectacle vivant

S’il y a un spectacle que j’aime aller voir, c’est bien Le Cirque du Soleil. Je crois que je connais toutes leurs créations ! Je sors toujours de ces spectacles avec plein d’idées, on dirait que ça m’aide à m’épanouir. Alors quand Le Cirque passe à Montréal, généralement sous un grand chapiteau au Vieux-Port, c’est quelque chose à ne pas rater ! En plus, le Montréalais Guy Laliberté, son fondateur, est pour moi en exemple sur le plan professionnel. J’ai déjà été invitée dans ses soirées privées sur le Mont-Tremblant, c’était magnifique et enchanteur.

VIEUX-PORT

www.cirquedusoleil.com

IMAX & CENTRE DES SCIENCES

Documentaires, musée

Dans ce complexe, j’adore surtout le cinéma IMAX, c’est le plus gros écran que tu peux avoir en ville, avec une qualité d’image exceptionnelle. Les documentaires qui y sont diffusés sont excellents. Le Centre des Sciences est un lieu de découverte scientifique. On y trouve plusieurs expositions permanentes et temporaires, ludiques et interactives, idéales pour les enfants évidemment, mais aussi pour les grands.

2 rue De la Commune Ouest

VIEUX-PORT

Tél. : (+1) 514-496-4724

www.centredessciencesdemontreal.com

LA RONDE

Parc d’attractions

Je me souviens y être allée avec mon père étant petite, j’aimais monter dans le Monstre (montagnes russes en bois) et dans le Bateau Pirate ! Le parc a su se renouveler au cours des années, et surtout, aux mois de juin et juillet, il y a des feux d’artifice spectaculaires qui y sont tirés, dans le cadre d’une compétition internationale où plusieurs pays s’affrontent. Féerique.

22 chemin Macdonald

ÎLE SAINTE-HÉLÈNE

Tél. : (+1) 514-397-2000

@ : [email protected]

www.laronde.com

Ouvert de fin mai à octobre

CENTRE BELL

Spectacles, concerts, hockey

J’y suis allée voir mon premier match de hockey avec l’humoriste Louis-José Houde, c’est lui qui m’a appris à comprendre la stratégie des joueurs. C’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à vraiment apprécier le hockey. Mais ce n’est pas seulement le « domicile » des Canadiens de Montréal (notre équipe de hockey), c’est aussi une immense salle de spectacles. J’ai eu la chance d’y voir de grands artistes internationaux en concert comme Lady Gaga, Madonna ou Paul McCartney, et de grands artistes québécois, comme Les Cowboys Fringants, Les Trois Accords, Martin Matte, et Céline Dion évidemment ! Où que l’on soit dans le Centre Bell, sur le parterre ou dans les loges, l’ambiance est toujours incroyable.

1909 avenue des Canadiens-de-Montréal

CENTRE-VILLE

Tél. : (+1) 514-932-2582

www.centrebell.ca

LES HÔTELS D’ANNE-KRYSTEL

HÔTEL LE ST-JAMES

C’est un hôtel très haut de gamme – le plus beau selon moi – où des célébrités internationales ont séjourné. Un jour, j’ai même eu la chance de visiter la suite dans laquelle Madonna avait logé, mais seulement visiter, parce que c’est bien trop cher d’y rester ! Évidemment, le service est au top et le décor baroque est superbe. Encore mieux, le restaurant de l’hôtel (XO le restaurant) offre une cuisine exquise. Le petit-déjeuner est un rêve et le spa est un pur moment de bonheur. Vous l’avez compris : si vous avez les moyens, n’hésitez pas.

355 rue Saint-Jacques

VIEUX-MONTRÉAL

Tél. : (+1) 866-841-3111

@ : [email protected]

www.hotellestjames.com

HÔTEL SAINT-PAUL

Je suis allée dans cet hôtel de luxe pour la première fois à l’occasion d’un shooting vidéo pour ma marque de lingerie. Il est magnifiquement bien situé dans le Vieux-Montréal, près de tout, et il donne sur la rue Saint-Paul qui est pour moi l’une des plus belles de la ville. C’est chic, le décor est raffiné et les chambres sont vraiment élégantes. En plus, il y a dans l’hôtel le très bon restaurant Hambar, notamment réputé pour son excellente… charcuterie !

355 rue McGill

VIEUX-MONTRÉAL

Tél. : (+1) 514-380-2222

@ : [email protected]

www.hotelstpaul.com

FAIRMONT QUEEN ELIZABETH

J’y ai déjà fait un tournage pour un événement de boxe, le Punching Grace. Cet hôtel de luxe est plus corporatif, plutôt fréquenté par des hommes d’affaires. Par exemple, je rencontre parfois mon avocat ici, au restaurant de l’hôtel, pour qu’il me donne des conseils sur mes choix de carrière. L’hôtel est prestigieux et chic, et il est très bien situé dans le centre. Il se trouve au-dessus de la gare Centrale.

900 boulevard René-Lévesque Ouest

CENTRE-VILLE

Tél. : (+1) 514-861-3511

@ : [email protected]

www.fairmont.fr/queen-elizabeth-montreal

LES BOUTIQUES D’ANNE-KRYSTEL

ANNE-KRYSTEL

Lingerie, maillots de bain

C’est ma boutique et mon atelier, que j’ai ouverts en 2011 en remodelant totalement l’endroit en fonction de mon image et de ma marque. Des tendances uniques pour sublimer les femmes, une allure chic, un esprit glamour et surtout des matières nobles, confortables et durables : voilà comment je pourrais résumer mes collections. Quand on essaie une pièce de lingerie ou un maillot Anne-Krystel, on ne peut plus s’en passer. Pour se laisser tenter, il suffit de venir à la boutique et si on souhaite un service plus personnalisé, il est préférable de me téléphoner d’abord.

460 rue Chabanel Ouest

AHUNTSIC-CARTIERVILLE

Tél. : (+1) 514-242-3881

@ : ak@anne-krystel.com

www.anne-krystel.com

Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 17h. Fermé le samedi et le dimanche.

PASCAL LABELLE CRÉATEUR

Fourrures sur mesure

Pascal est mon associé et le designer de mes collections. Mais il est aussi créateur de fourrures sur mesure (nous partageons le même atelier). C’est le meilleur designer que je connaisse et ses manteaux sont les plus spéciaux que j’ai vus. Il suffit de l’appeler, de prendre rendez-vous, il détermine d’abord quels sont tes goûts et il te dessine un manteau. Tout est fait sur mesure du début à la fin : on peut choisir les cuirs, les fourrures, les tissus… Et le meilleur, c’est qu’il peut aussi le faire en recyclant de vieilles fourrures. Par exemple, il y a quelques années, ma mère m’a donné un ancien manteau que j’ai fait teindre en rouge flamme et remodeler à mon image. Il est fabuleux et entièrement fait de fourrure recyclée.

460 rue Chabanel Ouest

AHUNTSIC-CARTIERVILLE

Tél. : (+1) 514-799-2269

@ : [email protected]

www.pascallabelle.com

Uniquement sur rendez-vous.

BOTA-BOTA

Spa sur l’eau

C’est un endroit enchanteur parce qu’il est situé au Vieux-Port, sur un bateau entièrement reconverti en spa. On est vraiment sur l’eau, au calme, donc c’est parfait pour se détendre. En fait, j’adorerais pouvoir y faire des photos pour ma collection, parce que c’est un site extraordinaire. On y entre par un pont piétonnier, au niveau du coin de la rue de la Commune et de la rue McGill.

VIEUX-PORT

Tél. : (+1) 514-284-0333

@ : [email protected]

www.botabota.ca

Ouvert du lundi au jeudi de 10h à 22h, du vendredi au dimanche de 9h à 22h.

HOLT RENFREW

Vêtements de luxe

Mes idoles de la mode sont Jean-Paul Gaultier, Louis Vuitton et Coco Chanel… Ils sont inspirants, tout ce qu’ils ont pu créer est incroyable, j’espère arriver à en faire autant ! La boutique Holt Renfrew offre une large sélection de vêtements haut de gamme parmi toutes ces grandes marques de style. C’est ici que j’ai reçu de ma mère, ma première robe de luxe Versace et des souliers Yves Saint-Laurent. Je rêve d’y vendre un jour mes maillots et ma lingerie !

1300 rue Sherbrooke Ouest

CENTRE-VILLE

Tél. : (+1) 514-842-5111

www.holtrenfrew.com

Ouvert du lundi au mercredi de 10h à 18h, le jeudi et le vendredi de 10h à 21h, le samedi de 9h30 à 18h30, le dimanche de 11h à 18h.

CLAUDE ANDRÉ HEBERT

Créateur de parfums

Claude André est un parfumeur professionnel et réputé à Montréal. Si on veut se procurer ses parfums, il les vend sur son site internet et dans sa boutique. Ce sont des parfums d’exception, faits de produits naturels, d’huiles essentielles et sans alcool. J’ai même le projet de créer avec lui un parfum à mon image !

5294A rue Marquette

PLATEAU MONT-ROYAL

Tél. : (+1) 438-879-6949

www-claudeandrehebert-com.liki.com

Ouvert du lundi au vendredi, de 9h à 17h Fermé le samedi et le dimanche.

SOINS KARMEN

Réflexologie, aromathérapie, crèmes

En fait, Karmen est ma mère ! Elle est naturothérapeute diplômée en réflexologie et propose aussi des consultations en aromathérapie. En plus, elle prépare artisanalement des lotions pour le corps et le visage, des pommades, des crèmes solaires et bien d’autres produits 100 % naturels, sans pesticides ni herbicides, personnalisés en fonction des besoins de chacun. C’est elle qui fait toutes mes crèmes et je les trouve bien mieux que toutes celles qu’on achète dans le commerce, même de bonne marque. Il ne faut pas hésiter à prendre rendez-vous.

Tél. : (+1) 514-509-6444

Uniquement sur rendez-vous.

« À 15 ans déjà, j’étais sorti du cadre scolaire dit «classique» pour suivre un apprentissage en cuisine et le continuer vers la pâtisserie, la chocolaterie, la confiserie et la glacerie. Je suis d’abord resté dans ma région d’origine, vers Annecy en Haute-Savoie. L’Auberge du Père Bise, fameux restaurant gastronomique au bord du lac d’Annecy, a été l’une de mes premières expériences sérieuses, durant laquelle j’ai appris la chocolaterie de restauration. Mais rapidement, j’ai voulu aller voir plus loin, et dans les années 1990, pour la gastronomie, ça bougeait beaucoup du côté de Lyon. Alors je suis parti là-bas et j’ai eu la chance de travailler auprès des plus grands, chez Paul Bocuse, puis chez le chocolatier Bernachon. Pendant plusieurs années, je me suis perfectionné et j’ai appris des choses que je n’aurais certainement jamais vues ailleurs. Chez Bocuse, j’ai assimilé les bases, j’ai respecté les traditions et j’ai été initié à la rigueur gastronomique à la française. Chez Bernachon, j’ai découvert des produits, j’ai travaillé les goûts et les odeurs, j’ai respecté les classiques tout en osant les évolutions et la recherche de nouveaux mélanges. Ces fantastiques expériences étaient parfois strictes mais elles m’aident encore maintenant dans le développement de mes idées et de mes nouveaux produits.

J’ai essayé ensuite de travailler comme chef-pâtissier, mais je me suis vite rendu compte que je n’avais pas encore le niveau pour ce job. Je n’étais pas encore prêt. J’ai donc eu l’humilité de reprendre un poste plus bas dans la hiérarchie, pour continuer à m’entourer de personnes talentueuses que je pouvais observer et desquelles je pouvais apprendre. Ainsi, j’ai décroché une belle place à Lyon dans les cuisines du Casino Le Lyon Vert, sous les ordres du chef étoilé Philippe Gauvreau.

Philippe Gauvreau mettait son nom sur plusieurs cartes de grands restaurants prestigieux à travers le monde, par conséquent il voyageait régulièrement. Comme j’avais des connaissances autant en cuisine qu’en pâtisserie et en chocolaterie, il m’a emmené un peu partout pour l’assister. D’accord, je bossais beaucoup pour un petit salaire, mais franchement, ça m’allait bien. De cette façon, j’ai voyagé aux quatre coins de la planète et vu des endroits incroyables. Je me souviens d’un voyage aux Émirats Arabes Unis pendant lequel j’avais travaillé au Burj Al Arab, un des plus beaux hôtels au monde. Ma suite avait des décorations murales plaquées or, j’étais un peu comme Aladdin au milieu de tout ça ! En plus, lors de ces voyages, on me faisait aussi profiter des alentours. Aux Émirats, lors d’une journée de repos, on m’avait emmené dans le désert à dos de chameau et faire du surf des sables ! C’est sûr qu’au bout de deux semaines de travail et de visites, je revenais complètement épuisé mais j’avais vécu une expérience fabuleuse sans rien débourser.

J’ai énormément voyagé aux côtés de ce chef, et l’une des seules fois où je n’ai pas pu l’accompagner, c’est lorsqu’il s’est rendu à Montréal. Ça m’avait déçu parce que lorsque j’étais plus jeune, mes parents hébergeaient souvent des étrangers de passage, principalement des Québécois, musiciens en tournée ou touristes, et j’avais ainsi tissé un lien avec cette province.