Portraits de Moscou - Maureen Demidoff - E-Book

Portraits de Moscou E-Book

Maureen Demidoff

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Beschreibung

Découvrez Moscou à travers les yeux de ses habitants

Portraits de Moscou c’est l’histoire de Saïda, la jeune Ouzbek mariée à un Français, qui vit ses rêves à Moscou. Gilles, arrivé il y a 30 ans, devenu un incontournable de la communauté française. Jean-Stéphane, prof d’histoire, venu pour 3 mois, toujours là 10 ans plus tard. Maxime, étudiant de Science-Po fasciné par la "beauté immonde" de la ville. Natalia, la Russe du nord, francophile et Moscovite de coeur. Nikita, l’artiste dans un rapport de fascination-répulsion qui l’empêche de définir sa ville. Paul, du Cameroun à Moscou, il s’est forgé une âme russe.Moscou devient une capitale internationale, qui attire plus de 5 millions de visiteurs chaque année, et où résident 10 000 Français en permanence. Des chiffres qui augmentent très rapidement depuis quelques années.

Chaque portrait nous livre sa sélection originale de lieux qu’il juge incontournables. Portraits de Moscou propose ainsi près de 250 endroits à découvrir, tous choisis par leurs habitués : restaurants, sorties, visites, hôtels et shopping.

Un guide à plusieurs voix rempli d'adresses utiles !

A PROPOS DE LA COLLECTION « VIVRE MA VILLE »

Vivre ma ville, ce sont des livres de voyage avec supplément d'âme. Ils donnent les clés, les conseils, les bonnes adresses, grâce à l'expérience de ceux qui vivent sur place, là où les autres guides se contentent d'auteurs professionnels de passage. Ils offrent aussi des histoires, une chair littéraire par les interviews-portraits d'une dizaine de personnes qui présentent leur lieu de vie. Chaque portrait est un roman. Chaque portrait a un enjeu : comprendre le choix de cette vie-là. Chaque portrait permet aussi au lecteur de s'identifier, et donc de choisir ses destinations en fonction de ses affinités, en fonction du personnage qui résonne le plus en lui.

LES ÉDITIONS HIKARI

Hikari Éditions est un éditeur indépendant, dédié à la découverte du monde. Il a été fondé par des journalistes et des auteurs vivant à l'étranger, de l'Asie à l'Amérique du Sud, souhaitant partager leur expérience et leurs histoires au-delà des médias traditionnels.

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Seitenzahl: 243

Veröffentlichungsjahr: 2016

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Avant Propos

Portraits de Moscou est un guide pratique avec supplément d'âme, puisqu’il permet aux lecteurs de découvrir la capitale russe à travers le regard, la personnalité et l’expérience de ses habitants.

Les rencontres ordonnent ce guide. Douze Moscovites, douze portraits. Chacun nous livre sa sélection originale de lieux qu’il juge incontournables à Moscou : ses meilleurs restaurants, ses meilleures sorties, ses meilleures visites et ses meilleurs hôtels. En tout, ce sont près de 150 endroits à découvrir.

Chaque portrait raconte une histoire. Celle de Muriel, de Nikita, de Saïda ou d’Arnaud… Ces récits nous entraînent dans des univers personnels qui nous permettent de mieux comprendre la vie que l’on mène dans la capitale russe, et les émotions qu’elle procure.

Chaque portrait - homme, femme, étudiant, Russe ou étranger - permet aussi au lecteur, qu’il soit touriste ou expatrié, de s'identifier et donc de choisir ses destinations en fonction de ses affinités, et du personnage qui résonne le plus en lui.

Moscou par l'auteur

L’année de mon arrivée à Moscou, le tube «Moscow Never Sleeps» du disc jockey russe DJ Smash passait sans arrêt à la radio. 6 années plus tard, on l’entend encore. Une chanson qui colle à la peau de la capitale russe.

Moscou mène une vie trépidante et impose à ses hôtes qu’ils en fassent autant, sous peine de perdre le rythme. Son caractère complexe exige aussi qu’ils aient du temps pour la comprendre et l’apprécier. A la fois bordélique, moderne, débauchée, perfide, glamour, monumentale, la capitale russe est une ville de contraste. Et comme la plupart des personnes qui figurent dans ce guide, je l’aime autant qu’elle peut m’insupporter.

Le jour de mon arrivée, je suis passée devant la Loubianka, célèbre édifice au centre de Moscou qui héberge le FSB, et avant lui le KGB. Le chauffeur de taxi m’a expliqué, en désignant le bâtiment, qu'autrefois les Moscovites ne longeaient jamais ses murs parce qu’ils entendaient crier depuis les caves. « Mais ne vous inquiétez pas, désormais, on n’entend plus rien…». Il m’a alors confié qu’aujourd’hui « les pièces sont beaucoup mieux insonorisées !»

Une blague. Je le compris en voyant, face à mon air ahuri, le regard franchement amusé de mon taxi dans le rétroviseur.

Parce que Moscou, c’est aussi ses habitants. Et à l’image de leur ville, ils sont tout autant contrastés. Rugueux, parfois insupportables de mauvaises manières, souvent alcoolisés (il faut bien le dire), mais aussi drôles, bienveillants, affables, avec un incroyable sens de l’amitié. Mes impressions de Moscou ne peuvent se dissocier d’eux, car ils sont une des raisons qui font que cette ville est inclassable, et tellement, incroyablement attachante.

Maureen Demidoff est installée à Moscou depuis 2007. Elle a fondé en 2010, pour le groupe Hikari, l’édition sur le Web Aujourd’hui la Russie dont elle est la responsable éditoriale.

Anne Belvèze

45 ans, associée gérante de la société Mazars

« Il existe plusieurs mondes à Moscou. Le visiteur n’en a pas toujours conscience, ni l’expatrié qui reste dans un cercle très privilégié. »

Anne Belvèze

J’ai connu Moscou en 1999, puis en 2002. La première fois, j'arrivaisde 5 années d’expatriation au Kazakhstan. Je travaillais alors au poste de contrôleur financier pour l’Asie centrale et la Mongolie chez KPMG.

De ma petite fenêtre d’Almaty, Moscou représentait LA grande ville. C’était aussi une destination logique dans ma carrière professionnelle que j’avais commencée avec la connaissance du russe et des compétences comptables et fiscales sur cette région.

Je suis venue à Moscou pour tenter ma chance et pour avoir une vie plus facile. Par ailleurs, ma première fille grandissait et je voulais qu’elle intègre un système scolaire français.

Mes premières impressions de Moscou étaient hallucinantes. C’était une grande ville dans laquelle il y avait des « bankomat » (des distributeurs d’argent), on pouvait donc retirer de l’argent facilement ! Il y avait même des supermarchés, des magasins quand il y avait juste le bazar au Kazakhstan.

En arrivant, je me suis donc dit que ma vie serait bien plus facile à Moscou, ce qui est souvent l’impression inverse des Français lorsqu’ils arrivent dans cette ville.

La largeur des rues m’a impressionnée ainsi que les bâtiments rectilignes sur les grandes chaussées. Moscou était une grande ville avec beaucoup de désordre, des chantiers partout.

Ma première année moscovite fut celle de l’installation.

Les premiers temps, notre appartement était complètement vide, avec juste de la lumière dans la cuisine où nous avions installé nos matelas sur le sol pour dormir.

C’était une période difficile. Je vivais un déménagement avec trois enfants dont un bébé de quatre mois, sans mari puisque je m’étais séparé de lui, sans travail. Heureusement, j’étais accompagnée au début de notre nounou kazakhe.

Pendant que les enfants allaient à l’école, elle s’occupait du bébé et moi je courrais partout pour meubler et installer notre nouveau foyer.

Cette période est devenue floue dans mes souvenirs. J’avançais sans réfléchir.

Mes deux premiers enfants allaient à l’école française dans les petites classes. C’était difficile. L’école n’a pas été compréhensive et les femmes françaises impitoyables…

Au départ, j’ai reçu beaucoup de sollicitude de leur part, mais cela ressemblait un peu à des bonnes œuvres, les bonnes âmes m’invitaient le dimanche… Cela s’est arrêté brutalement le jour où j’ai dit que je ne mettrai pas mes enfants au catéchisme.

Etonnement, la communauté française semblait un peu embêtée que je sois là. J’étais sans mari, sans travail. Je ne rentrais pas dans ses cases.

Même pour m’enregistrer au consulat c’était compliqué. On me demandait le contrat de travail de mon mari, j’avais beau leur dire que nous étions séparés, qu’il était au Kazakhstan, personne ne comprenait pourquoi j’étais là et ce que je faisais.

Après 6 mois de recherche de travail, j’ai trouvé un poste chez Castel (groupe français spécialisé dans le vin et la bière) en tant que responsable de l’administration et des finances. Un an après j’étais directrice financière de la zone Russie-CEI.

Les moments difficiles s’éloignaient, je pouvais souffler.

C’est à cette période que j’ai rencontré David, un Russe, qui est devenu mon futur compagnon.

C’est lui qui m’a fait découvrir la Thaïlande. J’ai adoré et en juin 2002, j’ai démissionné de chez Castel, j’ai loué mon appartement et nous sommes partis nous installer là-bas avec mes enfants.

Mon retour en Russie est véritablement le fruit du hasard.

En avril 2005, nous sommes revenus à Moscou pour fêter les 70 ans du père de David. Nous en avons profité pour voir nos amis dont le professeur de danse de ma fille Michelle qui l’avait suivie pendant ses années en Russie.

Cette rencontre fut décisive. En voyant ses progrès en danse, elle m’a proposé de la présenter au Bolchoï. L’idée était amusante, sympa, et sans aucune arrière-pensée. Je me suis dit : « Pourquoi pas, puisque nous sommes-là ! »

Après un cours avec d’autres filles de son niveau, l’information est tombée de la bouche de la directrice de l’école du Bolchoï : ma fille était reçue ! Et l'école l'intégrait directement en deuxième année.

On ne s’y attendait pas du tout. Mais pour eux c’était acquis. Michelle ferait partie des élèves à la rentrée. Nous avons été guidés à travers l’établissement, ils nous ont fait visiter l’internat. Nous sommes sorties un peu étourdies de cette visite. Que faire ? Ma fille avait onze ans, elle avait très peur mais aussi très envie. Et pour moi, il n’était pas question de la laisser si jeune, seule à Moscou.

Revenus en Thaïlande, nous avons pris notre décision. Quatre mois après nos vacances d’avril, nous étions de retour. Cette fois, j’ai trouvé un boulot très rapidement. En juin, je passais un entretien chez Mazars et je commençais mi-juillet comme directrice du département Outsourcing.

J’ai toujours aimé Moscou, mes premières impressions de la ville avaient été bonnes donc j’étais contente d’être de retour. Par ailleurs, d’un point de vue professionnel, le challenge était intéressant.

J’ai été très surprise de voir qu’en seulement trois ans, la ville avait changé. Les salaires n’étaient plus les mêmes, ils avaient nettement augmenté. Il n’y avait jamais de véritable inertie dans la ville, une impression que j’ai retrouvée à New-York.

Notre intégration s’est bien mieux passée que la première fois. David restait cependant souvent en dehors de la société française car il ne parlait pas notre langue, mais nous avions aussi nos amis russes et nous nous partagions entre les deux communautés. Ensemble, nous avons eu une petite Liana.

Puis David est mort.

Au moment de l'enterrement, j’ai été dégoutée de la Russie. C’est vrai qu’il y a de la corruption, des façons de faire particulières dans ce pays, mais que cela atteigne les personnes qui sont dans la douleur, ça je ne l’ai pas accepté.

David est mort en dehors de Moscou, à cinq heures de route. Avec l’un de ses amis, un Ukrainien, je suis allée récupérer les papiers à la morgue pour les présenter ensuite à l’état civil afin que le décès soit certifié, et qu’enfin on puisse organiser les funérailles. Au cimetière, ils nous ont dit que le tampon sur le papier n’était pas le bon. Il a fallu refaire les 5 heures de route pour retourner à la morgue. Puis à l’état civil. En attendant, on ne pouvait toujours pas récupérer le corps. A l’état civil, les autorités nous ont expliqué que nous ne pouvions rien déclarer car nous étions des étrangers, nous n’avions pas de passeport russe.C’était surréaliste ! Nous sommes alors allés dans la rue, à Ivanovo, stopper une babouchka à qui nous avons donné 1.000 roubles (25€) pour qu’elle constate le décès et signe les papiers à notre place…

Une fois les papiers signés, le fourgon attendait, sans porteurs… Il a fallu encore payer. Puis payer le cimetière qui continuait à nous créer des problèmes… jusqu’au pope. Moi qui ne donne jamais de bakchich, là, j’ai donné à tout le monde. C’était cauchemardesque.

C’est une facette de la Russie vraiment terrible. Ce qui est triste, c’est que la société est d’autant plus dure que les gens peuvent être extraordinaires de gentillesse, de générosité.

C’est étrange, l’immeuble dans lequel je vivais était surnommé « l’immeuble des veuves ». Quand j’ai acheté notre appartement en 1999, je venais de me séparer de mon mari et j’y vivais seule avec mes enfants. Ma voisine de palier était mariée à un Général du FSB, un homme sportif, sain, la quarantaine, qui est mort dans de drôles de circonstances. Le mari de la femme qui vivait un étage au-dessus de moi, lui, est mort dans un étrange accident de voiture. Le mari de celle du 5ème, une femme du Caucase, a disparu et personne ne l’a jamais retrouvé. Au dernier étage vit également une veuve mais je ne connais pas les circonstances de la mort de son mari...Au rez-de-chaussée, ce sont des bureaux d’entreprises et l’un des patrons s’est fait descendre dans la rue. Quand je suis revenue dans cet immeuble en 2007, David est mort… Depuis j’ai quitté l’appartement. Les Russes sont très superstitieux mais je crois, moi aussi, qu’il faudra un jour faire venir un pope pour qu’il asperge les lieux d’eau bénite ou un chaman !!

Il y a plusieurs mondes à Moscou. Le visiteur n’en a pas toujours conscience, ni l’expatrié qui reste dans un cercle très privilégié et n’imagine pas toujours les difficultés quotidiennes des Russes.

Je n’oublie pas que je suis venue à Moscou pour que ma fille intègre l’école du Bolchoï. Elle est allée jusqu’au bout des 7 années d’études et vient d’obtenir le diplôme rouge d’honneur, celui que reçoivent les meilleurs danseurs, ceux qui obtiennent la note maximale dans toutes les catégories de danse. C’est une très grande fierté.

Maintenant qu’elle a obtenu son diplôme, nous pouvons envisager de partir. Quitter la Russie et retourner en Thaïlande.

De ma vie en Russie, je garderai le souvenir de mes rencontres, des Russes qui savent ce que signifie l’amitié. Je me souviendrai des moments de bonheur à la datcha, dans des petits villages où l’on va encore chercher l’eau à la pompe, où le temps s’arrête. Des déjeuners dans les jardins, au milieu des arbres et d’un tas de gamins qui piaillent.

Mais je reviendrai. Quand on a vécu en Russie, on en garde le goût à vie. 

Restaurants

Madame Galifé

Restaurant géorgien

« Le Galifé est un pantalon jodhpur qui donne une forme très large aux hanches. C’est pour moi, le meilleur restaurant géorgien de Moscou, et l’endroit où nous fêtons tous nos anniversaires de famille. Toutes les fenêtres du restaurant donnent sur le parc du Petit Botanique. A l’intérieur, tout est fait de bric et de broc, et la salle est toujours pleine. C’est fabuleux.

Le samedi, le restaurant ferme à 5 heures du matin, donc le dimanche Madame Galifé n’ouvre ses portes qu’à 14 heures. »

26, Prospect Mira, building 1

(Entrée par Grokholsky pereulok).

Tél : + 7 (495) 775 26 01 ou + 7 (495) 741 69 65

http://old.sitnikov.com/club_madam/index.php3?pageNow=15

Simbad Bistrot

Restaurant libanais

«C’est un tout petit café que j’ai découvert il y a très longtemps. On y mange de la bonne cuisine libanaise pour un budget réduit. En 1999, nous étions un groupe de cinq copines et on organisait souvent des "dîners de connes", mais à l’envers, c’est-à-dire qu’on invitait une fille qui nous paraissait être vraiment super intéressante. Les connes, c’étaient nous.

Le Simbad était l’un des restaurants où l’on aimait se retrouver. Depuis toutes ces années, il est toujours ouvert. »

14 Nikitsky blvd

Tél : 291 7115

Métro: Arbat

Le Café Margerita

Restaurant russe

Cuisine locale simple. Le café a pour thème le roman de Bulgakov « Maitre et Marguerite ». Situé à deux pas de l’étang des Patriarches où le diable est apparu aux personnages du roman. L’ambiance est agréable et l’atmosphère réjouira les amateurs du roman.

Tél : +7 495 299 6534

Métro : Mayakovskaya

http://www.cafe-margarita.ru/

Le Stanislavskovo 22

Restaurant familial russe

Rosalia et Emilia tiennent ce restaurant sans enseigne. Il faut connaître l’adresse pour y manger car nulle part n’est indiqué qu’il y a un restaurant dans le vieil immeuble de la rue Leontyevsky. La mère est aux cuisines et prépare tout ce que la Russie compte de bons plats, tandis que la fille accueille et s’occupe des clients.

Déconseillé pour les dîners en tête-à-tête mais idéal pour les dîners en groupe pour organiser des soirées privées, chanter, danser… avec l’impression d’être invité dans la maison de famille de Rosalia et Emilia… Ouvert tous les soirs à partir de 18h.

Compter environ 2000 Roubles (50 €) par personne, vodka comprise

Leontyevsky Pereulok

Réservation auprès d’Emilia : +7 495 789 06 16

Beverly Hills

Restaurant américain

Le jukebox propose de vieux tubes américains tandis que des pom-pom girls dansent toutes les 30 minutes entre les tables. La carte propose évidemment des hamburgers, milk shake, salade de bœuf…

Sretenka oulitsa 1

Métro Turgenevskaya

Tél : +7 495 625 42 21

http://www.thediner.ru/

Sorties

Solyanka

Boîte de nuit

La boite de nuit est située au deuxième étage d’un ancien appartement aristocratique. Très chic, très en vogue !

Le son y est bon et la piste de danse pleine à craquer. Le bar propose une multitude de cocktails à des prix abordables et le face control y est relativement soft !

Ouvert du jeudi au samedi de 23h à 6h.

Entrée payante: 300 roubles le jeudi soir et 500 roubles les vendredi et samedi soir.

Solyanka oulitsa 11

Métro : Kitaï Gorod

Tél: +7 495 221 7557

Ugly Coyote

Bar américain

Fameux bar avec des filles « cow-boy » qui dansent sur les tables. Show amusant. Bières uniquement en bouteille !

Kuznetsky Most 6/3

Tél: +7 495 692 03 97

http://www.coyoteuglysaloon.com/moscow/

Kitaïski Lotchik ou Djao Da

Club et restaurant russe

Kitaïski Lotchik signifie le pilote chinois. Ouvert depuis plus de onze ans, le restaurant-club est connu pour sa scène qui accueille des musiciens de toutes les tendances. La scène fait aussi office de piste de danse. Le restaurant propose une cuisine russe simple, soupe, pâte, sandwich, blinis… mais aussi brochettes de viande dans le menu de l’été !

Concerts payants : entre 300-400 roubles (7 et 10 euros)

Métro : Kitaï Gorod

Loubianskii proezd 25

Tél: +7 495 624 56 11

http://msk.jao-da.ru/

Le Gipsy

Boîte de nuit, bar, restaurant

L’endroit est situé sur la promenade du Marais avec vue sur la rivière Moskova. Du lundi au mercredi, le Gipsy fonctionne comme un restaurant qui ferme à minuit et du jeudi au dimanche, il ouvre la partie discothèque. Le restaurant propose de la cuisine russe, européenne et indienne. Les prix sont abordables.

Le Gipsy dispose de deux espaces: l'un à l’intérieur où se trouve la boîte, l'autre à l'extérieur sur la terrasse où se situent le bar, des tentes, des hamacs… et une table de ping-pong. Pendant l’été, la terrasse sert aussi de piste de danse et accueille des DJ.

Bolotnaya naberezhnaya ¾

Métro: Kropotkinskaya

Tél : + 7 (495) 669 8693

VisitesActivités

Le Grand Botanique

Immense parc dans lequel on se perd, loin du brouhaha de Moscou. Le Jardin a été fondé en 1945. Il contient les grandes collections de plantes cultivées et sauvages du Caucase, d'Asie centrale, de Sibérie et d’Extrême-Orient. Il y a aussi des collections tropicales et subtropicales, et un très beau jardin japonais.

Le jardin est ouvert de 10.00 à 16.00 en hiver et de 10.00 à 20.00 en été.

Fermé les lundi et jeudi. Pendant les mois d'avril et d’octobre, le Jardin est fermé pour la plantation.

Botanitcheskaya 4

Métro: Vladikino ou VDNH, ensuite par les autobus 24, 85, 803.

Mais le plus simple est encore de s’arrêter à la station VDNHet traverser le parc VDNX à pied.

Musée Polytechnique

« Un endroit que j’affectionne particulièrement. C’est un lieu extraordinaire que les Russes ont gardé en état. Il n’a pas changé depuis la période soviétique. Toute l’industrie y est représentée : l’horlogerie, l’espace des cosmonautes, les trains… c’est immense.

On peut s’y perdre pendant des heures. La salle préférée de ma fille quand elle avait 3 ans était celle de l’horlogerie : la petite babouchka, gardienne de la pièce, remontait à son arrivée tous les coucous pour que cela sonne à son passage.

Un jour, l’Etat décidera de tout rénover et j’espère qu’alors le lieu conservera la même âme. »

Ce musée national est dédié à l'histoire de la recherche et de la technologie.

Il est facilement repérable le long de la grande artère qui part de la place Loubianka vers Kitaï Gorod.

Ouvert de 10h à 18h tous les jours sauf le lundi et le dernier vendredi du mois.

Le tarif est de 400 roubles (10€).

Métro: Loubianka ou Kitaï Gorod

Le Musée Pouchkine

Le musée des Beaux-arts Pouchkine est le plus grand musée de Moscou d'art européen.  C'est un des plus importants du monde de par la richesse de ses collections. Plus d'un million d'œuvres y sont présentées.

Volkchonka 12

Métro : Kropotinskaya

Tél : +7 495 697 79 98 ou +7 495 697 95 78

http://www.russianmuseums.info/M296

Musée des Cosmonautes

« Un grand classique pour nous et un passage obligé avec ma fille Liana.Chaque année à l’école russe, il y a le jour de Gagarine, et chaque année, c’est la même propagande autour du héros national. Liana rentre toujours toute folle de cette journée, et le week-end d’après, il faut absolument aller au Musée des Cosmonautes. C’est incontournable. Il n’est pas très grand et très ludique. Trente minutes suffisent pour en faire le tour. »

A l’intérieur du VDNKh. A l'entrée du centre panrusse des expositions se dresse le Monument aux Cosmonautes, un imposant hommage au Spoutnik russe: la traînée de feu, en tôle de titane poli, de la fusée au décollage atteint 99 m de hauteur.

Le musée a été inauguré le 10 avril 1981, date commémorative du vingtième anniversaire du vol dans l'espace de Youri Gagarine.

Prospekt Mira 119

Ouvert du lundi au dimanche, de 9:00 à 22:00.

Métro: VDNH

Parc Kolomenskoïe

Prospekt Andropova 39

Métro : Kolomenskaïa

Musée d’architecture en plein air avec ses églises et l’isba de Pierre le Grand, ramenée d’Arkhangelsk, rénovée et reconstruite dans le parc.

Possibilité de déjeuner sur place. Baraques où l’on peut acheter des brochettes de viande, des boissons…

Possibilité de faire une visite à travers le parc avec des guides qui portent des costumes traditionnels, des déguisements qui sont aussi proposés aux visiteurs !

Le parc est ouvert de 8h00 à 22h00 d’avril à octobre et de 8h00 à 21h00 de novembre à mars. C’est dans le parc de Kolomenskoïe que se trouvent l’hiver, les plus belles pistes de luges !

Pour tous renseignements : +7 499 612 52 17, 612 11 55, 615 27 68 (visites guidées)

Saïda Valieva

30 ans, vit ses rêves à Moscou

« Dans un premier temps, j’ai découvert une ville très dynamique, très bruyante. Je trouvais Moscou belle mais j’étais effrayée par sa grandeur. »

Saïda Valieva

Je ne suis pas russe, je suis tatare.

J’ai la nationalité russe, mais en Russie on se présente en affirmant ses origines. Bien que je sois originaire de la république semi-autonome du Tatarstan, et que toute ma famille vienne de Kazan, je suis née et j’ai vécu toute mon enfance en Ouzbékistan.

Mon père également d’origine Tatare vivait là-bas depuis que ses parents étaient partis dans les années 1950 pour aider la population locale ouzbek à développer le pays. Beaucoup de Soviétiques y ont été envoyés, c’est pourquoi il y a beaucoup de personnes dans ce pays qui viennent de toutes les républiques et de toutes les régions de la Russie actuelle. Ils ont fait leur vie là-bas. Et même si la majorité de notre famille est à Kazan, mes parents n’ont jamais eu envie de retourner vivre en Russie car l’Ouzbékistan est un pays agréable où il fait chaud, les gens y sont chaleureux et il y a beaucoup de bons fruits et légumes.

Quand j’étais étudiante, j’ai décidé d’apprendre la langue française à l’Alliance Française de Samarkand. C’est là que j’ai rencontré mon futur mari, un Français qui y travaillait dans le cadre de son VSNE.

Je l’apercevais dans différentes soirées. Pour moi, il était vraiment différent des autres personnes que je connaissais, il venait d’une autre planète. Il était drôle, sympa. Nous sommes devenus amis et avec le temps, nous sommes tombés amoureux. Au départ notre relation était tenue secrète car ce n’était pas très bien vu qu’une fille sorte avec un étranger dans un pays musulman. J’avais seulement 19 ans et un peu peur d’en parler à mes parents. Pendantpratiquement un an, nous sommes restés très discrets.

Lorsque nous l’avons annoncé à mes parents, mon père a aussitôt voulu que nous officialisions notre relation pour que nous puissions vivre ensemble. Nous avons donc fait des fiançailles religieuses: nous nous sommes présentés devant un uléma à la mosquée qui a officialisé religieusement notre union.

En 2002, nous nous sommes mariés une nouvelle fois en France.

Entre temps, mon mari a accepté une proposition pour venir travailler à Moscou pour le Club France. J’étais en dernière année d’université.

En 2001, nous avons emménagé à Moscou. J’avais 20 ans quand j’ai quitté Samarkand. Cela fait 10 ans.

C’était une grande aventure pour moi qui avait toujours vécu à Samarkand, une petite ville où la vie est très calme. J’étais alors très curieuse de découvrir toutes les possibilités qu’offrait Moscou.

J’ai découvert une ville très dynamique, très bruyante. Je trouvais la ville belle mais j’étais effrayée par sa grandeur. D’ailleurs, la première fois que j’ai vu la carte du métro, je me suis dit que jamais je ne pourrais m’y retrouver, c’était trop grand, trop compliqué… mais surtout je découvrais ce qu’était le métro, car à Samarkand, il n’y en a pas. C’était une expérience incroyable !

Dans un premier temps, j’ai eu un moment d’angoisse. Je n’avais plus mes repères. Le soir, dans le centre de la ville je voyais des jeunes de 14 ou 15 ans dans la rue qui fumaient, qui buvaient de la bière. Je me suis demandé dans quel genre de ville je vivais…

Cela m’impressionnait. Je voulais partir. Je voulais rentrer chez moi. Je pleurais, je disais que je n’aimais pas cette ville, que les Russes étaient bien moins chaleureux que les Ouzbeks.

J’avais également très peur des hivers moscovites où les températures frôlent les -20 degrés, parfois les -30 degrés. Et puis finalement, mon premier hiver n’a pas été si froid et la première chute de neige s’est avéré être un vrai bonheur. A Samarkand, il n’y a ni hiver froid, ni neige, car elle fond aussitôt qu’elle tombe. Et toute mon enfance, j’avais rêvé de jouer dans la neige et de faire des boules. C’était ma première expérience agréable avec Moscou.

Petit-à-petit, je me suis sentie mieux. Je me suis adaptée et aujourd’hui je suis très heureuse dans cette ville. La vie s’est organisée. Après plusieurs petits boulots, j’ai trouvé un emploi depuis 2005 chez Décathlon comme responsable de gestion des stocks. Ce n’est pas un travail que j’imaginais faire mais le patron a réussi, lors d’un unique entretien, à me convaincre.

A Moscou, tu peux réaliser tous tes rêves parce que tout est possible. J’ai déjà commencé à en réaliser d’ailleurs.

Mon premier rêve était de sauter en parachute. Avant d’avoir mes enfants, je partais chaque week-end à 80 km de Moscou pour faire des sauts. Au départ en tandem, puis rapidement seule, sans moniteur. Je sautai à 4000 mètres. J’adorais ça !

J’ai passé mon brevet de parachutiste, puis j’ai commencé les cours d’acrobatie en l’air. Je devais être à mon 40ème saut quand j’ai appris que j’étais enceinte. J’ai donc arrêté et depuis je ne saute plus.J’aime toujours l’altitude, c’est pourquoi j’aime aller sur les toits pour regarder Moscou de haut.

Mon deuxième rêve était de conduire à Moscou ! A Samarkand, j’embêtais souvent mon père pour qu’il m’apprenne mais sans succès… Et puis il ne m’aurait jamais laissé sa voiture. Aujourd’hui je conduis dans la ville, j’en suis très fière vu la circulation et la conduite des Russes !

Quant à mon troisième rêve, il est en train de se réaliser. Depuis très longtemps je voulais jouer sur une scène et « faire l’actrice ». Il y a trois mois, je me suis inscrite à des cours de théâtre. Nous avons travaillé plusieurs scénettes et nous allons les présenter dans une petite salle de théâtre dans le centre de Moscou. Ce sont mes premiers débuts sur scène !

J’aimerais aussi prendre des cours de chant parce que j’ai toujours rêvé de jouer dans un music-hall ! J’espère trouver un professeur qui m’aidera à développer ma voix.

J’aime cette ville où tout est possible. La seule difficulté est d’y vivre avec des enfants. La ville n’est pas très adaptée. Rien n’est simple : tu ne peux pas prendre de poussette dans le métro, les trottoirs sont chaotiques… Et en plus la ville est très polluée et très fatigante.

Alors quand le besoin se fait sentir, je me réfugie dans un coin paisible de Moscou. Je vais dans un parc, dans notre datcha qui me donne l’impression d’être vraiment très loin de la capitale, ou au bania.

Le bania est un vrai moment de plénitude pendant lequel je me relaxe complètement. Je vais souvent au Sanduny avec des copines. Il est ancien, joliment décoré et très central. Le bania est une pratique très russe : à l’époque, ceux qui n’avaient pas de salle de bain y allaient pour faire leur toilette. Toutes les générations se mélangent, de la babouchka aux enfants. Aujourd’hui on y va surtout pour se relaxer, pour discuter entre amis, boire une bière ou du thé. C’est un rituel. Quand les femmes préparent le bania, elles mettent des gouttes d’huiles essentielles à la menthe ou à l’orange, c’est délicieux… En plus, c’est très bon pour la santé : la chaleur permet d’évacuer les toxines, il faut aussi se frotter la peau avec du café et du miel pour la rendre douce, et se faire fouetter pour activer le sang. Quand je sors du bania, j’ai l’impression d’être un nouveau-né.

Il y a quelque temps, j’ai eu la nostalgie de mon pays d’enfance. C’était après la naissance de ma deuxième fille. J’ai ressenti le besoin de revenir à Samarkand avec mes enfants. Je voulais présenter ma ville et la maison de mon enfance à ma fille aînée. Le soleil et la nature me manquaient, j’étais donc très contente de retourner quelques temps chez mes parents. Lors de ce séjour, j’ai eu l’impression de me ressourcer complètement et maintenant je pense avoir de l’énergie pour continuer encore quelques années à Moscou. 

Restaurants

Tchaïrana 1

Chaîne de restaurants Ouzbeks

Dans chaque restaurant, vous mangez comme si vous étiez sous une yourte, assissur des banquettes de coussins. La nourriture est toujours copieuse, très bonne et l’ambiance très agréable. On retrouve les saveurs de la cuisine traditionnelle ouzbek dans les plats de viande grillée, accompagnés d’un mélange d’herbes aromatiques - basilic noir, coriandre, aneth. Très bonne sélection de thés à la carte. Les prix sont abordables.

Il existe plusieurs Tchaïrana à Moscou.

28 Novy Arbat