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Un florilège de mythes, de contes et de légendes permet de pénétrer dans l'imaginaire des Philippines
La première femme avait une barbe longue et pointue. Paresseuse, elle s’endormait toujours quand elle allaitait. Son mari devait lui tenir la barbe, afin qu’elle ne blessât point les yeux du moutard tétant.
Un jour, la femme dit :
– Il n’y a plus de viande. Prends les chiens ! va tuer un cerf !
– Mais qui tiendra ta barbe pendant que tu allaiteras ?
– Moi-même ! Ne crains rien, je ne m’endormirai pas.
Le mari partit à la chasse, la femme se mit à allaiter, et… s’endormit. Quand le mari rentra, le bébé, blessé par la barbe maternelle, était devenu aveugle. Le mari arracha sa barbe à son épouse, afin que ses futurs bébés ne risquent pas de perdre la vue.
À PROPOS DE LA COLLECTION
« Aux origines du monde » (à partir de 12 ans) permet de découvrir des contes et légendes variés qui permettent de comprendre comment chaque culture explique la création du monde et les phénomènes les plus quotidiens. L’objectif de cette collection est de faire découvrir au plus grand nombre des contes traditionnels du monde entier, inédits ou peu connus en France. Et par le biais du conte, s’amuser, frissonner, s’évader… mais aussi apprendre, approcher de nouvelles cultures, s’émerveiller de la sagesse (ou de la malice !) populaire.
DANS LA MÊME COLLECTION
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Contes et légendes de France
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Contes et légendes de la Chine
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Contes et légendes du Burkina-Faso
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Contes et légendes d'Allemagne, de Suisse et d'Autriche
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Contes et récits des Mayas
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Seitenzahl: 136
Veröffentlichungsjahr: 2015
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Un bon nombre des contes présentés ici, je les ai traduits du tagalog, langue parlée dans la région de Manila, c’est-à-dire Manille. Les autres contes, émanant d’autres provinces, je les ai pris dans des recueils ethnographiques (dont les rédacteurs sont principalement américains) et traduits de l’anglais. Le reste des contes de cette anthologie, je les ai traduits de l’espagnol.
Les îles Philippines sont fort peu connues en Europe. Voici quelques données essentielles. On compte sept mille îles, où sont parlées vingt-cinq langues de la famille austro-polynésienne et quatre-vingts dialectes. Les Espagnols ont régné aux Philippines de 1570 à 1899. Les États-Unis d’Amérique, ayant vaincu les Espagnols, se sont installés alors aux Philippines pour quarante-sept ans, et ont accordé l’indépendance en 1946. Trois cent cinquante ans de domination espagnole ont laissé des traces sensibles dans les langues de ces îles ; notamment, le tagalog (base de la langue nationale, le pilipino) comporte cinq mille mots espagnols dans le lexique courant. L’apport du vocabulaire américain ensuite, est fort remarquable.
La plupart des traductions données ici ont été déjà publiées par mes soins en 1986 dans Contes et nouvelles des îles Philippines, aux éditions P.A.F. Naturellement, les traductions ont été revues, et des textes supplémentaires ont été ajoutés.
Au début, Kabunian créa un monde qui fut détruit à cause des crimes des hommes. Montanog, le dieu civilisateur, épousa Montinig. Ils eurent deux enfants : Bugan et Wigan. Du haut du ciel, Montanog, voyant qu’ils étaient nus, leur lança plantes et arbres. Il leur montra comment extraire les fibres et les tisser. Bugan, peu à peu, introduisit des figures dans ses tissus. Elle apprit à préparer les terrasses pour la culture du riz.
À la naissance de leur premier-né, Bugan versa par terre des gouttes de son lait. Voilà l’origine des premières pousses de riz.
Lidum, du haut d’une montagne, voyait Wigan préparer une rizière. Par l’intermédiaire de Kabunian et de Hinumbian, il apprit aux Ifugao à sacrifier aux dieux en cas de récolte insuffisante, quand les rizières risquaient de s’ébouler, ou quand les vers attaquaient les plants.
Au début vivait un être incomparablement grand, nommé Melu. Quand il était assis sur les nuages, sa résidence normale, il occupait tout l’espace. Ses dents étaient d’or pur. Il tenait à sa propreté, se frottait continuellement. Il avait donc la peau blanche. La peau morte qu’il avait raclée s’accumulait près de lui. Le tas de peau morte et de crasse était si gros que Melu ne savait qu’en faire.
Il décida alors de créer la terre. Il modela ce tas de peau morte et de crasse, en fit notre planète Terre. Avec le reste, il modela les êtres humains. Il ne lui restait plus qu’à fabriquer le nez, quand Tau Tana apparut à la surface du sol. Il voulut l’aider, contre son gré. Ils se disputèrent. Finalement, Tau Tana mit deux nez, et à l’envers, sur la face du prototype.
Melu et Tau Tana donnèrent un coup de fouet aux créatures, qui se mirent à se mouvoir, s’animèrent.
Melu retourna dans ses nuages. Tau Tana retourna sous terre.
Il se mit à pleuvoir. Les humains avaient la pluie qui leur tombait directement dans les narines. Ils étaient presque étouffés, ne pouvant pas respirer. Ils geignaient, hurlaient.
Entendant leurs plaintes, Melu redescendit leur mettre le nez dans le bon sens.
Au commencement, il n’y avait personne sur la Terre. Lumawig, le Grand Esprit, descendit du ciel et coupa plusieurs roseaux. Il les divisa en paires, qu’il plaça en différentes parties du monde. Il leur dit :
– Il faut parler !
Immédiatement, les roseaux devinrent des êtres humains. Dans chaque lieu, il y avait un mâle et une femelle, qui parlaient. Mais le langage de chaque couple différait.
Alors, Lumawig ordonna à chaque couple de se marier. Ce qu’ils firent. Ils eurent beaucoup d’enfants, parlant la même langue que leurs parents. Ces enfants, à leur tour, s’épousèrent et eurent une nombreuse descendance. C’est ainsi que la Terre se peupla.
Lumawig vit que bien des choses nécessaires manquaient aux terriens. Il se mit à l’œuvre. Il créa le sel. Il dit aux habitants de l’obtenir par ébullition, et de le vendre à leurs voisins. Néanmoins, ces gens ne comprirent pas les indications du Grand Esprit, ils ne touchèrent pas au sel.
Le Grand Esprit le leur enleva et le donna aux gens d’un lieu nommé Mauinit. Cette population-là obéit à Lumawig. Ils devinrent ainsi les patrons du sel, et les autres peuples durent le leur acheter.
Alors, Lumawig se rendit chez les Bontoc. Il leur dit de prendre de l’argile et d’en faire des pots. Ils se procurèrent de l’argile, mais ne savaient pas comment la modeler. Les jarres n’étaient pas bien formées. Devant leur échec, Lumawig leur dit qu’ils devraient toujours acheter leurs jarres aux autres. Il déplaça l’art de la poterie chez les Samoki. Leur ayant montré comment faire, les gens de Samoki exécutèrent de superbes jarres. Le Grand Esprit vit qu’ils étaient doués pour la poterie, et leur dit qu’ils pourraient toujours les fabriquer et les vendre.
Jadis, le monde n’existait pas. Il n’y avait que des esprits. que gouvernait la reine Sinonggol. Celle-ci avait un frère, docteur guérisseur des dieux. À l’est de leur palais se trouvaient huit statues de bois dur.
Sinonggol fabriqua le premier homme avec la première statue. La première femme provient de ses côtes.
Ils eurent un rejeton. Ils nommèrent leur fils Mentalalan.
Un jour, le premier homme fit une bourde. Pour le châtier, Sinonggol le rendit malade.
Le sorcier Sualla lui donna une herbe avec cet ordre : quiconque toucherait cette herbe causerait la mort de Mentalalan. Sinonggol dit au diable de toucher l’herbe. Mentalalan creva.
La reine prit le cadavre de Mentalalan avec de la terre autour, transféra le tout dans un certain endroit, l’enterra.
Au bout de quelque temps, ce conglomérat devint une colline couverte d’une végétation luxuriante. Voilà l’origine du monde.
Au commencement, le ciel était bas. Avec un bambou assez long, on pouvait le toucher. La terre était brûlante. Rivières et mers bouillaient. Soudain apparut un géant nommé Maykapal.
Indisposé par la chaleur, il souleva le ciel à sa hauteur actuelle. Néanmoins, il faisait encore très chaud. Le soleil, en ce temps-là, avait deux yeux.
Maykapal, avec son épée, transperça un des yeux du soleil. Cela fit du bien à la terre, fort sèche. Mais Maykapal n’était pas satisfait de son aridité. Il prit dans sa besace des graines, les sema. Il déchira les nuages, fit pleuvoir.
Quelques jours plus tard, la terre était couverte de plantes et de fleurs.
Ensuite, Maykapal décida d’éclairer la nuit. Il prit sur la plage des coquillages scintillants et nacrés, les accrocha au ciel. Voilà l’origine des étoiles et de la lune. Alors, il retourna chez lui, au mont Arayat.
Un jour, Aponibolinayen et sa belle-sœur sortirent pour cueillir des herbes dans le bois. Apercevant des lianes siksiklat aux fleurs comestibles, Aponibolinayen pousse des cris de joie, essaie d’arracher les feuilles, en vain. La liane s’enroule autour d’Aponiboli-nayen, et l’emporte dans les airs, jusqu’au ciel, et là, l’assoit sous un arbre.
Aponibolinayen, ébahie, entend un coq chanter, cherche à le repérer, trouve une belle fontaine entourée d’aréquiers à la cime d’or pur. Le sable, à la fontaine, était constitué de perles rares. La plate-forme, où les femmes placent leurs jarres, était une simple plaque dorée. Près de la source, Aponibolinayen aperçoit une maison. Saisie de peur, elle se planque au sommet d’un aréquier.
Le patron de cette demeure s’appelait Init-init (Chaud-chaud), le soleil en personne. Il n’était jamais à la maison durant la journée, car il travaillait à éclairer le ciel et la terre. Sacré boulot ! Il ne rentrait qu’au soir, à sept heures précises. (De même, dans ces régions tropicales, le jour se lève tout au long de l’année à sept heures précises.) Du haut de son aréquier, Aponibolinayen observait les allées et venues du soleil. Quand il était parti, elle descendait de son arbre, entrait chez lui chiper quelques aliments, faisait cuire du riz, jetait dans l’eau bouillante un bâton qui devenait poisson. Après le repas, elle faisait la sieste.
Dans la soirée, Chaud-chaud, revenant du turbin, pêchait un gros poisson dans la rivière proche. Un soir, assis sur la rive, alors qu’il était occupé à vider sa proie, il leva le chef vers la maison, qui lui parut comme incendiée. Il s’approcha : elle ne brûlait point. Mais sur son lit dormait une fille appétissante, rayonnante, c’était Aponibolinayen. Chaud-chaud resta un moment perplexe, se décida ensuite à inviter à dîner la charmante pucelle, mit du riz à cuire avec les morceaux du poisson qu’il avait pêché. Ces préparatifs éveillèrent la délicieuse créature qui s’évada et regrimpa dans son aréquier.
Chaud-chaud fut ahuri, ne voyant plus la belle dans son lit. Il l’appela en vain, dût dîner seul, dormir seul. Il se demandait qui pouvait bien être cette évanescente beauté. Malgré l’insomnie, il retourna à l’aube au boulot.
Ce même jour, Aponibolinayen revint cuisiner et manger dans la demeure du Chaud-chaud. Mais cette fois, elle lui laissa les reliefs de son repas. Rentrant le soir, Chaud-chaud fut ébahi de trouver fumant dans sa casserole du riz et du poisson. S’étant repu, il fit longtemps les cent pas au frais, réfléchissant :
– Serait-ce la fille qui rayonnait tant ? Si elle revient, je tâcherai de l’attraper.
Le lendemain, Chaud-chaud brilla comme à l’accoutumée. Mais en fin d’après-midi, il appela vite l’étoile du soir pour le relayer, et rentra furtivement chez lui. La maison rayonnait. Il grimpa à l’échelle, bondit à l’intérieur, ferma la porte derrière lui, surprit Aponibolinayen cuisinant et lui offrit du bétel à chiquer, du bétel doré. Ils chiquèrent de concert, se dirent leur nom, mangèrent, discutèrent, se connurent bibliquement, s’épousèrent.
Chaque matin, Chaud-chaud allait au turbin, chaque soir, il trouvait le dîner prêt. Mais il était perplexe, car sa mermlexe1 Aponibolinayen refusait de cuire le poisson qu’il avait pêché. Un soir, il l’épia tandis qu’elle cuisinait. Au lieu du beau poisson qu’il avait pêché, elle jetait un bâton dans l’eau bouillante. Il s’enquit :
– Pourquoi essaies-tu de cuire un bâton ?
– C’est pour obtenir un poisson !
– Même si tu cuis ce bâton pendant un mois entier, il ne deviendra jamais poisson. Prends donc ce poisson que j’ai pêché au filet.
Aponibolinayen lui rit au nez. Elle ôta le couvercle : la marmite était pleine d’un beau poisson bien tendre. Chaud-chaud, les jours suivants, s’étonna encore plus. En effet, le bâton ne rapetissait pas. Il interrogea Aponibolinayen. Elle répondit :
– Ignores-tu que sur terre, nous avons des magiciennes capables de métamorphoser des objets ?
– Certes, mais maintenant, je connais ton pouvoir.
– Eh bien, ne me demande plus pourquoi je cuis un bâton.
Peu après, Aponibolinayen demanda à Chaud-chaud de l’accompagner à son boulot. Il répondit :
– Non nenni, la température y est trop élevée. Tu fondrais !
– Prenons donc couvertures et coussins. Je me cacherai dessous.
Chaud-chaud lui demanda de ne pas insister. Elle insista. Il céda. Ils partirent un matin vers l’est. Chaud-chaud commença à briller, cheminant vers l’ouest. À midi, Aponibolinayen était devenue comme de l’huile brûlante. Chaud-chaud l’enveloppa dans les couvertures et la jeta à terre.
Une des concitadines d’Aponibolinayen, qui vaquait à ses occupations à la rivière, entendit un plouf et trouva, dans le paquet de splendides couvertures et coussins, une superbe pépée. Elle courut alerter le village. Le père d’Aponibolinayen cria à la dévoyée :
– Où étais-tu ? On t’a cherchée partout, en vain !
– Je viens de Pindayan. Des ennemis de notre peuple m’ont tenue prisonnière jusqu’aujourd’hui. J’ai fui de nuit.
Tous les villageois, ravis, décidèrent d’organiser une fête pour les esprits, et d’inviter les parents qui portaient le deuil d’Aponibolinayen. Tandis qu’ils pilaient le riz, Aponibolinayen demanda à sa mère de lui piquer un bobo qui la démangeait au bout du petit doigt.
Sa mère piqua le bobo, et Aponibolinayen accoucha par l’auriculaire d’un mignon petit bébé de sexe mâle.
Les villageois s’aperçurent que chaque fois qu’on baignait le marmot, il grandissait. Au bout de quelques jours, le moutard marchait déjà. On se demandait qui pouvait bien être le père de cet étrange mouflet. Ils décidèrent d’inviter le monde entier, afin de ne pas louper le papa. En guise d’invitation, ils envoyèrent à tout le monde des noix d’arec bien dorées, leur demandant avec insistance de venir participer à la fête.
Les invités rappliquèrent, furent examinés attentivement, car on cherchait le père du môme. Rien à faire ! Pour cet étonnant mioche, pas de père, même putatif !
Les villageois allèrent trouver la vieille Alokotan, qui parlait aux esprits. Ils lui demandèrent de désigner qui n’aurait pas été invité. La vieille, après avoir consulté les esprits, répondit :
– Vous avez invité tout le monde sauf Chaud-chaud, qui gîte là-haut. Envoyez-lui donc une noix d’arec, en guise de carton d’invitation.
La noix d’arec s’envola toute seule pour inviter Chaud-chaud, qui refusa. Alors, la noix sauta sur la tête de Chaud-chaud, y poussa, et devint vite si lourde, que ce cher Chaud-chaud croulait sous le poids, souffrait le martyre, criait grâce en ces termes :
– Eh ! va plutôt te jucher sur mon cochon !
Noix d’arec sauta sur le cochon du soleil, qui se mit à glapir de douleur. Ces cris énervèrent Chaud-chaud, qui dut consentir à se rendre à l’invitation.
Aponibolinayen et l’héritier, ravis, accoururent vers lui. À l’ahurissement général, Chaud-chaud arriva en roulant comme un gros caillou. Il n’avait pas forme humaine. La famille d’Aponibolinayen était furieuse. Ils la forcèrent à quitter sa robe de mariage et ses perles. Ils la chassèrent avec son gros caillou. Les époux se dirigèrent vers la demeure de Chaud-chaud. Quand ils y furent parvenus, Chaud-chaud se métamorphosa en un beau jeune homme, et dit :
– Dans une lune, nous ferons un sacrifice aux esprits. Je paierai à tes parents la dot que je leur dois pour t’avoir épousée.
Ils firent de la magie. Leurs voisins leur apprirent à piler et à bâtir. Alors, ils envoyèrent des noix d’arec huilées, en guise d’invitation, à leurs parents. Le père d’Aponibolinayen refusait de venir. La noix d’arec le menaça de se mettre à pousser sur son genou. Il céda.
Il fut ahuri de voir que Chaud-chaud était devenu un beau jeune homme. Il nomma le bébé Aponitolau. On dansa toute la nuit. Puis Chaud-chaud alla vivre sur terre avec sa petite famille.
1 Mermlexe : féminin de perplexe.
La plus belle fille au monde, c’était Aponibolinayen de Nalpangan. Bien des jeunes gens étaient venus auprès de son frère, Aponibalagen, pour lui demander sa main. Il les refusait, car il comptait sur un prétendant plus puissant. Sa beauté était si célèbre qu’elle atteignit les oreilles d’un potentat d’Adasen, nommé Gawigawen.
Ce Gawigawen, qui était fort beau, avait en vain cherché une fille vraiment belle. Quand il ouit vanter la beauté d’Aponibolinayen, il se dit : « Voilà pour moi ! » Il la choisit pour épouse. Pour cela, il demanda l’aide de sa mère. Alors, Dinawagen, la mère de Gawigawen, prit son chapeau qui semblait un rayon de soleil et se mit en route pour Nalpangan.
Quand elle y parvint, elle fut accueillie par Ebang, la mère de la belle Aponibolinayen, qui se mit aussitôt en devoir de lui préparer à manger.
Elle mit la marmite à chauffer. Quand l’eau se mit à frémir, elle cassa un bâton, jeta les morceaux dans l’eau bouillante. Ils devinrent poissons. Alors, elle apporta du basi (boisson alcoolisée à base de jus de canne à sucre) dans une grande jarre. Dionawagen, comptant les encoches faites sur le bord de la jarre, comprit qu’elle avait été utilisée durant neuf générations. Elles mangèrent et burent ensemble. Le
