Destin de guerrière - Claire Conrad - E-Book

Destin de guerrière E-Book

Claire Conrad

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Beschreibung

La princesse et puissante sorcière, Kamara Lonriev s'est donnée beaucoup de mal pour s’échapper de sa planète sans être détectée afin de pourchasser l'assassin de sa cousine.  Depuis des mois elle se fait passer pour l'Impératrice des esclaves, une courtisane notoire et la plus chère de Tantra 9. Cependant, sa proie s'approche, incapable de résister aux promesses de perversions, ou au puits profond que représente sa magie, une telle puissance dont le parasite maléfique a besoin pour soutenir sa vie immortelle.  
Un Sentinelle de la Couronne Royale nommé Tobiath est recherché pour un meurtre qu'il n'a pas commis. Quand il marche, personne ne le voit. Il surveille et personne ne remarque sa présence. Il infiltre les réseaux d'espionnage, exécute les criminels, recherche la vérité… et personne ne se souvient de son visage. Pour son peuple, il est moins qu'un insecte, moins qu'un fantôme. Espion et assassin pour son gouvernement, il est immunisé contre la magie. Par conséquent, il se déplace, il séjourne et repart là où bon lui semble. Passant inaperçu et immédiatement oublié.
Lié à celle qu’il doit défendre, par le sang, à  sa naissance, Tobiath est le seul à connaître la vérité : la cousine de la princesse est encore bien vivante, prisonnière d'un  vieil ennemi  malveillant. Il est tenu par l’honneur de sauver celle qu’il protège et il doit également veiller sur  Kamara  qui pourrait se retrouver victime de ses propres machinations. Il  infiltre donc le repaire de l'Impératrice  des Esclaves et la capture.  Des forces maléfiques les pourchassent tous les deux.  Tobiath ne peut  se permettre aucune distraction.  Mais comment pourrait-il résister à une femme qu'il meure d’envie de posséder, mais qu'il lui est interdit de toucher ?

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Veröffentlichungsjahr: 2018

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Destin de guerrière

Livre 3 Des guerres d’Ozera

Claire Conrad

Table des matières

À propos de Destin de guerrière

Chapitre un

Chapitre deux

Chapitre trois

Chapitre quatre

Chapitre cinq

Chapitre six

Chapitre sept

Chapitre huit

Chapitre neuf

Chapitre dix

Livres d’Claire Conrad

Destin de chasseresse

Plus à propos de Claire Conrad

À propos de Destin de guerrière

Tome 3 des Guerres d’Ozera

La princesse et puissante sorcière Kamara Lonriev s’est donné beaucoup de mal pour s’échapper de sa planète sans être détectée afin de pourchasser l’assassin de sa cousine. Depuis des mois, elle se fait passer pour l’Impératrice des esclaves, une courtisane notoire et la plus chère de Tantra 9. Cependant, sa proie approche, incapable de résister aux promesses de perversions ou au puits profond que représente sa magie, une puissance dont le parasite maléfique a besoin pour nourrir sa vie immortelle.

Une Sentinelle de la Couronne Royale nommée Tobiath est recherchée pour un meurtre qu’il n’a pas commis. Quand il marche, personne ne le voit. Il surveille et personne ne remarque sa présence. Il infiltre les réseaux d’espionnage, exécute les criminels, recherche la vérité… et personne ne se souvient de son visage. Pour son peuple, il est moins qu’un insecte, moins qu’un fantôme. Espion et assassin pour son gouvernement, il est immunisé contre la magie. Par conséquent, il se déplace, il séjourne et repart où bon lui semble. Passant inaperçu et immédiatement oublié.

Lié par le sang à sa naissance à celle qu’il doit défendre, Tobiath est le seul à connaître la vérité : la cousine de la princesse est encore bien vivante, prisonnière d’un vieil ennemi malveillant. Il est tenu par l’honneur de sauver celle qu’il protège et il doit également veiller sur Kamara, qui pourrait se retrouver victime de ses propres machinations. Il infiltre donc le repaire de l’Impératrice des Esclaves et la capture. Des forces maléfiques les pourchassent tous les deux. Tobiath ne peut se permettre aucune distraction. Mais comment pourrait-il résister à une femme qu’il meure d’envie de posséder, mais qu’il lui est interdit de toucher ?

Destin de guerrière

Copyright © 2018 de Claire Conrad

Conception de la couverture par Melody Simmons ebookindiecovers.com

Réalisé avec Vellum

Chapitre un

L’homme agenouillé à ses pieds s’empressa de lui dévoiler ses désirs les plus sombres. Il avait passé les bras autour des genoux de Kamara et la suppliait, désireux de prendre son plaisir :

« Tu es nue, la plus belle femme que j’aie jamais vue. Tu me regardes fixement pendant que je t‘attache les mains avec des chaînes et que je les fixe au-dessus de ta tête. Je te lie aussi les chevilles pour que tes jambes restent écartées. J’enroule de la soie noire autour de tes yeux. Je te force à t’agenouiller. Tu me supplies de ne pas te toucher, mais je te touche quand même. Je nous regarde prendre notre plaisir dans le miroir mural jusqu’à ce que je jouisse. Puis je recommence à te toucher jusqu’à ce que je redevienne dur et que tu sanglotes. Ta tête est renversée en arrière en signe de reddition. Je regarde dans le miroir, tu cries parce que tu en veux encore plus. Tu me supplies pour que je t’en donne encore plus... »

Ça n’arrivera jamais. Les chaînes et les autres horreurs qu’il décrivait n’étaient pas ce qu’elle considérait comme « passer un bon moment ». Mais elle était l’Impératrice des Esclaves. Le fantasme incarné de chaque homme ‒ pour un prix exorbitant. Elle ne décevrait pas celui-là non plus. Les souvenirs de leur nuit ensemble seraient plus vifs, plus réels que tout ce qu’il pourrait vraiment vivre. Et tout cela serait une illusion, un rêve né de la magie.

Un implant de mémoire.

L’homme à ses pieds continuait de parler, jouissant déjà, rien qu’à travers ce partage de ses fantasmes les plus sombres. Elle essayait de faire attention, afin que des souvenirs corrects soient implantés, mais son esprit vagabondait continuellement. Le temps passait. Le meurtrier de sa cousine Zira était ici. Elle pouvait sentir sa présence. Depuis quatre lunes, elle avait mis en place un piège pour le séduire ouvertement, lui et ses appétits sexuels insidieux. Il était enfin arrivé sur Tantra-9, la station esclavagiste. Personne ne mettait les pieds dans cette section de l’espace à moins de venir acheter, vendre ou d’être eux-mêmes à vendre. Venir s’amuser ici était un jeu très dangereux. Un seul faux pas, et elle ne ferait plus seulement semblant d’être esclave.

Une respiration bruyante la ramena à l’instant présent. L’homme qui se tenait en face d’elle transpirait et était épuisé, usé. La sueur coulait le long de ses tempes et serpentait à travers les poils foncés de sa poitrine musclée. Les hommes. C’étaient des créatures étonnamment simples, avec un nombre étonnant de perversions. Elle n’avait jamais souhaité satisfaire la moindre d’entre elles.

Une fois qu’elle aurait obtenu justice pour le meurtre de Zira, elle avait l’intention d’entrer dans l’Ordre. Une vie dans la paix et dans la solitude l’attirait, ou du moins l’idée d’une vie de paix et de solitude. Le chaos et les intrigues politiques l’attendaient chez elle, à son retour. On s’attendait à ce qu’une princesse royale joue à ces jeux-là. Mais elle avait une surprise en réserve pour eux tous. Elle voulait laisser quelqu’un d’autre avoir la couronne et les cauchemars qui l’accompagnaient. Quelqu’un finalement plus apte à apporter la paix sur leur planète déchirée par la guerre, la paix entre les guerriers de la Lune d’Anthea et les sorciers Mélosiens. Elle ne se sentait pas à la hauteur.

Elle fit appel à son pouvoir. Elle répéta, presque mot pour mot, tout ce que l’homme venait de lui dire. Son sexe se durcit de nouveau en entendant ses paroles, mais elle se contenta de sourire et poursuivit jusqu’à ce que l’implant de mémoire soit terminé. Puis elle émit ses derniers ordres, les mêmes à chaque fois :

« Habille-toi et retourne dans ta suite. Dors jusqu’à demain. Tu te souviendras d’avoir passé la majeure partie de la nuit ici, avec moi. Tu quitteras cette station dès que tu seras levé et tu ne reviendras jamais. Tu offriras la liberté à tous les esclaves que tu possèdes chez toi et tu leur donneras également un salaire correct en mon honneur. Tu ne feras jamais de mal aux femmes, et tu ne les forceras jamais contre leur volonté. La simple pensée de faire cela te rendra malade. Et si tu rencontres un homme qui s’appelle Specter, tu lui diras que je l’attends. »

Elle prononça cette dernière commande habituelle automatiquement, mais elle soupçonnait que celui qu’elle recherchait était déjà là. On murmurait le nom de Specter à travers la station comme si déjà une grande vague de mal s’était formée pour l’accueillir.

Quand elle était arrivée sur Tantra-9, pleine de haine et de rage pour l’assassin de sa douce cousine, il lui avait été facile d’être forte. Mais à présent, elle se sentait faible beaucoup plus souvent. La nature sensuelle de sa duperie l’attirait, elle était tentée de se faire plaisir avec certains de ses clients. Elle ne trouvait pas tous les hommes qui s’agenouillaient nus devant elle repoussants, mais elle aurait dû. Et cela l’inquiétait profondément.

Quelque chose se tordait à l’intérieur d’elle, se déformait et se déplaçait chaque fois qu’elle s’exposait à leurs désirs, quelque chose d’étranger à sa nature. Dans les coins les plus sombres de son âme, elle se demandait comment elle se sentirait si elle se rendait, même si son cœur et son esprit l’interdisaient. La dichotomie de ses besoins était inattendue, malvenue et l’inquiétait. La bataille entre son corps et son esprit faisait rage constamment.

Depuis quelques nuits, ses rêves étaient étrangement érotiques et elle se demandait si son garde du corps, Geck, ne glissait pas de la Potion d’Ozera dans sa nourriture ou dans ses boissons. Ce puissant aphrodisiaque contrôlait les esclaves. Elle frissonna encore de la tête aux pieds. C’était le prix à payer chaque fois qu’elle utilisait de la magie. Elle l’ignora et entra dans sa chambre. Elle s’allongea, agita la main et alluma ses bougies. Si une sentinelle la droguait, ça lui coûterait la vie. Alors, pourquoi ne jetait-elle pas simplement un sort à Geck pour l’obliger à lui répondre ?

Ses mains se tordaient inconsciemment dans les doux draps couleur de miel, son corps, encore sous le choc, tremblait toujours, et elle se demandait… Était-elle plus effrayée par le fait qu’il l’ait empoisonnée, ou par le fait qu’il ne l’ait pas fait ? Elle n’avait rien découvert de nouveau au cours de sa promenade quotidienne dans la station. Elle se raidit, s’attendant à des ennuis. Mais quoi ? Personne ne savait qu’elle était ici. Personne, sauf ses frères.

C’était du moins ce qu’elle croyait. Elle avait peut-être sous-estimé ses ennemis…

Elle mit longtemps à s’endormir.

 

<><><>

 

L’obscurité et les lumières clignotantes. L’odeur de sueur forte. De sperme. De sexe. Tous ces arômes l’agressaient, s’agitaient dans sa tête jusqu’à ce qu’il en ait mal au crâne et qu’il ait l’estomac complètement retourné. Il détestait cet endroit. Il l’avait toujours détesté. Il le détesterait toujours. Pourtant, il était revenu. Mais cette fois, il ne pourchassait pas un criminel, c'était lui qui était pourchassé. Cette fois, il était là pour une femme. Une princesse. Une putain de sorcière si puissante que toute la planète la craignait, elle et sa famille. C’était la seule vie qu’il avait juré de protéger. Et il avait échoué. Cet échec l’avait hanté, l’avait amené ici pour sauver une jeune femme que le monde croyait déjà morte.

Le long couloir sombre l’entourait, un cocon de mort. Les lumières s’allumaient et s’éteignaient comme un ivrogne se réveillant brutalement, puis dérivant dans le sommeil pour se réveiller à nouveau quelques instants plus tard, encore et encore.

Une porte rouge semblait lui faire signe et le défier, comme pour tester sa loyauté et le serment qu’il avait prêté. La femme derrière cette porte lui avait barré la route aujourd’hui, l’empêchant de sauver sa jeune protégée. Il ne pouvait pas permettre à Kamara de se mettre de nouveau sur son chemin. Cependant, après une vie entière dans ces milieux, il savait qu’il ne pouvait pas non plus l’abandonner à son sort, même si ses actions lui avaient semblé stupides. Vêtu de noir de la tête aux pieds, Tobiath, sentinelle de la couronne Z-4, se déplaçait comme un spectre dans la station Tantra-9. Toutes les grilles de détection et les mesures de sécurité associaient la technologie traditionnelle à la magie. Les systèmes de défense lisaient les fluctuations d’énergie magique de tous les êtres vivants, détectaient la présence de cette marque de pouvoir. Quand il marchait, personne ne le voyait. Quand il surveillait, personne ne remarquait sa présence. Il infiltrait des réseaux d’espionnage, exécutait des criminels, recherchait la vérité... et personne ne se souvenait de son visage. Ici, il était moins qu’un insecte, moins qu’un fantôme. Un immune.

Espion et assassin pour son gouvernement, il était immunisé contre la magie. Par conséquent, il se déplaçait, séjournait et repartait là où il le souhaitait, passant inaperçu.

Oublié.

Assez. Se parler à lui-même était une habitude qu’il avait prise il y avait bien longtemps. Il n’avait personne d’autre. On l’avait laissé sur les marches de la salle des Jugements quand il était bébé, abandonné et craint par ses parents à cause de son don, ou son manque de don. Il n’y avait pas eu d’autre option pour lui en dehors des sentinelles de la Couronne. L’unité d’élite accueillait à bras ouverts les personnes comme lui, des âmes rares nées sans nom. Ou sans magie.

À présent, ceux sans nom le pourchassaient pour un meurtre qu’il n’avait pas commis. Cela n’avait pas d’importance ; aucun d’entre eux n’avait jamais pu l’attraper.

Grâce à ses bottes noires souples et son pas assuré, il glissa sur le sol froid jusqu’à sa porte. Kamara. La princesse ou la chieuse royale. Elle avait presque tout gâché pour lui aujourd’hui, en se révélant à l’ennemi dans ce masque 5-S ridicule. Maintenant, ils sauraient où la trouver. Maintenant, il devait la protéger et retarder sa mission.

Personne ne l’avait vu, rien ne l’avait trahi. Les moniteurs vidéo étaient restés inactifs, attendant une vague de magie qui les activerait. À bord, l’illusion s’enroulait autour de chacun, les gardant sous son emprise implacable. Sa force coulait autour de lui, à travers lui, et il savait ce que chaque sort ou masse d’énergie était censé faire. Il voyait les sorts comme des ombres sur les murs, des ombres transparentes de la réalité qui coulaient à travers lui, l’embrassaient comme des ailes de papillon, le taquinaient avec leur contact persistant avant de l’abandonner à la vérité.

C’était la malédiction de l’immunité. La magie coulait à travers lui, se déplaçait à l’intérieur de son âme et ressortait pour rejoindre l’univers, le laissant tranquille. Privé de magie. La magie touchait tout, rendait tout plus beau, plus intense. Parfait et attrayant. Il avait été témoin de faits laids et oubliés. Il sentait le métal froid, au lieu des tapis fantaisie illusoires sous ses pieds. L’odeur de renfermé de l’air lui emplissait les narines malgré les sorts de rafraîchissement. Il se dirigea directement vers la chambre de Kamara, ignorant les sorts de garde destinés à guider tous les autres vers de fausses pistes et vers des pièges magiques.

L’immunité signifiait qu’il marchait dans un monde d’ombres et de rêves que personne d’autre ne voyait, et encore plus troublant, que tout le monde croyait être réel.

La magie. Ce mot à lui seul lui retournait les tripes et lui faisait serrer les dents. Il était si facile de la contourner. D’éviter ou de manipuler ceux qui dépendaient de son pouvoir. La magie créait une réalité dans laquelle il ne pouvait pas vivre, un lieu où toute sa société résidait, un lieu qu’ils utilisaient, qu’ils aimaient et un lieu à l’intérieur duquel ils complotaient. Lui, il était une aberration. Un monstre. Quelqu’un à qui ils ne pouvaient pas cacher leur vraie nature. Détesté et craint par tous ceux qui le connaissaient, il ne pouvait pas regretter la liberté que lui donnait l’immunité pour exister dans un monde différent. Mais il pouvait regretter son manque d’une vie dite normale, et il ressentait toujours la douleur qui l’avait presque paralysé quand il était petit, une douleur si profondément enfouie qu’il avait commencé à penser qu’il ne pouvait rien ressentir d’autre.

Lorsqu’il s’était réveillé un matin et qu’il était pourchassé, il avait subitement ressenti à nouveau. La magie l’avait trahi, encore une fois. Et il ne pouvait pas se battre, ne pouvait pas vaincre, ne pouvait pas inverser le sort du sorcier pour prouver son innocence. Mais il pouvait trouver le responsable et le faire payer.

L’illusion et la sorcellerie étaient les deux béquilles avec lesquelles vivait son peuple. Elles les rendaient trop sûrs d’eux. Faibles.

Vulnérables. Il ouvrit la porte de la chambre de l’Impératrice aux Esclaves et se glissa à l’intérieur de la pièce sombre sans être détecté.