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Hana est la deuxième fille de la Maison des Lunes, sœur de la Reine, et érudite reconnue d’Anthéa. Tout ce qu’elle croit savoir sur son peuple et sur elle-même n’est que mensonges.
Kiel Lonriev, Prince de Mélos, est parti en mission de sauvetage. Capturé par les puissants anciens anthéaniens, il sait que la mort est un sort préférable aux tortures qui l’attendent.
Elle est la seule à pouvoir le sauver. Il est le seul à pouvoir lui dire la vérité. Leur union interdite va radicalement changer l’avenir de leur planète.
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Veröffentlichungsjahr: 2018
À propos du Le Destin des Rebelles
Chapitre Un
Chapitre Deux
Chapitre Trois
Chapitre Quatre
Chapitre Cinq
Chapitre Six
Chapitre Sept
(Tome 1 des Guerres de l’ozera)
Hana est la deuxième fille de la Maison des Lunes, sœur de la Reine, et érudite reconnue d’Anthéa. Tout ce qu’elle croit savoir sur son peuple et sur elle-même n’est que mensonges.
Kiel Lonriev, Prince de Mélos, est parti en mission de sauvetage. Capturé par les puissants anciens anthéaniens, il sait que la mort est un sort préférable aux tortures qui l’attendent.
Elle est la seule à pouvoir le sauver. Il est le seul à pouvoir lui dire la vérité. Leur union interdite va radicalement changer l’avenir de leur planète.
Le Destin des Rebelles © 2018 par Michele Callahan
Tous droits réservés
Couverture réalisée par Melody Simmons de eBookindiecovers
Ce livre est un travail de fiction. Toute similarité avec des individus ou des endroits réels est fortuite. Ce livre ne doit pas être reproduit, copié, utilisé en intégralité ou en partie, ou distribué par quelque moyen qui soit sans l’accord écrit de l’auteure. Merci.
Les chaînes résonnèrent contre le mur quand Kiel Lonriev tira et lutta contre les menottes épaisses qui entouraient ses poignets. Le métal lui coupa la peau et ses efforts lui valurent de sentir du sang couler le long de ses paumes. Il pria pour que le métal d’un froid surnaturel ne soit pas rempli de nano tech anthéanienne. Les dieux seuls savaient ce qu’il devrait endurer si les armes microscopiques que ces femmes semblaient adorer entraient dans son corps. L’injection d’ozera dans ses veines le torturait déjà assez.
Espérant que la drogue se soit éliminée de son système, il se mit à chercher sa magie, ouvrant en grand ses portes pour que l’esprit de son monde natal l’emplisse de pouvoir et trouva… du vide. La drogue que ses ravisseuses lui avaient injectée avait pour but de le laisser sans rien, sans pouvoir, sans force et sans volonté de leur résister.
Ils avaient sévèrement sous-estimé leurs ennemies. Ces femmes étaient des Guerrières anthéaniennes de la Lune. D’après leurs armes et leurs longs habits fluides, il avait compris qu’il avait été capturé et amené à la Maison de Justice. Mais aucune loi ne pourrait le sauver. Les cinq Maisons des Continents Anthéaniens étaient en guerre avec son peuple depuis bien avant sa naissance et le seraient certainement encore bien après sa mort. Les deux camps torturaient en tuaient de manière habituelle les marchemondes assez malchanceux pour se faire attraper. Non pas qu’il ne comprenait pas le raisonnement des anthéaniennes. Leur société s’était formée sur un soulèvement d’esclaves. Les ancêtres anthéaniens s’étaient rebellés contre le Roi Tiberius de Mélos, son ancêtre. Ils l’avaient tué et avaient pris la fuite vers un nouveau continent. Là, ils avaient créé leur propre gouvernement et leur propre société formidable. De chaque côté de la planète, personne n’avait oublié ni pardonné les évènements passés au camp adverse.
Tout ceci s’était passé sept cent trente-deux ans plus tôt. Avec leur développement technologique, leurs armées avancées, et le pouvoir que chacun exerçait sur leur quadrant d’espace, on aurait pu penser qu’ils auraient pu laisser le passé là où il était. Malheureusement, ce n’était pas le cas.
Il avait été stupide de penser pouvoir passer outre leur technologie et trouver des indices sur sa sœur ou sur la personne qui l’avait enlevée. Il espérait que son demi-frère, Padraïc, avait plus de chance que lui sur la station spatiale. À moins d’un miracle, ses chances de survie à la Maison de Justice étaient infimes. Si elles découvraient sa véritable identité, ces guerrières le tortureraient pour lui soutirer des informations avant de demander une rançon à son père, ou alors l’exécuteraient sur le champ. Quand l’exécution est la meilleure des options, c’est que la situation est vraiment désespérée.
Il entendit des tambours résonner au loin et sentit le doux parfum d’herbes qu’on brûle et d’huiles aromatisées. Dans la pièce où il se trouvait, trois autres hommes marchaient de long en large, sans entraves, et murmuraient l’air agité. Il s’agissait des reproducteurs pour les activités du jour. Tous affichaient un air de besoin extrême qui se lisait dans la tension de leurs traits, les coulées de sueur le long de leurs dos et, surtout, dans leurs pénis gorgés de sang tendus entre leurs jambes. Les pauvres bougres étaient tellement mûrs qu’ils en étaient presque violets. Ces hommes n’avaient aucun désir de se faire libérer. Non, ils suppliaient de pouvoir servir ces femmes et leurs sombres objectifs. Ils les suppliaient de pouvoir s’accoupler à elles. L’injection d’ozera avait été donnée à tous les hommes, mais les « invités » anthéaniens n’étaient pas enchaînés. Au contraire, ils se portaient volontaires pour cet échange formidable. Ils allaient échanger leur semence contre la technologie de ces femmes.
Il voulait inculquer un peu de bon sens à ces abrutis. C’étaient tous des spécimens masculins remarquables. Les anthéaniennes n’accepteraient pas moins pour leurs programmes de reproduction. Les hommes étaient larges d’épaules, forts et avaient des puits profonds de magie chatoyante sous la surface de leur esprit conscient, enfermée par les doses constantes d’ozera données par les femmes. Sans magie, pas de pouvoir, pas de révolte, pas de liberté. Les femmes qui avaient échappé à la cruauté de leur ancêtre, il y a si longtemps, avaient recréé une société d’oppression et de contrôle qui était au moins aussi mauvaise que celle contre laquelle elles s’étaient rebellées. Les esclaves étaient devenues le monstre-même auquel elles avaient voulu échapper.
Rien au monde ne pourrait lui donner envie de toucher une seule femme anthéanienne. C’était un ramassis de femelles vicieuses et sans cœur. Il n’allait pas enfanter un fils, condamné à une vie d’esclave, ou une fille qui serait enlevée par une de leurs cinq cruelles maisons. Une fois de plus, il rendit grâce au coup du sort qui avait permis à ses instincts de base de résister à la dose d’ozera qu’on lui avait injectée. Maintenant, s’il pouvait réussir à retrouver sa magie…
Cette pensée déchaîna un tourbillon de rage flamboyant dans ses veines et il tira de toutes ses forces sur ses chaînes. Rien. Il s’adossa contre la pierre lisse et reposa la peau nue de son dos contre le froid mordant du mur.
Il devait y avoir un moyen de s’en sortir. Aussitôt que cette drogue serait dissipée, il partirait d’ici. Et si l’ozera ne se dissipait pas, que sa magie ne lui revenait pas à temps ? Et bien, il mourrait et la planète serait de nouveau plongée dans une guerre ouverte. Le roi vengerait la mort de ses enfants. Perdre un fils était suffisant, mais perdre en plus sa petite sœur Kamara, à cause d’un bâtard esclavagiste lié au Conseil des Sages Anthéaniennes ? Aux yeux de son père, les anthéaniennes seraient entièrement responsables de l’enlèvement d’une princesse royale. La guerre ferait rage et son père tuerait des millions de personnes. C’était un salaud assoiffé de sang de toute manière, qui n’attendait qu’un bon prétexte pour attaquer Anthéa et en voler les technologies.
Ces vingt dernières années, lui, son frère Padraïc et Kamara avaient réussi à garder le contrôle sur les belligérants présents au conseil de leur père, la plupart d’entre eux étant des demi-frères plus âgés. Les trois enfants les plus jeunes du roi formaient une solide union de pouvoir politique, de puissante magie et d’une attitude sans merci qui avait raffermi la prise de leur père sur le trône et empêché plusieurs conflits dans les systèmes solaires voisins.
Tout ceci, avant que leur cher cousin Jariza ne soit tué, et que Kamara ne disparaisse. Mélos s’était fracturée avec la disparition de leur union à trois. S’il mourait dans cet endroit atroce, à côté de ces tarés délirants qui suppliaient de pouvoir donner leur semence comme des chiens reproducteurs devant un os, son père lâcherait les hordes. Oui, son peuple avait la magie, mais la technologie et les avancées médicales des Guerrières de la Lune entravaient le pouvoir de son peuple. Bien que cette pensée lui torde les boyaux, si une guerre éclatait, les mélosiens risqueraient de perdre la planète au profit de leurs anciennes esclaves.
