Marquée à Minuit - Claire Conrad - E-Book

Marquée à Minuit E-Book

Claire Conrad

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Beschreibung

Une nuit ordinaire.
Un bar ordinaire.
Deux hommes extraordinaires.

Quand deux copies presque identiques de la perfection masculine entrent dans le restaurant où travaille Brittany, elle est absolument sûre que ces hommes ne lui accorderont pas un regard.

Ils ne font pas que ça, ils ne la quittent plus des yeux.

Elle ne s’attend pas à leur proposition, tellement sexy qu’elle a dû mal à y croire. Cependant, elle accepte. Avec impatience.

Et une nuit de passion la ruine pour tous les autres hommes de la planète.
Elle ne peut pas s’empêcher de penser à eux.
Elle les veut.
Elle a besoin d’eux.

Mais ils ne sont pas ceux qu’elle pense.
Ils ne sont pas humains, mais Dragon et Chevaucheur.

Une Bête et un Né de Dragon.

Ils vivent pour protéger l’humanité. Pour protéger la vie.
Mais la guerre se prépare…
Dragon contre dragon,
Frère contre frère,
Glace contre feu.

Brittany se retrouve non seulement à donner son cœur,
mais aussi au milieu d’une guerre qu’elle ne peut pas comprendre.
Et son amour est la clef de sa propre survie et des leurs.
De la survie du monde entier.

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Veröffentlichungsjahr: 2018

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Marquée à Minuit

Claire Conrad

Table des matières

À propos de Marquée à Minuit

Chapitre Un

Chapitre Deux

Chapitre Trois

Chapitre Quatre

Chapitre Cinq

Chapitre Sept

Chapitre Huit

Chapitre Neuf

Chapitre Neuf

Chapitre Dix

Chapitre Onze

Chapitre Douze

Chapitre Treize

Épilogue

Découvrez la suite de l’histoire

Livres d’Claire Conrad

Plus à propos de Claire Conrad

Books by Claire Conrad (English)

Copyright 2018 Tydbyts Media

Marquée à Minuit:

La Marque du Dragon, Tome 1

de Claire Conrad

Design de la couverture Copyright 2017 ebookindiecovers

Tous droits réservés.

Ce livre est une œuvre de fiction. Les noms, les personnes, les endroits et les évènements qui s’y trouvent sont des produits de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec des personnes, vivantes ou mortes, est fortuite.

Réalisé avec Vellum

À propos de Marquée à Minuit

Quand vous entendez le tonnerre dans le noir,

Regardez-vous vers les cieux ?

La plupart des humains ne le font pas.

Je ne suis pas humain.

Je suis dragon.

Iavo, le Protecteur, Premier de mon Nom.

Et je suis en train de devenir ce que je chasse.

Un Scindé.

Un dragon sans partenaire pour le sauver,

Pour le compléter.

Mon chevaucheur humain pense que nous pouvons survivre sans elle

Pendant des années, s’il le faut.

Il a tort.

Déjà, les ténèbres me dévorent.

La reine des dragons nous a envoyés dans cette ville pour chasser

Pour détruire le Scindé maléfique qui pourchasse les humains par plaisir.

Non pas pour tomber amoureux.

Non pas pour trouver une partenaire.

Non pas pour la séduire.

La conquérir,

La faire nôtre à jamais.

Mais au moment où je l’ai vue,

J’ai tout de suite su

Qu’elle était mienne.

Elle ne le sait pas encore, c’est tout.

Humaine, es-tu prête à te laisser séduire par un dragon et son chevaucheur ?

Es-tu prête à t’embraser ?

Ce n’est qu’à un clic !

Chapitre Un

Brittany Anderson, Chicago, État d’Illinois, USA

Je me garai sur le parking de La Taverne de Dave avec un soupir de soulagement. Le signe en néon commençait à avoir du mal et semblait sur le point de s’éteindre. Le T et le D avaient déjà abandonné. De loin, on pouvait lire La averne de ave.

Le bar et le restaurant se trouvaient dans un vieux hangar portuaire avec l’aspect rustique auquel on pouvait s’attendre. Dave avait souhaité que ça soit naturel, confortable, et familier. Des tables de pique-nique en bois garnissaient les différents box et des fers à cheval décoraient les murs. Si je n’avais pas travaillé pour ce restaurant, ça n’aurait pas été mon premier choix pour diner, mais je m’y sentais plus à la maison que dans mon appartement merdique et je n’avais rien mangé ce midi. Ni ce matin d’ailleurs. Et Dave me laissait presque toujours manger à l’œil.

Je garai ma voiture, entourée de plusieurs autres véhicules, et me sentis me détendre un peu. C’était un soulagement d’être au milieu d’autres personnes et c’était probablement la première fois que j’étais excitée de voir un couple fumer une cigarette dehors. Tout avait l’air normal, calme – sans danger. J’avais besoin de la sécurité d’autres personnes après mon excursion étrange au parc.

J’entrai dans le restaurant et me faufilai entre les clients avant de me laisser tomber sur un tabouret du bar. Je souris au barman, un bon ami et un ex-boss, tandis qu’il s’approchait de moi.

« - Salut, Dave.

- Voilà ma petite fille. T’as faim ? » Dave était assez vieux pour être mon père et il agissait comme tel, surveillant tout ce qu’il se passait dans le bar chaque soir et s’assurant que les pires des enfoirés trouvent la porte de sortie.

« Je suis affamée. Je peux te prendre un burger, des frites, une bière et un shot de Tequila ? »

Il haussa les sourcils, mais posa un shot sur le bois du bar et le remplit avec la meilleure Tequila du bar avant d’attraper une tranche de citron et de la poser sur une serviette propre. « C’est à ce point, hein ? »

J’attrapai le sel et laissai l’alcool brûler en moi les frissons résiduels du parking. « C’est pas terrible, non. » J’avais le citron en bouche quand l’autre barman, Pete, s’approcha pour nous écouter.

Pete avait laissé tomber l’université un an plus tôt et essayait de faire carrière dans la musique. Même si peu de gens approuvait ce choix, je le comprenais. Il avait du talent, et le physique qui allait avec. Il avait des tatouages sur chaque centimètre de la peau visible de ses bras et une carrure haute et mince. Il n’avait aucun problème pour attirer les femmes. Il avait probablement couché avec toutes celles qui avaient travaillé ici, à part moi.

« Quand est-ce que tu reviens bosser, Brittany ? Les nouvelles filles sont maladroites, elles me compliquent beaucoup la tâche. » Il s’appuya sur le bar et me sourit.

Je haussai les épaules et continuai à sourire. « Hé, j’ai bien mérité mes vacances. » J’avais suffisamment d’argent de côté pour au moins un mois. Je voulais avoir une chance de connaître mon frère. Peut-être faire un ou deux voyages. Penser à ce que je voulais faire avec le reste de ma vie.

« - Ah oui ? Si tu t’ennuies, dis-le à Dave. On a besoin de bras supplémentaires cette semaine.

- J’ai compris. » Je les aiderai. Je le faisais toujours. Mais je n’avais aucune intention d’être serveuse toute ma vie. L’argent était souvent au rendez-vous, mais le travail était éreintant. C’était aussi pénible de faire son max pour une grande tablée sans que personne ne vous remarque en retour, ou de se retrouver avec un pourboire de deux dollars alors que l’addition était bien au-dessus des cent dollars, avec des douzaines de boissons et des tonnes de « Hé, ma belle. Tu m’apportes du ketchup ? », pour ramener la bouteille, et que quelqu’un d’autre de la table m’envoie chercher autre chose – rincer, et répéter deux ou trois heures d’affilée.

Mais c’était ça, le boulot. Parfois, les clients étaient vraiment cools et laissaient de bons pourboires et d’autres fois ils n’étaient sympas que pour avoir un bon service et ne laissaient rien – ou alors, c’était de vrais salauds et ils ne laissaient rien de toute façon. Je n’avais pas envie d’y retourner pour le moment et j’étais concentrée sur autre chose de toute façon. Une fois que j’aurais trouvé mon frère, mon plan était de trouver un boulot dans un bureau, quelque part. Je pouvais répondre au téléphone et taper sur un ordinateur à une vitesse décente. Je savais me servir d’un ordinateur. Ce n’était pas le meilleur plan de ma vie, mais j’espérais qu’il y aurait moins d’idiots imbibés pour m’attraper le cul sans y être invités.

Dave déposa une chope de ma bière favorite devant moi et fronça les sourcils.

« - Tu as combien de côté, Brittany ?

- Suffisamment, Dave, fais-moi confiance. » Je pris une longue gorgée de la chope, commençant enfin à me libérer du malaise que j’avais ressenti plus tôt.

Nous parlâmes tous ensemble, entre leurs clients, tandis que je dévorais la nourriture fantastique et buvais la bière, relativement bonne. Il y avait un match de hockey sur une chaîne et un de basket sur l’autre. De temps à autre, quelqu’un dans le bar criait de joie quand son équipe réussissait une action. Dehors, des familles et des hommes d’affaires étaient assis à des tables au bord de l’eau et mangeaient des steaks épais et des homards recouverts de beurre. Le signe en néon de Dave était peut-être en rade, mais les affaires marchaient. Elles avaient toujours marché. C’était un restaurant local et tout le monde savait qu’on y trouvait les meilleurs steaks et fruits de mer de la ville. Mais ici, au bar, j’étais plus que satisfaite avec mon burger et ma bière. On pouvait obliger une fille à quitter son pays, mais on ne pouvait pas l’empêcher de le garder en elle. Je laissai les sons mondains m’entourer. Plus je restais dans cet environnement familier, mieux je me sentais. Arrivée à la moitié de mon burger, la porte d’entrée s’ouvrit et je vis deux hommes entrer du coin de l’œil. Je sentis un changement dans l’atmosphère et toutes les autres femmes du bar – qu’elles soient assises seules ou qu’elles parlent à quelqu’un d’autre – se tournèrent pour les regarder entrer.

J’avais entendu la porte, mais je ne m’étais pas donnée la peine de me retourner. Mais enfin, s’ils étaient assez intéressants pour attirer l’attention de toutes les femmes de la pièce, je voulais voir à quoi ils ressemblaient.

J’essayai de les regarder de sorte qu’ils ne me remarquent pas, mais c’était compliqué. Cependant, j’étais assez sûre que je ne me ferais pas davantage remarquer que les autres femmes du restaurant.

Quand je leur jetai un long regard, je compris ce qu’elles avaient vu. Ils avaient une présence magnétique. Je sentis mes parties féminines se contracter en regardant dans les yeux du premier. Verts. Intenses. Concentrés.

Désir. Sexe. Envie. Tout cela se lisait dans ses yeux… et il me regardait.

Quand la pièce commença à tourner autour de moi, je compris que j’avais arrêté de respirer.

Je pensais que ce genre de réactions était un mythe, quelque chose qui n’arrivait que dans les romans à l’eau de rose, mais je ne pouvais littéralement pas détourner les yeux. Il soutint mon regard pendant une minute puis commença à regarder à travers le bar, comme s’il cherchait quelqu’un. C’est à ce moment que je remarquai que le deuxième homme me fixait également du regard. Mes tétons étaient déjà durs, mais ma chatte se resserra et tout me sembla lourd, comme si j’étais censée me transformer en flaque ici et maintenant et les laisser faire ce qu’ils voulaient de moi.

Je tendis le bras pour attraper ma bière. Ma main tremblait tellement que j’en aurais renversé si la chope fraîche avait été pleine.

Oh mon Dieu, des jumeaux.

Assise sur mon tabouret, prise dans leur toile, mon cerveau avait du mal à se faire au fait qu’il n’y avait pas une, mais bien deux créatures magnifiques. La seule différence que je perçus durant ma brève inspection des deux fut que celui qui me regardait pour le moment était un peu plus grand de quelques centimètres. Et leurs yeux. Les yeux du premier étaient verts, comme de l’herbe dans des pâturages d’été. Les yeux de son frère étaient d’un ambré étrangement hypnotique et son regard me donna l’impression d’observer mon âme.

Pures débilités romantiques sans aucun sens. J’avais dû être plus secouée que ce que je pensais par l’épisode flippant du parc.

Jusque-là, j’avais savouré mon shot de tequila du bout des lèvres, le laissant me brûler la langue entres les bouchées de hamburger. Mais quand j’arrachai mon regard du dieu du sexe aux yeux d’ambre et de son compagnon tout aussi magnifique, je bus le reste cul-sec et fermai les yeux en espérant que la brûlure distrairait ma libido des idées très dangereuses qu’elle m’envoyait. Par exemple moi, comme garniture mouillée et crémeuse dans un sandwich de dieux du sexe.

Quand je rouvris les yeux, j’étais paralysée. Il se tenait directement devant moi. Son odeur me passa dessus comme une drogue et me fit penser à un vent sauvage, aux feux de camps et à un homme. Je n’avais jamais rien senti de pareil et je me demandai si c’était une eau de Cologne extrêmement chère – ou simplement lui.

Ma chatte repoussa mes pensées de ma tête, revenant en tête des priorités pour me crier, me hurler de le ramener chez moi et de le faire mien. De le prendre profondément. Abandonne-toi.

C’était quoi, mon problème ? Je n’avais pas le temps pour ce genre de conneries. Je n’étais pas vraiment le genre à avoir des rendez-vous galants et j’étais encore moins le genre à trouver des étrangers dans les bars et…

Il sourit et tout mon corps s’enflamma. Je me décalai sur le tabouret, oubliant mon dîner instantanément tandis que je me consumais de désir pour l’homme en face de moi. C’était une réaction étrange.

Ils étaient sexy, mais ma réaction devant lui ne me ressemblait pas. Peut-être que ça faisait une trop longue période sans sexe, après tout. Sur le moment, j’eus l’impression que ça faisait une éternité. Je dus lutter de toutes mes forces pour ne rien dire de stupide, ou pire, pour ne rien faire de stupide. Comme me lécher les lèvres.

Soudainement, elles me parurent tellement sèches que je ne pus m’en empêcher. Son regard suivit le mouvement avec un niveau d’attention que je n’avais jamais vu chez un homme. Je voulais qu’il m’embrasse. Ici. Devant tout le putain de bar. Mais il ne bougea pas. Il se contenta de me regarder. De me faire fondre. Et de me faire me tortiller. Et désirer.

Finalement, après quelques instants, je retrouvai ma voix. « Salut, » croassai-je. Bien sûr, un homme sexy m’approchait et j’invoquai ma grenouille intérieure.

Il ne répondit pas, continua de me regarder et pencha sa tête sur le côté pour mieux me voir. Je me sentis instantanément en fusion, mon corps se réchauffant suffisamment pour que j’ai envie de m’éventer comme un chien rendu fou de chaleur en plein été.

Sous son regard, la chaleur entre mes jambes se transforma en un véritable besoin vibrant. Je me demandai si mon visage était rouge, parce que je sentais que la chaleur commençait à me monter aux joues. Une fine pellicule de sueur recouvrait mon corps. Il ne parlait toujours pas, sûrement parce qu’il savait ce qu’il était. Cet homme savait pertinemment qu’il était magnifique et l’état dans lequel il mettait les femmes à proximité immédiate.

J’étais une femme pragmatique et n’avais jamais cru aux histoires de vampires ou de loups-garous ou ce genre de conneries mystiques. Mais, même si la partie logique de mon cerveau me criait que ce n’était pas normal, mon corps était plus fort et ordonnait à ma tête de la fermer et de me le laisser avoir ce que je voulais. Lui. Non, eux. Les deux. Je voulais avoir les deux.

L’autre jumeau marchait toujours autour du bar. Je ne parvins pas à comprendre s’il cherchait quelqu’un ou quelque chose. Il passait partout et regardait les gens assis malgré les regards étranges que cela lui rapportait.

Le sourire de Yeux d’Ambre se transforma en un sourire plus grand encore, dévoilant des dents parfaites. J’eus soudain l’envie urgente de m’appuyer contre lui. C’était un désir fort, un besoin physique et j’agrippai le haut du bar de mes mains pour m’assurer que je n’irais nulle part.

Qu’est-ce qu’il m’arrivait ? C’était de la folie.

Le plus petit des deux jumeaux revint enfin à côté de son frère et me regarda avec curiosité. Je ressentais encore du désir, mais il s’était atténué avec l’addition d’une nouvelle personne.

« Je suis Zach et voici mon frère Iavo. Il est muet. » Yeux verts avait dit ça d’un air très détaché, comme s’il avait dit que son frère était architecte. J’étais soulagée de savoir qu’il y avait une raison au fait que Iavo ne m’ait pas parlé. « Il veut coucher avec toi. Il veut que tu couches avec nous. »

Zach s’approcha de moi et m’effleura la joue de sa main quand il écarta mes cheveux de mon oreille. Le contact de sa peau contre la mienne me brûla quasiment. C’était incroyable.

Mes yeux étaient grands ouverts, possiblement sur le point de tomber de leurs orbites. « Pardon ? » fut la seule chose que je parvins à dire tandis que sa proximité, la chaleur qui irradiait de sa peau, me faisait trembler. L’odeur de sa peau. C’était divin. Davantage homme, moins sauvage. Le pin et la chaleur et le sexe.

J’allais m’évanouir si je ne me remettais pas à respirer.

Les lèvres de Zach effleurèrent mon oreille quand il murmura d’une voix chaude, « Viens dans notre chalet. Viens jouer. Je te promets que tu ne seras pas déçue. »

La chaleur traversa de nouveau mon corps, déclenchant des frissons au passage. Je réalisai que Iavo s’était avancé et qu’il avait posé une main sur ma cuisse. La source de toute chaleur dans mon corps provenait de ses doigts. Il y avait entre nous une attraction indéniable et même si j’avais voulu me faire désirer, je ne suis pas sûre que j’y serais arrivée.

« Besoin d’aide, Brittany ? » La voix de Pete interrompit mon départ momentané de la réalité et je secouai la tête énergiquement. Trop énergiquement. Plutôt comme un gamin devant un grand méchant adulte qui menacerait de lui enlever sa glace.

Je déglutis péniblement, en sachant que si j’essayais de parler avant, je ne ferais qu’émettre un autre croassement embarrassant. « Merci Pete, ça ira. » Je voulais garder ce bonbon rien que pour moi.

Celui qui était silencieux se tourna pour regarder le barman et quelque chose de presque effrayant passa dans ses yeux couleur ambre.

Sans hésiter, Zach posa une main sur l’épaule de son frère. « Iavo, va t’asseoir là-bas, pendant que je parle à la demoiselle. » Iavo reporta ses yeux furieux vers son frère, mais alla s’asseoir à une table dans un coin. Je vis une des femmes qui nous regardaient de l’autre côté du bar s’avancer vers lui.

Retournant son attention sur moi, Zach me dit doucement, « Si tu ne peux pas gérer deux hommes à la fois, tu dois me le dire maintenant. » Il repoussa délicatement une boucle de mes cheveux et la passa derrière mon oreille. « Une fois qu’on sera à notre chalet, pas de retour en arrière possible. »

J’aurais dû avoir peur, me sentir menacée peut-être, mais l’excitation pulsait à travers mes veines. Ce que je ressentais en moi était trop important pour y résister. Je voulais les deux, même si je n’avais jamais été avec deux hommes à la fois. Ça serait quelque chose de différent pour moi. Ca faisait tellement longtemps que je n’avais pas couché avec quelqu’un que mon corps palpitait d’énergie refoulée rien qu’à les regarder tous les deux.

Mes yeux passèrent à travers la pièce et je vis la femme confiante qui essayait de parler à Iavo. Elle se tenait à côté de sa table et jouait avec ses cheveux. Elle avait une poitrine opulente, des cheveux noirs qui lui arrivaient à la taille et des courbes à tomber, mais les yeux de Iavo ne m’avaient pas quittée. Il me regardait avec une intensité presque palpable. La tension était à couper au couteau.

Est-ce que c’était ces deux-là qui m’avaient observée dans le parc ?

Non. Impossible. Ça avait été terrifiant. Flippant. Là, ce n’était que chaleur et désir avec de l’excitation en prime. Je ne contrôlais plus mes actions. J’étais contrôlée par le désir qui emplissait mon abdomen et mon cœur battait furieusement dans ma poitrine.

Iavo continuait à me regarder et la femme soupira avant de repartir, visiblement énervée par son manque de succès.

« Je peux le faire, » affirmai-je avec plus de confiance que je n’en ressentais. Je vis Iavo se tendre à mes mots, comme s’il pouvait m’entendre de l’autre côté de la pièce. Mon estomac se retourna de nouveau, mais plus par anticipation que par peur.

Zach n’ajouta rien de plus. Il regarda Iavo, qui se leva et s’approcha de nous. Je me demandais quelle connexion mentale ils avaient, en tant que jumeaux. Surtout avec Iavo qui ne pouvait communiquer en parlant. Il était également évident qu’il n’utilisait pas le langage des signes. Alors, comment faisaient-ils pour communiquer ?

Est-ce que ça m’intéressait ?

Non. Pas pour le moment.

Iavo me prit la main et entrecroisa nos doigts avant de me tirer vers la sortie du bar. Je glissai de mon tabouret et suivis le mouvement sans y penser à deux fois. Zach nous emboîta le pas et ça me parut surréaliste de suivre deux hommes à leur chalet pour me donner à eux de mon plein gré. Les femmes dans le bar nous fixaient toutes du regard. Certaines d’un air méchant, quand je passai devant elles. Je ressentis un besoin de lancer ma tête en arrière et de leur rire au nez, de onduler mes hanches et de leur faire des doigts d’honneur en partant, mais je me retins. Ils n’étaient pas à moi. Ils n’étaient à moi que pour ce soir.

Ces deux hommes étaient magnifiques de toutes les manières possibles et ils voulaient être avec moi. Clairement, ils auraient pu choisir n’importe qui dans le bar et ils m’avaient choisie moi. C’était excitant, surtout quand je vis toutes les autres femmes de la pièce vertes de jalousie.

Mon frère sera toujours à l’université demain matin, me rassurai-je. Je passai ma main dans ma poche pour y sentir le petit bout de papier. Je connaissais l’adresse par cœur tellement je l’avais regardée, mais je gardai ce morceau de papier comme une sécurité. L’espoir que je mettais dans ce petit bout de papier était souvent mon seul ami, la seule constante de ma vie et la clef pour réussir à trouver mon frère. Ça m’avait pris des années de recherches et un coup de bol pour le retrouver. Et, tout ce temps, il avait été dans la même ville, à quelques kilomètres de moi.

Iavo me mena hors du bar en me tenant par la main et m’accompagna jusqu’à une belle camionnette noire. Il ouvrit la porte côté passager pour moi et je m’asseyais à la place centrale avant de boucler ma ceinture. Zach s’installa derrière le volant et Iavo prit la place passager à côté de moi. Ils ne parlèrent pas en attachant leur ceinture et je commençai à m’inquiéter quant à ce dans quoi je m’étais embarquée.

La camionnette restait silencieuse, et seul le son du moteur vrombissant se faisait entendre. Ils ne mirent pas de musique, et aucun d’eux ne parla mais l’air était lourd. Leurs odeurs se combinaient dans la cabine et le bref répit que j’avais ressenti prit fin quand le désir me submergea de nouveau. Incapable de me retenir, je plaçai les paumes de mes mains sur leurs cuisses musclées.

Ils portaient tous les deux des tee-shirts serrés et des jeans et les muscles durs sous mes mains m’arrachèrent un gémissement. Ni l’un ni l’autre ne m’arrêta quand je commençai à les caresser et à passer mes mains sur leurs formes dures. Je détachai ma ceinture et tournai le dos au pare-brise pour toucher leurs torses, dont les muscles étaient tout aussi fermes. Sans m’en rendre compte, je passais une langue sur mes lèvres tandis que mes doigts les exploraient.

J’anticipai avec impatience d’arriver à leur chalet pour voir ce qu’il y avait sous ces vêtements. Quand mes mains s’aventurèrent plus bas, Zach attrapa mon poignet et sa voix était presque un grognement.

« Attends, tu dois être patiente, » dit-il.

Iavo lança un regard vers son frère, un sourcil relevé comme pour dire, « Parle pour toi. »

Je me rassis, embarrassée. Blessée. J’avais l’impression qu’il m’avait réprimandée, et je n’aimais pas ça. Cependant, plus j’étais assise ici, plus je me rendais compte que ma blessure provenait de ce que j’avais dû arrêter de les toucher, et non pas parce qu’il m’avait reprise.

Rien n’avait de sens. Dès que j’avais arrêté de les toucher, je m’étais sentie perdue, vide. Tout ce que je voulais, c’était une connexion. Leur peau. Je voulais les ressentir de tout mon corps.

Iavo avait dû ressentir mon besoin, parce qu’il me prit sur ses genoux, où je me lovai comme s’il venait de me sauver la vie. Le soulagement que je ressentis était presque affolant. La confiance. La volonté complète et totale de me laisser à ses soins.