Hôpital Hanté - Licora L - E-Book

Hôpital Hanté E-Book

Licora L.

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Beschreibung

Les lieux de soins sont des endroits où se mêlent la vie et la mort, les rires et les larmes, les joies et les peines. Soignants, patients et familles s’y retrouvent pour partager leurs angoisses et leurs espoirs. Mais quand le jour laisse place à la nuit et que la foule s’en va, on pense que le calme s’installe.

Et pourtant… Il suffit de tendre l’oreille pour s’apercevoir qu’un autre monde se cache dans l’obscurité. Les soignants de nuit deviennent les témoins de phénomènes étranges, de manifestations inexplicables qui défient la raison. Dans Hôpital Hanté, découvrez leurs récits effrayants, des témoignages troublants qui vous feront frissonner bien au-delà des couloirs de l’hôpital.


Un livre captivant qui explore les mystères du paranormal dans des lieux chargés d’émotions.


À PROPOS DE L'AUTEURE


Licora L est avant tout auteure de romance contemporaine adulte. Avec Hôpital Hanté, elle s’aventure dans un univers qui lui tient à cœur : le paranormal. À travers des récits authentiques, elle dévoile un monde mystérieux et inquiétant, où l’invisible devient tangible.

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Seitenzahl: 82

Veröffentlichungsjahr: 2022

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Paranormal

Illustration graphique : Graph’L

Images : Adobe Stock

Art en Mots éditions

Notes de l’auteur :

Les histoires qui vous sont présentées sont des témoignages recueillis directement auprès des personnels soignants (parfois des familles) les ayant vécus. On ne cherche pas ici à savoir si tout est réel, ou essayer de trouver une explication rationnelle. Il est important de garder à l’esprit que les ressentis sont propres à chacun. La peur, la frayeur, les croyances ou les différentes réactions appartiennent uniquement à celles et ceux qui ont été confrontés à ce qu’on appelle des «phénomènes paranormaux». Personne dans ce recueil ne se prétend médium, ou avoir de dons quelconques. Ce sont des êtres humains ayant vécu des situations qui les ont dépassés.

La plupart des anecdotes qui vont suivre se déroulent dans les hôpitaux, lieux directs de soins, mais trouverez également des évènements vécus dans des maisons de retraite ou autre lieu de vie.

Sonnette dans une chambre vide, télévision qui s’allume seule, bruit suspect… Soyez prêt à frissonner, tout comme ces soignants qui ont vécu ces phénomènes étranges.

Libre à vous de vous faire votre propre opinion, vos suppositions. Mais il demeure important de ne pas porter de jugement.

Et souvenez-vous d’une chose : ce qui est inexpliqué n’est pas forcément inexplicable.

Préface

Les hôpitaux sont des lieux où diverses émotions s’entremêlent. Les combats de la vie contre la mort entraînent un bouillon de sensations plus ou moins plaisantes. La joie d’une naissance ou d’une renaissance, d’une guérison, des rires font parfois résonner les murs. Tandis qu’à l’autre bout du couloir, dans le silence le plus profond, des larmes se versent. De tristesse, de peur, de deuil, elles sont souvent le témoin cruel d’une douleur trop forte, d’une perte injuste. Parce que la vie est ainsi faite, avec des hauts et des bas, des obstacles à franchir, des épreuves à passer.

Ce mélange de sentiments si puissants fait écho en chacun de nous. Ils nous animent, nous font vibrer au-delà de ce que l’on peut imaginer. Mais si toutes ces énergies semblent s’éteindre avec la vie quand vient le moment du recueillement, il arrive parfois qu’elles nous surprennent au moment où on s’y attend le moins. Tapies dans l’ombre, elles arrivent à capter notre attention pour nous faire réagir, de quelque manière que ce soit.

De jour, comme de nuit, les âmes en peine errent à travers les couloirs. Parfois pour simplement nous indiquer leur présence, d’autres pour faire passer un message. Elles se manifestent de différentes façons, pas toujours perceptibles si l’on n’y prête pas attention. C’est pourquoi, quand le soleil est parti éclairer l’autre moitié de notre planète, quand le silence se fait maître des lieux, quand le sommeil a gagné quelques chanceux, on entend.

On écoute.

On réagit.

Depuis toujours, le noir fait peur. Il rend propices les terreurs les plus folles, active les angoisses profondes, notamment celles de mort et de solitude. C’est le moment où le patient se retrouve face à lui-même, à toutes ses pensées, ses espoirs, ses déceptions. Quand l’agitation de la journée s’en va, lui, il est là. Il reste. Mais pas toujours aussi seul qu’il le pense.

Les soignants de nuit sont les accompagnants de cette phase parfois difficile à affronter. Si certaines personnes accueillent la quiétude nocturne avec soulagement pour se reposer de leurs maux, pour d’autres, en revanche, c’est un moment terrible que seule la chaleur humaine peut apaiser. Alors, ceux que l’on surnomme « les hiboux » (sur)veillent, consolent, rassurent les vivants autant qu’ils le peuvent. Sauf qu’il arrive fréquemment que ces anges de la nuit doivent affronter un autre type de «présence», celui auquel seules nos croyances nous préparent.

«Les murs ont des oreilles», dit-on. Mais pas que ! De la mémoire aussi. Souvenirs de ces vibrations agitatrices d’émotions, ils en auraient des choses à nous dire. Pourtant, il suffit simplement de s’ouvrir, de tendre l’oreille, et d’écouter ou d’observer ce qu’il se passe, pour se rendre compte que…

non, tout ne s’arrête pas à un battement de cœur.

Lexique

Le milieu médical est rempli d’un jargon pas toujours compréhensible pour les non-initiés et les abréviations utilisées sont multiples et variées. Voici donc un petit lexique qui vous aidera dans votre lecture :

AS : Aide-Soignante

ASH : Agent de Service Hospitalier

EHPAD : Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes

IDE : Infirmière Diplômée d’État

ESI : Étudiant en Soins Infirmiers

USLD : Unité de Soins Longue Durée

USIC : Unité de Soins Intensifs de Cardiologie

«Le paranormal est un terme utilisé pour qualifier un ensemble de phénomènes supposés qui ne sont ni observables ni explicables scientifiquement. Ces phénomènes paranormaux sont l’objet d’étude de la parapsychologie.»

Définition selon Wikipédia

Ça sonne…

Tous les soignants de nuits ont vécu au moins une de ces anecdotes, qui sont parmi les plus fréquentes. Si le rationnel prend d’abord le dessus en se disant que c’est probablement un problème électrique, on se rend vite compte qu’il y a quelque chose qui cloche, quelque chose de plus lourd.

Ces frissons dans le dos, pourquoi sont-ils présents si tout est normal ? Quand on y réfléchit, la sonnette qui ne cesse d’allumer le tableau d’appel est celle de la chambre où vient de se produire un décès. Pourquoi celle-là, et pas une autre ?

Ce téléphone qui se met à sonner à une heure tardive sans interlocuteur à l’autre bout, il est dans la chambre où vient de partir l’âme d’un patient.

La télévision qui s’allume seule et qui, parfois, change de chaîne sans télécommande, pourquoi est-elle dans une chambre à un lit, qui accueille la plupart du temps des personnes en fin de vie, ou grande souffrance ?

Oui, il peut y avoir des hasards. Oui, il y a peut-être des soucis électriques. Mais quand tout s’accumule et nous dépasse, il est peut-être temps d’envisager une autre explication, non ?

Après la relève, qui s’est terminée vers 22h, un signal sonore résonne dans le bureau infirmer, indiquant le besoin d’un patient. C’est la chambre 23. Je me rends immédiatement dans cette chambre pour m’enquérir de sa demande. En entrant, je me rappelle alors que la personne qui s’y trouve est dans le coma, il est donc impossible que ce soit elle qui ait activé la sonnette. En effet, le patient était toujours aréactif. Autre fait troublant : la sonnette n’était pas à sa portée, et personne d’autre n’était présent dans la chambre. Ni soignant ni famille. En sortant de la pièce, je me sens franchement mal à l’aise face à ce qui vient de se passer. J’en parle à ma collègue infirmière, qui reste aussi sceptique que moi. Peut-être un défaut électrique ?

Rien d’autre à signaler sur le reste de la nuit.

Le lendemain soir, toujours juste après la relève, une sonnette retentit dans la salle de soin. Chambre 23 ! Encore ! Ma collègue, qui n’était pas là la veille, s’y rend. En entrant, elle trouve le patient dans le même état qu’il était hier. Immobile, endormi. Impossible que ce soit lui qui ait sonné. Elle lui a parlé, en lui disant qu’on était là toute la nuit, sans avoir peur.

Ce même phénomène s’est produit plusieurs soirs de suite, toujours à la même heure, puis s’est arrêté subitement, sans explications.

Françoise J, AS, service de diabétologie

Lorsque je suis arrivée à 6h45, j’ai appris lors des transmissions qu’une patiente (chambre 3) est décédée dans notre service, 3h après le trépas de son mari (en soins palliatifs dans la même clinique). Personne n’avait prévenu cette dame du départ de son époux. De plus, son état était stable. Il n’y a pas eu d’infarctus ou quoi que ce soit… son cœur s’est simplement arrêté.

C’était une dame qui réclamait souvent notre présence pour discuter, car elle se sentait très seule et elle détestait avoir sa porte et sa fenêtre fermées. La famille est arrivée pour voir la défunte une dernière fois, puis est repartie à 13h. Une toilette mortuaire a été réalisée avant d’emmener la patiente à la morgue.

La chambre a été débarrassée, mais comme les ASH sont occupées dans un autre service, elles passeront plus tard.

Quelques minutes après, on a entendu une sonnette : elle provenait de la chambre 3 ! Avec mon collègue ESI, on s’est regardés, choqués, avant d’aller voir ce qu’il s’y passait.

Évidemment : personne.

On a appuyé sur la présence pour éteindre ce bruit de sonnette, on a vérifié qu’elle fut bien branchée puis on est ressorti en fermant la porte. Dix minutes après : sonnette, provenant encore de la chambre 3. On y est retourné, on a de nouveau tout vérifié et honnêtement on ne comprenait pas. On riait, mais on n’était clairement pas rassurés. Dans mon précédent stage, dans un autre hôpital, on avait coutume d’ouvrir la fenêtre après un décès pour laisser «la personne partir». Comme la fenêtre était fermée, j’ai eu l’idée de l’ouvrir. Mon collègue s’est d’ailleurs foutu de moi et de nos superstitions. On est ressorti en laissant la porte ouverte en se disant : «si les ASH arrivent, elles verront tout de suite que c’est cette chambre». Porte et fenêtre ouvertes, comme elle le demandait auparavant.

Depuis cet instant, on n’a plus entendu la sonnette ! C’était comme si la dame sonnait pour qu’on lui ouvre la chambre, comme à son habitude, et pour la laisser partir.

Anonyme, ESI, USIC