Journal 1942-1949 (Édition résumée) - André Gide - E-Book

Journal 1942-1949 (Édition résumée) E-Book

André Gide

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Beschreibung

Ce segment du Journal (1942-1949) traverse la fin de l'Occupation, la Libération et l'aube de la guerre froide. Gide y consigne, à dates serrées, l'entrelacs du privé et du public: santé, solitude, travail; débats littéraires, recomposition des revues et de l'édition. Sa prose diariste, précise et aphoristique, éprouve la probité devant l'histoire, note lectures et scrupules, enregistre la consécration internationale, jusqu'au Nobel 1947. Le fragment tisse une dramaturgie discrète d'un vieillissement lucide. Écrivain majeur, cofondateur de la NRF, Gide aborde ces années muni d'une éthique de la sincérité, affermie par son désenchantement du communisme après l'URSS. Séjours en Afrique du Nord, deuils persistants et rôle d'aîné orientent son Journal: il revisite ses illusions, refuse les dogmes, interroge foi, liberté et amitiés. À recommander à qui veut comprendre de l'intérieur la condition d'un écrivain face aux secousses du milieu du siècle. Laboratoire d'idées et de style, ce volume éclaire l'histoire intellectuelle autant qu'il offre un art de vivre lucide: phrases limpides, notations denses, franchise sans pose, compagnonnage exigeant. Quickie Classics résume avec précision des œuvres intemporelles, préserve la voix de l'auteur et maintient une prose claire, rapide et lisible – distillée, jamais diluée. Suppléments de l'édition enrichie : Introduction · Synopsis · Contexte historique · Biographie de l'auteur · Brève analyse · 4 questions de réflexion · Notes de l'éditeur.

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Veröffentlichungsjahr: 2026

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André Gide

Journal 1942-1949 (Édition résumée)

Édition enrichie. Chronique intime de guerre et d'après-guerre : réflexions existentielles, conscience en lutte, quête de vérité et engagement moral d'un Nobel
Introduction, études, commentaires et résumé par Emma Bernard
Édité et publié par Quickie Classics, 2026
EAN 8596547891192
Quickie Classics résume avec précision des œuvres intemporelles, préserve la voix de l’auteur et maintient une prose claire, rapide et lisible – distillée, jamais diluée. Suppléments de l’édition enrichie : Introduction · Synopsis · Contexte historique · Biographie de l’auteur · Brève analyse · 4 questions de réflexion · Notes de l’éditeur.

Table des matières

Introduction
Synopsis
Contexte historique
Biographie de l’auteur
Journal 1942-1949
Analyse
Réflexion
Notes

Introduction

Table des matières

Entre l’exigence d’une conscience sans concession et le tumulte d’un monde en recomposition, Journal 1942-1949 d’André Gide déploie, sur le fil des jours, l’effort obstiné d’un écrivain pour accorder la justesse de son regard à la violence des circonstances, éprouvant la valeur de la liberté, la rigueur du jugement et la responsabilité de la parole, tandis que les certitudes collectives se défont, que les fidélités se vérifient à l’épreuve des faits, et que l’intime, soumis au va-et-vient de l’histoire et de la mémoire, devient l’instrument d’une lucidité qui refuse les évidences, déjoue les dogmes et cherche la mesure juste.

Journal 1942-1949 est un journal d’écrivain, œuvre de non-fiction qui prend la forme de notes datées et de réflexions personnelles rédigées entre 1942 et 1949. Son cadre est celui des dernières années de la Seconde Guerre mondiale et de l’après-guerre, lorsque les repères vacillent et que la vie intellectuelle se recompose. Mis en volume après sa rédaction, ce segment du vaste Journal de Gide appartient à une entreprise au long cours où l’auteur accompagne son temps autant qu’il s’y oppose. L’époque, tendue et mouvante, confère à chaque entrée la densité d’un témoignage et la liberté d’une pensée qui s’éprouve en direct.

La prémisse n’est pas narrative, mais existentielle: on lit la vie d’une conscience au travail. La voix est à la première personne, rigoureuse, scrupuleuse, parfois sévère avec elle-même, toujours attentive à l’exactitude. Le style, net et sans effets superfétatoires, alterne notations rapides, bilans provisoires et analyses d’idées. Le ton évolue au fil des jours, de la gravité sobre à une alacrité inquiète, jamais complaisante. L’expérience de lecture ressemble à une conversation exigeante où s’enchaînent questions, rectifications, reprises: un mouvement discontinu, fécond, qui refuse le spectaculaire pour privilégier la justesse, et qui construit, pas à pas, une vision du monde attentive aux nuances.

Parmi les thèmes saillants, la responsabilité de l’écrivain occupe une place centrale: comment demeurer libre sans se soumettre aux mots d’ordre, comment parler sans trahir, comment interroger sans céder au relativisme. S’y articulent l’éthique de la vérité, la mesure des engagements, la recherche d’une indépendance qui n’exclut ni la solidarité ni la vigilance critique. La littérature y apparaît comme un exercice de probité et d’épreuve, un travail sur la phrase comme sur la conscience. Le journal devient alors laboratoire d’une méthode: observer, préciser, reprendre, pour dégager, de la confusion des événements et des opinions, une ligne de conduite intelligible.

Autre fil, plus intime mais non moins décisif: la temporalité vécue, la mémoire, l’épreuve du vieillissement, les inflexions du corps et du désir, la place du quotidien face à l’Histoire. Les pages mesurent la distance entre ce qui s’écrit et ce qui arrive, entre l’intention et l’effet, et interrogent la part de soi dans le jugement porté sur autrui. S’y inscrivent la fragilité des certitudes, la porosité entre solitude et lien, l’art d’ajuster son regard. L’ensemble compose un autoportrait en mouvement, où l’attention aux détails matériels soutient une méditation sur la durée, la fidélité, et les limites de toute maîtrise.

Ce livre compte aujourd’hui parce qu’il propose une école de rigueur intellectuelle et de responsabilité, précieuse à une époque saturée d’opinions rapides. Sa patience analytique, sa sensibilité à la complexité et à la précision du langage offrent des ressources pour penser la vie publique autant que l’intime. Il montre comment une parole peut affronter l’actualité sans perdre sa probité, et comment la littérature peut éclairer des choix concrets sans se muer en catéchisme. Le lecteur y trouve un modèle d’attention: accepter l’incertitude, examiner ses propres raisons, et préférer la nuance à l’adhésion immédiate ou au renoncement cynique.

Lire Journal 1942-1949, c’est entrer dans une pratique de la pensée qui ne cherche ni à édifier ni à divertir, mais à discerner avec constance. On n’y suit pas une intrigue, mais un itinéraire de conscience où l’exigence du vrai se heurte aux urgences du temps. L’œuvre se reçoit mieux lentement, à la cadence des entrées, afin de laisser résonner les déplacements, les retours, les éclaircies. Ce rythme enseigne une façon de lire et de vivre: résister aux simplifications, éprouver ses convictions, garder ouvertes les questions. D’où la permanence de ce Journal, dont l’éclat demeure dans sa probité active.

Synopsis

Table des matières

Le Journal 1942-1949 d’André Gide s’ouvre en pleine guerre, sous la contrainte matérielle et morale d’une Europe dévastée. Les notes installent un régime d’attention soutenue: observation du quotidien, examen de la pratique d’écrire, mesure des peurs et des renoncements possibles. Gide y teste la valeur d’une liberté intérieure quand l’espace public est restreint, et interroge la responsabilité d’un écrivain pris dans l’Histoire. Le journal devient poste d’écoute et instrument de tri: distinguer ce qui relève du tumulte passager de ce qui mérite jugement durable. Entre lectures, esquisses et autocritique, il cherche une tenue de pensée capable de résister sans s’endurcir.

En 1943, la pression des circonstances s’accentue et Gide précise sa méthode: ne pas se confondre avec le camp de la facilité ni avec la pureté soupçonneuse. Les pages enregistrent la rareté des échanges, l’instabilité des revues, l’attente inquiète. L’auteur dresse l’inventaire de ses exigences — clarté, continuité, probité — tout en reconnaissant les compromis imposés par l’époque. Il refuse de convertir l’urgence en dogme et s’interroge sur l’efficacité réelle de la parole littéraire. La tenue du journal, régulière et sobre, lui offre un plan de travail: récapituler, juger à froid, et sauver la part du discernement dans un climat de passions.

À mesure que 1944 avance, l’horizon se dégage et les entrées signalent des bascules: voix qu’on croyait étouffées reparaisent, d’autres s’empressent de réécrire leurs positions. Gide, attentif aux procédés de qualification morale, met en garde contre les examens de loyauté sommaires. Il plaide pour la précision des faits et la juste hiérarchie des fautes. L’activité littéraire se rouvre, non sans rivalités. Le journal suit ces réajustements sans s’y perdre, rappelant que l’engagement n’exempte ni de nuance ni de style. La question centrale demeure: que peut la littérature quand la victoire approche et que s’annonce déjà une autre forme de pression collective?

En 1945, la reconstruction politique et matérielle réorganise le champ intellectuel. Gide constate la réapparition d’institutions, de publics, de controverses. Il réexamine des positions prises avant et pendant la guerre, notamment sa défiance envers les séductions doctrinales. Le journal enregistre la fatigue, mais aussi la volonté de reprise: relire, classer, publier avec prudence. L’éthique de l’examen prévaut sur la tentation des verdicts rapides. Gide s’adresse, directement ou en filigrane, à une génération plus jeune, l’exhortant à la liberté de jugement. L’enjeu n’est pas de trancher pour l’éternité, mais d’installer des critères assez solides pour traverser l’alternance des enthousiasmes.

L’année 1946 donne à voir un travail plus continu et plus public, marqué par des parutions dont l’écho réactive la réflexion sur la forme et le mythe, notamment avec Thésée. Gide mesure ce que la fable permet d’élucider sans asséner: la responsabilité, l’héritage, la voie singulière. Le journal devient atelier: projets, repentirs, essais de cadence. L’âge, la santé, l’économie de forces entrent dans le calcul quotidien. Rien d’anecdotique n’est gratuit: chaque détail éprouve une morale de l’attention. L’auteur y réaffirme une idée centrale de sa pratique: ce que la littérature gagne en netteté quand elle se soumet à la discipline de l’exactitude.

En 1947, la reconnaissance internationale culmine avec le prix Nobel de littérature. Gide l’enregistre sans triomphalisme, en interrogeant la portée d’une consécration qui peut distraire l’écrivain de sa tâche. Le journal note les sollicitations, les discours attendus, la tentation de parler pour l’époque. Fidèle à sa ligne, il privilégie la tenue sur l’éclat: transformer l’événement en examen de soi, non en programme. L’épisode sert de révélateur: qu’attend-on d’un lauréat, et que peut-il légitimement promettre? Entre obligations publiques et travail solitaire, Gide cherche l’équilibre qui sauvegarde la probité de la pensée et l’autorité du style.

En 1948, la recomposition du monde s’aiguise en rivalités idéologiques. Gide observe la montée des orthodoxies concurrentes et redoute les simplifications qui annexent l’art à la cause. Le journal, plus que jamais, défend la souveraineté du jugement individuel et la lenteur de l’examen. Lectures et portraits critiques servent d’épreuves comparatives: comment résister aux schémas, refuser les mots d’ordre sans se replier dans l’indifférence? La tension centrale s’énonce avec netteté: concilier l’exigence d’humanité avec la méfiance envers tout système clos. Gide y réaffirme une prudence active, hostile aux certitudes commodes comme aux démissions polies.

L’année 1949 referme ce segment sur une série de récapitulations: retours sur des œuvres passées, ordonnancement de papiers, attention aux héritiers possibles. Loin d’un bilan définitif, Gide privilégie le mouvement: rectifier plutôt que conclure, préciser plutôt que clore. La vieillesse y est envisagée comme un régime de travail: aller à l’essentiel, polir la phrase, transmettre sans enrôler. Le journal confirme sa double fonction de mémoire et de laboratoire, où les hypothèses se testent à la lumière d’une éthique de la justesse. La perspective demeure ouverte, comme si l’important était le trajet de la lucidité plus que son terme.

Pris dans son ensemble, Journal 1942-1949 propose la chronique d’une conscience aux prises avec la guerre, la libération et l’après-guerre, puis avec les promesses et périls d’une reconnaissance suprême. Les questions directrices — indépendance de l’esprit, valeur de l’engagement, discipline du style, défiance envers les doctrines — ordonnent des pages où se cherche moins une vérité close qu’une méthode de justesse. En évitant les effets, Gide installe une durée critique qui résiste au tumulte. La portée durable du livre tient à cette pratique de vigilance: apprendre à juger sans simplifier, à parler clairement sans céder sur la liberté intérieure.