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Sur le point de mourir, un scénariste de bande dessinée reçois la visite de l'écrivain Horacio Quiroga disparu en 1937. Et auteur de nouvelles hantées sur la vie, la mort et autres petites situations ordinaires. Imaginant une cause de décès insolite pour Greg Newman, le défunt et le futur défunt sympathisent. Cette nouvelle est extraite du recueil Douleur fantôme chez le même éditeur. Scénariste de bande dessinée et de jeu vidéo (sous la griffe de Greg Newman et pour des univers comme Night Watch, Renaissance, Zorro, Les Gardiens de la pierre, Noeland, Blake & Mortimer, Jenny Everywhere), l'auteur écrit également des nouvelles et a reçu le prix international Hemingway 2015. Dans le registre des littératures de l'imaginaire, il a publié Petit traité de sorcellerie et d'écologie radicale de combat. Ainsi que Douleur fantôme. Illustration de couverture par Lucas Aubert. HISPANIOLA LITTERATURES collection 1 nouvelle
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Seitenzahl: 14
Veröffentlichungsjahr: 2021
Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que c’est ? demanda-t-il.Horacio Quiroga, Le miel Sylvestrein Contes d'amour, de folie et de mort.
Décédé par morsures animales. C’est ce que conclura l’enquête. Mais sans pouvoir dire de quel animal il s’agit. Car il devait être de très grande taille et capable de dépecer, piétiner, broyer, ouvrir un corps de haut en bas pour engloutir l’essentiel de ses organes et fluides. La bête du Gévaudan, le chien des Baskerville, Tyrannosaure Rex. Au départ, Greg avait été un peu surpris de voir surgir Horacio dans son bureau et à une heure si tardive. Il était près d’une heure du matin, nuit d’encre. Et, détail non négligeable su de Greg, Horacio était mort en 1937. On était dans le premier tiers du XXIème siècle : un bon bout de temps qu’Horacio avait quitté ce bas monde.
— Greg ? demande le visiteur du soir.
— Oui ?
— Je suis Horacio Quiroga (1878-1937).
— Je sais qui vous êtes. Je vous reconnais.
— Il faut me tutoyer. Tu as tellement lu et relu mes nouvelles.
— C’est que je les trouve exceptionnelles. Pourquoi cette visite ?
— Je suis chargé par les esprits de te dire que tu vas mourir.
— Je m’en doutais. Pas pour cette visite je veux dire mais pour ma mort prochaine.
— C’est que tu es en mauvais état. Au plan cardiaque, ce n’est pas la grande forme. Et le reste n’est guère meilleur. Poumons, foie, c’est le désastre. Et cette fois, ça empire.
—Je le sais. Troubles respiratoires, fonte musculaire, nausées permanentes, épuisement physique. Je sombre. Je vais enfin bientôt passer à autre chose.
