Les oubliés - Kamélia - E-Book

Les oubliés E-Book

Kamélia

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Beschreibung

Entre Chadi et Nadja, de culture différente, va naître un amour particulier. Il est constitué de leurs peurs et du  sentiment d'être illégitimes, dans ce rapprochement, inévitable. Ils ont été blessés dans leur ancienne vie et n'arrivent pas à cicatriser. Les personnes qui vont graviter autour d'eux vont contribuer à les maintenir dans la croyance qu'ils ne seront jamais heureux ensemble. C'est plus facile le désir et le plaisir, pour s'étourdir et se faire croire que c'est ainsi que l'on peut espérer s'ancrer dans cette société. Une société axée sur les apparences et les performances, quel que soit le domaine de prédilection. Il était écrit que cela finirait mal. Pas seulement à cause d'une transgression de la loi. Pas seulement parce que leur amour est trop fort pour être vécu sereinement. Pas seulement parce que c'est le prix à payer pour la mort donnée. Pas seulement...




À PROPOS DE L'AUTRICE

Kamélia alias Adèle Young est expert-judiciaire. "La scribe", est son cinquième livre publié. Elle a d'abord écrit deux livres en lien avec son métier. Puis deux romans > un récit de vie et un thriller psychologique.

Ici elle raconte l'histoire d'une jeune femme aux prises avec ses pulsions sexuelles et sa folie. C'est aussi un jeu avec l'écriture, les fantasmes, l'imaginaire..

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Seitenzahl: 135

Veröffentlichungsjahr: 2025

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KaméliaLes Oubliés

PROLOGUE > Chadi

 

 

Qu’est-ce que je fais là ?

C’est la question qui me vient presque tous les matins depuis que j’ai emménagé dans cet appartement bizarre, à l'intérieur d’une ancienne maison fatiguée, usée. En effet, la division de la maison est très mal faite. Car dans cet appartement du rez-de-chaussée, l’intimité me manque. Pour accéder à son logement, au-dessus, Nadja, la belle voisine du premier étage (qui occupera, d’ailleurs, une partie considérable de mon récit) est obligée de passer par mon lieu de vie. Je dis qu’elle est belle maintenant, mais si ma mémoire ne me trompe pas, ce n’était pas ma première impression. Je suis conscient que dire qu’elle est belle maintenant déforme la réalité de mon premier ressenti. Ce que j'ai perçu en la voyant était d'une autre nature. Je ne l'ai pas vue avec mon regard d'aujourd'hui. Les émotions colorent les personnes que l'on rencontre d'une aura particulière puis d'une autre...La relation instaurée, cela change tout ! Nous, les humains, sommes compliqués ! Mais là, je fais une digression. Comme d’habitude…

Je reviens à la question qui me vient tous les matins : je connais la réponse, mais cela ne m’empêche pas de la poser à chacun de mes réveils, dans le vide. En m’interrogeant encore et encore, j’espère avoir une réponse différente. Car l’explication ne me plaît pas, ne me convient pas. J’ai du mal à reconnaître que c’est de ma faute, que ce sont mes choix qui m’ont conduit jusque-là. Certes, les circonstances ne sont pas de mon fait ; j’ai eu un peu de malchance aussi, mais au fond, ce que j’ai fait est en lien avec Nissrine.

 

Nissrine ! Nissrine !

L’emprise du désir (ou est-ce l’amour ? ou les deux ?) me fascine. Un souvenir fugace de Nissrine, l’acte d’écrire son prénom, suffit à me faire rêver. Des songes pervers et brûlants. Ses lèvres et sa langue me manquent. Rien ne m’a fait exploser comme sa bouche. Pendant des mois, j’ai été dans la conviction absolue que la bouche de Nissrine avait quelque chose de magique. Aujourd’hui, j’en doute. Le véritable enchantement était son pouvoir de séduction sur moi : elle comme elle était, elle comme je la voyais, elle comme je la désirais, elle comme je l’ai créée, imaginée, rêvée. Et même si je l’ai prise de plusieurs manières, je n’étais comblé totalement que par sa bouche. Aujourd’hui, je le sais, sans le comprendre vraiment. C’est encore une digression !

J’ai posé une question avec l’intention d’y répondre, au fil des mots, d’un récit qui s’est égaré. Je ne suis pas plus avancé qu’en commençant à écrire. 

Ce que j’espérais trouver, sans en connaître toute la teneur, je ne l’ai pas trouvé.

Si être là me semblait injuste et avait soulevé cette interrogation : qu’est-ce que je fais là ? cela n’a plus de sens pour moi. La notion de légitimité envers ce que j’ai fait, ne m’intéresse plus. Je ne sais pas qui a tort. Je ne sais pas qui a raison. Mon périple ( sous couvert de choix professionnel ) m’a conduit ici, pourquoi et comment ? Et par la présente (comme on dit dans les lettres formelles en France), je raconte cette histoire, mon histoire ! Je le fais à travers les textes que j’ai eu envie de coucher sur le papier depuis mon arrivée dans cet appartement, sans but précis. Là-dedans, il y a mes journées d’exilé, mes rêves confus, mes souvenirs flous, mes réflexions ; il y a des aventures (ou sont-elles des mésaventures ?) avec des inconnues, des heures passées en solitaire, des moments intenses. Il y a Julie, Anita, et, évidemment, Nadja. Puisque personne n’était censé me lire, il n’y a aucune censure. Et oui, c’est parfois cru.  

En mettant les textes comme ça, l’un après l’autre, j’espère pouvoir revenir à l’état d’esprit que j’avais en écrivant. En le faisant, cela me permettra peut-être de reconstituer mon parcours. Savoir enfin comment j’en suis arrivé à avouer mes choix. Mes choix me conduisant ici. Et si je n’y arrive pas, je n’aurai plus d’échappatoire. Il me faudra accepter la vérité : certaines choses sont justes comme elles sont, sans explication, sans raison.

 

PROLOGUE > Nadja

 

 

Je me fais toujours appeler Nadja, pour ne pas oublier…

J’ai choisi d’avoir les cheveux de couleur orange. Cela m’oblige à me les faire teindre régulièrement (à l’origine je suis blonde). Plutôt mince, j’ai découvert dans la glace en pied de la grande armoire de la chambre où je me suis installée, la véritable couleur de mes yeux. Je ne porte plus de lentilles et j’ai les yeux verts, foncés certes, mais verts tout de même. J’ai déclaré à mon image, souriante : tu sais que tu es bandante, toi ! 

Dans mon manuscrit, intitulé La Scribe ; j’ai inventé certains récits sur mes débauches sexuelles, pas tous. À mes compagnes et mes compagnons de l’hôpital, je n’ai pas tout dit, encore moins sur mes intentions à ma sortie. J’ai promis d’être sage. Je n’ai pas tenu promesse. J’ai serré la main à Albert, l’infirmier psy, sans lui réclamer sa bouche, comme j’en avais envie. Et bien davantage… Comme il en avait envie, lui aussi, j’en suis sûre ! 

Anita m’avait donnée l’adresse de son oncle, propriétaire d’une grande maison à Couthure-sur-Garonne, dans le Lot-et-Garonne. Je n’ai jamais évoqué cette jeune femme ravissante. Je le ferai dans ce nouveau récit. Je raconte ma nouvelle histoire, parce que j’en ai besoin. Il est possible que je déchire tout ensuite. Il est possible que personne jamais ne lise mes nouvelles aventures. L’important ce sont les mots. Les mots pour dire ou ne pas dire, ce que je continue à penser être une scène de théâtre. Je veux parler du monde dans lequel les marionnettes, ignorantes du fil les manipulant, se trémoussent, à la recherche de sensations de plus en plus fortes. Je ne suis pas différente d’elles, seulement un peu plus lucide.

Ludovic Comble, l’oncle d’Anita ; aussi repoussant que sa nièce est attirante, ne m’a pas posée de question. Il m’a demandée de choisir entre l’appartement du premier étage et l’appartement du rez-de-chaussée. Sans prendre le temps de réfléchir, j'ai dit : je veux être en haut. Il a ajouté : en l’absence d’un ou d’une autre locataire, vous pourrez circuler partout, cela m’est égal. Je suis désolé pour les meubles. Ils sont vieillots et certains fauteuils ont été éventrés. J’ai vécu ici quelque temps avec mon chien. J’ai dû le faire abattre, il détruisait tout et j’avais des ennuis avec les voisins, parce qu’il mangeait leurs poules et faisait peur aux chevaux. Si vous décidez de modifier la décoration, cela ne me dérange pas non plus. 

Le vieil homme au nez proéminent et à la démarche hésitante avait de toute évidence fait des efforts pour paraître convenable. Il portait un pantalon en velours marron et une veste assortie. C’était la fin de l’hiver et il faisait un peu froid. J’ai eu envie de rire quand il s’est assis sur une chaise de la cuisine, en bas, et que j’ai vu ses chaussettes dépareillées. 

Ceci dit, cela collait bien avec sa tache sombre (du café sans doute) sur le col blanc de sa chemise. Ce qu’il portait était trop petit pour sa taille et démodé. Ses chaussures de ville ont dévoilé sa faute de goût. J’ai signé le contrat de location, sans prendre le temps de le lire. Il me tardait d’être seule et de parcourir ces grandes pièces, à la recherche d’un endroit où me sentir bien, où me sentir chez moi. Je n’ai réalisé qu’à l’arrivée du nouveau locataire, l’incongruité de l’agencement de cette maison, pas du tout adaptée à une colocation. Le nouveau locataire s’appelait Chadi. Il s’appelle toujours (pourquoi j’en parle au passé ?) 

   Comme j’aime prononcer son prénom ! J’ai l’impression de sucer une friandise au goût indéterminé et de ce fait, augmentant sa saveur.

   Donc, pour en revenir à la configuration de cette maison, il y avait une seule porte, sans couloir, conduisant à l’étage et une cuisine commune aux deux appartements. Cela s’est avéré dérangeant puis intéressant, puis amusant, puis excitant. J’étais obligée de passer par la cuisine, sa cuisine à lui. J’avais vécu là seule durant un mois, en considérant que tout m’appartenait. Plutôt désordonnée et aussi parce que cela me rassurait, j’avais installé des vêtements, des bibelots et des tableaux, un peu partout. Cela a déplu à Chadi. Ce bel homme d’origine libanaise ! Je ne dois pas brûler les étapes, son arrivée, je l’ai perçue comme intrusive, déplacée, en dépit d’une attirance dérangeante, que je refoulais régulièrement. Au début…

   Il est entré dans ma vie, ou en tout cas sur mon territoire, peu de temps après ma mésaventure avec Axel. Il faudra que je raconte cette histoire (fort brève heureusement !) avec cet homme-là. Pas tout de suite, sinon je vais me perdre dans des circonvolutions sans fin, passant d’une idée à une autre, dans un enchevêtrement d’indices, d’émotions, risquant de masquer l’essentiel. L’essentiel est ce qui se vit entre les lignes, entre rêves et fantasmes et jeux dangereux. La relation amoureuse, faite de désirs souvent inavouables, ouvre une brèche sur un monde de possibles. C’est l’expérience folle, inaccessible, d’un univers hors loi, hors règle. Ce sont les amants qui rédigent et décident, d’une caresse à l’autre, du bien-fondé de leurs actes, l’un par l’autre, l’un pour l’autre. Je le savais, j’allais me laisser gagner par l’euphorie de ce qui pourtant n’avait pas encore eu lieu. Prémisse de ce qui va suivre, l’échange verbal, à la limite de l’injure entre Chadi, âgé de 35 ans et moi, de dix ans de moins (25 ans) orpheline d’un couple aux origines culturelles indéterminées ; ne pouvait que déboucher sur une passion dévastatrice. Pourtant de nombreux mois de cohabitations seront nécessaires, avant de dévoiler l’ombre des fantasmes nous habitant. Différents et semblables à la fois, nos fantasmes nous conduisaient à la recherche d’une fusion des corps, d’une symbiose des âmes, risquant de nous être fatale.

Dans ce nouveau théâtre de marionnettes, les acteurs principaux sont Chadi et Nadja, emportés par la démesure de leurs désirs. Quant à l’amour…

trois petits tours et puis s’en vont… 

 

 

 

 

MAUVAISE RENCONTRE > Nadja

 

 

   Assise sur la chaise de la cuisine du rez-de-chaussée, face à la table en bois, après une nuit blanche, une de plus… Je me souviens et j’ai peur. J’ai peur de ce que j’ai décidé de faire avec ou sans l’accord de Chadi.

   Le coussin, acheté dans un vide-grenier de Couthure, un dimanche printanier, est toujours là. Il m’est arrivé de prendre mon petit déjeuner à l’étage, puis j’y ai renoncé. Par contre, je voulais être assise confortablement et en bas, le siège face à la table de la cuisine ne l’était pas. Pour une raison indéterminée, ce coussin a de l’importance pour moi. Pas seulement parce qu’Anita s’y est assise, nue. Pas seulement parce que Chadi s’y est assis, nu. Pas seulement parce que la chaise est tombée et ce coussin avec, quand Chadi et moi… Bon passons ! En bas, la lumière du jour et le bruit du dehors, bousculaient mon ennui. Située dans une impasse, la maison avait pour voisins (a toujours) une famille bruyante. J’entendais le cri des enfants, leurs jeux et le démarrage de la voiture des parents. Un peu de vie, j’ai envie de dire, de normalité, m’appelait au-dehors. Il m’a fallu un certain temps pour consentir à lui répondre. 

   Je prenais ma pilule bleue le matin, avec du thé à la menthe et deux tartines de pain grillé et beurrées. Je prenais une autre pilule bleue le midi, puis une autre le soir. Là-haut, sur ma table de nuit, après avoir lu quelques pages d’un roman sans suspens autre que le mariage en robe blanche, bien entendu à l’église de l’héroïne ; je gobais un somnifère, deux somnifères ou trois somnifères, en fonction des cauchemars de ma vie d’autrefois, me réveillant en sueur. Pas plus de trois, avait répété le médecin de l’hôpital. En bonne patiente, que je faisais semblant d’être, j’avais dit : oui docteur ! Merci docteur ! 

   Là-bas, je faisais une promenade dans la cour de l’hôpital, après le petit déjeuner. Ici, j’ai parcouru la rue de mon domicile, dans les deux sens, et repéré l’emplacement de la pharmacie et du supermarché. Aussi tonique qu’une vieille femme, je marchais à pas lents, observant tranquillement les magasins et les personnes croisées. Je n’avais pas à me préoccuper de trouver un travail, j’avais une pension d’invalidité, le temps de vous remettre en selle, avait ajouté le spécialiste. Spécialiste de quoi ? J’ai oublié. Les gens du dehors étaient pour moi un défilé sans intérêt d’ombres, parfois colorées. Je passais beaucoup de temps à regarder le bonzaï sur le rebord de la fenêtre. Hypnotisée, mal réveillée ou trop endormie, j’ai sauté des jours, effacé des nuits, sans en garder de traces. C’est le petit Bob qui m’a donné envie de sortir de ma coquille. Son ballon était passé au-dessus du portail du petit jardin et je l’ai entendu crier. Je suis sortie. Il m’a souri. Il m’a demandée si je voulais jouer avec lui. J’ai dit oui, sans réfléchir. Il revenait de l’école. 

Je me suis dit qu'il était grand pour son âge, alors que je ne le connaissais pas (son âge). J'ai eu l'impression à ce moment là, puis plus tard, avec ou sans la prise de pilule, que je répétais dans ma tête des phrases entendues. Des phrases de gens dans l'avant de ma vie. Des phrases venant remplir un vide. Des phrases, répétées de génération en génération, des lieux communs. Dans l'état de zombitude avancée, dans lequel j'étais, que pouvais-je faire d'autre que de penser des généralités ? Après avoir rencontré Chadi, je veux dire rencontré vraiment, je me suis entendue penser à nouveau ce genre d'inepties, espérant les chasser une à une de ma pensée en déroute. Bien évidemment, ce n'était pas pour rien, si elles (ses phrases assassines) s'insinuaient en moi, quand la peur montrait à nouveau son nez. Il s’est moqué de moi, cet enfant grand et mince, aux jolies boucles blondes et aux yeux bleus, car j’étais incapable d’attraper correctement la balle qu’il me lançait et à lui renvoyer. Il m’a demandée si j’étais malade. Un déclic s’est fait dans ma tête. Le lendemain, je me suis maquillée (j’avais cessé de le faire) et je me suis mise une petite jupe bleue et un chemisier blanc. Je m’en souviens très bien. J’ai été surprise de constater que dehors il faisait beau. L’hiver avait dû céder la place au printemps, sans m’avertir. Je suis partie sans mes pilules bleues et je suis allée manger à la cafétéria du supermarché. Après, tout est allé très vite. Mon repas, avalé au milieu d’une salle bruyante, dérangeant mes habitudes de femme seule, habituée au silence ; j’ai décidé d’aller visiter le parc à proximité. Je ne me suis pas rendue compte tout de suite que j’étais suivie. Je marchais vite, retrouvant, sans mon traitement qui me ralentissait dans mes mouvements, comme dans mes capacités de réflexion, ma tonicité d’avant. Je regardais sans voir les arbres en fleurs (quelles fleurs ?), les aires de jeux vides d’occupants. C’est cela qui m’a frappée, finalement, l’absence de gens. Où étaient-ils tous passés ? Au bout d’un moment, j’ai entendu : Je m’appelle Axel et vous ? Pourquoi vous marchez si vite ? J’ai répondu : je m’appelle Nadja, laissez-moi tranquille. Puis j’ai oublié la voix de l’homme que je n’avais pas pris le temps de regarder. J’ai senti une caresse sur mes fesses. Il avait réussi à introduire sa grosse main que j’ai découvert être velue, plus tard, dans ma culotte. Je me suis arrêtée de marcher, à l’écoute de sensations que j’avais cru avoir oubliées. Il a continué sa progression, faisant entrer un doigt dans mon anus. J’ai trouvé ça plaisant. Il m’a dit : viens, on va s’asseoir et je l’ai suivi. Il m’a enlevé ma culotte et a soulevé ma jupe. J’ai senti sa langue sur mon sexe, puis le gonflement satisfait de mon clitoris. J’ai commencé à prendre du plaisir y compris la pénétration de ses doigts, devant et derrière. Il était habile. Je n’avais toujours pas vu son visage. J’aurais pu sans doute, mais cela ne m’intéressait pas. Il ne m’a pas laissé le temps de jouir. Il a dit : à ton tour !