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Personnalité controversée, Mao Zedong est l'un des dirigeants politiques les plus importants du XXe siècle. Vénéré comme un dieu en Chine où son image se retrouve partout, Mao a pourtant du sang sur les mains : on considère que près de 70 millions de Chinois seraient morts à la suite de sa politique…
Ce livre vous permettra d'en savoir plus sur :
• La vie du fondateur de la République populaire de Chine
• Le contexte politique et social de l'époque
• Les temps forts de l'action politique de Mao Zedong
• Les conséquences de son action
Le mot de l'éditeur :
« Dans ce livret, l'auteur, Renaud Juste, dresse pour nous le portrait d'un dirigeant politique autoritaire, parti de rien pour devenir le chef suprême de millions de Chinois. Après s'être penché sur le contexte historique de la fin de l'empire Qing et la biographie de Mao, Renaud Juste s'arrête sur les événements marquants de sa vie, tels l'échec du Grand Bond en avant ou le lancement de la Révolution culturelle. Ce petit livre se clôt sur les répercussions de ses actions et de sa mort. » Laure Delacroix
À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Grandes Personnalités
La série Grandes Personnalités de la collection « 50MINUTES » présente plus de cinquante hommes et femmes qui ont marqué l'histoire d'une manière ou d'une autre. Chaque livre a été pensé pour les lecteurs curieux qui veulent faire le tour d'un sujet précis, tout en allant à l'essentiel, et ce en moins d'une heure. Nos auteurs combinent les faits historiques, les analyses et les nouvelles perspectives pour rendre accessibles des siècles d'histoire.
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Seitenzahl: 40
Veröffentlichungsjahr: 2017
Personnalité controversée, Mao Zedong est l’un des dirigeants politiques les plus importants du XXe siècle. Vénéré comme un dieu en Chine où son image se retrouve partout, Mao a pourtant du sang sur les mains : on considère que près de 70 millions de Chinois seraient morts à la suite de sa politique.
À l’origine, rien ne semble présager que ce jeune Chinois, fils de paysans, devienne l’un des ténors du communisme mondial et le dirigeant autoritaire d’une Chine alors entre les mains de la famille impériale. La première partie de la vie de Mao est éprouvée par des événements comme la Longue Marche, durant laquelle les communistes parcourent 12 000 kilomètres pour échapper à l’armée nationaliste de Tchang Kaï-chek. Après de multiples rebondissements et trahisons, Mao Zedong proclame la République populaire de Chine en 1949, mettant fin à plus de 20 ans de guerre civile. Il impulse le Grand Bond en avant, censé faire de la Chine une puissance mondiale. Il lance la Révolution culturelle qui entraîne la mort de trois millions de Chinois. Malgré tout, il reste le numéro un du régime jusqu’à sa mort en 1976.
Certains n’hésitent pas, aujourd’hui, à ranger le dictateur communiste parmi les plus grands tueurs de masse du XXe siècle.
Portrait officiel de Mao, attribué à Zhang Zhenshi (1914–1992).
Mao Zedong naît le 26 décembre 1893 à Shaoshan dans la province du Hunan, une région agricole isolée. Il est le troisième fils d’une famille de paysans aisés, mais le premier à passer le cap de la petite enfance. Très proche de sa mère, fervente croyante, il pratique le culte bouddhiste avant de s’en détacher à l’adolescence. En revanche, Mao n’entretient pas de très bons contacts avec son père.
Le saviez-vous ?
Il existe plusieurs transcriptions pour désigner le dirigeant chinois : Mao Zedong, Mao Tsé-toung, Mao Tsé-tung ou encore Mao Tsé-tong.
« Mao » constitue son nom de famille, tandis que « Zedong » est le prénom. Ze est un prénom communément donné à toute la génération de Mao signifiant « briller sur » ; quant à Dong, il signifie « l’est ». Dès lors, le prénom de Mao signifie « Briller sur l’est ».
Ce type de prénom n’est pas rare chez les paysans chinois. Il témoigne de la volonté des parents de voir leur enfant réussir dans la vie. Les enfants reçoivent, en plus, un surnom affectueux. Celui de Mao est « le garçon de pierre » (Shi san ya-zi). Jusqu’à la fin de ses jours, Mao apprécie ce petit nom et continue de l’utiliser.
Comme tous les enfants de son âge, Mao suit un enseignement basé en grande partie sur les textes de Confucius (sage chinois, 551 av. J.-C.-479 av. J.-C.). Il se découvre une passion pour la lecture des classiques chinois qui ne le quittera jamais. En 1908, son père le marie à sa nièce. Mao a 14 ans, la mariée 18. Un an plus tard, celle-ci décède. Cette union précoce fait de Mao un opposant au mariage forcé.
Suite à la réforme scolaire entreprise par la dynastie mandchoue au début du XXe siècle, des écoles où s’enseignent notamment les connaissances occidentales ouvrent partout en Chine. Mao y accède : c’est pour lui une révélation, car ces établissements permettent aux jeunes d’échapper à leur destin de paysans. Plus tard, Mao affirmera s’être préoccupé dès sa jeunesse du sort des paysans ; pourtant, rien n’en témoigne.
En 1911, Mao poursuit ses études à Changsha au moment où le régime impérial, instauré en Chine depuis des millénaires, s’apprête à basculer. Il est très réceptif aux nouvelles idées et, comme nombre de ses camarades, n’hésite pas à couper sa natte, symbole de l’autorité impériale. Il rédige aussi plusieurs articles qui prouvent sa volonté politique de changement, et rejoint l’armée révolutionnaire pendant six mois.
En 1918, Mao a 24 ans. Il obtient son diplôme et se rend à Pékin pour devenir bibliothécaire. Il se marie en 1920 avec Yang Kaihui (1901-1930), la fille d’un de ses anciens professeurs.
Yang Kaihui en 1924.
Moins de six mois plus tard, Mao rentre dans le Hunan où il trouve un emploi de professeur d’histoire à mi-temps dans une école primaire. Peu soigné, il n’excelle pas dans ce métier. Parallèlement, il écrit pour différents journaux où il défend, notamment, la condition de la femme.
En juin 1920, à Pékin, Mao rencontre Chen Duxiu (1879-1942), un intellectuel marxiste qui travaille à former le Parti communiste chinois (PCC) sur ordre de Moscou. Fasciné par ce personnage, Mao se rapproche du Parti et distribue sa revue,
